M. EVO MORALES AYMA, Président de la Bolivie, s’est félicité de ce que, grâce à l’Assemblée générale, l’accès à l’eau était devenu un droit fondamental. Si l’eau est un droit fondamental de l’homme, a-t-il ajouté, elle ne devrait plus relever du commerce privé, ni laissée aux mains des entreprises. Il a affirmé que le réchauffement climatique était le principal ennemi de l’eau, les sécheresses poussant les communautés à abandonner leurs villages. Il a appelé à des programmes publics et à des investissements supplémentaires, estimant que les États doivent garantir cette ressource naturelle.
M. Morales a expliqué que la Bolivie avait commencé à établir des programmes prioritaires en matière d’accès à l’eau potable et à l’eau pour l’irrigation et le bétail. L’eau, a-t-il insisté, est un service public. Dénonçant le gaspillage de l’eau dans certains pays, il a souligné que l’eau devait être épargnée par la concurrence. Les multinationales ne doivent pas demander aux États de privatiser l’eau pour leur seul profit. L’eau, a-t-il tranché, est un droit fondamental de l’homme.
" Eau, assainissement, stabilité, prospérité et paix – ces objectifs sont inexorablement liés » a déclaré cet après-midi, le Secrétaire général à l’occasion d’une réunion de l’Assemblée générale consacrée au droit à l’eau et à l’assainissement, à laquelle ont pris part le Président de la Bolivie et le Secrétaire général de l’ONU. Les États ont souligné que pour des millions de personnes l’accès à l’eau et à l’assainissement demeure un besoin de développement urgent.
Les progrès réalisés depuis l’adoption des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) sont insuffisants, a dit le Président de l’Assemblée générale. Il y a encore un milliard de personnes sans accès à l’eau potable et plus de deux milliards sans services d’assainissement de base.
« Ces chiffres, mais aussi la sécheresse qui sévit à l’heure actuelle dans la Corne de l’Afrique, nous rappellent l’ampleur des inégalités dans le monde s’agissant de la satisfaction des besoins en eau », a ajouté le Président de l’Assemblée.
La Représentante spéciale des Nations Unies sur le droit à l’eau potable et à l’assainissement a appelé les États Membres à tenir compte de ce droit dans les négociations sur l’après-2015 date butoir pour la réalisation des OMD.
C’est essentiel, s’est-elle expliquée, parce que le cadre actuel des OMD ne mesure pas l’impact de la discrimination dans l’accès à l’eau et à l’assainissement. Un État peut devenir le « champion des OMD » sans pour autant avoir réglé le sort des peuples autochtones, des habitants des bidonvilles et ou des personnes handicapées. La vérité, a-t-elle ajouté, est que nous ne savons toujours pas combien de gens ont accès à une eau et à un assainissement répondant aux normes des droits de l’homme.
Au mois de juillet dernier, l’Assemblée générale avait adopté une résolution sur le droit humain à l’eau et à l’assainissement, une décision qui, selon le Président de l’Assemblée, a marqué une première quant à la reconnaissance explicite de ce droit comme un droit de l’homme.
Pollution des eaux, irrégularité de la pluviométrie, mauvaises infrastructures ou encore croissance démographique et urbanisation galopante ont figuré au nombre des défis identifiés cet après-midi par les délégations, sans oublier la question de la commercialisation de l’eau.
« Si l’eau est un droit fondamental humain, elle ne devrait plus relever du négoce privé ni être livrée aux entreprises », a tranché le Président de la Bolivie. L’eau, a-t-il souligné, est un service public.
De nombreuses délégations ont souligné que l’accès à l’eau et à l’assainissement était une condition préalable à l’élimination de la pauvreté et qu’il était de surcroit intrinsèquement lié au droit à la vie, à l’intégrité physique, à la santé, à l’alimentation et à un logement décent. La réalisation de ce droit, a souligné la représentante du Brésil, est compatible avec le droit des États à disposer de leurs propres ressources.
Plusieurs délégations ont estimé, à l’instar du représentant de Saint-Vincent-et-les Grenadines, que la question des changements climatiques devait être rapprochée de celle de l’accès à l’eau; le réchauffement planétaire et la désertification menaçant notamment de défaire les progrès réalisés et d’entraver les efforts d’élargissement de l’accès à l’eau et à l’assainissement pour des centaines de millions de personnes.
Ce dernier a également appelé les États Membres à évaluer la véritable valeur de l’eau « utilisée, sur utilisée et gaspillée » dans les pays développés, tandis que son homologue d’El Salvador a appelé à l’adoption d’une série de mesures afin d’éviter le gaspillage et la pollution de l’eau.
L’Union européenne a rappelé que l’Allemagne et la France accueilleront respectivement une conférence sur l’eau, l’énergie et la nourriture à Bonn en novembre 2011 et le Forum de l’eau à Marseille en mars 2012. Pour l’Union européenne comme pour les autres délégations, la Conférence Rio+20, prévue en 2012, offre une occasion unique de renouveler l’engagement politique en faveur du développement durable.
M. Morales a expliqué que la Bolivie avait commencé à établir des programmes prioritaires en matière d’accès à l’eau potable et à l’eau pour l’irrigation et le bétail. L’eau, a-t-il insisté, est un service public. Dénonçant le gaspillage de l’eau dans certains pays, il a souligné que l’eau devait être épargnée par la concurrence. Les multinationales ne doivent pas demander aux États de privatiser l’eau pour leur seul profit. L’eau, a-t-il tranché, est un droit fondamental de l’homme.
" Eau, assainissement, stabilité, prospérité et paix – ces objectifs sont inexorablement liés » a déclaré cet après-midi, le Secrétaire général à l’occasion d’une réunion de l’Assemblée générale consacrée au droit à l’eau et à l’assainissement, à laquelle ont pris part le Président de la Bolivie et le Secrétaire général de l’ONU. Les États ont souligné que pour des millions de personnes l’accès à l’eau et à l’assainissement demeure un besoin de développement urgent.
Les progrès réalisés depuis l’adoption des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) sont insuffisants, a dit le Président de l’Assemblée générale. Il y a encore un milliard de personnes sans accès à l’eau potable et plus de deux milliards sans services d’assainissement de base.
« Ces chiffres, mais aussi la sécheresse qui sévit à l’heure actuelle dans la Corne de l’Afrique, nous rappellent l’ampleur des inégalités dans le monde s’agissant de la satisfaction des besoins en eau », a ajouté le Président de l’Assemblée.
La Représentante spéciale des Nations Unies sur le droit à l’eau potable et à l’assainissement a appelé les États Membres à tenir compte de ce droit dans les négociations sur l’après-2015 date butoir pour la réalisation des OMD.
C’est essentiel, s’est-elle expliquée, parce que le cadre actuel des OMD ne mesure pas l’impact de la discrimination dans l’accès à l’eau et à l’assainissement. Un État peut devenir le « champion des OMD » sans pour autant avoir réglé le sort des peuples autochtones, des habitants des bidonvilles et ou des personnes handicapées. La vérité, a-t-elle ajouté, est que nous ne savons toujours pas combien de gens ont accès à une eau et à un assainissement répondant aux normes des droits de l’homme.
Au mois de juillet dernier, l’Assemblée générale avait adopté une résolution sur le droit humain à l’eau et à l’assainissement, une décision qui, selon le Président de l’Assemblée, a marqué une première quant à la reconnaissance explicite de ce droit comme un droit de l’homme.
Pollution des eaux, irrégularité de la pluviométrie, mauvaises infrastructures ou encore croissance démographique et urbanisation galopante ont figuré au nombre des défis identifiés cet après-midi par les délégations, sans oublier la question de la commercialisation de l’eau.
« Si l’eau est un droit fondamental humain, elle ne devrait plus relever du négoce privé ni être livrée aux entreprises », a tranché le Président de la Bolivie. L’eau, a-t-il souligné, est un service public.
De nombreuses délégations ont souligné que l’accès à l’eau et à l’assainissement était une condition préalable à l’élimination de la pauvreté et qu’il était de surcroit intrinsèquement lié au droit à la vie, à l’intégrité physique, à la santé, à l’alimentation et à un logement décent. La réalisation de ce droit, a souligné la représentante du Brésil, est compatible avec le droit des États à disposer de leurs propres ressources.
Plusieurs délégations ont estimé, à l’instar du représentant de Saint-Vincent-et-les Grenadines, que la question des changements climatiques devait être rapprochée de celle de l’accès à l’eau; le réchauffement planétaire et la désertification menaçant notamment de défaire les progrès réalisés et d’entraver les efforts d’élargissement de l’accès à l’eau et à l’assainissement pour des centaines de millions de personnes.
Ce dernier a également appelé les États Membres à évaluer la véritable valeur de l’eau « utilisée, sur utilisée et gaspillée » dans les pays développés, tandis que son homologue d’El Salvador a appelé à l’adoption d’une série de mesures afin d’éviter le gaspillage et la pollution de l’eau.
L’Union européenne a rappelé que l’Allemagne et la France accueilleront respectivement une conférence sur l’eau, l’énergie et la nourriture à Bonn en novembre 2011 et le Forum de l’eau à Marseille en mars 2012. Pour l’Union européenne comme pour les autres délégations, la Conférence Rio+20, prévue en 2012, offre une occasion unique de renouveler l’engagement politique en faveur du développement durable.

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