Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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MEHDI LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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revue de presse
YÉMEN: Un nouveau plan pour une récupération plus efficace des eaux de pluie Mercredi 23 Juillet 2008
SANAA, 18 juillet 2008 (IRIN) - Un plan vient d'être élaboré afin de renforcer les ressources en eau du pays et de rendre l'eau potable et l'eau d'irrigation plus accessibles, selon un haut fonctionnaire du ministère yéménite de l'Eau et de l'environnement.
Hussein al-Junaid, adjoint au ministre de l'Eau et de l'environnement, et ingénieur de profession, a expliqué que le plan avait été conçu pour garantir une gestion efficace des ressources en eau et permettre la récupération des eaux de pluie grâce à la construction d'arrêts-barrages à eau, de petits barrages, de réservoirs en béton dans les vallées et de systèmes de récupération de l'eau à l'intérieur ou au-dessus des maisons.
« D'après les estimations, le volume des précipitations annuelles [au Yémen] atteint 68 à 73 milliards de mètres cubes d'eau. Celle-ci est à peine utilisée : plus de 40 pour cent disparaissent sous l'effet de l'évaporation. Les eaux de pluie ne sont pas utilisées de façon adéquate dans les bassins d'alimentation et pour l'irrigation », a expliqué M. al-Junaid à IRIN.
Le plan prévoit la réalisation, d'ici 2010, d'une analyse des données sur le changement climatique et son impact sur les ressources en eau, les terrains marécageux, le littoral yéménite, qui s'étend sur plus de 2 200 kilomètres, les archipels et les îles.
Par ailleurs, il vise également à optimiser la surveillance du changement climatique et le contrôle des précipitations grâce à la création de stations équipées de technologies modernes et employant une main d'ouvre qualifiée.
D'après l'adjoint du ministre, le plan, intitulé Feuille de route pour la récupération des eaux de pluie au Yémen (A Road Map to Harvesting Rainwater in Yemen), ne requiert aucune technique ou technologie de pointe.
La récupération des eaux de pluie à Sanaa
Le plan ciblerait en premier lieu la ville de Sanaa, car le bassin y est en mauvais état, et les eaux de pluie récupérées ne sont pas exploitées. D'après le plan, la diminution du niveau d'eau dans le bassin de Sanaa atteint cinq pour cent par an.
L'objectif de ce plan est la récupération, d'ici 2012, de 70 pour cent des eaux de pluie à Sanaa afin d'approvisionner le bassin et d'alimenter la ville en eau potable et en eau d'irrigation.
D'après le plan, d'autres régions du pays devraient pouvoir récupérer 40 pour cent des eaux de pluie d'ici 2020 pour une utilisation similaire.
Il est également prévu de récupérer 100 pour cent des eaux de pluie d'ici 2020 à Sanaa, et d'ici 2030 dans d'autres régions, telles que la ville de Taiz, située dans le sud, et les vastes vallées, telles que Hassan, Tuban et Bana.
Le plan inclut une analyse de l'impact probable du climat sur les ressources en eau, qui servira de point de départ pour l'élaboration de plans visant à limiter les effets du changement climatique.
D'après la stratégie nationale relative à la réforme du secteur de l'eau adoptée en 2005 par le ministère de l'Eau et de l'Environnement, le volume d'eau utilisé en 2000 au Yémen s'élevait à 3 400 millions de mètres cubes, soit un volume environ 25 pour cent supérieur à celui des ressources en eau, estimé à 2 100 - 2 500 millions de mètres cubes. L'écart était de quelque 1 000 millions de mètres cubes en 2005.
Le plan indique également que le volume d'eau utilisé par habitant au Yémen est de 261 mètres cubes par an, contre une moyenne mondiale de 7 500 mètres cubes.
« D'après les estimations, le volume des précipitations annuelles [au Yémen] atteint 68 à 73 milliards de mètres cubes d'eau. Celle-ci est à peine utilisée : plus de 40 pour cent disparaissent sous l'effet de l'évaporation. Les eaux de pluie ne sont pas utilisées de façon adéquate dans les bassins d'alimentation et pour l'irrigation », a expliqué M. al-Junaid à IRIN.
Le plan prévoit la réalisation, d'ici 2010, d'une analyse des données sur le changement climatique et son impact sur les ressources en eau, les terrains marécageux, le littoral yéménite, qui s'étend sur plus de 2 200 kilomètres, les archipels et les îles.
Par ailleurs, il vise également à optimiser la surveillance du changement climatique et le contrôle des précipitations grâce à la création de stations équipées de technologies modernes et employant une main d'ouvre qualifiée.
D'après l'adjoint du ministre, le plan, intitulé Feuille de route pour la récupération des eaux de pluie au Yémen (A Road Map to Harvesting Rainwater in Yemen), ne requiert aucune technique ou technologie de pointe.
La récupération des eaux de pluie à Sanaa
Le plan ciblerait en premier lieu la ville de Sanaa, car le bassin y est en mauvais état, et les eaux de pluie récupérées ne sont pas exploitées. D'après le plan, la diminution du niveau d'eau dans le bassin de Sanaa atteint cinq pour cent par an.
L'objectif de ce plan est la récupération, d'ici 2012, de 70 pour cent des eaux de pluie à Sanaa afin d'approvisionner le bassin et d'alimenter la ville en eau potable et en eau d'irrigation.
D'après le plan, d'autres régions du pays devraient pouvoir récupérer 40 pour cent des eaux de pluie d'ici 2020 pour une utilisation similaire.
Il est également prévu de récupérer 100 pour cent des eaux de pluie d'ici 2020 à Sanaa, et d'ici 2030 dans d'autres régions, telles que la ville de Taiz, située dans le sud, et les vastes vallées, telles que Hassan, Tuban et Bana.
Le plan inclut une analyse de l'impact probable du climat sur les ressources en eau, qui servira de point de départ pour l'élaboration de plans visant à limiter les effets du changement climatique.
D'après la stratégie nationale relative à la réforme du secteur de l'eau adoptée en 2005 par le ministère de l'Eau et de l'Environnement, le volume d'eau utilisé en 2000 au Yémen s'élevait à 3 400 millions de mètres cubes, soit un volume environ 25 pour cent supérieur à celui des ressources en eau, estimé à 2 100 - 2 500 millions de mètres cubes. L'écart était de quelque 1 000 millions de mètres cubes en 2005.
Le plan indique également que le volume d'eau utilisé par habitant au Yémen est de 261 mètres cubes par an, contre une moyenne mondiale de 7 500 mètres cubes.
L'EDITO
DANIEL SOIL EN VISITE A BEN SMIM Vendredi 11 Juillet 2008
Daniel Soil, représentant de la Wallonie Beruxelles au Maroc, a effectué une visite - le 9 juillet 2008 - au villge de Ben S'mim, en compagnie de Mehdi Lahlou, Président d'ACME-Maroc.
L'objet de cette visite était d'apporter son soutien à la mobilisation des habitants de ce village pour leurs droits à l'eau, à l'éducation, etc..., en un mot, à une vie digne et aussi de remettre, comme geste symbolique fort, des livres à l'association des villageois au profit des écoliers et étudiants de Ben S'mim.
L'objet de cette visite était d'apporter son soutien à la mobilisation des habitants de ce village pour leurs droits à l'eau, à l'éducation, etc..., en un mot, à une vie digne et aussi de remettre, comme geste symbolique fort, des livres à l'association des villageois au profit des écoliers et étudiants de Ben S'mim.
My Ali, My Driss, Mehdi, Dan.....jpg
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revue de presse
La Ville de Paris engage la remunicipalisation totale de son eau Mercredi 09 Juillet 2008
Les Echos 08/07/08
En votant hier le budget supplémentaire dont une partie servira à racheter la totalité des actions de la SEM Eau de Paris, la Ville a engagé la remunicipalisation du service de l'eau. Le prix de celle-ci à Paris devra rester stable.
La transformation de la SEM Eau de Paris en un Epic sera proposée à la fin de l'année au Conseil de Paris.
C'était une des promesses phares du candidat Delanoë. Elle a connu hier une première avancée au Conseil de Paris. En votant le budget supplémentaire, l'assemblée municipale a fait un pas indispensable à la création d'un Epic (établissement public industriel et commercial), envisagé pour la remunicipalisation du service de l'eau dans la capitale. Elle a, en effet, donné son aval au rachat pour 6,2 millions d'euros des 30 % d'actions du capital de la SEM Eau de Paris - aujourd'hui chargée de la production de l'eau et de son transport vers la capitale - qui n'appartenait pas encore à la Ville. En mars 2007, vingt-huit de ces 30 % avaient été rachetés par la Caisse des Dépôts afin de faire sortir du capital de la SEM les deux sociétés distributrices d'eau à Paris, la Compagnie des Eaux de Paris (Veolia Eau) et Eau & Force-Parisienne des Eaux (Suez-Lyonnaise des Eaux). Cette sortie du capital avait été prévue par un avenant de fin 2003 entre la ville et ses délégataires, qui obligeait aussi les distributeurs à moderniser le réseau. Avec un succès certain : le taux de rendement (la part de l'eau effectivement distribuée) a bondi de 82,3 % en 2003 à 95,2 % aujourd'hui. Evaluée à 300 euros en mars 2007, l'action en vaut désormais 413.
Aujourd'hui, le rachat de ces 30 % à la Caisse des Dépôts et à d'autres SEM est la condition sine qua non qui permettra à l'exécutif de proposer au Conseil de Paris de novembre ou décembre, selon Anne Le Strat, adjointe (PS) chargée de l'eau, la transformation de la SEM Eau de Paris en un Epic. Chargé dans un premier temps de la production, celui-ci devra aussi assurer la distribution à compter du 1er janvier 2010, au lendemain de la fin des contrats de Suez et Veolia Eau. « Avec 3 opérateurs, il y a parfois des chevauchements de responsabilité s », explique Anne Le Strat pour défendre la remunicipalisation. « La distribution est aussi la partie qui rapporte le plus d'argent et il n'était pas viable à long terme qu'elle soit dissociée de la production, qui assume de lourds investissements », poursuit-elle. Raison politique enfin, pour un « bien commun » tel que l'eau, « il est essentiel que la collectivité assure une maîtrise totale de la chaîne et que l'accès à l'eau ne puisse générer des profits pour des groupes qui vont distribuer des dividendes », explique l'élue qui s'engage à ce que le prix de l'eau à Paris reste stable.
Délicat passage de relais
Juridiquement, l'exécutif a choisi le statut de régie à autonomie financière et à personnalité morale, qui permettra d'avoir au sein de l'Epic, avec une même convention collective, à la fois des agents de la Ville et des salariés relevant du droit privé, qui basculeront des sociétés distributrices à l'Epic. Pour le délicat passage de relais entre les sociétés privées et l'Epic, un audit sur les systèmes d'information a été lancé. Ses conclusions sont attendues fin juillet.
L'audit social, qui permettra de définir très exactement combien de salariés sont affectés par les deux délégataires privés et à quelles tâches, sera notifié dans deux semaines.
les SOS
Le changement climatique menace la disponibilité de l'eau et de la nourriture à l'échelle mondiale Mercredi 09 Juillet 2008
Des scientifiques du monde entier et représentant certaines de plus prestigieuses académies des sciences des pays du G8 (l'Allemagne, le Canada, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni, la Russie et les États-Unis, ainsi que les présidences du Conseil de l'Europe et de la Commission européenne) et du Brésil, de Chine, d'Inde, du Mexique et d'Afrique du Sud, ont lancé un appel qui interpelle et prête à réfléchir.
«La pénurie d'eau et de nourriture est devenue une dangereuse réalité, particulièrement dans de nombreux pays en voie de développement» , avertit Martin Rees, président de la Société royale (l'académie des sciences du Royaume-Uni et du Commonwealth) . Si la tendance actuelle se poursuit, la situation, déjà sombre, ne peut qu'empirer.
«Dans les années à venir, ce phénomène ne peut aller qu'en s'aggravant étant donné l'augmentation de la population et le changement climatique», poursuit le professeur Rees. «Si nous voulons éviter l'erreur très coûteuse d'investir dans des technologies et une infrastructure qui ne prennent pas en compte les changements climatiques, il faut évaluer ces menaces et identifier des solutions.»
Ce n'est pas la première fois que les scientifiques des académies des sciences du G8+5 font état de leurs inquiétudes concernant le réchauffement mondial. En 2005, ils ont fait appel aux leaders mondiaux pour limiter la menace du changement climatique, et ont proposé une ligne de conduite pour en gérer les causes. Cependant, les progrès réalisés en matière de réduction mondiale des gaz à effet de serre ont été lents.
Depuis, le GIEC 2007 (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a réaffirmé la réalité du changement climatique, mais également l'impact du réchauffement d'origine anthropique sur de nombreux systèmes physiques et biologiques. Les ressources en eau sont les plus vulnérables, ainsi que la disponibilité alimentaire, les installations côtières et certains écosystèmes, en particulier l'écosystème arctique, de la toundra, alpin, et corallien. Les régions les plus sensibles sont l'Arctique, l'Afrique, les petites îles et les grands deltas d'Asie, où la population est dense.
Le récent appel attire l'attention sur la nécessité d'une adaptation au changement climatique, mais aussi l'importance d'entreprendre des actions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les scientifiques appellent les gouvernements à convenir d'un calendrier et d'un financement pour 2009, ainsi qu'à formuler un plan coordonné pour la construction d'un nombre significatif d'installations pilotes de capture et de stockage du carbone.
La capture du carbone est un point très important, si l'on considère l'importance de l'énergie dérivée du charbon. Selon Martin Rees, «le charbon continuera d'être l'une des principales sources d'énergie mondiales au cours des 50 prochaines années. Si les centrales à charbon et les industries continuent de rejeter du dioxyde de carbone sans restriction, le risque de déclencher un changement irréversible et dangereux du climat ne fera qu'augmenter.»
«Il est par conséquent urgent de développer des techniques de capture et de stockage du carbone. L'enjeu est tel que les efforts actuels sont insuffisants. Les nations présentes lors du sommet du G8 doivent s'engager envers un programme bien plus large et coordonné. L'adoption rapide et à grande échelle d'une technologie éprouvée, ainsi que l'arrêt de l'augmentation annuelle des émissions de dioxyde de carbone, réduiront le risque d'un changement catastrophique des conditions climatiques.»
La déclaration a été présentée au gouvernement du Japon, où aura lieu la prochaine rencontre du G8, du 7 au 9 juillet. Les académies ont également présenté une déclaration concernant les problèmes de santé à l'échelle mondiale. Elles ont souligné la nécessité d'un renforcement de la collaboration et de la coordination au niveau international, afin de faire face aux problèmes en rapport avec la santé comme l'eau, l'assainissement, l'hygiène, la sécurité alimentaire, l'accès aux informations médicales et aux soins, et la formation des professionnels de la santé.
Pour de plus amples informations, consulter:
Société royale:
http://royalsociety .org/
«La pénurie d'eau et de nourriture est devenue une dangereuse réalité, particulièrement dans de nombreux pays en voie de développement» , avertit Martin Rees, président de la Société royale (l'académie des sciences du Royaume-Uni et du Commonwealth) . Si la tendance actuelle se poursuit, la situation, déjà sombre, ne peut qu'empirer.
«Dans les années à venir, ce phénomène ne peut aller qu'en s'aggravant étant donné l'augmentation de la population et le changement climatique», poursuit le professeur Rees. «Si nous voulons éviter l'erreur très coûteuse d'investir dans des technologies et une infrastructure qui ne prennent pas en compte les changements climatiques, il faut évaluer ces menaces et identifier des solutions.»
Ce n'est pas la première fois que les scientifiques des académies des sciences du G8+5 font état de leurs inquiétudes concernant le réchauffement mondial. En 2005, ils ont fait appel aux leaders mondiaux pour limiter la menace du changement climatique, et ont proposé une ligne de conduite pour en gérer les causes. Cependant, les progrès réalisés en matière de réduction mondiale des gaz à effet de serre ont été lents.
Depuis, le GIEC 2007 (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a réaffirmé la réalité du changement climatique, mais également l'impact du réchauffement d'origine anthropique sur de nombreux systèmes physiques et biologiques. Les ressources en eau sont les plus vulnérables, ainsi que la disponibilité alimentaire, les installations côtières et certains écosystèmes, en particulier l'écosystème arctique, de la toundra, alpin, et corallien. Les régions les plus sensibles sont l'Arctique, l'Afrique, les petites îles et les grands deltas d'Asie, où la population est dense.
Le récent appel attire l'attention sur la nécessité d'une adaptation au changement climatique, mais aussi l'importance d'entreprendre des actions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les scientifiques appellent les gouvernements à convenir d'un calendrier et d'un financement pour 2009, ainsi qu'à formuler un plan coordonné pour la construction d'un nombre significatif d'installations pilotes de capture et de stockage du carbone.
La capture du carbone est un point très important, si l'on considère l'importance de l'énergie dérivée du charbon. Selon Martin Rees, «le charbon continuera d'être l'une des principales sources d'énergie mondiales au cours des 50 prochaines années. Si les centrales à charbon et les industries continuent de rejeter du dioxyde de carbone sans restriction, le risque de déclencher un changement irréversible et dangereux du climat ne fera qu'augmenter.»
«Il est par conséquent urgent de développer des techniques de capture et de stockage du carbone. L'enjeu est tel que les efforts actuels sont insuffisants. Les nations présentes lors du sommet du G8 doivent s'engager envers un programme bien plus large et coordonné. L'adoption rapide et à grande échelle d'une technologie éprouvée, ainsi que l'arrêt de l'augmentation annuelle des émissions de dioxyde de carbone, réduiront le risque d'un changement catastrophique des conditions climatiques.»
La déclaration a été présentée au gouvernement du Japon, où aura lieu la prochaine rencontre du G8, du 7 au 9 juillet. Les académies ont également présenté une déclaration concernant les problèmes de santé à l'échelle mondiale. Elles ont souligné la nécessité d'un renforcement de la collaboration et de la coordination au niveau international, afin de faire face aux problèmes en rapport avec la santé comme l'eau, l'assainissement, l'hygiène, la sécurité alimentaire, l'accès aux informations médicales et aux soins, et la formation des professionnels de la santé.
Pour de plus amples informations, consulter:
Société royale:
http://royalsociety .org/
L'EDITO
'ACME Maroc' a MIDI1 Vendredi 30 Mai 2008
Le président de ACME MAROC , invité du magazine de la terre ,intervenant sur les ondes de la radio MIDI1 pour parler de la fête de l'eau a IFRANE , des priorités de la gestion de l eau au maroc ,et rappeler aussi les différents principes défendus par ACME....
revue de presse
Une station d'épuration des eaux a Fès Jeudi 29 Mai 2008
700 millions de dirhams seront investis dans les prochains mois dans les travaux de réalisation de la station d‘épuration des eaux usées de Fès.
D'après la régie autonome intercommunale de distribution d'eau et d'électricité de Fès (Radeef), citée par l'agence MAP, 700 millions de dirhams seront investis dans les prochains mois dans les travaux de réalisation de la station d‘épuration des eaux usées de Fès.
Cette station serait opérationnelle en 2010. Elle traiterait les eaux usées rejetées par les effluents urbains domestiques et industriels qui représentent 100 000 m3 par jour, soient 40 % de la pollution totale du bassin de Sebou.
La station serait située à l'est de la ville. Elle traiterait l'ensemble des eaux usées et améliorerait les conditions sanitaires de la population, l'irrigation de l'agriculture, l'élevage des bovins et la nappe phréatique.
Forte d'un million d'habitants et d'un parc industriel étoffé, Fès souffre d'une pollution importante aux conséquences néfastes pour l'environnement. Sebou est l'un des bassins les plus importants du Maroc (30% du potentiel national en eaux de surface et 20 % en eaux profondes), mais c'est aussi le fleuve le plus pollué.
Les populations riveraines seraient sujettes à des maladies hydriques. D'autres secteurs, comme l'irrigation, la potabilisation de l'eau et l'abreuvage des animaux sont compromis. D'après une étude de l'agence française de développement (AFD), les pertes économiques annuelles dues à cette pollution se chiffrent à plus de 200 millions de DH.
MAP
Mercredi 28 Mai 2008
Cette station serait opérationnelle en 2010. Elle traiterait les eaux usées rejetées par les effluents urbains domestiques et industriels qui représentent 100 000 m3 par jour, soient 40 % de la pollution totale du bassin de Sebou.
La station serait située à l'est de la ville. Elle traiterait l'ensemble des eaux usées et améliorerait les conditions sanitaires de la population, l'irrigation de l'agriculture, l'élevage des bovins et la nappe phréatique.
Forte d'un million d'habitants et d'un parc industriel étoffé, Fès souffre d'une pollution importante aux conséquences néfastes pour l'environnement. Sebou est l'un des bassins les plus importants du Maroc (30% du potentiel national en eaux de surface et 20 % en eaux profondes), mais c'est aussi le fleuve le plus pollué.
Les populations riveraines seraient sujettes à des maladies hydriques. D'autres secteurs, comme l'irrigation, la potabilisation de l'eau et l'abreuvage des animaux sont compromis. D'après une étude de l'agence française de développement (AFD), les pertes économiques annuelles dues à cette pollution se chiffrent à plus de 200 millions de DH.
MAP
Mercredi 28 Mai 2008
Récits des manifestations d'ACME-MAROC
L'APPEL D'IFRANE Mercredi 28 Mai 2008
Ifrane le 18 mai 2008
Dans le cadre de la 2eme édition de la journée nationale de l'eau organisée cette année sous le thème « droit d'accès à l'eau = droit à la vie », en solidarité avec la population de Ben S'mim dans son épreuve, et en dénonciation de la pollution de l'eau et sa mauvaise gestion - avec le soutien de la fondation Friedrich Ebert - ACME-MAROC a organisé plusieurs activités d'ordre académique et artistique du 17 au 18 mai 2008 à Ifrane avec la participation de spécialistes en la matière dont Larbi bouguerra de Tunisie , Jean Claude Oliva de France et Mehdi Lahlou (Président d'ACME) et avec la participation active du tissu associatif y compris les partenaires d'Acme-maroc ( attac-maroc, l'Association marocaine des droits humains, Transparency-maroc et l'Instance nationale de préservation des biens publics) ainsi que de représentants du secteur éducatif (enseignants et élèves) d'Ifrane, d'Azrou, de Ben S'mim,de Oued Zem et de Fès.
A partir de la ville d'Ifrane et du Moyen Atlas, d'où plusieurs rivières et oueds marocains prennent leurs sources (Oum Rbia, Sbou, etc…) ACME-MAROC a voulu, à travers la commémoration de la journée nationale de l'eau, attirer l'attention sur la rareté de cette ressource vitale qui commence à se préciser ( changement climatique, effet de serre, pollutions diverses, etc…) et sur la gestion actuelle de l'eau marquées notamment par le gaspillage, la non cohérence – particulièrement avec les politiques touristique et agricole – la concession de l'exploitation des richesses hydriques à plusieurs sociétés privées aux dépens des intérêts des populations et par l'entrée dans un processus de Gestion déléguée dépourvue de transparence comme c'est le cas à Casablanca avec la Lydec .
ACME-MAROC a saisi l'occasion de la Fête de l'eau pour lancer l'Appel d'Ifrane:
- Aux responsables et aux élus pour réviser d'urgence la politique suivie actuellement dans le secteur de l'eau dans le respect des droits des citoyens et des générations futures pour continuer de bénéficier du patrimoine hydrique national, qui doit être considéré par tous comme inaliénable.
- A la société civile, au tissu associatif et aux partis politiques pour intégrer la question de l'eau dans leurs préoccupations quotidiennes et dans leurs programmes d'action tant au niveau local que national, et d'adhérer au projet lancé par Acme-maroc au cours de cette manifestation pour la création du FORUM MAROCAIN DE L EAU (FME), un cadre susceptible de permettre la coordination des efforts et l'échange d'expériences pour affronter les divers problèmes attachés à la disponibilité, à la préservation, à la gestion et à l'accès à l'eau pour tous.
Au terme de cette manifestation, au cœur du Moyen Atlas, les participants ont réitéré leur appui à l'appel d'Acme-maroc pour faire du 20 mai de chaque année une journée nationale pour fêter l'eau au Maroc.
Le Bureau National.
Les Rendez-vous d'ACME-MAROC
FETE DE L'EAU A IFRANE Mardi 06 Mai 2008
Association pour le Contrat Mondial de l'Eau – Maroc
Fête de l'Eau « L'eau, droit humain »,« droit d'accès à l'eau = droit à la vie »
(Avec le soutien de la Fondation Friedrich Ebert)
Ifrane – Samedi 17 et Dimanche 18 mai 2008
Programme
Samedi 17 mai
14h - 15h : Accueil des participants
15h - 15 h 15 : Mot de bienvenue et présentation du programme des deux journées
15h 15 - 15 h 45 : Communication portant sur les différents dossiers (Ben S'mim, Lydec, Eau et développement durable, etc…) dans lesquels ACME – Maroc est impliquée. Bureau national D'ACME
15h 45 - 16h30 : Discussion
16h30 - 17h : Pause - café
17h - 17h45: Communication de Larbi Bouguerra (ancien président de l'Université de Tunis): La question de l'eau en Méditerranée
17h45 - 19h : Discussion
20h : Dîner sur place
Après 21H, soirée animées par des troupes folkloriques du Moyen Atlas et le club Al Ghosn Al akhdar de Oued Zem
Dimanche 18 mai
9h - 10h30 : Conférences de sensibilisation sur la question de l'eau, et discussion
10h30 - 11H : Pause – café
Activités ludiques et animations (avec des écoliers, collégiens et lycéens de la Province )
13h - 14h30 : Déjeuner sur place
Suivi de - Remise de trophées aux participants
- Discours de clôture des deux journées
Fin des journées vers 17h30 - 18H
NB: une exposition de tableaux et un atelier d'art plastique seront ouverts pour tous les participants
Situation au Maroc
La Gestion déléguée en question Mercredi 23 Avril 2008
la vie économique refuse a ACME-MAROC un droit de réponse, pour apporter quelques précisions et éclaircissements suite à l'interview du patron de la Lydec et l'article sur Ben S'mim que l'hebdomadaire en question a publié dans son numéro daté du 21/27 mars 2008 :
Le dossier Lydec
La privatisation des services de distribution de l'eau et de l'électricité initiée au Maroc au cours des années 1990 va prendre la forme juridique de ‘'Gestion déléguée‘'.
Elle se traduira progressivement par le passage au privé, en l'occurrence ici à deux grands groupes français de la distribution de l'eau et de l'électricité et de l'assainissement dans 3 des plus grands importants centres urbains du Maroc, Casablanca, Rabat-Salé et Tanger - Tétouan
En 1997, la Lyonnaise des eaux prend le contrôle de la régie publique (Régie autonome de distribution) à Casablanca; l'ancienne RAD devient ainsi Lydec.
En 1998, la même opération se produit à Rabat au profit d'investisseurs espagnols et portugais. Ceux-ci seront supplantés par Vivendi Environnement, via sa filiale Vivendi Water, en 2002.
Cette même année Veolia Environnement prend la gestion des régies autonomes de distribution à Tanger et Tétouan qui seront fusionnées et prendront le nom d'Amendis.
En l'espace de 6 années la Délégation de service public de l'eau (et de l'électricité) va inclure 50 % du volume d'eau distribuée dans les grandes villes marocaines par 17 opérateurs (13 régies locales et 4 opérateurs privés).
Dans les villes de Casablanca, Rabat-Salé et Tanger-Tétouan le chiffre d'affaires (lié à la distribution) des sociétés privées était estimé en 2005 à quelque 8 milliards de dirham soit entre 2 et 2,5 % du PIB national.
La Gestion déléguée visait notamment :
& l'amélioration de la qualité du service à tous les stades opérationnels d'intervention des sociétés désignées.
& la facilitation et la diminution des délais de branchement des ‘'usagers/clients'' .
& la facilitation et la diminution des délais de recouvrement.
Mais très rapidement les principes économiques et ‘'sociaux'' fondateurs de la volonté de recours au mécanisme juridique de la Gestion déléguée vont trouver leurs limites face à la pauvreté de la population, spécialement en milieu urbain:
Les principes de ‘'consentement à payer'', de ‘'l'eau paie l'eau'' et de recouvrement intégral des coûts vont être appliqués à l'ensemble des abonnés. Cela sera d'autant plus douloureux pour la population que concomitamment l'Etat va augmenter ses prélèvements fiscaux sur l'eau, l'électricité et l'assainissement et baisser en 2006 la tranche de consommation sociale de l'eau de 8 m3 à 6m3.
_ Les Opérations de branchements sociaux qui devaient faciliter l'accès des plus pauvres au réseau ne donnent pas les résultats escomptés: par exemple pour Casablanca, 10.000 branchements annuels étaient annoncés contractuellement, mais le nombre de ce qui a été réalisé effectivement n'a pas dépassé 1.250 entre 1997 et 2007.
Le coût du raccordement, qui s'élève à près de 8.000 dh par branchement, est prohibitif pour une population dont le revenu ne dépasse pas 16.000 dh/par an en moyenne (une population qui est par ailleurs la plus pauvre dans les quartiers périphériques, là justement où le nombre de raccordements est le plus faible dans les villes).
Toutefois, l'absence jusqu'à présent de résultats tangibles quant à la réalisation de ces éléments, malgré leur importance politique dans un contexte économique et social précarisé, peut désormais être considérée comme un volet accessoire – presque subalterne – par rapport à ce qu'une enquête menée au cours de l'année 2007 par une équipe de consultants indépendants au sujet de la distribution de l'eau et de l'électricité et de l'assainissement par la Lydec à Casablanca a montré comme ‘'défaillances'', ‘'dépassements‘' et autres comportements ‘'non respectueux des engagements contractuels‘' de la part de la Lydec.
Les résultats connus du grand public à partir de cette enquête (rendue publique à partir de novembre 2007) montrent de grands écarts au sujet de tous les paramètres économico-financiers entre ce qui a été initialement prévu en 1997 et ce qui a été effectivement réalisé jusqu'en 2007.
Ces écarts peuvent être résumés dans les principaux éléments suivants.
Ainsi, selon un dossier de presse publié par la Lydec en avril 1997, suite à la signature du contrat de Gestion déléguée :
• Le contrat de Gestion déléguée met à la disposition de la Communauté urbaine de Casablanca un mode de financement qui permet d'investir massivement sans impact sur les finances locales.
• L'existence du contrat permet à la puissance publique de choisir l'échéancier des mises en service des différents investissements avec la garantie contractuelle que les délais, même courts, seront tenus.
• Il l'autorise à ne pas financer elle-même les investissements nécessaires et à faire appel aux compétences et ressources financières du secteur privé.
• Le contrat permet la reprise intégrale du personnel de la RAD.
• Il permet la mobilisation de financements européens importants pour investir localement, au service de la population.
• Il autorise le développement d'une image positive (du Maroc !) auprès des acteurs économiques locaux et étrangers.
• Il n'implique pas de recours aux financements de l'Etat.
Ces prédispositions initiales vont cependant être relativisées en 2005 par un ensemble de constats émanant aussi de la Lydec.
Pour cette dernière le contrat a induit dans son exécution des éléments limitatifs importants qui seront considérés autant d'indices probables de la non réalisation des clauses contractuelles qui sera connue 2 années plus tard.
Parmi ces éléments limitatifs la Lydec a relevé les points suivants :
• Les variables essentielles du démarrage ne sont pas celles ayant servi de base à l'établissement du contrat.
• Les investissements à réaliser sont parfois différents de ceux qui ont été prévus au contrat.
• La nature du contrat n'est pas bien précisée.
• Le problème des retraites n'a pas été anticipé.
• Les tarifs ne sont plus adaptés.
• La régulation du contrat n'est pas suffisamment définie.
• Les délais et les mécanismes de résolution des problèmes ne sont pas définis correctement.
• Et, enfin, le contenu du contrat et les obligations du délégataire ne sont pas connus de toutes les parties prenantes.
En réalité, le contenu de ce contrat, voulu et négocié en son temps par l'ancien Ministre de l'Intérieur Driss Basri au mépris de toutes les règles de la démocratie locale n'était connu au Maroc que de peu de monde.
Et c'est probablement de cette opacité et de cette absence de respect des institutions – et donc, de respect des intérêts éminents de la population que cela induit – qu'ont découlé certains des manquements au Contrat tels que répertoriés par les enquêteurs qui ont eu à voir les documents que la Lydec a bien voulu leur fournir.
De l'enquête précitée il est ressorti notamment:
• Que le capital apporté par la Lydec devait être libéré dans les 3 années suivant la signature du contrat, soit en 2000. Il ne l'a été tout à fait qu'en 2006, soit avec un retard de 6 années.
• Au sujet des investissements à réaliser par la Lydec un écart de 2,074 milliards de dirhams a été relevé entre 1997 et 2006 par rapport à un investissement contractuel actualisé de 3,815 milliards de dirhams.
• Au sujet des bénéfices réalisés par la société délégataire, le contrat ne prévoyait aucune distribution de dividendes jusqu'en 2009, or de 2003 à 2006 la Lydec en a distribué pour 560 millions de dirhams. (Pour l'autorité délégante, il existe un lien entre le non-respect par le délégataire de ses obligations d'investissements et le paiement prématuré des dividendes).
• Enfin, au sujet des transferts de devises au profit des actionnaires de la Lydec et de certains de ses fournisseurs – au titre de ‘'l'assistance technique'' - à l'étranger, les enquêteurs ont conclu à des transferts non justifiés de l'ordre de 678 millions de dirhams, ce qui correspond à 85 % du capital théoriquement apporté par la Lydec.
De la sorte, le non respect manifeste d'un ensemble d'engagements contractuels prééminents de la part d'une société privée délégataire de service public dans le domaine vital de l'eau, dans une métropole de plus de 4 millions d'habitants, dans un pays en voie de développement ne peut relever du simple ‘'conflit commercial‘'.
La révision du contrat de gestion déléguée a été annoncée le 14 mars 2008, mais celle-ci est loin de combler les écarts ainsi relevés (voir communiqué d'ACME-Maroc en date du 31 mars 2008) .
La privatisation des services de distribution de l'eau et de l'électricité initiée au Maroc au cours des années 1990 va prendre la forme juridique de ‘'Gestion déléguée‘'.
Elle se traduira progressivement par le passage au privé, en l'occurrence ici à deux grands groupes français de la distribution de l'eau et de l'électricité et de l'assainissement dans 3 des plus grands importants centres urbains du Maroc, Casablanca, Rabat-Salé et Tanger - Tétouan
En 1997, la Lyonnaise des eaux prend le contrôle de la régie publique (Régie autonome de distribution) à Casablanca; l'ancienne RAD devient ainsi Lydec.
En 1998, la même opération se produit à Rabat au profit d'investisseurs espagnols et portugais. Ceux-ci seront supplantés par Vivendi Environnement, via sa filiale Vivendi Water, en 2002.
Cette même année Veolia Environnement prend la gestion des régies autonomes de distribution à Tanger et Tétouan qui seront fusionnées et prendront le nom d'Amendis.
En l'espace de 6 années la Délégation de service public de l'eau (et de l'électricité) va inclure 50 % du volume d'eau distribuée dans les grandes villes marocaines par 17 opérateurs (13 régies locales et 4 opérateurs privés).
Dans les villes de Casablanca, Rabat-Salé et Tanger-Tétouan le chiffre d'affaires (lié à la distribution) des sociétés privées était estimé en 2005 à quelque 8 milliards de dirham soit entre 2 et 2,5 % du PIB national.
La Gestion déléguée visait notamment :
& l'amélioration de la qualité du service à tous les stades opérationnels d'intervention des sociétés désignées.
& la facilitation et la diminution des délais de branchement des ‘'usagers/clients'' .
& la facilitation et la diminution des délais de recouvrement.
Mais très rapidement les principes économiques et ‘'sociaux'' fondateurs de la volonté de recours au mécanisme juridique de la Gestion déléguée vont trouver leurs limites face à la pauvreté de la population, spécialement en milieu urbain:
Les principes de ‘'consentement à payer'', de ‘'l'eau paie l'eau'' et de recouvrement intégral des coûts vont être appliqués à l'ensemble des abonnés. Cela sera d'autant plus douloureux pour la population que concomitamment l'Etat va augmenter ses prélèvements fiscaux sur l'eau, l'électricité et l'assainissement et baisser en 2006 la tranche de consommation sociale de l'eau de 8 m3 à 6m3.
_ Les Opérations de branchements sociaux qui devaient faciliter l'accès des plus pauvres au réseau ne donnent pas les résultats escomptés: par exemple pour Casablanca, 10.000 branchements annuels étaient annoncés contractuellement, mais le nombre de ce qui a été réalisé effectivement n'a pas dépassé 1.250 entre 1997 et 2007.
Le coût du raccordement, qui s'élève à près de 8.000 dh par branchement, est prohibitif pour une population dont le revenu ne dépasse pas 16.000 dh/par an en moyenne (une population qui est par ailleurs la plus pauvre dans les quartiers périphériques, là justement où le nombre de raccordements est le plus faible dans les villes).
Toutefois, l'absence jusqu'à présent de résultats tangibles quant à la réalisation de ces éléments, malgré leur importance politique dans un contexte économique et social précarisé, peut désormais être considérée comme un volet accessoire – presque subalterne – par rapport à ce qu'une enquête menée au cours de l'année 2007 par une équipe de consultants indépendants au sujet de la distribution de l'eau et de l'électricité et de l'assainissement par la Lydec à Casablanca a montré comme ‘'défaillances'', ‘'dépassements‘' et autres comportements ‘'non respectueux des engagements contractuels‘' de la part de la Lydec.
Les résultats connus du grand public à partir de cette enquête (rendue publique à partir de novembre 2007) montrent de grands écarts au sujet de tous les paramètres économico-financiers entre ce qui a été initialement prévu en 1997 et ce qui a été effectivement réalisé jusqu'en 2007.
Ces écarts peuvent être résumés dans les principaux éléments suivants.
Ainsi, selon un dossier de presse publié par la Lydec en avril 1997, suite à la signature du contrat de Gestion déléguée :
• Le contrat de Gestion déléguée met à la disposition de la Communauté urbaine de Casablanca un mode de financement qui permet d'investir massivement sans impact sur les finances locales.
• L'existence du contrat permet à la puissance publique de choisir l'échéancier des mises en service des différents investissements avec la garantie contractuelle que les délais, même courts, seront tenus.
• Il l'autorise à ne pas financer elle-même les investissements nécessaires et à faire appel aux compétences et ressources financières du secteur privé.
• Le contrat permet la reprise intégrale du personnel de la RAD.
• Il permet la mobilisation de financements européens importants pour investir localement, au service de la population.
• Il autorise le développement d'une image positive (du Maroc !) auprès des acteurs économiques locaux et étrangers.
• Il n'implique pas de recours aux financements de l'Etat.
Ces prédispositions initiales vont cependant être relativisées en 2005 par un ensemble de constats émanant aussi de la Lydec.
Pour cette dernière le contrat a induit dans son exécution des éléments limitatifs importants qui seront considérés autant d'indices probables de la non réalisation des clauses contractuelles qui sera connue 2 années plus tard.
Parmi ces éléments limitatifs la Lydec a relevé les points suivants :
• Les variables essentielles du démarrage ne sont pas celles ayant servi de base à l'établissement du contrat.
• Les investissements à réaliser sont parfois différents de ceux qui ont été prévus au contrat.
• La nature du contrat n'est pas bien précisée.
• Le problème des retraites n'a pas été anticipé.
• Les tarifs ne sont plus adaptés.
• La régulation du contrat n'est pas suffisamment définie.
• Les délais et les mécanismes de résolution des problèmes ne sont pas définis correctement.
• Et, enfin, le contenu du contrat et les obligations du délégataire ne sont pas connus de toutes les parties prenantes.
En réalité, le contenu de ce contrat, voulu et négocié en son temps par l'ancien Ministre de l'Intérieur Driss Basri au mépris de toutes les règles de la démocratie locale n'était connu au Maroc que de peu de monde.
Et c'est probablement de cette opacité et de cette absence de respect des institutions – et donc, de respect des intérêts éminents de la population que cela induit – qu'ont découlé certains des manquements au Contrat tels que répertoriés par les enquêteurs qui ont eu à voir les documents que la Lydec a bien voulu leur fournir.
De l'enquête précitée il est ressorti notamment:
• Que le capital apporté par la Lydec devait être libéré dans les 3 années suivant la signature du contrat, soit en 2000. Il ne l'a été tout à fait qu'en 2006, soit avec un retard de 6 années.
• Au sujet des investissements à réaliser par la Lydec un écart de 2,074 milliards de dirhams a été relevé entre 1997 et 2006 par rapport à un investissement contractuel actualisé de 3,815 milliards de dirhams.
• Au sujet des bénéfices réalisés par la société délégataire, le contrat ne prévoyait aucune distribution de dividendes jusqu'en 2009, or de 2003 à 2006 la Lydec en a distribué pour 560 millions de dirhams. (Pour l'autorité délégante, il existe un lien entre le non-respect par le délégataire de ses obligations d'investissements et le paiement prématuré des dividendes).
• Enfin, au sujet des transferts de devises au profit des actionnaires de la Lydec et de certains de ses fournisseurs – au titre de ‘'l'assistance technique'' - à l'étranger, les enquêteurs ont conclu à des transferts non justifiés de l'ordre de 678 millions de dirhams, ce qui correspond à 85 % du capital théoriquement apporté par la Lydec.
De la sorte, le non respect manifeste d'un ensemble d'engagements contractuels prééminents de la part d'une société privée délégataire de service public dans le domaine vital de l'eau, dans une métropole de plus de 4 millions d'habitants, dans un pays en voie de développement ne peut relever du simple ‘'conflit commercial‘'.
La révision du contrat de gestion déléguée a été annoncée le 14 mars 2008, mais celle-ci est loin de combler les écarts ainsi relevés (voir communiqué d'ACME-Maroc en date du 31 mars 2008) .
L'EDITO
conference de presse Lundi 07 Avril 2008
Conférence de presse ACME – Maroc
Rabat, 31 mars 2008
Le bureau national d'ACME-Maroc, après avoir rappelé par la voix de son president, certains des principaux traits de la problématique de l'eau au Maroc (voir notamment le communiqué publié par l'association à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau) est revenue sur le dossier de la Lydec et le projet de ‘'mise en bouteille par une enterprise privée des eaux de la source du village de Ben S'mim''.
Au sujet de la Lydec, et après le rappel des principales clauses du contrat de la Gestion déléguée à Casablanca et des différents manquements de la Lydec à ces clauses (comme cela est ressorti du rapport officiel publié à ce propos le 7 novembre 2007), l'Association ACME-Maroc relève les remarques essentielles suivantes par rapport à la revision de ce contrat telle qu'intervenue le 14 mars 2008:
1/ Il a été annoncé que la Lydec va reverser à la Communauté urbaine de Casablanca (CUC) la somme de 1,05 milliard de dirhams (en annonçant ce reversement, le Maire de Casablanca avait parlé en centimes pour insister sur l'importance des montants remboursés), or selon les calculs d'ACME-Maroc, la Lydec doit encore à la CUC et donc à l'Etat marocain entre 2 et 2,5 milliards de dh (entre 200 et 250 milliards de centimes) au titre des dividendes illégalement distribués entre 2001 et 2006 et au titre des paiements effectués par les abonnés de l'ancienne RAD aux guichets de la Lydec à partir du 1er juillet 1997 (ces paiements portent sur la période allant d'avril à juin 1997). Ces montants devant bien sûr être actualises.
2/ Les investissements prévus pour les 20 prochaines années ont été fixes à 10 milliards de dhs. Avec les investissements realises par la Lydec depuis 1997 cela porterait le montant total des investissements operas pour toute la période couverte par le contrat de Gestion déléguée à près de 16 milliards de Dhs, or, au moment de la signature de ce contrat il a été annoncé un investissement global de 30 milliards de dhs. Ce laisse une difference de près de 14 milliards de dhs. Qui en prendra alors la charge.
3/ A l'annonce du contrat, la Lydec avait convenu que la Lydec prendrait en charge le personnel de la RAD, y compris s'agissant des retraites, or, le contrat tel que revise annonce que la prise en charge des retraites est laissée à l'Etat et à la CUC.
S'agissant de l'affaire Ben S'mim, ACME-Maroc déclare ce qui suit:
A/ Aussi bien pour la population de Ben S'mim que pour notre association et celles qui nous soutiennent à ce propos, il ne s'agit pas d'un projet économique mais d'un reel déni de justice et d'une vraie spoliation de la source de vie des populations concernées
B/ L'action menée à travers ce projet ignore se fait dans l'opacité la plus totale dans l'ignorance absolue des interêts de la population et de toute une region où rien ne peut plus être imaginé en l'absence de l'eau.
C/ La population reste opposée à ce projet et mobilisée, avec le soutien d'ACME-Maroc et des associations qui adhèrent à son action et aux principes qu'elle defend (AMDH, ATTAC-Maroc et Association pour la défense des deniers publics), pour le faire arrêter.

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