Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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L'EDITO
« Bensmim » : l’eau est une source de vie, non une source de profits
Samedi 3 Juillet 2010Communiqué d ATTAC Maroc
La société « Brasseries du Maroc », appartenant au groupe mondial CASTEL (après acquisition des parts de la société SNI en 2003), a annoncé lors de son assemblé générale en session ordinaire du 14 juin 2010 sa récente acquisition de la société « Euro-africaine des eaux », société française qui tente depuis 10 ans de s’approprier l’eau de la source de Bensmim contre la volonté des villageois.
La société « Euro-africaine des eaux » bénéficiait depuis 2001 d'un contrat avec l’Etat pour l’exploitation de l'eau de la source de Bensmim à hauteur de 60% et ce alors que la population du village avait plusieurs fois exprimé son rejet de ce projet. En effet, ce projet constitue une menace pour leur ressource en eau, qui constitue la base de leur survie, étant donné que les activités des villageois reposent principalement sur l’agriculture et l’élevage et dépendent entièrement de l'eau. Malgré cette opposition, la société a achevé la construction de l’usine d'embouteillage en coopération avec les autorités locales, qui n'ont pas hésité à réprimer la population et lancer des poursuites judicaire contre eux. Jusqu’à présent, sept habitants sont poursuivis devant les tribunaux et seront présentés le 08 Juillet prochain, devant la Cour d'appel de Meknès.
Nous, ATTAC Maroc, convaincus que l'eau est un bien public commun qui ne doit pas être soumise à la logique du marché, affirmons notre solidarité inconditionnelle avec la population de « Bensmim » et déclarons devant l'opinion publique nationale et internationale :
ü Nous appelons les autorités à lever l’ensemble des poursuites judiciaires à l’encontre de la population du village de Bensmim.
ü Nous nous opposons à l'exploitation de l'eau de la source de Bensmim par la société Brasseries du Maroc, le nouveau propriétaire, contre la volonté des villageois, les propriétaires effectifs de la source.
ü Nous mettons en garde contre les conséquences du contrôle de la source par une entreprise sur les risques d’épuisement des réserves en eau et sur les effets qui en découleraient sur les conditions de vie des habitants du village.
ü Nous appelons à l’arrêt de toute forme de privatisation directe ou indirecte par l’Etat des ressources en eau (Aïn Atlas, Aïn Sultan, Aïn Chefchaoun)
ü Nous appelons toutes les organisations militantes à soutenir les habitants et à œuvrer à l’ouverture d’un débat national autour de la question de la propriété des ressources en eau dans notre pays et de la gestion de ce bien vital, dont on sait officiellement qu’il se raréfiera dans les années à venir, les données officiel affirmant sa réduction dans les années à venir (moins de 600 mètres cube par personne à l’horizon 2020).
Le secrétariat National d’ATTAC Maroc
Casablanca, 27 juin 2010
La société « Euro-africaine des eaux » bénéficiait depuis 2001 d'un contrat avec l’Etat pour l’exploitation de l'eau de la source de Bensmim à hauteur de 60% et ce alors que la population du village avait plusieurs fois exprimé son rejet de ce projet. En effet, ce projet constitue une menace pour leur ressource en eau, qui constitue la base de leur survie, étant donné que les activités des villageois reposent principalement sur l’agriculture et l’élevage et dépendent entièrement de l'eau. Malgré cette opposition, la société a achevé la construction de l’usine d'embouteillage en coopération avec les autorités locales, qui n'ont pas hésité à réprimer la population et lancer des poursuites judicaire contre eux. Jusqu’à présent, sept habitants sont poursuivis devant les tribunaux et seront présentés le 08 Juillet prochain, devant la Cour d'appel de Meknès.
Nous, ATTAC Maroc, convaincus que l'eau est un bien public commun qui ne doit pas être soumise à la logique du marché, affirmons notre solidarité inconditionnelle avec la population de « Bensmim » et déclarons devant l'opinion publique nationale et internationale :
ü Nous appelons les autorités à lever l’ensemble des poursuites judiciaires à l’encontre de la population du village de Bensmim.
ü Nous nous opposons à l'exploitation de l'eau de la source de Bensmim par la société Brasseries du Maroc, le nouveau propriétaire, contre la volonté des villageois, les propriétaires effectifs de la source.
ü Nous mettons en garde contre les conséquences du contrôle de la source par une entreprise sur les risques d’épuisement des réserves en eau et sur les effets qui en découleraient sur les conditions de vie des habitants du village.
ü Nous appelons à l’arrêt de toute forme de privatisation directe ou indirecte par l’Etat des ressources en eau (Aïn Atlas, Aïn Sultan, Aïn Chefchaoun)
ü Nous appelons toutes les organisations militantes à soutenir les habitants et à œuvrer à l’ouverture d’un débat national autour de la question de la propriété des ressources en eau dans notre pays et de la gestion de ce bien vital, dont on sait officiellement qu’il se raréfiera dans les années à venir, les données officiel affirmant sa réduction dans les années à venir (moins de 600 mètres cube par personne à l’horizon 2020).
Le secrétariat National d’ATTAC Maroc
Casablanca, 27 juin 2010
L'EDITO
Communiqué du Bureau national
Lundi 28 Juin 2010
Rabat le 26 juin 2010
Informé du début d’exploitation commerciale des eaux de la Source de Ben S’mim par l’entreprise ‘’les Brasseries du Maroc’’, le Bureau national d’Acme-Maroc a publié un communiqué, à la suite de sa réunion tenue à Rabat le 26 juin 2010, dans lequel il est revenu sur ce sujet emblématique et où il énonce les principaux points suivants:
1/ Acme-Maroc dénonce l’opération de filouterie à travers laquelle l’exploitation de la source de Ben S’mim a été concédée aux Brasseries du Maroc après s’être aidée dans un premier temps d’une entreprise-écran – Euro Africaine des eaux – qui a servi de façade initiale tendant à brouiller les cartes. Ceci confirme ce que nous avons maintes fois énoncé au sujet d’un projet douteux dans son fondement, son objet et ses composantes, comme il renforce notre affirmation initiale selon laquelle l’entreprise Euro-africaine des eaux n’était qu’une simple couverture de capitaux et d’intérêts précis cherchant à perpétuer leur main-mise sur les ressources du pays
2/ Acme-Maroc condamne l’absence de transparence qui a marqué le processus de concession des eaux de Ben S’mim dès son lancement en 1999, et ce dans une flagrante connivence avec plusieurs parties officielles, dont l’Agence de bassin du fleuve du Sebou qui a renié ses propres engagements pour une nouvelle étude technique portant sur le débit effectif de la source.
3/ Exprime également sa ferme condamnation de la démarche officielle adoptée en la circonstance qui a usé d’opacité et de manipulation pour priver la population de ses droits sur les eaux de la source de son village – y compris, très probablement les 40 % des eaux qui lui ont été assignés par des textes indiscutables – et pour s’approprier un bien collectif et le commercialiser hors des procédures démocratiques, transparentes et légales.
4/ Le Bureau national d’ACME-Maroc dénonce la négation des luttes menées de façon civilisée par la population proclamant son refus du projet d’embouteillage de ses eaux, avec le soutien continu d’associations nationales et internationales, dont ACME, ce qui démontre le désintérêt des responsables marocains, leur refus d’entendre les doléances et plaintes de la population et leur total alignement sur les sphères d’influence économique et financière. Cristallisant de la sorte la politique de ''l’économie de rente'' dans notre pays
5/ Le BN réaffirme le soutien inconditionnel d’Acme-Maroc à la population de Ben S’mim , atteinte dans ses droits et dans le fondement de son existence, comme il affirme la poursuite des luttes et de la revendication d’abandon de ce projet – néfaste pour le village – qui n’est en fin de compte qu’un acte de spoliation d’une ressource représentant la base de vie dans une région marginalisée.
Le BN renouvelle sa demande d’abandonner les poursuites en appel contre un groupe d’habitants du village, qui continuent à être déférés devant les tribunaux dans le cadre de l’action systématique qui a visé à faire régner la peur parmi la population en vue de permettre le déroulement de toutes les phases d’un projet qui constitue un véritable crime économique et social foulant aux pieds le droit de simples citoyens à une vie digne.
Informé du début d’exploitation commerciale des eaux de la Source de Ben S’mim par l’entreprise ‘’les Brasseries du Maroc’’, le Bureau national d’Acme-Maroc a publié un communiqué, à la suite de sa réunion tenue à Rabat le 26 juin 2010, dans lequel il est revenu sur ce sujet emblématique et où il énonce les principaux points suivants:
1/ Acme-Maroc dénonce l’opération de filouterie à travers laquelle l’exploitation de la source de Ben S’mim a été concédée aux Brasseries du Maroc après s’être aidée dans un premier temps d’une entreprise-écran – Euro Africaine des eaux – qui a servi de façade initiale tendant à brouiller les cartes. Ceci confirme ce que nous avons maintes fois énoncé au sujet d’un projet douteux dans son fondement, son objet et ses composantes, comme il renforce notre affirmation initiale selon laquelle l’entreprise Euro-africaine des eaux n’était qu’une simple couverture de capitaux et d’intérêts précis cherchant à perpétuer leur main-mise sur les ressources du pays
2/ Acme-Maroc condamne l’absence de transparence qui a marqué le processus de concession des eaux de Ben S’mim dès son lancement en 1999, et ce dans une flagrante connivence avec plusieurs parties officielles, dont l’Agence de bassin du fleuve du Sebou qui a renié ses propres engagements pour une nouvelle étude technique portant sur le débit effectif de la source.
3/ Exprime également sa ferme condamnation de la démarche officielle adoptée en la circonstance qui a usé d’opacité et de manipulation pour priver la population de ses droits sur les eaux de la source de son village – y compris, très probablement les 40 % des eaux qui lui ont été assignés par des textes indiscutables – et pour s’approprier un bien collectif et le commercialiser hors des procédures démocratiques, transparentes et légales.
4/ Le Bureau national d’ACME-Maroc dénonce la négation des luttes menées de façon civilisée par la population proclamant son refus du projet d’embouteillage de ses eaux, avec le soutien continu d’associations nationales et internationales, dont ACME, ce qui démontre le désintérêt des responsables marocains, leur refus d’entendre les doléances et plaintes de la population et leur total alignement sur les sphères d’influence économique et financière. Cristallisant de la sorte la politique de ''l’économie de rente'' dans notre pays
5/ Le BN réaffirme le soutien inconditionnel d’Acme-Maroc à la population de Ben S’mim , atteinte dans ses droits et dans le fondement de son existence, comme il affirme la poursuite des luttes et de la revendication d’abandon de ce projet – néfaste pour le village – qui n’est en fin de compte qu’un acte de spoliation d’une ressource représentant la base de vie dans une région marginalisée.
Le BN renouvelle sa demande d’abandonner les poursuites en appel contre un groupe d’habitants du village, qui continuent à être déférés devant les tribunaux dans le cadre de l’action systématique qui a visé à faire régner la peur parmi la population en vue de permettre le déroulement de toutes les phases d’un projet qui constitue un véritable crime économique et social foulant aux pieds le droit de simples citoyens à une vie digne.
revue de presse
Montbéliard met fin à son contrat avec Veolia
Jeudi 10 Juin 2010Eau: Montbéliard met fin à son contrat avec Veolia
Parais - 07/06/10 à 13:28 - DOWJONES |
La communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard (Doubs) a décidé de mettre fin unilatéralement au contrat de gestion de l'eau signé en 1992 pour trente ans avec Veolia Environnement SA , jugeant le coût de la facture trop élevé pour l'usager, rapporte lundi Les Echos.
La collectivité locale juge en particulier "illégal" le fait que la facture intègre l'amortissement du droit d'entrée de 22,8 millions d'euros payé par Veolia en 1993 pour décrocher le marché.
Veolia n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet, précise le quotidien économique.
Le quotidien rapporte par ailleurs que Veolia a perdu le contrat de production et de distribution d'eau brute en Guadeloupe, qui représentait un chiffre d'affaires total d'environ 27 millions d'euros sur dix ans.
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méditerranée
Palestine: action contre la politique de l'eau d'Israël à Gaza
Jeudi 10 Juin 2010
Amnesty International
Amnesty International proteste contre la politique de l'eau imposée par l'Etat hébreu dans la bande de Gaza, que l'organisation juge discriminatoire. Elle a lancé une action "sous forme de bouteilles en PET" vides adressées à l'ambassade israélienne à Berne.
Le blocus israélien de la bande de Gaza, "contraire au droit international", empêche que le système de distribution d'eau, détruit lors de la guerre de fin 2008-début 2009, soit réparé", relève AI dans un communiqué.
Selon AI, alors qu'Israël arrose abondamment des champs situés dans des colonies "et entretient de luxuriants jardins et piscines, près de 200'000 Palestiniens et Palestiniennes n'ont pas accès à l'eau potable".
L'organisation de défense des droits de l'homme dénonce "le fait que des bulldozers de l'armée israélienne détruisent régulièrement des champs et des installations d'irrigation" appartenant aux Palestiniens.
Au lieu de lettres, la population suisse est donc invitée à récolter des signatures sous forme de bouteilles en PET vides et de les envoyer à la représentation israélienne en Suisse, car, dans la bande de Gaza, "pour avoir de l'eau potable, les femmes doivent remplir des bouteilles en PET et les rapporter dans leur foyer", affirme AI.
Amnesty International a imprimé des étiquettes spéciales pour les bouteilles avec ses principales revendications contre la politique de l'eau menée par Israël, ainsi que de la place pour cinq signatures. Etiquettes qui peuvent être commandées sur le site de l'organisation
Le blocus israélien de la bande de Gaza, "contraire au droit international", empêche que le système de distribution d'eau, détruit lors de la guerre de fin 2008-début 2009, soit réparé", relève AI dans un communiqué.
Selon AI, alors qu'Israël arrose abondamment des champs situés dans des colonies "et entretient de luxuriants jardins et piscines, près de 200'000 Palestiniens et Palestiniennes n'ont pas accès à l'eau potable".
L'organisation de défense des droits de l'homme dénonce "le fait que des bulldozers de l'armée israélienne détruisent régulièrement des champs et des installations d'irrigation" appartenant aux Palestiniens.
Au lieu de lettres, la population suisse est donc invitée à récolter des signatures sous forme de bouteilles en PET vides et de les envoyer à la représentation israélienne en Suisse, car, dans la bande de Gaza, "pour avoir de l'eau potable, les femmes doivent remplir des bouteilles en PET et les rapporter dans leur foyer", affirme AI.
Amnesty International a imprimé des étiquettes spéciales pour les bouteilles avec ses principales revendications contre la politique de l'eau menée par Israël, ainsi que de la place pour cinq signatures. Etiquettes qui peuvent être commandées sur le site de l'organisation
L'EDITO
Conférences d’Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris
Dimanche 30 Mai 2010
Conférences d’Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris, Présidente d’eau de Paris, tenues à Fès, le 22, à Kénitra, le 23 et à Rabat, le 24 mai, à l’occasion de la Fête de l’Eau (du 20 mai de chaque année) organisée par ACME-Maroc
Pour Anne Le Strat, la Gestion de l’eau, est d’abord une affaire de volonté politique
Depuis le 1er janvier 2010, le service de l’eau à Paris n’est plus assuré que par une régie municipale, Eau de Paris, alors qu’il était délégué depuis 1984 (à Veolia pour la rive droite et à Suez pour la rive gauche). Le symbole est fort alors que les délégations du service de l’eau sont attaquées de toutes parts. Cela a pris presque 10 ans à l’équipe de Bertrand Delanoë pour aboutir à cette conclusion emblématique. “Quand la gauche plurielle est arrivée à la mairie en 2001, nous avons considéré que le système en vigueur, opaque et sur lequel la Ville ne contrôlait rien, ne pouvait pas continuer ainsi”, raconte Anne Le Strat, adjointe du Maire et présidente d’Eau de Paris. “Nous avons donc commencé par renégocier les contrats en 2004 mais nous nous sommes rapidement rendu compte que cela n’était pas suffisant et en 2007 Bertrand Delanoë a donc fait de la remunicipalisation de l’eau une promesse de campagne”, ajoute-t-elle. Après les élections de 2008, l’équipe s’est donc mise au travail pour transformer le système de gestion de l’eau. Il leur a fallu créer la régie juridiquement et administrativement, y intégrer les fonctions de production et de transport initialement assurées par une société d’économie mixte, négocier avec les opérateurs les biens de retour, créer des services nouveaux comme la comptabilité ou la facturation et négocier avec les syndicats sur les conditions de vie collective de la nouvelle organisation. Néanmoins, il n’était pas possible de revenir à une régie directe, Eau de Paris est donc juridiquement un établissement public industriel et commercial (Epic), avec un statut de régie à personnalité morale, et donc autonome financièrement. Aujourd’hui, la régie Eau de Paris regroupe tous les métiers de l’eau. Elle ne délègue plus rien et contrôle donc toutes les fonctions du service de l’eau, même si elle en externalise certains aspects. La Ville de Paris reste l’autorité régulatrice mais n’a aucun rôle technique, si ce n’est de contrôler les indicateurs de performance de la régie.
Anne Le Strat observe par ailleurs que la délégation de service publique, en ce qui concerne l'eau, est une « rareté dans le monde ». Les USA eux-mêmes – soit le temple du libéralisme et de la marchandisation - ont opté majoritairement pour la gestion publique. C’est aussi le cas du Canada et de la plupart des pays européens. Pour l’adjointe au Maire de Paris, le dossier dépasse les clivages idéologiques et politiques. L’eau étant un bien commun, un service public de base, et même le plus éminent et le plus fondamental des services publics.
Rien donc, socialement, politiquement et idéologiquement ne justifie son transfert à la gestion privé.
En outre, la rareté des ressources financières disponibles pour gérer l’eau, y investir sur le long terme, améliorer sa qualité et pérenniser les installations prévues pour sa production, son transport et sa distribution justifie amplement que sa gestion ne doive conduire à aucune ‘’fuite’’ de valeur ajoutée en ce qui la concerne.
Dans ce sens, mettre l’eau à la disposition des usagers ne doit pas conduire, in fine, à la distribution de dividendes au profit d’un actionnariat privé essentiellement intéressé par le profit.
Toute valeur ajoutée dégagée par la distribution de l’eau doit revenir à la collectivité publique, en la personne de la régie, pour être réinjectée en vue d’assurer la durabilité de la ressource et sa disponibilité pour le citoyen-usager, dans les meilleures conditions – notamment qualitatives -
C’est là un avantage majeure de la gestion publique sur la gestion privée: « on ne rémunère pas les actionnaires. Tous les flux financiers sont entièrement réinvestis dans le service et dans la ressource à laquelle il permet d’accéder».
Sur le plan strictement financier, la Mairie de Parie s’attend à économiser grâce au retour de l’eau à la Gestion publique depuis le début de l’année en cours (2010) à des économies annuelles comprises entre 35 et 40 millions d’euro (soit entre 375 et 440 millions de dirhams. (soit l’équivalent de la moitié du capital qui devait être apporté à l’origine par la Lyonnaise des Eaux pour accéder à la Gestion de l’eau et de l’électricité à Casablanca, en 1997).
Depuis le 1er janvier 2010, le service de l’eau à Paris n’est plus assuré que par une régie municipale, Eau de Paris, alors qu’il était délégué depuis 1984 (à Veolia pour la rive droite et à Suez pour la rive gauche). Le symbole est fort alors que les délégations du service de l’eau sont attaquées de toutes parts. Cela a pris presque 10 ans à l’équipe de Bertrand Delanoë pour aboutir à cette conclusion emblématique. “Quand la gauche plurielle est arrivée à la mairie en 2001, nous avons considéré que le système en vigueur, opaque et sur lequel la Ville ne contrôlait rien, ne pouvait pas continuer ainsi”, raconte Anne Le Strat, adjointe du Maire et présidente d’Eau de Paris. “Nous avons donc commencé par renégocier les contrats en 2004 mais nous nous sommes rapidement rendu compte que cela n’était pas suffisant et en 2007 Bertrand Delanoë a donc fait de la remunicipalisation de l’eau une promesse de campagne”, ajoute-t-elle. Après les élections de 2008, l’équipe s’est donc mise au travail pour transformer le système de gestion de l’eau. Il leur a fallu créer la régie juridiquement et administrativement, y intégrer les fonctions de production et de transport initialement assurées par une société d’économie mixte, négocier avec les opérateurs les biens de retour, créer des services nouveaux comme la comptabilité ou la facturation et négocier avec les syndicats sur les conditions de vie collective de la nouvelle organisation. Néanmoins, il n’était pas possible de revenir à une régie directe, Eau de Paris est donc juridiquement un établissement public industriel et commercial (Epic), avec un statut de régie à personnalité morale, et donc autonome financièrement. Aujourd’hui, la régie Eau de Paris regroupe tous les métiers de l’eau. Elle ne délègue plus rien et contrôle donc toutes les fonctions du service de l’eau, même si elle en externalise certains aspects. La Ville de Paris reste l’autorité régulatrice mais n’a aucun rôle technique, si ce n’est de contrôler les indicateurs de performance de la régie.
Anne Le Strat observe par ailleurs que la délégation de service publique, en ce qui concerne l'eau, est une « rareté dans le monde ». Les USA eux-mêmes – soit le temple du libéralisme et de la marchandisation - ont opté majoritairement pour la gestion publique. C’est aussi le cas du Canada et de la plupart des pays européens. Pour l’adjointe au Maire de Paris, le dossier dépasse les clivages idéologiques et politiques. L’eau étant un bien commun, un service public de base, et même le plus éminent et le plus fondamental des services publics.
Rien donc, socialement, politiquement et idéologiquement ne justifie son transfert à la gestion privé.
En outre, la rareté des ressources financières disponibles pour gérer l’eau, y investir sur le long terme, améliorer sa qualité et pérenniser les installations prévues pour sa production, son transport et sa distribution justifie amplement que sa gestion ne doive conduire à aucune ‘’fuite’’ de valeur ajoutée en ce qui la concerne.
Dans ce sens, mettre l’eau à la disposition des usagers ne doit pas conduire, in fine, à la distribution de dividendes au profit d’un actionnariat privé essentiellement intéressé par le profit.
Toute valeur ajoutée dégagée par la distribution de l’eau doit revenir à la collectivité publique, en la personne de la régie, pour être réinjectée en vue d’assurer la durabilité de la ressource et sa disponibilité pour le citoyen-usager, dans les meilleures conditions – notamment qualitatives -
C’est là un avantage majeure de la gestion publique sur la gestion privée: « on ne rémunère pas les actionnaires. Tous les flux financiers sont entièrement réinvestis dans le service et dans la ressource à laquelle il permet d’accéder».
Sur le plan strictement financier, la Mairie de Parie s’attend à économiser grâce au retour de l’eau à la Gestion publique depuis le début de l’année en cours (2010) à des économies annuelles comprises entre 35 et 40 millions d’euro (soit entre 375 et 440 millions de dirhams. (soit l’équivalent de la moitié du capital qui devait être apporté à l’origine par la Lyonnaise des Eaux pour accéder à la Gestion de l’eau et de l’électricité à Casablanca, en 1997).
Les Rendez-vous d'ACME-MAROC
FETE DE L EAU MAI 2010
Lundi 17 Mai 2010Association pour le Contrat Mondial de l’Eau – Maroc
ACME
20 mai 2010
Fête nationale de l’Eau
‘’L’Eau, un droit’’
Programme
Fès, samedi 22 mai, 9h30 – 12h
Conférence publique autour du thème : ‘’ l'Eau de Paris, pourquoi la capitale française a-t-elle remunicipalisé la gestion de son eau?‘’. Avec la participation de Madame Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris, chargée de l’Eau. Conférence introduite par Mehdi Lahlou, Président d’ACME-Maroc.
La conférence se déroulera à la faculté des lettres de Fès en partenariat avec cette même institution.
Kénitra, dimanche 23 mai, 9h 30 – 17h30.
9h – 9h 30 accueil des participants et démarrage des activités d’animation : expositions photos et tableaux de peintures, chants, pièces de théâtre, lectures, etc… en rapport avec les thèmes de l’eau et de la protection de l’environnement.
9h30 – 12h
Conférence publique autour du thème : ‘’ La Gestion de l’Eau: entre public et privé, quels enseignements ? ‘’. Avec la participation de Madame Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris, chargée de l’Eau, de Madame Bouchra Nadir, Professeur à l’Université Mohamed V – Souissi et Monsieur Mohamed Akelal, Ingénieur hydraulicien.
12h – 13 h, débat. Conférence et débat modérés par Kamal Saïdi
13h-15h, déjeuner
15h-17h30, poursuite des activités matinales avec la participation des élèves de lycées et collèges des régions de Témara-Skhirat, Kénitra et Sidi Slimane
Sélection des meilleures animations / oeuvres et remise de prix aux participants
Les manifestations à Kénitra, le 23 mai, se dérouleront au lycée technique Ibn Sina prés de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de la Région du Gharb. Rue Abdelaziz Boutaleb, Quartier Mimoza.
Rabat, le 24 mai, 9h30 – 12h
Conférence publique autour du thème : ‘’ de la pertinence de la Gestion déléguée de l’eau au Maroc‘’. Avec la participation de Madame Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris, chargée de l’Eau. Conférence introduite par Mehdi Lahlou, Président d’ACME-Maroc et Noureddine El Aoufi, Président de l’Association marocaine de Sciences économiques (AMSE). Modérée par Mounir Zouiten, membre du Bureau national d’ACME-Maroc et du Bureau de l’AMSE.
La conférence se dérouler Salle des Actes, Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, (Université Mohammed V-Agdal, Rabat). Bd des Nations unies Agdal, Rabat.
Le Bureau National
Les Rendez-vous d'ACME-MAROC
Conférence
Lundi 17 Mai 2010Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Saïs
Association pour un Contrat Mondial de l’Eau Acme – Maroc
Université Sidi Mohamed Ben Abdellah
Laboratoire d’analyses géo - environnementales et d’aménagement (LAGEA)
Conférence
Anne Le Strat
Adjointe au Maire de Paris, chargée de l’Eau, Paris, France
‘’ l'Eau de Paris, pourquoi la capitale française a-t-elle remunicipalisé la gestion de son eau ?‘’.
Et Mehdi Lahlou, Professeur de sciences économiques (INSEA, Rabat), Président de l’Association pour un Contrat mondial de l’eau – Maroc
.
‘’…Quels enseignements pour le Maroc ? ‘’
Le samedi 22 mai 2010 à 10 heures
Salle des conférences (05)
Faculté de Lettres et des Sciences Humaines Saïs
Université Sidi Mohammed Ben Abdallah
Fès
revue de presse
Sommet du millénaire: un appel à l'indignation
Mercredi 5 Mai 2010
Les dirigeants des 25 fonds spéculatifs (hedge funds) les plus performants ont empoché en 2009 la somme record de 25 milliards de dollars. À ce total, on est à 5 milliards près des 30 milliards nécessaires pour que 2,6 milliards de personnes partout dans le monde aient enfin accès à des latrines «et n'aient plus à déféquer dans la rue comme dans le Paris des années 1800».
Tel est le parallèle dressé hier par Riccardo Petrella, secrétaire général du Comité international pour un contrat mondial de l'eau, qui était de passage à Montréal dans le cadre du Sommet du millénaire.
C'est un appel à l'indignation que M. Petrella a lancé au micro. Il suffirait aussi de 180 milliards pendant 10 ans pour que chacun ait ses 50 litres d'eau par jour et puisse se nourrir raisonnablement.
Comment se fait-il qu'on ne parvienne pas à réunir cette somme alors que «1549 milliards ont été dépensés l'an passé pour la guerre» ? a demandé M. Petrella.
La guerre, gouffre sans fond
Loin de s'indigner de ce que leurs impôts servent à des fins militaires, les contribuables américains sont fiers de financer une guerre qui se traduira par la mort de milliers de leurs fils et de leurs filles, a dit M. Petrella.
«Par contre, ils sortent dans la rue quand il est question de donner à des millions de gens une assurance maladie.»
Comment, comme société, peut-on accepter de tout marchander? De marchander la santé, l'éducation, l'eau, la propriété intellectuelle? «Comme société, nous acceptons que le droit à la vie n'appartienne pas à tout le monde.»
L'eau, pour tous
Selon lui, la marchandisation de l'eau est la plus indécente de toutes, et il faut agir. «Il faut affirmer que l'eau n'est pas un bien économique, que l'eau, ce n'est pas de l'or bleu», mais que puisqu'elle est essentielle à la vie, elle appartient à tous et doit être rendue accessible à tous.
LOUIS LEDUC / la presse
C'est un appel à l'indignation que M. Petrella a lancé au micro. Il suffirait aussi de 180 milliards pendant 10 ans pour que chacun ait ses 50 litres d'eau par jour et puisse se nourrir raisonnablement.
Comment se fait-il qu'on ne parvienne pas à réunir cette somme alors que «1549 milliards ont été dépensés l'an passé pour la guerre» ? a demandé M. Petrella.
La guerre, gouffre sans fond
Loin de s'indigner de ce que leurs impôts servent à des fins militaires, les contribuables américains sont fiers de financer une guerre qui se traduira par la mort de milliers de leurs fils et de leurs filles, a dit M. Petrella.
«Par contre, ils sortent dans la rue quand il est question de donner à des millions de gens une assurance maladie.»
Comment, comme société, peut-on accepter de tout marchander? De marchander la santé, l'éducation, l'eau, la propriété intellectuelle? «Comme société, nous acceptons que le droit à la vie n'appartienne pas à tout le monde.»
L'eau, pour tous
Selon lui, la marchandisation de l'eau est la plus indécente de toutes, et il faut agir. «Il faut affirmer que l'eau n'est pas un bien économique, que l'eau, ce n'est pas de l'or bleu», mais que puisqu'elle est essentielle à la vie, elle appartient à tous et doit être rendue accessible à tous.
LOUIS LEDUC / la presse
revue de presse
Shaddad Al-Attili, ministre de l'eau de l'Autorité palestinienne, savait d'avance que le refus israélien d'accepter toute référence aux "territoires occupés" palestiniens rendrait très aléatoire l'adoption d'une stratégie de l'eau à Barcelone, lors de la conférence de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui s'est tenue le 13 avril. La veille de son départ, il faisait part de sa colère : "Nous ne sommes pas un Etat, nous ne sommes pas un "territoire occupé", nous ne sommes donc rien ?"
De retour à Ramallah, il est amer face à cette "nouvelle crise" et ne voit pas à quoi pourrait servir le sommet des chefs d'Etat de l'UPM, prévu en juin. "Nous avons travaillé huit mois pour mettre au point une stratégie de l'eau, ajoute-t-il. C'est une honte que l'Espagne ait accepté de rouvrir le projet de texte final accepté par 41 délégations !"
S'agissait-il, de toute façon, d'un échec annoncé ? Le 7 avril, le ministre israélien des infrastructures, Uzi Landau, avait déclaré que si les Palestiniens "continuent à déverser leurs eaux usées et à polluer les rivières et la nappe aquifère, Israël cessera de leur fournir de l'eau". Les autorités israéliennes affirment que 73 % des eaux usées par les Palestiniens ne sont pas traitées, alors que 70 % des eaux utilisées par les quelque 300 000 colons vivant en Cisjordanie le sont.
Or, si les Palestiniens acceptent que leurs villages soient reliés au réseau national israélien, ils refusent qu'il en soit de même pour les "blocs de colonies" situés en Cisjordanie, parce que ce serait reconnaître l'annexion. Shaddad Al-Attili rappelle, en outre, que les autorités israéliennes refusent toutes les demandes palestiniennes de création d'usines de retraitement des eaux usées. Au sein de la commission conjointe sur l'eau, elles conditionnent l'octroi de permis aux Palestiniens à leur approbation des projets pour les colonies.
"Quinze ans après l'accord intérimaire d'Oslo, je dois encore demander la permission à Israël pour creuser un puits en Cisjordanie ! Non seulement Israël nous vole l'eau à laquelle nous avons droit, mais nous sommes obligés d'acheter la sienne !", tempête M. Attili.
RESSOURCES SUREXPLOITÉES
L'inégalité de l'accès à l'eau est une donnée fondamentale du conflit israélo-palestinien. Depuis la guerre de 1967, les Palestiniens n'ont pas accès aux eaux du Jourdain et l'Etat juif exploite 80 % des ressources de la principale nappe phréatique cisjordanienne, n'en concédant que 15 % aux Palestiniens. S'il est vrai que ceux-ci surexploitent les ressources à leur disposition, la consommation par habitant de Cisjordanie est de 22 m3 par an, contre 120 m3 pour un Israélien.
Or cette disparité ne peut que s'aggraver : la population palestinienne progresse d'environ 3,4 % par an contre 1,8 % pour Israël (en comptant les Arabes-Israéliens). A cette pression démographique s'ajoute l'augmentation des besoins engendrée par la croissance économique que connaît la Cisjordanie : l'Etat juif affirme encourager cette "paix économique", mais n'en tire aucune conséquence pour l'accès à l'eau, condition du développement.
S'agissait-il, de toute façon, d'un échec annoncé ? Le 7 avril, le ministre israélien des infrastructures, Uzi Landau, avait déclaré que si les Palestiniens "continuent à déverser leurs eaux usées et à polluer les rivières et la nappe aquifère, Israël cessera de leur fournir de l'eau". Les autorités israéliennes affirment que 73 % des eaux usées par les Palestiniens ne sont pas traitées, alors que 70 % des eaux utilisées par les quelque 300 000 colons vivant en Cisjordanie le sont.
Or, si les Palestiniens acceptent que leurs villages soient reliés au réseau national israélien, ils refusent qu'il en soit de même pour les "blocs de colonies" situés en Cisjordanie, parce que ce serait reconnaître l'annexion. Shaddad Al-Attili rappelle, en outre, que les autorités israéliennes refusent toutes les demandes palestiniennes de création d'usines de retraitement des eaux usées. Au sein de la commission conjointe sur l'eau, elles conditionnent l'octroi de permis aux Palestiniens à leur approbation des projets pour les colonies.
"Quinze ans après l'accord intérimaire d'Oslo, je dois encore demander la permission à Israël pour creuser un puits en Cisjordanie ! Non seulement Israël nous vole l'eau à laquelle nous avons droit, mais nous sommes obligés d'acheter la sienne !", tempête M. Attili.
RESSOURCES SUREXPLOITÉES
L'inégalité de l'accès à l'eau est une donnée fondamentale du conflit israélo-palestinien. Depuis la guerre de 1967, les Palestiniens n'ont pas accès aux eaux du Jourdain et l'Etat juif exploite 80 % des ressources de la principale nappe phréatique cisjordanienne, n'en concédant que 15 % aux Palestiniens. S'il est vrai que ceux-ci surexploitent les ressources à leur disposition, la consommation par habitant de Cisjordanie est de 22 m3 par an, contre 120 m3 pour un Israélien.
Or cette disparité ne peut que s'aggraver : la population palestinienne progresse d'environ 3,4 % par an contre 1,8 % pour Israël (en comptant les Arabes-Israéliens). A cette pression démographique s'ajoute l'augmentation des besoins engendrée par la croissance économique que connaît la Cisjordanie : l'Etat juif affirme encourager cette "paix économique", mais n'en tire aucune conséquence pour l'accès à l'eau, condition du développement.
revue de presse
Echec des négociations sur le partage des eaux du Nil
Jeudi 15 Avril 2010
LE CAIRE (AP) — Les négociations sur le partage de l'eau entre les dix pays riverains du Nil ont de nouveau échoué, a annoncé mardi l'agence de presse officielle égyptienne MENA. L'Egypte rejette un accord-cadre qui réduirait sa part du fleuve le plus long du monde.
La dispute dure depuis des années. Avant même le début des discussions dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, le ministre égyptien de l'Eau et de l'Irrigation, Mohammed Nasreddin Allam, a prévenu que son pays entendait garder sa part de 55,5 milliards de mètres cubes d'eau par an, soit plus de la moitié du débit du Nil.
Le Caire exige en outre de disposer d'un droit de veto sur tout nouveau projet d'irrigation émanant des neuf autres Etats, lesquels ont refusé une telle clause.
L'Egypte s'accroche à un accord conclu en 1929 avec la Grande-Bretagne au nom des colonies que la couronne anglaise possédait alors en Afrique de l'Est, et à un autre conclu en 1959 avec le Soudan qui fixait son quota actuel des eaux du fleuve.
L'Egypte, avec ses 80 millions d'habitants, affirme qu'en maintenant ce quota la part par tête tombera à environ 630 m3 en 2025, contre 1.213 en 1990.
Les huit autres pays de l'Initiative du bassin du Nil (NBI) demandent un partage plus équitable. La conclusion d'un accord-cadre ouvrirait la voie à l'établissement d'une commission permanente du bassin du Nil chargée de veiller à l'attribution des ressources en eau.
La NBI comprend le Burundi, la République démocratique du Congo, l'Egypte, l'Erythrée, l'Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et l'Ouganda. AP
La dispute dure depuis des années. Avant même le début des discussions dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, le ministre égyptien de l'Eau et de l'Irrigation, Mohammed Nasreddin Allam, a prévenu que son pays entendait garder sa part de 55,5 milliards de mètres cubes d'eau par an, soit plus de la moitié du débit du Nil.
Le Caire exige en outre de disposer d'un droit de veto sur tout nouveau projet d'irrigation émanant des neuf autres Etats, lesquels ont refusé une telle clause.
L'Egypte s'accroche à un accord conclu en 1929 avec la Grande-Bretagne au nom des colonies que la couronne anglaise possédait alors en Afrique de l'Est, et à un autre conclu en 1959 avec le Soudan qui fixait son quota actuel des eaux du fleuve.
L'Egypte, avec ses 80 millions d'habitants, affirme qu'en maintenant ce quota la part par tête tombera à environ 630 m3 en 2025, contre 1.213 en 1990.
Les huit autres pays de l'Initiative du bassin du Nil (NBI) demandent un partage plus équitable. La conclusion d'un accord-cadre ouvrirait la voie à l'établissement d'une commission permanente du bassin du Nil chargée de veiller à l'attribution des ressources en eau.
La NBI comprend le Burundi, la République démocratique du Congo, l'Egypte, l'Erythrée, l'Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et l'Ouganda. AP




http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201004/22/01-4272953-sommet-du-millenaire-un-appel-a-lindignation.php