Association pour le Contrat Mondial de L'Eau


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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun

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Echanges mails entre Mehdi lahlou presient ACME et Abdesalam Aboudrar president ICPC


Pour information.
Ces échanges avec Abdessalam Aboudrar, président de l'ICPC

From: mehdi lahlou [mailto:melahlou@hotmail.com]
Sent: Tuesday, April 12, 2011 8:44 AM
To: ABOUDRAR Abdesselam
Subject: FW: Corruption et conflits d'intérêts dans l'eau
Bonjour,
Si nous ne recevons aucune réponse à notre dernier message (en date du 7 avril) - comme à nos précédents qui allaient dans le même sens - et si d'ici à deux mois nous n'avons
constaté aucune action de la part de l'ICPC au sujet de nos demandes d'enquêtes portant sur des cas ''possibles'' de corruption et de conflits d'intérêts dans le secteur de l'eau
au Maroc, nous considérerions que l'ICPC sert à couvrir la Corruption plutôt qu'elle ne la ''prévient'' et nous en tirerions les conséquences sur le plan médiatique et associatif.
Bien cordialement
Mehdi Lahlou
Président ACME-Maroc

Subject: RE: Corruption et conflits d'intérêts dans l'eau
Date: Tue, 12 Apr 2011 09:56:51 +0100
From: aboudrar@icpc.ma
To: melahlou@hotmail.com

Cher ami,
J’ai bien reçu ta requête et compte bien lui donner une suite aussitôt que les nouveaux textes élargissant les prérogatives de l’ICPC (et lui permettant en particulier l’autosaisine) seront adoptés.
Il s’agit d’un processus qui prendra quelque temps puisqu’il s’agit d’un projet de loi en préparation qui doit ensuite être discuté et adopté par le parlement afin de lui donner davantage de force.
Pour le moment, nous continuons à travailler dans le même cadre en attendant cela. C’est la rançon du choix de ne passer ni par un Dahir ni par un décret.
Je comprends ton impatience, mais tous les ultimatums du monde ne pourront me faire agir en dehors de la loi. Et aujourd’hui la seule possibilité est,- lorsque je suis saisi d’une plainte qui révèle des faits de corruption preuves à l’appui-, de la porter à la connaissance des autorités judiciaires seules habilitées à procéder aux investigations et aux poursuites éventuelles (voir décret de création de l’ICPC).
Le parallèle que tu as du faire avec le CNDH qui a remplacé le CCDH et qui s’est aussitôt autosaisi des événements de Khouribga n’est pas valable dans la mesure où l’annonce de ce changement a été accompagnée aussitôt de la publication du Dahir correspondant.
Je puis t’assurer que nous faisons notre travail avec honnêteté, sang froid, ténacité, humilité et dans des conditions difficiles. Le harcèlement moral et les menaces de dénigrement ne sont pas de nature à nous aider dans notre mission. Mais ils ne porteront pas atteinte à notre détermination.
Bien cordialement et sans rancune,
Abdesselam ABOUDRAR
Président de l'Instance Centrale de Prévention de la Corruption


From: mehdi lahlou [mailto:melahlou@hotmail.com]
Sent: Tuesday, April 12, 2011 10:37 AM
To: ABOUDRAR Abdesselam

Cher ami,
Merci pour ta réponse, bien rapide cette fois-ci.
Mon message, au nom d'ACME-Maroc, n'était pas un ultimatum, loin s'en faut, juste une demande pour qu'il y ait de la courtoisie dans nos échanges. Et la première des courtoisies, c'est de recevoir des réponses, qui plus est à des demandes ou requêtes de cette importance.
Je comprends maintenant que le débat sur la Corruption au Maroc en est encore à sa sphère politique, et évolue comme beaucoup d'autres choses déterminantes pour notre société, selon le ''temps marocain''. Ainsi, avant qu'il y ait une Loi, selon le processus que tu as eu la gentillesse de me décrire, Veolia, Lydec et bien d'autres opérateurs étrangers, notamment, auront quitté depuis longtemps ce pays. Certains - justement parmi ceux qui passent leur temps à enfreindre la loi - voudraient cela aujourd'hui qu'on ne se comporterait pas autrement en leur faveur.
Pour le reste, s'il y a besoin d'informations et de données de no tre part au sujet des soupçons dont nous parlons, nous serons à la disposition de l'IICPC et de tout autre instance pertinente pour les étayer.
Nous ferons cela également en toute honnêteté, humilité, sang froid, et surtout en raison de la portée symbolique que nous donnons à ce dossier, que des milliers de Marocains sont en train de porter avec nous aujourd'hui.

Bien cordialement
Mehdi Lahlou.




From: aboudrar@icpc.ma
To: melahlou@hotmail.com
Subject: RE: Corruption et conflits d'intérêts dans l'eau
Date: Tue, 12 Apr 2011 11:13:44 +0100

Cher ami,
Nous sommes prêts à recueillir auprès de votre association tous éléments d’information utile pour notre démarche future (en particulier des éléments de preuves).
Entre-temps, d’autres possibilités de recours existent : administratif auprès de la tutelle (Ministère de l’intérieur) ou judiciaire auprès du procureur du Roi compétent.
Bien cordialement
Abdesselam ABOUDRAR
Président de l'Instance Centrale de Prévention de la Corruption

Acme-Maroc
Rédigé par Acme-Maroc le Mercredi 13 Avril 2011 à 01:29

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