Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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L'EDITO
Corruption et conflits d'intérêts dans l'eau
Samedi 9 Avril 2011A Monsieur Aboudrar Abdessalam President de l'instance centrale de lutte contre la corruption
Cher ami,
Au nom d'ACME-Maroc, je t'envoie ce message, à la suite de l'interview que tu as accordée ce matin à Radio Atlantic (interview que j'ai écoutée avec beaucoup d'intérêt, et qui fait suite
à ta rencontre avec le roi, vendredi dernier). Une interview où tu dis que l'ICPC que tu présides dispose désormais de tous les moyens humains, financiers et surtout politiques pour mener à bien son action de lutte (de ''prévention'') contre la corruption.
Aussi, je profite de cette aubaine pour te renvoyer les deux derniers communiqués d'ACME-Maroc dans lesquels nous demandons (une nouvelle fois) l'ouverture d'enquêtes administratives et judiciaires au sujet des soupçons de corruption qui pèsent, notamment, sur la Gestion déléguée de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement dans trois des plus grandes du Maroc.
Dans notre association, on voudrait aussi que l'ICPC s'auto-saisisse (comme cela lui paraît possible à présent) pour enquêter sur de possibles cas de corruption et de conflits d'intérêts en relation avec les exemples (non exhaustifs) suivants:
& Les abonnements gratuits accordés, entre autres à Casablanca, par la Lydec à certains conseillers communaux de la CUC
& Les voitures offertes gracieusement par Veolia à nombre de conseillers (et autres responsables) dans les communes où cette société opère
& Les voyages offerts par la même à nombre de responsables gouvernementaux, y compris pour prendre part à des rencontres officielles à l'international en rapport avec la question de l'eau (entre autres).
& La présence dans les staffs de Veolia, notamment, d'enfants et de membres de familles de nombreux responsables marocains, y compris parmi ceux qui ont eu à décider (ou qui décident encore) dans le domaine de l'eau
& L'ensemble des interventions de l'actuel ambassadeur du Maroc à Paris, et ancien ministre de l'Intérieur, dans Amendis, depuis 2002 et jusqu'à aujourd'hui.
& La présence dans la Mairie de Rabat, avec pouvoir décisionnel, d'un conseiller communal, salarié chez Veolia
& L'arrivée des Brasseries du Maroc dans la source de Ben S'mim, et avant cela, la concession d'une partie de cette même source à une société d'origine française (l'Euroafricaine des Eaux).
La question de l'eau est aujourd'hui au devant de la scène, surtout après ce qui s'est passé et ce qui a été publié au cours des dernières semaines à Tanger autour d'Amendis-Veolia. Il est donc temps que ce secteur vital soit assaini puisque la corruption y rend le droit d'accès à l'eau aussi coûteux que problématique pour un nombre de plus en plus important de nos concitoyens.
Bien cordialement
Mehdi Lahlou
Président d'ACME-Maroc.
Au nom d'ACME-Maroc, je t'envoie ce message, à la suite de l'interview que tu as accordée ce matin à Radio Atlantic (interview que j'ai écoutée avec beaucoup d'intérêt, et qui fait suite
à ta rencontre avec le roi, vendredi dernier). Une interview où tu dis que l'ICPC que tu présides dispose désormais de tous les moyens humains, financiers et surtout politiques pour mener à bien son action de lutte (de ''prévention'') contre la corruption.
Aussi, je profite de cette aubaine pour te renvoyer les deux derniers communiqués d'ACME-Maroc dans lesquels nous demandons (une nouvelle fois) l'ouverture d'enquêtes administratives et judiciaires au sujet des soupçons de corruption qui pèsent, notamment, sur la Gestion déléguée de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement dans trois des plus grandes du Maroc.
Dans notre association, on voudrait aussi que l'ICPC s'auto-saisisse (comme cela lui paraît possible à présent) pour enquêter sur de possibles cas de corruption et de conflits d'intérêts en relation avec les exemples (non exhaustifs) suivants:
& Les abonnements gratuits accordés, entre autres à Casablanca, par la Lydec à certains conseillers communaux de la CUC
& Les voitures offertes gracieusement par Veolia à nombre de conseillers (et autres responsables) dans les communes où cette société opère
& Les voyages offerts par la même à nombre de responsables gouvernementaux, y compris pour prendre part à des rencontres officielles à l'international en rapport avec la question de l'eau (entre autres).
& La présence dans les staffs de Veolia, notamment, d'enfants et de membres de familles de nombreux responsables marocains, y compris parmi ceux qui ont eu à décider (ou qui décident encore) dans le domaine de l'eau
& L'ensemble des interventions de l'actuel ambassadeur du Maroc à Paris, et ancien ministre de l'Intérieur, dans Amendis, depuis 2002 et jusqu'à aujourd'hui.
& La présence dans la Mairie de Rabat, avec pouvoir décisionnel, d'un conseiller communal, salarié chez Veolia
& L'arrivée des Brasseries du Maroc dans la source de Ben S'mim, et avant cela, la concession d'une partie de cette même source à une société d'origine française (l'Euroafricaine des Eaux).
La question de l'eau est aujourd'hui au devant de la scène, surtout après ce qui s'est passé et ce qui a été publié au cours des dernières semaines à Tanger autour d'Amendis-Veolia. Il est donc temps que ce secteur vital soit assaini puisque la corruption y rend le droit d'accès à l'eau aussi coûteux que problématique pour un nombre de plus en plus important de nos concitoyens.
Bien cordialement
Mehdi Lahlou
Président d'ACME-Maroc.
Acme-Maroc
Rédigé par Acme-Maroc le Samedi 9 Avril 2011 à 00:04
