Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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L'EAU DE PARIS DE RETOUR DANS LE PUBLIC –
Dimanche 7 Décembre 2008
Publiée le 6 décembre 2008
24 ans après sa privatisation, la distribution de l'eau parisienne revient dans le giron du public. C'est ce qu'a décidé le conseil municipal de la capitale le 24 novembre dernier.
Depuis 1984, 2 sociétés privées se partageaient la gestion de cette distribution. Véolia avait en charge la rive droite de la Seine, tandis que Suez desservait la rive gauche.
Seule, la production était assurée par une société à 10% publique, la SAGEP (Société anonyme de gestion des eaux de Paris).
Ce retour à une gestion publique de l'eau est évidemment éminemment symbolique. Il faut rappeler qu'en France, la gestion de l'eau des communes est en grande majorité confiée au privé. Pour 72% de la population, l'eau qui sort du robinet est acheminée soit par les deux grands opérateurs, Véolia ou Suez ou le par le troisième leader, plus petit, la Saur.
Il ne s'agit pas en fait d'une complète privatisation. L'eau est le plus souvent confiée à ces opérateurs sous la forme d'une délégation de service public, pour une durée limitée, mais renouvelable à souhait. L'autre forme de gestion de l'eau est publique par le biais de régies municipales.
C'est vers ce mode de gestion que se tourne donc la capitale. Une décision politique comme le souligne Anne Hidalgo, l'adjointe au maire de Paris. Pour elle, l'eau est un bien commun. Créer un grand service public de l'eau répond à cette volonté de s'occuper au mieux de ce bien commun.
La décision parisienne marque donc un grand coup dans le débat public / privé de la gestion de l'eau.
Mais il ne faut pas oublier que le processus a déjà été engagé par d'autre communes, comme Châtellerault, Cherbourg, Castres, ou même Grenoble qui est la seule grande ville a avoir récupéré la gestion de l'eau. Ce retour en régie s'est jusqu'alors effectué sans surcoût pour l'usager.
L'objectif de la mairie de Paris n'est d'ailleurs pas de faire baisser sensiblement la facture individuelle. Facturée 2,81€ le mètre cube au particulier, l'eau potable parisienne reste la moins chère d'Ile-de-France. Elle est même un peu sous la moyenne française qui se situe à 2,90€ le m3. L'idée est plus d'offrir aux parisiens la meilleure eau au meilleur prix. Pas de baisse de la facture, qui augmente depuis 20 ans, mais dans un premier temps, une stabilisation du coût par habitant. Les services municipaux réfléchissent en parallèle à une tarification sociale de l'eau pour éviter les coupures aux ménages les plus démunis.
Trouver le juste prix de l'eau reste une quadrature difficile à résoudre pour les communes d'autant que si l'eau reste globalement moins chère quand elle est publique que lorsqu'elle est gérée par le privée, le coût de la gestion publique peut se retrouver répercutée sur les impôts locaux.
24 ans après sa privatisation, la distribution de l'eau parisienne revient dans le giron du public. C'est ce qu'a décidé le conseil municipal de la capitale le 24 novembre dernier.
Depuis 1984, 2 sociétés privées se partageaient la gestion de cette distribution. Véolia avait en charge la rive droite de la Seine, tandis que Suez desservait la rive gauche.
Seule, la production était assurée par une société à 10% publique, la SAGEP (Société anonyme de gestion des eaux de Paris).
Ce retour à une gestion publique de l'eau est évidemment éminemment symbolique. Il faut rappeler qu'en France, la gestion de l'eau des communes est en grande majorité confiée au privé. Pour 72% de la population, l'eau qui sort du robinet est acheminée soit par les deux grands opérateurs, Véolia ou Suez ou le par le troisième leader, plus petit, la Saur.
Il ne s'agit pas en fait d'une complète privatisation. L'eau est le plus souvent confiée à ces opérateurs sous la forme d'une délégation de service public, pour une durée limitée, mais renouvelable à souhait. L'autre forme de gestion de l'eau est publique par le biais de régies municipales.
C'est vers ce mode de gestion que se tourne donc la capitale. Une décision politique comme le souligne Anne Hidalgo, l'adjointe au maire de Paris. Pour elle, l'eau est un bien commun. Créer un grand service public de l'eau répond à cette volonté de s'occuper au mieux de ce bien commun.
La décision parisienne marque donc un grand coup dans le débat public / privé de la gestion de l'eau.
Mais il ne faut pas oublier que le processus a déjà été engagé par d'autre communes, comme Châtellerault, Cherbourg, Castres, ou même Grenoble qui est la seule grande ville a avoir récupéré la gestion de l'eau. Ce retour en régie s'est jusqu'alors effectué sans surcoût pour l'usager.
L'objectif de la mairie de Paris n'est d'ailleurs pas de faire baisser sensiblement la facture individuelle. Facturée 2,81€ le mètre cube au particulier, l'eau potable parisienne reste la moins chère d'Ile-de-France. Elle est même un peu sous la moyenne française qui se situe à 2,90€ le m3. L'idée est plus d'offrir aux parisiens la meilleure eau au meilleur prix. Pas de baisse de la facture, qui augmente depuis 20 ans, mais dans un premier temps, une stabilisation du coût par habitant. Les services municipaux réfléchissent en parallèle à une tarification sociale de l'eau pour éviter les coupures aux ménages les plus démunis.
Trouver le juste prix de l'eau reste une quadrature difficile à résoudre pour les communes d'autant que si l'eau reste globalement moins chère quand elle est publique que lorsqu'elle est gérée par le privée, le coût de la gestion publique peut se retrouver répercutée sur les impôts locaux.
MEHDI LAHLOU
Rédigé par MEHDI LAHLOU le Dimanche 7 Décembre 2008 à 22:39

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