Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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L'or bleu sous-estimé
Lundi 30 Mai 2011Le Maroc est classé au 20e rang des pays pauvres en eau. Cette situation va donc s'aggraver avec la pénurie d'eau qui se profile à l'horizon 2020. Pour sensibiliser les générations futures à la conservation de cette ressource naturelle, l'Association pour le contrat mondial de l'eau (ACME-Maroc) organise, du 20 au 22 mai au collège El Moatamid Ben Abbad à Temara, la «Fête de l'eau», un rendez-vous initié sur le thème «Constitutionnalisation du droit à l'eau».
«A l'occasion de ces journées, nous accueillerons des élèves venus de collèges et de lycées de Skhirate, Sidi-Slimane, Sidi-Kacem... Cette fête sera marquée par la plantation d'arbres et l'embellissement des lycées. Mais le temps fort de cette rencontre annuelle sera le débat, samedi 21 mai, sur l'eau et l'assainissement», indique Mehdi Lahlou, président d'ACME-Maroc.Lors de cet événement, ACME-Maroc mettra l'accent sur la nécessité d'introduire l'éducation à la protection de l'eau comme ressource commune. «Notre objectif est de permettre aux enfants de s'approprier le message de conservation de l'eau pour changer leur comportement et par conséquent influencer leurs parents à faire de même. Pour promouvoir l'économie d'eau, il faut inculquer l'enfant l'idée que cette ressource est rare et partagée», ajoute Lahlou.
Si ACME-Maroc lance un débat sur le droit à l'eau et sa constitutionnalisation, c'est que cette association s'appuie sur la résolution sur le droit d'accès à l'eau, adoptée par les Nations unies en juillet 2010, à laquelle le Maroc a adhéré. Rappelons que quelque 900 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et 2,5 milliards d'habitants de la planète n'ont pas de toilettes. La mise en œuvre du droit à l'eau et à l'assainissement apportera une contribution importante à la réduction de la pauvreté et au développement. Au Maroc, si certaines régions bénéficient suffisamment d'eau, d'autres n'ont pas eu cette chance. Mais la tendance montre que le public n'accorde pas encore à l'eau sa vraie valeur. Des industriels continuent de polluer cette ressource, malgré les aides de l'Etat pour les engager dans la production propre. Quant aux agriculteurs, ils continuent de bouder les incitations financières publiques mises en place pour les pousser à choisir l'irrigation au goutte-à-goutte. L'agriculture, rappelons-le, reste le secteur qui consomme plus d'eau.
L'irrigation utilise près de 88% des eaux mobilisées au Maroc. Ajouter à cette gestion non rationnelle de cette ressource, la surexploitation des eaux souterraines dans plusieurs endroits : régions de Souss Mass, Mnasra, Saïs... et le nettoyage des terrasses de cafés, d'immeubles et de voitures avec de l'eau du robinet. L'eau potable coûte cher à L'Etat. Avant d'arriver au robinet, cette ressource passe par plusieurs étapes: construction des barrages, mise en place de canaux d'adduction pour amener cette eau vers les stations de traitement, réintroduction de cette eau traitée dans un circuit de distribution pour l'acheminer vers le consommateur. Il est donc presque condamnable d'utiliser cette denrée rare dans les chasses d'eau.
http://http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=151051
Acme-Maroc
Rédigé par Acme-Maroc le Lundi 30 Mai 2011 à 02:49
