Association pour le Contrat Mondial de L'Eau


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MEHDI  LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun

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Situation au Maroc

Redressement fiscal pour la lydec

Jeudi 18 Février 2010
La Lydec, vient dêtre l'objet d'un redressement fiscal de 570 millions de dirhams (l'équivalent de 52 millions d'euro), soit à peu près les trois quarts du capital initial ''apporté'' par cette entreprise.

Les contrôleurs financiers avaient en fait conclu à un redressement fiscal de près de 1,2 milliard de Dirhams, toutefois, de commission en commission et de pression en pression, ce qui doit être payé effectivement par la Lydec représente à peine la moitié de ce qui a été initialement estimé par les services du Ministère des finances.

Dans tous les cas, ces montants disent l'ampleur de la "délinquance financière'' en cours du côté de la gestion privée de l'eau à Casablanca ainsi que, concomitamment, l'importance des profits - y compris indus - dégagés par la Lydec. Et très certainement aussi par Véolia à Rabat-Salé et à Tanger-Tétouan.
Tags : lydec
Rédigé par acme maroc le Jeudi 18 Février 2010 à 18:08

Situation au Maroc

Bensmim priorité a la vie

Jeudi 17 Décembre 2009

communiqué commun ( publié à la suite de l'initiative internationale organisée en soutien à la population de Ben S'mim les 5 et 6 décembre). de l’ACME Maroc, l’ACME France, la Coordination Eau Île-de-France, ATTAC France, S-eau-S Bretagne
14/12/2009


Depuis dix ans, les habitants de Ben S’mim s’opposent à l’implantation d’une usine de mise en bouteille de l’unique source de leur village. Leur action, avec le soutien de l’ACME Maroc, de l’ACME France, d’Attac Maroc de l’Association marocaine des droits humains et de bien d’autres (1) a retardé considérablement la construction de l’usine. Celle-ci, achevée au début de l’année, ne fonctionne toujours pas en décembre 2009 ! Mais les premières conséquences de son implantation se font déjà sentir. La maîtrise des eaux est en train d’échapper aux villageois. Les eaux de la source qui seraient captées par l’usine seront réparties en dehors de tout contrôle citoyen. Le fragile équilibre qui existait depuis longtemps entre les différents usages de l’eau et entre les différents usagers est sur le point d’être rompu. La solidarité entre les tribus, fondée sur un partage équitable, est menacée par la marchandisation où chacun exigera sa part sans considération pour le voisin. Dans ses conditions, l’ACME Maroc, l’ACME France, la Coordination Eau Île de France, ATTAC France

Condamnent à nouveau ce projet destructeur et le comportement criminel des affairistes qui profitent de la raréfaction de l’eau pour s’enrichir davantage sur le dos des populations sinistrées.
Affirment qu’entre les différents usages de l’eau une priorité absolue doit être accordée à l’eau pour la vie, c’est-à-dire à la consommation domestique, au breuvage des animaux et à l’agriculture vivrière
Exigent la participation des habitants à toutes les décisions concernant la source et à la gestion des eaux.
Exigent la transparence sur l’opérateur dont aujourd’hui personne ne sait rien (aucune information sur les travaux n’est affichée, par exemple). Que fait cette société ? Quelle est sa compétence et son expérience ? Où est-elle immatriculée ? A qui appartient-elle ?


(1) parmi lesquels : la Coordination Eau Île-de-France, ATTAC France, le réseau AquAttac, l'Association « l'Eau est le pont », la Fondation France Libertés, Gérard Borvon, Larbi Bouguerra, Christine Bourcet, maire-adjointe de Nanterre, José Bové et le Groupe des Verts au Parlement européen, Riccardo Petrella…
Tags : ben smim
Rédigé par acme maroc le Jeudi 17 Décembre 2009 à 20:58

Situation au Maroc

Mairie de Rabat - Veolia

Mercredi 21 Octobre 2009

Information,


Le nouveau Maire de Rabat, Fath Allah Oualalou, a donné une conférence publique (jeudi 15 octobre 2009), dans un institut de formation privé, qu'il a consacrée à la ''Problématique de la gestion d'une ville: cas de Rabat".
Après avoir fait une longue énumération des problèmes vécus par la ville, en passant des questions de sécurité au manque de ''cimetières' ' - et après s'être déclaré surpris, à la suite des premières questions qui lui ont été posées par l'assistance de ne pas trouver parmi le public présent que des ''étudiants et des jeunes'' - il a eu les reflexions et points de vue suivants s'agissant de la distribution de l'eau et de l'électricité dans la ville-capitale:

* Le passage à la Gestion déléguée de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement à Rabat - qui a été décidé en 1998 - n'est pas imputable à une décision politique voulue par le premier ministre de l'époque. On était alors au début de ''l'alternance consensuelle' '.
* A l'époque, la RED faisait du ''bon travail'', mais Rabat ne ''comptait que près de 600.000 habitants''. Sous-entendu, la RED - Régie publique - aurait été incapable d'accompagner une population plus nombreuse.
* La gestion de ce secteur à l'heure actuelle à Rabat est ''bonne'', il suffit juste de mieux contrôler l'action de la société délégataire.
* La distribution de l'eau, de l'électricité et l'assinissement sont réalisés dans la quasi totalité des villes européennes dans le cadre de contrats de Gestion déléguée.
* Les inondations vécues à Rabat au cours du mois de septembre dernier (voir Yutube - ''inondations à Rabat'' ) ne peuvent être imputables à Véolia. Elles sont la conséquence des pluies exceptionnelles qui étaient alors tombées sur la ville.
* A chaque fois que ce sera possible, la ville de Rabat délèguera d'autres services publics.


http://www.youtube.com/watch?v=Q9h-Pt6bGHE http://www.youtube.com/watch?v=Q9h-Pt6bGHE

Rédigé par acme maroc le Mercredi 21 Octobre 2009 à 02:10

Situation au Maroc

L'eau et la region orientale

Jeudi 8 Janvier 2009

L'oriental ET LE DEFI HYDRIQUE : MOBILISATION OPTIMALE UTILISATION ET GESTION RATIONNELLES DE L’EAU


L'eau et la region orientale
Si la question de l’eau se pose partout au Maroc de manière aiguë et s’impose comme facteur tout à fait vital pour le développement actuel et surtout futur, cela est encore plus vrai pour la Région de l’Oriental qui s’inscrit presque entièrement dans le domaine bioclimatique aride ou désertique, d’un côté, et qui appartient à des bassins hydrologiques non atlantiques, voire même sahariens, de l’autre.

Prenant ainsi une dimension franchement existentielle, la question de l’eau appelle la mise en œuvre d’une stratégie draconienne permettant à la fois la mobilisation optimale des ressources hydriques régionales, somme toutes limitées et irrégulières, d’un côté, et l’instauration d’une politique et d’une culture de gestion aussi efficientes que possible de cette ressource de plus en plus rare, vu l’aridification patente du climat, de l’autre. Ce n’est qu’à ce prix que l’on pourra faire face, sans risque majeur, aux besoins en eau sans cesse croissants, exprimés aussi bien par la demande domestique, vu l’accroissement de plus en plus rapide de l’urbanisation que par le développement de l’irrigation, de l’industrie et du tourisme. Ce problème se pose de manière inégalement cruciale d’une zone à l’autre, à travers l’immense territoire régional.



2.1. Les ressources hydriques régionales

L’Oriental souffre d’une double insuffisance en matière de ressources hydriques : au niveau quantitatif comme au plan qualitatif.


2.1.1. Au niveau quantitatif : un stress hydrique patent

Le volume d’eau mobilisable pour les différents usages est globalement maigre dans l’Oriental, et ceci pour trois raisons essentielles :

- La faiblesse des précipitations, dont les valeurs ne dépassent guère 200 à 300mm en moyenne/an dans la partie extrême Nord la mieux dotée, pour se réduire à moins de 200-250mm dans le secteur central et tomber au dessous de 100 mm et souvent beaucoup moins dans les steppes méridionales, antichambre du désert. Doublée d’une grande irrégularité inter et intra annuelle, cette faiblesse et cette irrégularité pluviométriques ne permettent que des débits fluviaux souvent modestes et fortement intermittents. Plus grave encore, ces apports hydriques connaissent une réduction continue d’année en année, ce qui amenuise les quantités mobilisables à la fois en termes d’eaux superficielles et de ressources souterraines de moins en moins bien renouvelées.

- La nature des formations géologiques qui ne favorisent pas toujours l’existence de structures propices à l’infiltration des eaux de précipitations et/ou leur emmagasinement. De ce fait, une grande partie des eaux pluviales se trouve perdue par ruissellement, d’autant plus que les ouvrages de rétention d’eau sont rares, ou se perde dans la mer, le désert ou les profondeurs de la terre, sans parler des volumes importants soustraits par la forte évaporation dans une région aux étés longs, torrides, secs et soumis au vent desséchant du Chergui.

- La dépendance de l’Oriental vis-à-vis d’un seul grand bassin hydrologique, celui de la Moulouya dont l’essentiel du cours, ainsi que la plupart de ses affluents, appartiennent au domaine aride. Une telle situation rend l’Oriental fortement tributaire en eau par rapport à des cours d’eau peu performants, alors que le transfert d’eau à partir de bassins hydrologiques atlantiques souvent lointains, n’est pas tout à fait évident parce que cela pose des problèmes ardus d’ordres techniques et financiers, sans parler de la difficulté qu’entraînerait une telle opération de transfert entre régions, dans la mesure où chaque territoire régional sera amené à veiller de plus en plus à sauvegarder ses propres ressources hydriques, d’importance stratégique, pour les besoins de sa population croissante et de son développement actuel et futur.

Ainsi, l’essentiel des ressources en eau de l’Oriental est fourni par l’Oued Moulouya, renforcé par son affluent principal, l’Oued Za. La mobilisation de ces ressources hydriques s’effectue grâce :

- au complexe hydraulique formé par les barrages de Machraa Hammadi, Mohamed Al Khamis et Al Hassan Attani, dont la retenue globale utile globale est estimée à quelque 500 millions de mètres cubes ;
- à la station de pompage Moulay Ali, en aval du barrage de Machraa Hammadi, avec une capacité de 90 millions de m3/an ;
- à huit petits barrages et 21 lacs collinaires, d’une capacité de retenue globale de 15 millions de m3 ;
- à plusieurs nappes aquifères d’importance et de qualité très inégale d’une zone à l’autre, en fonction des structures géologiques, de la nature des roches et de l’importance de la pluviométrie qui en commande la recharge.

Par ailleurs, six autres barrages sont prévus dans le bassin de la Moulouya, notamment celui de Sidi Saïd en cours de construction, et dont les eaux bénéficieront en grande partie à la Basse Moulouya.


2.1.2. Au niveau qualitatif : trouver les bonnes parades à la pollution hydrique

Le développement urbain, de plus en plus rapide, touchant pratiquement toutes les parties de la Région, d’abord, l’existence d’une certaine activité industrielle et d’extraction minière diffuse, ensuite, et la présence d’une importante activité agricole dans les secteurs irrigués, enfin, représentent autant de facteurs générateurs d’eaux usées, de déchets, de produits chimiques et phytosanitaires qui entraînent la dégradation de la qualité des eaux superficielles et souterraines à des endroits différents et à des degrés inégaux. Ce phénomène est accusé par les sécheresses récurrentes et souvent prolongées qui réduisent les apports d’eau et limitent le phénomène de dilution, engendrant ainsi la concentration des polluants et la détérioration accélérée de la qualité des eaux.

Ainsi, les eaux de la Basse Moulouya, jugées généralement de qualité assez bonne, sont de plus en plus menacées de dégradation par le rejet d’eaux usées en amont du barrage Mohamed Al Khamis, sans traitement préalable, qu’émettent les centres urbains se trouvant sur les cours moyen et supérieur du fleuve et ses affluents. De même, de nombreuses nappes, de moins en moins alimentées par les eaux de ruissellement, sont continuellement touchées par l’épandage d’eaux usées émanant des agglomérations urbaines proches, connaissant ainsi des degrés de pollution parfois inquiétants.

Si les nappes de rive droite de la Basse Moulouya conservent encore une qualité relativement moyenne, celles de rive gauche présentent un degré élevé de salinité qui rend leurs eaux pratiquement inutilisables pour l’irrigation.


2.2. Les besoins en eau

Face à la réduction du volume d’eau mobilisé par les différents ouvrages hydrauliques et le pompage, ainsi qu’à la dégradation de la qualité de plusieurs ressources superficielles ou souterraines, les besoins en eau enregistrent une tendance sans cesse croissante, en raison de l’augmentation des demandes formulées par différents secteurs :

- l’irrigation, du fait de l’amplification des périodes de sécheresse ;
- l’accroissement rapide des populations, notamment en milieu urbain où devront vivre quelque 2 millions de personnes vers 2025, sur un total de 2,5 millions pour la Région ;
- le développement de l’industrie, chaque entité urbaine devant se doter légitimement d’activités de transformation ;
- les projets de développement touristique, gros consommateurs d’eau, notamment la grande station balnéaire de Saïdia.

Au total, les besoins en eau pour ces différentes consommations agricole, domestique et économique, sont estimées à près d’un million de m3 par an vers 2025 dont les 4/5 devront aller à l’irrigation.



2.3. La stratégie hydrique régionale

La ressource en eau constitue incontestablement le facteur essentiel dans toute stratégie de développement économique et socioculturel, dans une Région où le stress hydrique est quasi général et permanent. Ceci impose le recours à toutes les formes, les mesures et les techniques de production, de mobilisation, de protection, de gestion et d’économie d’eau.

La rareté de cette ressource vitale face à l’accroissement continu de la demande implique des actions à caractère physique, technique, institutionnel, informationnel et environnemental, qu’il faut mettre simultanément en œuvre à travers l’ensemble du territoire régional, afin d’en obtenir l’effet combiné et le rendement synergique nécessaires.

Ainsi, la stratégie hydrique régionale devra comporter différentes actions complémentaires concernant les quatre phases de la chaîne de l’eau relatives à la production, la distribution, la consommation et la réutilisation de la ressource.



2.3.1. La production

Cette phase doit s’articuler autour de deux grands axes : la protection des ouvrages et de l’infrastructure hydrauliques actuels et futurs ; l’augmentation de la production et de la fourniture d’eau.


· Protection des ouvrages hydrauliques

La Région de l’Oriental dispose d’un certain nombre d’ouvrages hydrauliques d’importance capitale pour la mobilisation et la production de l’eau, tant superficielle que souterraine. Les principaux ouvrages qui constituent le complexe de barrage (Machraa Hammadi, Mohamed Al Khamis et Hassan Attani) complété par la station de pompage My Ali, représentent un patrimoine techno-hydraulique précieux qu’il s’agit de protéger au mieux, afin d’en prolonger l’espérance de vie au maximum, d’une part, et d’en augmenter le rendement de manière optimale, d’autre part.

La réalisation de ces objectifs nécessite, d’un côté, l’intensification des actions de reboisement entreprises par l’Administration des Eaux et Forêts, partout où cela est possible et, de l’autre, l’incitation des agriculteurs à planter le maximum d’arbres fruitiers (oliviers, figuiers, amandiers,…) adaptés aux conditions climatiques et pédologiques locales. Autant ce programme de reboisement-plantation devra se faire à un rythme accéléré au cours de la décennie actuelle, autant l’effort doit rester continu sur le moyen et le long termes.


· Augmentation de la production

Si la protection des ouvrages hydrauliques permet de maintenir la capacité de retenue à un niveau satisfaisant, et ce en réduisant les phénomènes d’érosion et, donc, d’envasement, l’augmentation de la disponibilité en eau devra se faire par l’édification de nouveaux ouvrages à la fois sur la Moulouya et ses affluents, mais aussi sur les multiples cours d’eau qui véhiculent, en période de pluie, des quantités d’eau parfois fort importantes et qui, du fait de l’absence d’édifices de retenue, se trouvent perdus pour l’irrigation ou la fourniture d’eau potable ou économique.

Ainsi, les responsables du secteur de l’hydraulique, conscients du problème, préconisent l’édification d’une quinzaine de barrages de tailles inégales sur la moyenne et la haute Moulouya et ses affluents des deux rives (en dehors de la Région), parmi lesquels le site de Safsaf en Basse Moulouya devra régulariser 165 millions de m3. A cela s’ajoutent les possibilités de construction d’autres barrages sur des cours d’eau descendant des massifs des Bni Znassene, notamment celui de Zagzel (24 millions de m3), du Haut Atlas Oriental, notamment le barrage de Khang Lagrou, etc.

Quatre grands barrages sont ainsi prévus sur la moyenne et la haute Moulouya, comme il ressort du tableau suivant :



Barrage Capacité de retenue
(millions de m3) Volume régularisé par an (millions de m3) Date de construction prévue
Sidi Saïd 400 100 En cours
Targa ou Madi 250 100 2005
Anesagmir 130 60 2009
Tilidamine 800 300 2012


L’augmentation de la production passe, parallèlement aussi, par l’exploitation des ressources souterraines là où l’adduction des eaux superficielles est financièrement onéreuse ou techniquement difficile. Elle peut être complétée par de petites actions localisées consistant à construire des réservoirs enterrés destinés à recueillir les eaux de ruissellement et les eaux pluviales apportées par les orages.

2.3.2. La distribution

Les eaux mobilisées au prix d’efforts colossaux et de dépenses budgétaires élevées se trouvent partiellement gaspillées en raison de l’état défectueux des réseaux de distribution et d’adduction ou des modes d’irrigation non adpatés. Par ailleurs, se produit parfois un déphasage entre la construction des ouvrages de mobilisation de l’eau et celles des réseaux de sa distribution. Ainsi, la stratégie hydrique en matière de distribution se localise à différents niveaux d’action :

- Réfection des réseaux d’irrigation tant modernes (canaux) que traditionnels (saguias, khattaras) ;

- Rénovation des réseaux d’adduction d’eau potable, notamment au sein des agglomérations urbaines où les pertes d’eau peuvent représenter la moitié ou beaucoup plus des volumes distribués par les régies ou par l’ONEP ;

- Renforcement des systèmes de maintenance tout aussi bien des réseaux d’irrigation que des réseaux d’AEPI ;

- Achèvement des réseaux de distribution en aval du barrage Machraa Hammadi pour alimenter les grandes agglomérations en eau potable, dont le volume de la demande est appelé à s’accroître de manière substantielle au cours des prochaines décennies, en raison de l’augmentation des populations urbaines et du développement attendu de l’activité industrielle et du tourisme, notamment balnéaire (station programmée de 15 mille lits à Saïdia).



2.3.3. La consommation

Si la lutte contre tous les facteurs de perte d’eau tout au long des systèmes de distribution, que ce soit dans le domaine de l’irrigation ou dans celui de l’adduction d’eau potable, permettra certainement d’économiser d’importants volumes de la précieuse ressource, des gains encore plus substantiels peuvent être réalisés au niveau de la consommation, c’est-à-dire là où se produisent diverses formes de gaspillage, conscients ou inconscients, conduisant à une dilapidation navrante et persistante du patrimoine hydrique. En fait, le véritable gisement d’eau que la Région de l’Oriental (et pas la seule) doit découvrir réside dans l’application d’une politique draconienne de l’économie de l’eau dans tous les débouchés de consommation, tant domestiques qu’économiques.

Mais cela reste tributaire d’une réelle stratégie visant le redressement du comportement de tous les consommateurs, par des mesures dissuasives, tarifaires entre autres, mais surtout par une approche de sensibilisation, de conscientisation et d’éducation, opérant dans tous les secteurs de la vie économique et à tous les niveaux de la vie sociale, et mettant à contribution l’ensemble des acteurs et partenaires institutionnels et de la société civile, afin d’éveiller chez tous une réelle «conscience hydrique».



2.3.4. Le recyclage de l’eau

Il est tout à fait aberrant que dans une région aussi déficitaire en eau comme l’Oriental, la quasi totalité des eaux utilisées par les ménages, les établissements administratifs, industriels, touristiques et autres soit purement et simplement rejetées dans la nature, comme s’il s’agit d’un produit périssable ou à utilisation unique ne permettant aucune forme de récupération, ou d’une denrée abondante et sans valeur. Or, cela concerne des dizaines de millions de m3 chaque année qui, non seulement sont perdus inutilement, mais qui entraînent diverses formes de pollutions superficielles et souterraines contaminant les cours d’eau et dégradant les nappes, et dont les dangereux polluants se retrouvent dans les puits, les sources, les saguias et canaux d’irrigation, sans parler des eaux littorales, menaçant ainsi les ressources halieutiques et l’activité balnéaire.

Ces rejets d’eaux usées occasionnent un triple préjudice :

- la perte d’importantes quantités d’eau dont la Région a grandement besoin ;
- la pollution et la dégradation d’un environnement dont la fragilité est accusée par la faiblesse et la rareté des précipitations ;
- l’aggravation des risques sur la santé humaine, animale et végétale.

Pour remédier à cette situation fortement préoccupante, il est impératif de procéder, pratiquement partout, au traitement des eaux usées en vue de leur recyclage, sous une forme quelconque, pour des utilisations diverses dans le domaine de l’irrigation (jardins publics, terrains de sport,…), l’arrosage, le lavage des chaussées, le refroidissement de moteurs et engins, le traitement de produits artisanaux ou industriels (laine, peaux, poterie), le bâtiment, etc.

Malheureusement, et en dépit de l’extrême urgence du problème, les villes et les zones industrielles de l’Oriental ne disposent nullement de stations de traitement des eaux usées, ce qui signifie que la question demeure d’actualité partout à travers la Région se posant en termes souvent épineux, tout aussi bien dans les grandes agglomérations (Oujda, Nador, Barkane, Taourirt) que dans les villes moyennes, les petits centres ou les oasis (le cas de Figuig est tout à fait patent à cet égard) sans oublier le littoral balnéaire de Saïdia à Ras Al Ma. Tout se passe comme si la gravité structurelle du problème avait entraîné une certaine banalisation de la rareté de l’eau et donc une inconscience et une passivité vis-à-vis d’une question aussi vitale dont la négligence ne pourra que resurgir négativement, sinon dramatiquement, sur l’avenir de la Région.


2.3.5. La gestion du patrimoine hydrique

L’eau représente incontestablement le domaine par excellence où l’on peut parler d’un véritable système intégré avec des réactions en chaîne, de l’amont à l’aval. Les phases successives par lesquelles passe l’élément hydrique sont fortement liées entre elles, depuis la recherche hydraulique ou hydrogéologique, jusqu’au rejet et/ou le recyclage des eaux usées, en passant par les stades de la production, de la distribution et de la consommation.

Ainsi, à l’instar de la chaîne du froid qui exclut toute rupture dans le système entre la production et la consommation, au risque de problèmes graves, la Chaîne de l’Eau ne peut fonctionner normalement que si on y évite toute discontinuité entre les différents maillons qui la constituent. Autant dire que l’ensemble du système doit bénéficier d’une gestion intégrée confiée à un organe supérieur de concertation et de planification où sont représentés les gestionnaires des différentes séquences dont se compose la chaîne de l’eau. C’est par une telle vision globale et systémique de la question hydrique que l’on pourra surmonter l’état actuel de gestion fractionnée, ne réalisant pas la rationalisation requise d’une denrée vitale et incontournable dans tout le processus de développement préconisé pour la Région, à un moment où on vient justement de créer un Ministère Chargé de la question primordiale de l’Eau.

La lourde et complexe mission de gestion de la Chaîne de l’Eau revient logiquement à l’Agence du Bassin de la Moulouya qui devra, en collaboration étroite avec tous les acteurs et partenaires impliqués (ORMVAM, ONEP, régies de distribution d’eau, institutions élues, ONGs spécialisées…) au sein du Conseil Régional de l’Eau, veiller à une coordination incessante entre les différents intervenants aux niveaux de la recherche hydraulique, de la production, de la consommation, de la protection, du recyclage et de l’utilisation de l’eau. Cette denrée, si précieuse et quasi déterminante dans le développement économique et le bien-être socio-culturel, ne peut plus souffrir d’être non maîtrisée à quelque stade que ce soit son état, depuis l’écoulement pluvial jusqu’à son usage et son ré-usage.

Au total, les futures disponibilités en eau pour l’Oriental sont certainement à chercher dans une plus grande mobilisation des ressources hydriques superficielles et souterraines ; mais elles seront davantage dans l’économie d’eau aussi bien au niveau des réseaux d’adduction et de distribution qu’à celui des multiples formes de consommation et de recyclage de l’eau. Le bénéfice ne pourra être qu’amplifié, parce que non seulement la Région économisera de lourds investissements nécessaires pour construire les ouvrages de mobilisation et d’éventuels transferts d’eau (capitaux qui ne sont pas toujours disponibles), mais elle valorisera raisonnablement son propre patrimoine hydrique, tout en sauvegardant son environnement, sans oublier l’acquis incommensurable en matière de comportement économe, responsable et civique des populations, des administrations et des entreprises locales.

Source:

http://www.oujdacity.net/economie-oujda-article-14826-fr.html http://www.oujdacity.net/economie-oujda-article-14826-fr.html

Rédigé par acme maroc le Jeudi 8 Janvier 2009 à 12:38

Situation au Maroc

(l'or bleu)

Vendredi 2 Janvier 2009
« L’Or bleu » aborde la problématique de la gestion des ressources en eau à travers l’exemple du Maroc et de Marrakech en particulier. « La perle du Sud » compte un million d’habitants et voit chaque année passer dans ses murs deux millions de touristes qui consomment cinq fois plus d’eau que toute la population locale. Si l’économie hôtelière ne peut que se réjouir de cette situation, il n’en va pas de même des populations paysannes pour qui l’accès à l’eau s’est aggravé, compte tenu de la surexploitation des nappes phréatiques. Qui donc gère et distribue cette eau de plus en plus précieuse ? Damien de Pierpont donne la parole aux différents acteurs qui font part de leurs arguments quant à la possible – et probable ? - privatisation du marché de l’eau.
source aqueduc.info

http://video.google.fr/videoplay?docid=-6515280746552144373&hl=fr http://video.google.fr/videoplay?docid=-6515280746552144373&hl=fr

Rédigé par acme maroc le Vendredi 2 Janvier 2009 à 22:16

Situation au Maroc

l'eau et la region Meknès-Tafilalet

Jeudi 25 Décembre 2008

Le problème de l'eau dans la région Meknès-Tafilalet : une réalité que l'on s'évertue à ignorer


Il tombe de moins en moins de pluie et de neige dans notre région. Sur les reliefs, les quelques chutes de pluie très abondantes se font de plus en plus souvent sous forme d'averses violentes dont les effets sont dans la plupart des cas négatifs sur les populations et les cultures. Le recul de la pluviométrie et l'accroissement de la consommation d'eau par les habitants et surtout par l'agriculture entraîne fatalement une diminution des réserves en eau et particulièrement une baisse des eaux retenues dans les barrages et des nappes phréatiques. La situation actuelle est déjà préoccupante et risque de s'aggraver si des mesures drastiques ne sont pas prises pour limiter le gaspillage d'une eau devenue aujourd'hui plus que jamais précieuse. Jusqu'à présent il n'y a pas eu de véritable campagne bien organisée pour sensibiliser la population sur la nécessité d'éviter le gaspillage d'une ressource qui se raréfie. L'on continue à remplir quotidiennement des piscines non dotée d'un appareil de régénération de l'eau en circuit fermé. L'on arrose des jardins avec des torrents d'eau, sans oublier l'utilisation de grandes quantités d'eau pour le lavage de voitures dans les stations-service, etc... A côté de ce gaspillage insensé, des dizaines de milliers de nos compatriotes éprouvent toutes les peines du monde pour se procurer un peu d'eau potable. Sur le plan agricole, de grands propriétaires terriens utilisent des quantités astronomiques d'eau dans leurs exploitations alors qu'un grand nombre de petits fellahs n'ont presque pas d'eau pour leurs besoins personnels et pour abreuver les quelques bêtes qu'ils possèdent. Existe-t-il une égalité de tous les citoyens pour l'accès et l'utilisation de l'eau ?
Abou Kamal

http://meknesexpress.wordpress.com/ http://meknesexpress.wordpress.com/

Tags : region
Rédigé par acme maroc le Jeudi 25 Décembre 2008 à 23:35

Situation au Maroc

La Gestion déléguée en question

Mercredi 23 Avril 2008

la vie économique refuse a ACME-MAROC un droit de réponse, pour apporter quelques précisions et éclaircissements suite à l'interview du patron de la Lydec et l'article sur Ben S'mim que l'hebdomadaire en question a publié dans son numéro daté du 21/27 mars 2008 :


Le dossier Lydec

La privatisation des services de distribution de l'eau et de l'électricité initiée au Maroc au cours des années 1990 va prendre la forme juridique de ‘'Gestion déléguée‘'.
Elle se traduira progressivement par le passage au privé, en l'occurrence ici à deux grands groupes français de la distribution de l'eau et de l'électricité et de l'assainissement dans 3 des plus grands importants centres urbains du Maroc, Casablanca, Rabat-Salé et Tanger - Tétouan

En 1997, la Lyonnaise des eaux prend le contrôle de la régie publique (Régie autonome de distribution) à Casablanca; l'ancienne RAD devient ainsi Lydec.
En 1998, la même opération se produit à Rabat au profit d'investisseurs espagnols et portugais. Ceux-ci seront supplantés par Vivendi Environnement, via sa filiale Vivendi Water, en 2002.
Cette même année Veolia Environnement prend la gestion des régies autonomes de distribution à Tanger et Tétouan qui seront fusionnées et prendront le nom d'Amendis.

En l'espace de 6 années la Délégation de service public de l'eau (et de l'électricité) va inclure 50 % du volume d'eau distribuée dans les grandes villes marocaines par 17 opérateurs (13 régies locales et 4 opérateurs privés).
Dans les villes de Casablanca, Rabat-Salé et Tanger-Tétouan le chiffre d'affaires (lié à la distribution) des sociétés privées était estimé en 2005 à quelque 8 milliards de dirham soit entre 2 et 2,5 % du PIB national.
La Gestion déléguée visait notamment :
& l'amélioration de la qualité du service à tous les stades opérationnels d'intervention des sociétés désignées.
& la facilitation et la diminution des délais de branchement des ‘'usagers/clients'' .
& la facilitation et la diminution des délais de recouvrement.
Mais très rapidement les principes économiques et ‘'sociaux'' fondateurs de la volonté de recours au mécanisme juridique de la Gestion déléguée vont trouver leurs limites face à la pauvreté de la population, spécialement en milieu urbain:
 Les principes de ‘’consentement à payer’’, de ‘’l'eau paie l'eau’’ et de recouvrement intégral des coûts vont être appliqués à l'ensemble des abonnés. Cela sera d'autant plus douloureux pour la population que concomitamment l'Etat va augmenter ses prélèvements fiscaux sur l'eau, l'électricité et l'assainissement et baisser en 2006 la tranche de consommation sociale de l’eau de 8 m3 à 6m3.
_ Les Opérations de branchements sociaux qui devaient faciliter l'accès des plus pauvres au réseau ne donnent pas les résultats escomptés: par exemple pour Casablanca, 10.000 branchements annuels étaient annoncés contractuellement, mais le nombre de ce qui a été réalisé effectivement n'a pas dépassé 1.250 entre 1997 et 2007.
Le coût du raccordement, qui s'élève à près de 8.000 dh par branchement, est prohibitif pour une population dont le revenu ne dépasse pas 16.000 dh/par an en moyenne (une population qui est par ailleurs la plus pauvre dans les quartiers périphériques, là justement où le nombre de raccordements est le plus faible dans les villes).
Toutefois, l’absence jusqu'à présent de résultats tangibles quant à la réalisation de ces éléments, malgré leur importance politique dans un contexte économique et social précarisé, peut désormais être considérée comme un volet accessoire – presque subalterne – par rapport à ce qu'une enquête menée au cours de l'année 2007 par une équipe de consultants indépendants au sujet de la distribution de l'eau et de l'électricité et de l'assainissement par la Lydec à Casablanca a montré comme ‘'défaillances'', ‘'dépassements‘' et autres comportements ‘'non respectueux des engagements contractuels‘' de la part de la Lydec.
Les résultats connus du grand public à partir de cette enquête (rendue publique à partir de novembre 2007) montrent de grands écarts au sujet de tous les paramètres économico-financiers entre ce qui a été initialement prévu en 1997 et ce qui a été effectivement réalisé jusqu’en 2007.
Ces écarts peuvent être résumés dans les principaux éléments suivants.
Ainsi, selon un dossier de presse publié par la Lydec en avril 1997, suite à la signature du contrat de Gestion déléguée :
• Le contrat de Gestion déléguée met à la disposition de la Communauté urbaine de Casablanca un mode de financement qui permet d'investir massivement sans impact sur les finances locales.
• L'existence du contrat permet à la puissance publique de choisir l'échéancier des mises en service des différents investissements avec la garantie contractuelle que les délais, même courts, seront tenus.
• Il l'autorise à ne pas financer elle-même les investissements nécessaires et à faire appel aux compétences et ressources financières du secteur privé.
• Le contrat permet la reprise intégrale du personnel de la RAD.
• Il permet la mobilisation de financements européens importants pour investir localement, au service de la population.
• Il autorise le développement d'une image positive (du Maroc !) auprès des acteurs économiques locaux et étrangers.
• Il n'implique pas de recours aux financements de l'Etat.
Ces prédispositions initiales vont cependant être relativisées en 2005 par un ensemble de constats émanant aussi de la Lydec.
Pour cette dernière le contrat a induit dans son exécution des éléments limitatifs importants qui seront considérés autant d'indices probables de la non réalisation des clauses contractuelles qui sera connue 2 années plus tard.
Parmi ces éléments limitatifs la Lydec a relevé les points suivants :
• Les variables essentielles du démarrage ne sont pas celles ayant servi de base à l'établissement du contrat.
• Les investissements à réaliser sont parfois différents de ceux qui ont été prévus au contrat.
• La nature du contrat n'est pas bien précisée.
• Le problème des retraites n'a pas été anticipé.
• Les tarifs ne sont plus adaptés.
• La régulation du contrat n'est pas suffisamment définie.
• Les délais et les mécanismes de résolution des problèmes ne sont pas définis correctement.
• Et, enfin, le contenu du contrat et les obligations du délégataire ne sont pas connus de toutes les parties prenantes.
En réalité, le contenu de ce contrat, voulu et négocié en son temps par l'ancien Ministre de l'Intérieur Driss Basri au mépris de toutes les règles de la démocratie locale n'était connu au Maroc que de peu de monde.
Et c'est probablement de cette opacité et de cette absence de respect des institutions – et donc, de respect des intérêts éminents de la population que cela induit – qu'ont découlé certains des manquements au Contrat tels que répertoriés par les enquêteurs qui ont eu à voir les documents que la Lydec a bien voulu leur fournir.
De l'enquête précitée il est ressorti notamment:
• Que le capital apporté par la Lydec devait être libéré dans les 3 années suivant la signature du contrat, soit en 2000. Il ne l'a été tout à fait qu'en 2006, soit avec un retard de 6 années.

• Au sujet des investissements à réaliser par la Lydec un écart de 2,074 milliards de dirhams a été relevé entre 1997 et 2006 par rapport à un investissement contractuel actualisé de 3,815 milliards de dirhams.
• Au sujet des bénéfices réalisés par la société délégataire, le contrat ne prévoyait aucune distribution de dividendes jusqu'en 2009, or de 2003 à 2006 la Lydec en a distribué pour 560 millions de dirhams. (Pour l'autorité délégante, il existe un lien entre le non-respect par le délégataire de ses obligations d'investissements et le paiement prématuré des dividendes).

• Enfin, au sujet des transferts de devises au profit des actionnaires de la Lydec et de certains de ses fournisseurs – au titre de ‘’l’assistance technique’’ - à l'étranger, les enquêteurs ont conclu à des transferts non justifiés de l'ordre de 678 millions de dirhams, ce qui correspond à 85 % du capital théoriquement apporté par la Lydec.
De la sorte, le non respect manifeste d'un ensemble d'engagements contractuels prééminents de la part d'une société privée délégataire de service public dans le domaine vital de l'eau, dans une métropole de plus de 4 millions d'habitants, dans un pays en voie de développement ne peut relever du simple ‘'conflit commercial‘'.
La révision du contrat de gestion déléguée a été annoncée le 14 mars 2008, mais celle-ci est loin de combler les écarts ainsi relevés (voir communiqué d’ACME-Maroc en date du 31 mars 2008) .

Tags : lydec
Rédigé par acme maroc le Mercredi 23 Avril 2008 à 00:31

Situation au Maroc

conference de presse

Jeudi 27 Mars 2008
conference de presse
ACME MAROC organise une conférence de presse le lundi 31 mars à 10h au siège central de l'AMDH ,sis :Boulevard Hassan ii, Rue Aguensouss, immeuble N° 6, app 1 (au rez-de-chaussée) RABAT,
contacts: Tél: 037 73 09 61 ; 061556502
Cette conférence sera consacrée au dossier Lydec et à celui de Ben S'mim.

Rédigé par acme maroc le Jeudi 27 Mars 2008 à 20:58

Situation au Maroc

La Privatisation de ' l’Eau ' au Maroc

Mercredi 13 Février 2008

Les premiers constats à partir de l’expérience de la Lyonnaise des Eaux à Casablanca


Depuis le milieu des années 1990 , les décideurs économiques et politiques au Maroc, ne ressentant plus aucun complexe par rapport au libéralisme le plus débridé, ont accentué l’évolution enregistrée depuis 1983 vers plus de ‘’dérégulation‘’, de privatisation et d’ouverture au ‘’grand capital étranger’’.
En matière économique, l’essentiel des entreprises publiques sont mises en vente, au niveau du commerce extérieur les barrières douanières commencent à s’affaisser avant même la signature par le Maroc des nombreux accords sur la zone de libre échange (ALE) qui vont progressivement le lier à différents espaces économico-financiers, au sujet des règles de change, dividendes et produits de la vente de biens par les entreprises étrangères sont autorisés à être transférés avec de moins en moins de contraintes.
Le capital privé renforce aussi sa présence dans les secteurs centraux de l’école et de la santé, à partir notamment de la considération que l’Etat n’a plus les moyens de faire face aux besoins financiers induits par ces secteurs ce qui implique pour lui la recherche auprès du citoyen-usager devenu client de paiements directs contribuant à la récupération des charges occasionnées par l’intervention publique dans ces mêmes secteurs.

Les mêmes principes de gestion vont être très rapidement suivis dans l’administration par les autorités publiques de services publics de base tels que l’assainissement liquide et solide, les routes ou la distribution de l’eau et de l’électricité.

Au sujet plus particulièrement de l’eau, la nouvelle approche de l’Etat a aussi pris comme base pour sa justification le fait que les ressources hydriques du pays soient devenues rares se qui oblige à de nouveaux modes de gestion qui ne peuvent plus relever de la sphère publique et non-marchande.
De la sorte, l’eau devenant physiquement rare et du moment qu’elle est désormais considérée comme un simple produit économique et donc comme un bien équivalent à tout autre bien, rien n’interdit de faire face à sa pénurie, et d’assurer sa production et sa distribution, en recourant aux lois du marché, celles que fixe la loi de l’offre et de la demande et qui sont les seules à même de permettre d’assurer les investissements nécessaires, parce qu’elles sont les seules qui permettent de déterminer un prix d’échange à l’eau, qui en assure la couverture des charges/frais d’accès et qui en garantit simultanément la rentabilité pour l’opérateur privé qui en a la conduite.
Exit donc l’Etat et les impératifs de service public lié à la légitimation économique et sociale de ses interventions – lorsque ce n’est pas de sa raison d’être – notamment en pays à développement limité...


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Eau_Maroc___priv.doc Eau Maroc - privatisation .doc  (69 Ko)

Tags : lydec
Rédigé par MEHDI LAHLOU le Mercredi 13 Février 2008 à 00:03

Association pour le Contrat Mondial de L'Eau