Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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Situation au Maroc
l eau et La région Souss-Massa-Draâ
Mercredi 26 Septembre 2007
Par le biais d’une stratégie de développement des ressources hydriques )
La région Souss-Massa-Draâ ambitionne de vaincre la crise structurelle de l’eau
L’Eau représente un défi majeur pour le développement économique dans le Souss Massa Draâ. Il y a d’abord une forte augmentation de la consommation de l’eau dans la Région, dans le Souss Massa, due au développement explosif de l’agriculture, notamment depuis les années 70.
De ce fait, il en découle une forte dépendance de l’agriculture de la disponibilité des eaux souterraines. Vient ainsi une surexploitation de la nappe phréatique au delà des capacités de recharge avec par conséquent un abaissement du niveau piézométrique (environ 2m/an) et un assèchement des puits moins profonds. Un tableau pas réjouissant du tout et qui est noirci d’année en année.
La situation de l’eau dans le Souss Massa est devenue très critique au point de menacer sérieusement le développement agricole : pluviométrie très faible rendant le problème de la sécheresse structurelle et pesant de façon telle que cette année, la RSMD a été déclarée zone sinistrée par les élus du Conseil régional. La situation de l’eau a été en fait la priorité des priorités du programme d’action du Conseil Régional du Souss Massa, élaboré par le président Aziz Akhannouch et son équipe ainsi que par les membres du bureau du Conseil régional. Le défi devait être relevé, d’une façon réfléchie, pragmatique et efficace.........
Mohamed RIAL
pour lire la suite :
http://www.lopinion.ma/spip.php?article16851
La région Souss-Massa-Draâ ambitionne de vaincre la crise structurelle de l’eau
L’Eau représente un défi majeur pour le développement économique dans le Souss Massa Draâ. Il y a d’abord une forte augmentation de la consommation de l’eau dans la Région, dans le Souss Massa, due au développement explosif de l’agriculture, notamment depuis les années 70.
De ce fait, il en découle une forte dépendance de l’agriculture de la disponibilité des eaux souterraines. Vient ainsi une surexploitation de la nappe phréatique au delà des capacités de recharge avec par conséquent un abaissement du niveau piézométrique (environ 2m/an) et un assèchement des puits moins profonds. Un tableau pas réjouissant du tout et qui est noirci d’année en année.
La situation de l’eau dans le Souss Massa est devenue très critique au point de menacer sérieusement le développement agricole : pluviométrie très faible rendant le problème de la sécheresse structurelle et pesant de façon telle que cette année, la RSMD a été déclarée zone sinistrée par les élus du Conseil régional. La situation de l’eau a été en fait la priorité des priorités du programme d’action du Conseil Régional du Souss Massa, élaboré par le président Aziz Akhannouch et son équipe ainsi que par les membres du bureau du Conseil régional. Le défi devait être relevé, d’une façon réfléchie, pragmatique et efficace.........
Mohamed RIAL
pour lire la suite :
http://www.lopinion.ma/spip.php?article16851
les SOS
affaire ben smim
Dimanche 23 Septembre 2007
Lettre de soutien à l'attention de ACME-MAROC et des habitants de Ben S'mim de Madame la Sénatrice de Paris : Alima Boumediene-Thiery
Chers ami(e)s,
C'est avec consternation que je prends connaissance du projet de confiscation de l'eau de source à la disposition des habitants de Ben S'mim.
Le ''projet industriel'', qui a pour objectif d'embouteiller une partie des eaux d'une source se trouvant au Moyen Atlas aura des conséquences dramatiques sur la vie et l'activité agricole des populations de Ben S'mim : plus de 3000 personnes et 5000 bêtes vivent de ce bien commun.
L'accès à l'eau est un droit fondamental inaliénable : il ne doit faire l'objet d'aucune restriction. L'eau est un bien public, comme l'air que l'on respire, et il ne peut à aucun moment faire l'objet d'une appropriation privée à des fins commerciales.
Aucune restriction de quelque nature ne doit entraver le droit des villageois à disposer de l'eau, et je condamne fermement toute initiative qui aurait pour objet d'en restreindre le bénéfice.
C'est pourquoi je m'associe aux efforts déployés par ACME-MAROC, dont je salue l'engagement et la détermination, et soutiendrai avec vigueur et dévouement toute initiative visant à mettre un terme à ce projet liberticide.
Je souhaite également exprimer toute ma solidarité et tout mon soutien aux villageois dans leur lutte contre la privatisation de leur eau par ce projet industriel.
Je condamne fermement toute initiative qui aurait pour objet de restreindre ou d'entraver le droit des villageois de disposer de leur source d'eau.
Les considérations économiques ne doivent jamais priver l'individu de ses droits humains, notamment lorsqu'il s'agit d'un droit aussi fondamental que le droit à l'eau.
Vous trouverez en copie jointe les courriers adressés aux autorités marocaines compétentes afin de leur demander de prendre les mesures nécessaires pour respecter ce droit fondamental des villageois.
Bien cordialement,
Alima Boumediene-Thiery
ALIMA BOUMEDIENE-THIERY – SENATRICE DE PARIS (LES VERTS)
PERMANENCE PARLEMENTAIRE– 6 RUE GUSTAVE ROUANET 75018 PARIS
TÉLÉPHONE : 01 42 55 97 15 - TÉLÉCOPIE : 01 42 54 31 73
a.boumediene-thiery@senat.fr.boumediene-thiery@senat.fr b[
revolte a ben smim.doc
(34 Ko)
Au nom des habitants de ben smim.doc
(20.5 Ko)
petition_bensmim_...doc
(48 Ko)
revue de presse
le poids de l'eau en bouteille sur l 'environnement
Samedi 15 Septembre 2007
L’organisme américain Wordwatch Institute a émit un rapport dénonçant le poids de l’eau embouteillée sur notre environnement. La consommation d’eau embouteillée à plus que doublé entre 1997 et 2005.
Le rapport souligne que le contrôle de la qualité de l’eau embouteillée est parfois moindre que celui portant sur l’eau du robinet. Il énonce également le risque de tarissement des cours d’eau et des nappes souterraines en cas d’exploitation excessive des sources minérales.
Le rapport explique également que les étapes de pompage, de mise en bouteilles, d’emballages et de transport représentent une dépense énergétique importante. De plus, il semble que le recyclage des bouteilles d’eau soit en décroissance aux États-Unis. Par ailleurs, il souligne également le prix de l'eau en bouteille qui serait de 240 à 10 000 fois plus chère que l'eau du robinet.
"L'industrie de la boisson est la première bénéficiaire de notre obsession de l'eau en bouteille. Mais cela n'est d'aucun secours pour le nombre ahurissant des laissés-pour-compte à travers le monde, qui considèrent l'eau potable au mieux comme un luxe, au pire comme un objectif impossible à atteindre" déplore Ling Li, auteur de l’étude. Selon les chiffres avancés par Worlwatch, 35% à 50% des populations urbaines d'Afrique et d'Asie n'ont toujours pas accès à l'eau potable
par atrem unis le 19 05 2007
[fr] Source: (67 hits)
[en] Communiqué du Wordsworth Institute (61 hits)
Le rapport souligne que le contrôle de la qualité de l’eau embouteillée est parfois moindre que celui portant sur l’eau du robinet. Il énonce également le risque de tarissement des cours d’eau et des nappes souterraines en cas d’exploitation excessive des sources minérales.
Le rapport explique également que les étapes de pompage, de mise en bouteilles, d’emballages et de transport représentent une dépense énergétique importante. De plus, il semble que le recyclage des bouteilles d’eau soit en décroissance aux États-Unis. Par ailleurs, il souligne également le prix de l'eau en bouteille qui serait de 240 à 10 000 fois plus chère que l'eau du robinet.
"L'industrie de la boisson est la première bénéficiaire de notre obsession de l'eau en bouteille. Mais cela n'est d'aucun secours pour le nombre ahurissant des laissés-pour-compte à travers le monde, qui considèrent l'eau potable au mieux comme un luxe, au pire comme un objectif impossible à atteindre" déplore Ling Li, auteur de l’étude. Selon les chiffres avancés par Worlwatch, 35% à 50% des populations urbaines d'Afrique et d'Asie n'ont toujours pas accès à l'eau potable
par atrem unis le 19 05 2007
[fr] Source: (67 hits)
[en] Communiqué du Wordsworth Institute (61 hits)
contributions
l eau n'est pas une marchandise
Samedi 15 Septembre 2007
sit in contre la hausse des prix
L’eau c’est la vie ; c’est pourquoi l’accès de tous à une eau de qualité et en quantité suffisante pour subvenir aux besoins vitaux est un droit fondamental de l’être humain. Ce droit est inaliénable dans le sens que personne ne peut revendiquer à lui seul la propriété de cette ressource vitale qui reste un patrimoine commun de toute l’humanité et de tous les êtres vivants sur notre planète au même titre que l’air que nous respirons et la lumière du soleil avec laquelle nous nous éclairons et nous chauffons. C’est donc un bien public universel appartenant à tous et dont la gestion et la protection est une responsabilité collective qui doit s’exercer notamment par un service public efficace et avec la contribution active des citoyennes et citoyens dans le cadre d’une démocratie participative réelle .
Toute tentative de sortir ce bien de la sphère publique et/ou communautaire, derrière les appellations de Délégation de service ou gestion déléguée est illégitime, car on ne peut pas et ne doit pas réduire l’eau et donc la vie à une simple marchandise, source de profit pour des capitaux privés; c’ est pourquoi l’eau n’a pas de prix, mais a, bien sûr, un coût qui doit être supporté par toute la communauté selon le principe que ce qui relève de la propriété et de l’usage communs nécessite un financement et une prise en charge communs et solidaires, et il n’existe rien pour garantir cela qu’un système fiscal juste, à travers lequel chacun contribue selon son niveau de revenu et de richesse.
Malheureusement, dans la réalité de notre pays ces principes et droits humains ne sont pas évidents pour tous, et notamment pour les décideurs politiques du moment, et sont donc quotidiennement bafoués, car la ressource « eau » de plus en plus rare attise les convoitises d’un capital privé mondialisé qui y voit une aubaine financière et cherche par tous les moyens à mettre la main dessus. Cela a déjà commencé chez nous par la cession des services de l’eau potable et de l’assainissement dans certaines des plus grandes villes marocaines – notamment les capitales économique et administrative du pays - à des sociétés étrangères sans que celles-ci tiennent les promesses faites – de gré à gré et dans l’opacité la plus totale - en matière de gestion et d’accès du plus grand nombre de citoyens aux services de l’eau et d’assainissement. Au contraire, nous ne remarquons aujourd’hui que leur grande avidité d’ argent et de gain; la preuve en est les dizaines de sit in organisés par les consommateurs de tous âges et de toutes situations, à Rabat-Salé, Casablanca-Mohammadia et Tanger-Tétouan pour protester contre la hausse injustifiée des prix qui leur a été infligée indécemment, avec le consentement explicite et tacite des autorités publiques, et en dépit de leur pouvoir d achat fortement affaibli par un train de hausse des prix qui n’a plus connu d’arrêt depuis le début de l’année 2006; cela sans parler de la capacité de ces sociétés a se soustraire aux obligations théoriquement inscrites aux cahiers de charge moyennant des pratiques de corruption de certaines élites et des élus locaux qui n’ont plus aucun contrôle d’aucun ordre sur ces dernières.
Si des citoyens clament leur incapacité a "honorer "des factures bien au-delà de leur pouvoir d’achat, d’autres par contre et surtout dans le Maroc ‘’profond’’ et "inutile" réclament simplement quelques litres d’eau pour eux et leur bétail pour rester en vie et doivent faire plusieurs kilomètres, dans des conditions souvent difficiles, pour pouvoir échapper à la soif qui les guette. Ces gens là ni l’Etat ni le capital privé ne pensent à eux ; ce sont les exclus de notre système.
C’est pourquoi je pense que nous avons tous une obligation morale de dénoncer les tendances mercantiles des sociétés ‘’gestionnaires‘’ de l’eau, de montrer au grand jour les vrais enjeux derrière l’ingérence du capital privé dans un secteur aussi stratégique et vital que l’est celui de l’eau et de l’assainissement et de refuser aussi toutes les formes d’exclusion qui, à terme contribuent d’une part à remettre en cause la cohésion et la paix sociales avec le lourd tribut que cela comporte pour notre société et d’autre part à handicaper davantage une démocratie à l’origine en mal de démarrage..
Kamal Saidi
Toute tentative de sortir ce bien de la sphère publique et/ou communautaire, derrière les appellations de Délégation de service ou gestion déléguée est illégitime, car on ne peut pas et ne doit pas réduire l’eau et donc la vie à une simple marchandise, source de profit pour des capitaux privés; c’ est pourquoi l’eau n’a pas de prix, mais a, bien sûr, un coût qui doit être supporté par toute la communauté selon le principe que ce qui relève de la propriété et de l’usage communs nécessite un financement et une prise en charge communs et solidaires, et il n’existe rien pour garantir cela qu’un système fiscal juste, à travers lequel chacun contribue selon son niveau de revenu et de richesse.
Malheureusement, dans la réalité de notre pays ces principes et droits humains ne sont pas évidents pour tous, et notamment pour les décideurs politiques du moment, et sont donc quotidiennement bafoués, car la ressource « eau » de plus en plus rare attise les convoitises d’un capital privé mondialisé qui y voit une aubaine financière et cherche par tous les moyens à mettre la main dessus. Cela a déjà commencé chez nous par la cession des services de l’eau potable et de l’assainissement dans certaines des plus grandes villes marocaines – notamment les capitales économique et administrative du pays - à des sociétés étrangères sans que celles-ci tiennent les promesses faites – de gré à gré et dans l’opacité la plus totale - en matière de gestion et d’accès du plus grand nombre de citoyens aux services de l’eau et d’assainissement. Au contraire, nous ne remarquons aujourd’hui que leur grande avidité d’ argent et de gain; la preuve en est les dizaines de sit in organisés par les consommateurs de tous âges et de toutes situations, à Rabat-Salé, Casablanca-Mohammadia et Tanger-Tétouan pour protester contre la hausse injustifiée des prix qui leur a été infligée indécemment, avec le consentement explicite et tacite des autorités publiques, et en dépit de leur pouvoir d achat fortement affaibli par un train de hausse des prix qui n’a plus connu d’arrêt depuis le début de l’année 2006; cela sans parler de la capacité de ces sociétés a se soustraire aux obligations théoriquement inscrites aux cahiers de charge moyennant des pratiques de corruption de certaines élites et des élus locaux qui n’ont plus aucun contrôle d’aucun ordre sur ces dernières.
Si des citoyens clament leur incapacité a "honorer "des factures bien au-delà de leur pouvoir d’achat, d’autres par contre et surtout dans le Maroc ‘’profond’’ et "inutile" réclament simplement quelques litres d’eau pour eux et leur bétail pour rester en vie et doivent faire plusieurs kilomètres, dans des conditions souvent difficiles, pour pouvoir échapper à la soif qui les guette. Ces gens là ni l’Etat ni le capital privé ne pensent à eux ; ce sont les exclus de notre système.
C’est pourquoi je pense que nous avons tous une obligation morale de dénoncer les tendances mercantiles des sociétés ‘’gestionnaires‘’ de l’eau, de montrer au grand jour les vrais enjeux derrière l’ingérence du capital privé dans un secteur aussi stratégique et vital que l’est celui de l’eau et de l’assainissement et de refuser aussi toutes les formes d’exclusion qui, à terme contribuent d’une part à remettre en cause la cohésion et la paix sociales avec le lourd tribut que cela comporte pour notre société et d’autre part à handicaper davantage une démocratie à l’origine en mal de démarrage..
Kamal Saidi
revue de presse
interview avec MEHDI LAHLOU
Mardi 4 Septembre 2007
INTERVIEW • Mehdi lahlou
Réduire les usages agricoles de l'eau à moins de 50 % des disponibilités du pays
LE MATIN : Vous venez de lancer la Charte pour l'environnement. Pourquoi avez-vous choisi ce moment précis pour prendre une telle initiative ?
MEHDI LAHLOU : C'est un document que nous voulions proposer au sein de l'ACME-Maroc dès la "Fête de l'eau", organisée par notre association le 20 mai dernier. Mais, cela tombe bien finalement qu'une charte d'une telle nature, comportant la référence à tant d'éléments qui engagent notre avenir, puisse également faire partie du débat politique, où à de rares exceptions, il n'est question que d'éléments économiques, sociaux et culturels, lorsque des thèmes comme celui de la survie de la forêt ou le défi de l'eau qu'affronte notre pays sont relégués à de simples questions techniques, sans interférence avec les programmes de la plupart des partis politiques pour les prochaines échéances électorales.
Celles-ci, qui devraient permettre au pays de disposer d'une majorité gouvernementale à même d'appliquer un programme pour lequel elle se serait engagée devant le peuple, doivent aussi permettre de reconnaître ceux qui travaillent pour le court terme, dans une approche partisane et souvent même personnelle, et ceux qui optent pour l'intérêt général du pays.
Au Maroc, la question de l'eau devient de plus en plus cruciale. Concrètement que proposez-vous pour éviter la catastrophe qui s'annonce ?
La question de l'eau ne se ramène pas au mode de facturation ou à la délégation au privé de la gestion d'une simple ressource naturelle renouvelable. C'est celle d'une denrée qui se raréfie par les usages, souvent inconsidérés qui en sont faits, les pollutions qui l'affectent et par l'incohérence des politiques publiques, notamment dans les secteurs agricole et touristique, basés d'une façon vitale sur cette ressource et le fait que dans des régions, et à certaines périodes, il n'existe plus d'eau.
Il y a lieu aujourd'hui de réduire - à terme prévisible - les usages agricoles de l'eau à moins de 50% des disponibilités du pays, contre 80% actuellement, tout en limitant les gaspillages liés aux modes d'irrigation souvent obsolètes. Dans le secteur touristique, il faudra parvenir à remplir les piscines des hôtels et à irriguer les dizaines de golfs déjà réalisés ou en projet grâce au dessalement de l'eau de mer ou au recyclage des eaux usées des villes.
Quant à la politique de l'eau, sa préservation et sa répartition entre ses différents utilisateurs, elles doivent être menées par une instance nationale unique, dotée de pouvoirs politiques et de moyens tels qu'elle ne soit au service d'aucun ministère et d'aucun secteur en particulier.
Pour enrichir le débat sur l'élaboration de la stratégie marocaine de développement durable, quelles sont vos suggestions ?
Le développement durable au Maroc, c'est d'abord l'école et sa réforme, notamment à travers des programmes d'ouverture sur le progrès et le futur et non sur le "retour aux sources".
En parallèle à l'école, la recherche scientifique doit nous permettre de faire face à nos problèmes et nos besoins pour l'avenir avec le moins de dégâts possibles pour la nature alors que la recherche agronomique doit nous conduire à assurer la sécurité alimentaire du pays en réduisant les pollutions et le recours à l'eau tout en augmentant les rendements.
Dans le même sens, encourager l'arboriculture traditionnelle de nos campagnes en y réintroduisant oliviers, figuiers et amandiers, en donnant aux paysans les moyens de leur entretien tout en organisant les marchés pour qu'ils en soient les premiers bénéficiaires. Faire de la généralisation des stations d'assainissement solide et liquide une priorité nationale et engager les sociétés (publiques et privées) à réduire leurs rejets et, en tous les cas, à les prendre charge.
De même obliger les entreprises minières à réhabiliter les sites où elles opèrent. L'Office chérifien des phosphates (OCP) doit jouer un rôle leader à ce propos en rendant aux cultures et à la forêt les espaces qu'il a exploités.
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Charte de l'environnement
L'Association marocaine pour le contrat mondial de l'eau (ACME-Maroc), créée en mai 2006 à Rabat, œuvre pour la reconnaissance du droit à l'eau et la promotion de la solidarité Nord-Sud. Cette association a pris la défense des habitants du village Bensmim au Moyen-Atlas lorsqu'ils ont été menacés par un projet de mise en bouteille de l'eau et donc la confiscation de leur source.
Pour contrecarrer cette opération, elle a lancé une pétition de solidarité à travers le monde qui a mis en échec ce projet. Mercredi 29 août, elle a lancé la Charte de l'environnement dans laquelle elle appelle gouvernement, partis politiques, société civile à s'engager dans la protection de l'environnement, la sauvegarde de la biodiversité du Maroc tout en créant les conditions d'un développement durable.
http://www.acmeeau.org/ACMEMaroc/
Propos recueillis par R.T | LE MATIN du 04 sept 2007
Réduire les usages agricoles de l'eau à moins de 50 % des disponibilités du pays
LE MATIN : Vous venez de lancer la Charte pour l'environnement. Pourquoi avez-vous choisi ce moment précis pour prendre une telle initiative ?
MEHDI LAHLOU : C'est un document que nous voulions proposer au sein de l'ACME-Maroc dès la "Fête de l'eau", organisée par notre association le 20 mai dernier. Mais, cela tombe bien finalement qu'une charte d'une telle nature, comportant la référence à tant d'éléments qui engagent notre avenir, puisse également faire partie du débat politique, où à de rares exceptions, il n'est question que d'éléments économiques, sociaux et culturels, lorsque des thèmes comme celui de la survie de la forêt ou le défi de l'eau qu'affronte notre pays sont relégués à de simples questions techniques, sans interférence avec les programmes de la plupart des partis politiques pour les prochaines échéances électorales.
Celles-ci, qui devraient permettre au pays de disposer d'une majorité gouvernementale à même d'appliquer un programme pour lequel elle se serait engagée devant le peuple, doivent aussi permettre de reconnaître ceux qui travaillent pour le court terme, dans une approche partisane et souvent même personnelle, et ceux qui optent pour l'intérêt général du pays.
Au Maroc, la question de l'eau devient de plus en plus cruciale. Concrètement que proposez-vous pour éviter la catastrophe qui s'annonce ?
La question de l'eau ne se ramène pas au mode de facturation ou à la délégation au privé de la gestion d'une simple ressource naturelle renouvelable. C'est celle d'une denrée qui se raréfie par les usages, souvent inconsidérés qui en sont faits, les pollutions qui l'affectent et par l'incohérence des politiques publiques, notamment dans les secteurs agricole et touristique, basés d'une façon vitale sur cette ressource et le fait que dans des régions, et à certaines périodes, il n'existe plus d'eau.
Il y a lieu aujourd'hui de réduire - à terme prévisible - les usages agricoles de l'eau à moins de 50% des disponibilités du pays, contre 80% actuellement, tout en limitant les gaspillages liés aux modes d'irrigation souvent obsolètes. Dans le secteur touristique, il faudra parvenir à remplir les piscines des hôtels et à irriguer les dizaines de golfs déjà réalisés ou en projet grâce au dessalement de l'eau de mer ou au recyclage des eaux usées des villes.
Quant à la politique de l'eau, sa préservation et sa répartition entre ses différents utilisateurs, elles doivent être menées par une instance nationale unique, dotée de pouvoirs politiques et de moyens tels qu'elle ne soit au service d'aucun ministère et d'aucun secteur en particulier.
Pour enrichir le débat sur l'élaboration de la stratégie marocaine de développement durable, quelles sont vos suggestions ?
Le développement durable au Maroc, c'est d'abord l'école et sa réforme, notamment à travers des programmes d'ouverture sur le progrès et le futur et non sur le "retour aux sources".
En parallèle à l'école, la recherche scientifique doit nous permettre de faire face à nos problèmes et nos besoins pour l'avenir avec le moins de dégâts possibles pour la nature alors que la recherche agronomique doit nous conduire à assurer la sécurité alimentaire du pays en réduisant les pollutions et le recours à l'eau tout en augmentant les rendements.
Dans le même sens, encourager l'arboriculture traditionnelle de nos campagnes en y réintroduisant oliviers, figuiers et amandiers, en donnant aux paysans les moyens de leur entretien tout en organisant les marchés pour qu'ils en soient les premiers bénéficiaires. Faire de la généralisation des stations d'assainissement solide et liquide une priorité nationale et engager les sociétés (publiques et privées) à réduire leurs rejets et, en tous les cas, à les prendre charge.
De même obliger les entreprises minières à réhabiliter les sites où elles opèrent. L'Office chérifien des phosphates (OCP) doit jouer un rôle leader à ce propos en rendant aux cultures et à la forêt les espaces qu'il a exploités.
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Charte de l'environnement
L'Association marocaine pour le contrat mondial de l'eau (ACME-Maroc), créée en mai 2006 à Rabat, œuvre pour la reconnaissance du droit à l'eau et la promotion de la solidarité Nord-Sud. Cette association a pris la défense des habitants du village Bensmim au Moyen-Atlas lorsqu'ils ont été menacés par un projet de mise en bouteille de l'eau et donc la confiscation de leur source.
Pour contrecarrer cette opération, elle a lancé une pétition de solidarité à travers le monde qui a mis en échec ce projet. Mercredi 29 août, elle a lancé la Charte de l'environnement dans laquelle elle appelle gouvernement, partis politiques, société civile à s'engager dans la protection de l'environnement, la sauvegarde de la biodiversité du Maroc tout en créant les conditions d'un développement durable.
http://www.acmeeau.org/ACMEMaroc/
Propos recueillis par R.T | LE MATIN du 04 sept 2007
Eau - environnement le Matin 040907.pdf
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