Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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Récits des manifestations d'ACME-MAROC
recommandations de l atelier n'4 du FSM
Mercredi 30 Janvier 2008
Du 25 au 27 février 2008, le complexe de bouznika a abrité les travaux du forum social maroc qui a connu l organisation d'un nombre d'ateliers dont celui reservé a la problematique de l’eau et de l environnement et leur rapport au développement, le débat s est concentré sur les axes suivants:
- Un premier axe relatif aux changements Climatiques et au développement durable.
- Un deuxième axe relatif aux différents défis qui pèsent sur la ressource eau au maroc et dans les pays du Maghréb.
- Un troisième axe relatif a la biodiversité et a la richesse du patrimoine faunique et floristique des provinces du sud du maroc.
Le débat et la discussion de ces axes et du rapport de l atelier N° 4 lors de la séance plénière se sont suivi par l émission des recommandations suivantes :
1 - soutenir les projets touristiques et l agriculture qui respectent l'environnement et préservent les ressources en eau.
2 - exhorter les autorités publiques a encourager et a soutenir l'utilisation des énergies renouvelables respectueuses des normes de l'environnement.
3 - lutter contre la surexploitation des ressources naturelles et contre les projets nuisibles à l'environnement et aux ressources en eau.
4 - Accorder une attention particulière aux activités de sensibilisation et de formation des citoyens dans le domaine de la préservation de l'environnement et des ressources en eau, en ciblant particulièrement les jeunes dans les universités et les autres établissements d'enseignement.
- Activer les clubs environnementaux des établissements d'enseignement.
- Encourager l'ouverture des universités et instituts supérieurs aux actions de la société civile qui agit dans ce domaine.
- inscrire l'éducation à l'environnement et la préservation des valeurs de l'eau et des richesses naturelles dans les programmes scolaires .
5 - promulguer les lois et les procédures d application nécessaires pour préserver les eaux souterraines, réduire et interdire toute forme de pollution de l eau et de l environnement et pour sanctionner tout contrevenant .
6 - Créer un réseau d'associations et d'organisations de la société civile intéressées par les questions de l'eau et de l'environnement pour la coordination entre eux.
- Inviter les Autorités Marocaines a intervenir pour empêcher la société euro africaine de mettre la main sur la sources d'eau de ben smim et revendiquer l amendement de la loi 95-10 pour interdire toute forme de privatisation de l eau et de l'exploitation commerciale des autres sources d'eau du maroc .
- agir pour l'intégration de la dimension environnementale et la préservation des ressources en eau dans divers projets de développement.
7 – mettre en application les lois relatives à la protection du domaine forestier , a l élargissement des espaces verts dans les villes, ainsi que la prise de mesures pour lutter contre la désertification et la pollution des eaux de mer
À l'issue de ces travaux, un comité maghrebin de suivi a été formé et dont la coordination a été attribué a ACME MAROC
- Un premier axe relatif aux changements Climatiques et au développement durable.
- Un deuxième axe relatif aux différents défis qui pèsent sur la ressource eau au maroc et dans les pays du Maghréb.
- Un troisième axe relatif a la biodiversité et a la richesse du patrimoine faunique et floristique des provinces du sud du maroc.
Le débat et la discussion de ces axes et du rapport de l atelier N° 4 lors de la séance plénière se sont suivi par l émission des recommandations suivantes :
1 - soutenir les projets touristiques et l agriculture qui respectent l'environnement et préservent les ressources en eau.
2 - exhorter les autorités publiques a encourager et a soutenir l'utilisation des énergies renouvelables respectueuses des normes de l'environnement.
3 - lutter contre la surexploitation des ressources naturelles et contre les projets nuisibles à l'environnement et aux ressources en eau.
4 - Accorder une attention particulière aux activités de sensibilisation et de formation des citoyens dans le domaine de la préservation de l'environnement et des ressources en eau, en ciblant particulièrement les jeunes dans les universités et les autres établissements d'enseignement.
- Activer les clubs environnementaux des établissements d'enseignement.
- Encourager l'ouverture des universités et instituts supérieurs aux actions de la société civile qui agit dans ce domaine.
- inscrire l'éducation à l'environnement et la préservation des valeurs de l'eau et des richesses naturelles dans les programmes scolaires .
5 - promulguer les lois et les procédures d application nécessaires pour préserver les eaux souterraines, réduire et interdire toute forme de pollution de l eau et de l environnement et pour sanctionner tout contrevenant .
6 - Créer un réseau d'associations et d'organisations de la société civile intéressées par les questions de l'eau et de l'environnement pour la coordination entre eux.
- Inviter les Autorités Marocaines a intervenir pour empêcher la société euro africaine de mettre la main sur la sources d'eau de ben smim et revendiquer l amendement de la loi 95-10 pour interdire toute forme de privatisation de l eau et de l'exploitation commerciale des autres sources d'eau du maroc .
- agir pour l'intégration de la dimension environnementale et la préservation des ressources en eau dans divers projets de développement.
7 – mettre en application les lois relatives à la protection du domaine forestier , a l élargissement des espaces verts dans les villes, ainsi que la prise de mesures pour lutter contre la désertification et la pollution des eaux de mer
À l'issue de ces travaux, un comité maghrebin de suivi a été formé et dont la coordination a été attribué a ACME MAROC
revue de presse
Une entreprise anglaise doit indemniser l'Etat!
Mardi 22 Janvier 2008
Un tribunal international (ONU) vient de rejeter un demande d'indemnisation d'une société anglaise Birwater contre la Tanzanie et octroie 8 millions de dommages et intérêts à l'Etat. Le litige est né de la résiliation par la Tanzanie d'un contrat avec Birwater en 2005, entreprise qui fournissait l'eau depuis 2003 suite à la privatisation de ce secteur imposé par la Banque mondiale en contrepartie d'un allègement de dette.
Les juges ont considéré que le secteur de l'eau s'est considérablement détérioré avec la privatisation.
Cependant, l'entreprise anglaise a également entamé une procédure devant le CIRDI, " le tribunal interne de la BM"....
à suivre
Rapporté par The Guardian
Les juges ont considéré que le secteur de l'eau s'est considérablement détérioré avec la privatisation.
Cependant, l'entreprise anglaise a également entamé une procédure devant le CIRDI, " le tribunal interne de la BM"....
à suivre
Rapporté par The Guardian
les SOS
Marche à Ben smim
Mardi 22 Janvier 2008
La manifestation-marche du 20 janvier 2008 à Ben S'mim a été un grand moment de mobilisation. Les habitants du village ont fait une marche de 10 km (entre le village et la source, aller et retour) avec notamment la participation de nombreux militants d'ACME et d'ATTAC Maroc.
A la source, un communiqué a été lu par un représentant de la population demandant de nouveau l'arrêt du ''projet'' de mise en bouteille des eaux du village - dont le débit n'a jamais été aussi bas, alors qu'on est en plein hiver - et annonçant une nouvelle marche populaire vers la ville d'Ifrane (chef lieu administatif de la région) dimanche 27 janvier.
Cette manifestation a reçu par ailleurs le soutien de nombreuses associations internationales et nationales (voir communiqué ci-après).
Reunis dans le cadre de creation d´une coordination du syndicalisme anticapitaliste euromaghrebin, on a adopté le suivant communiqué:
Nous voulons exprimer notre soutien à la marche de protestation de la population de Ben S´mim contre le projet de mise en bouteille des eaux de l´unique source du village.
Nous sommes tout à fait contre la privatisation de l´eau et pour la défense de la vie et des droits de la
population de la région
A la source, un communiqué a été lu par un représentant de la population demandant de nouveau l'arrêt du ''projet'' de mise en bouteille des eaux du village - dont le débit n'a jamais été aussi bas, alors qu'on est en plein hiver - et annonçant une nouvelle marche populaire vers la ville d'Ifrane (chef lieu administatif de la région) dimanche 27 janvier.
Cette manifestation a reçu par ailleurs le soutien de nombreuses associations internationales et nationales (voir communiqué ci-après).
Reunis dans le cadre de creation d´une coordination du syndicalisme anticapitaliste euromaghrebin, on a adopté le suivant communiqué:
Nous voulons exprimer notre soutien à la marche de protestation de la population de Ben S´mim contre le projet de mise en bouteille des eaux de l´unique source du village.
Nous sommes tout à fait contre la privatisation de l´eau et pour la défense de la vie et des droits de la
population de la région
- ESPAGNE. CGT
- FRANCE: CNT-fr, SUD Education, SUD Étudiants, SUD.Rail
- ITALIE: CUB
- MAROC: Bureau Syndical de la Voie Démocratique
- ALGÉRIE: SNAPAP, Collectif de femmes ¨Printemps Noir¨(Kabylie)
Les Rendez-vous d'ACME-MAROC
Privatisation et enjeux de la bataille pour l’eau et la protection de l’environnement
Mardi 22 Janvier 2008
Du 25 au 27 janvier, ACME/MAROC participe activement a l'organisation d'ateliers sur l'eau au Maroc et au Maghreb dans le cadre du Forum social maroc qui se tiendra à Bouznika,(région de Rabat):
Atelier 4 : Privatisation et enjeux de la bataille pour l’eau et la protection de l’environnement
vendredi 25 janvier 2008 (15h à 17h 30)
A l’image de tous les pays du sud de la Méditerranée et de nombreux pays d’Afrique au sud du Sahara, le Maroc peut être déjà considéré en situation de stress hydrique, où l’eau va se raréfiant. Les précipitations deviennent irrégulières avec le réchauffement climatique, 80 à 85% des ressources disponibles sont utilisées dans une agriculture qui est encore loin de garantir la sécurité alimentaire du pays, les pollutions de tous genres affectent gravement nappes phréatiques et eaux de surface etc…
Face à tout cela, l’Etat se désengage, offre la distribution de l’eau et de l’électricité dans les grandes villes au capital privé local et étranger et accélère la privatisation de toutes les eaux de sources à la disposition des régions et villages les plus reculés, les plus pauvres. De ce point de vue le cas de Ben S’mim est exemplaire tout autant de la voracité du capital privé que de l’irresponsabilité des autorités publiques en charge de l’eau. Il est aussi désormais l’étendard d’une résistance populaire appelée à grandir et peut représenter, avec la mobilisation du mouvement associatif, un coup d’arrêt au processus de privatisation.
L’accès à l’eau comme droit humain fondamental est de plus en plus difficile pour une grande partie de la population: d’une part la gestion déléguée a transformé l’eau en marchandise, en faisant payer aux usagers les coûts du service plus les bénéfices des entreprises privées; d’autre part, l’augmentation des tarifs de l’eau et de l’électricité est de plus en plus prononcée, qui a provoqué de très nombreuses manifestations populaires à l’automne 2006 et s’est retrouvée au cœur des manifestations de 2007 contre la vie chère.
Le refus de la marchandisation de l’eau a naturellement conduit ACME Maroc à s’inscrire dans la mouvance mondiale qui combat la privatisation de l’eau et agit pour que l’eau soit reconnue comme un bien commun dont l’accès doit être garanti à l’échelle de tous les autres droits humains fondamentaux.
Les participants à cet atelier traiteront de la situation de l’eau au Maroc dans toutes ses manifestations, en insistant plus particulièrement sur les volets économique, social et politique
Ils débattront aussi des voies et moyens pour amener le mouvement social marocain (et maghrébin) à faire de la revendication du droit d’accès à l’eau pour tous un thème central de mobilisation et d’action et pour demander une réforme globale de la politique de l’eau au Maroc, en premier lieu à travers la dénonciation des contrats de gestion déléguée déjà signés par les autorités concernées et aussi à travers l’arrêt de tous les projets passés ou en cours de mise en bouteille par le capital privé des eaux de sources dans différentes régions du pays.
Atelier 4 : Privatisation et enjeux de la bataille pour l’eau et la protection de l’environnement
vendredi 25 janvier 2008 (15h à 17h 30)
A l’image de tous les pays du sud de la Méditerranée et de nombreux pays d’Afrique au sud du Sahara, le Maroc peut être déjà considéré en situation de stress hydrique, où l’eau va se raréfiant. Les précipitations deviennent irrégulières avec le réchauffement climatique, 80 à 85% des ressources disponibles sont utilisées dans une agriculture qui est encore loin de garantir la sécurité alimentaire du pays, les pollutions de tous genres affectent gravement nappes phréatiques et eaux de surface etc…
Face à tout cela, l’Etat se désengage, offre la distribution de l’eau et de l’électricité dans les grandes villes au capital privé local et étranger et accélère la privatisation de toutes les eaux de sources à la disposition des régions et villages les plus reculés, les plus pauvres. De ce point de vue le cas de Ben S’mim est exemplaire tout autant de la voracité du capital privé que de l’irresponsabilité des autorités publiques en charge de l’eau. Il est aussi désormais l’étendard d’une résistance populaire appelée à grandir et peut représenter, avec la mobilisation du mouvement associatif, un coup d’arrêt au processus de privatisation.
L’accès à l’eau comme droit humain fondamental est de plus en plus difficile pour une grande partie de la population: d’une part la gestion déléguée a transformé l’eau en marchandise, en faisant payer aux usagers les coûts du service plus les bénéfices des entreprises privées; d’autre part, l’augmentation des tarifs de l’eau et de l’électricité est de plus en plus prononcée, qui a provoqué de très nombreuses manifestations populaires à l’automne 2006 et s’est retrouvée au cœur des manifestations de 2007 contre la vie chère.
Le refus de la marchandisation de l’eau a naturellement conduit ACME Maroc à s’inscrire dans la mouvance mondiale qui combat la privatisation de l’eau et agit pour que l’eau soit reconnue comme un bien commun dont l’accès doit être garanti à l’échelle de tous les autres droits humains fondamentaux.
Les participants à cet atelier traiteront de la situation de l’eau au Maroc dans toutes ses manifestations, en insistant plus particulièrement sur les volets économique, social et politique
Ils débattront aussi des voies et moyens pour amener le mouvement social marocain (et maghrébin) à faire de la revendication du droit d’accès à l’eau pour tous un thème central de mobilisation et d’action et pour demander une réforme globale de la politique de l’eau au Maroc, en premier lieu à travers la dénonciation des contrats de gestion déléguée déjà signés par les autorités concernées et aussi à travers l’arrêt de tous les projets passés ou en cours de mise en bouteille par le capital privé des eaux de sources dans différentes régions du pays.
Les Rendez-vous d'ACME-MAROC
Conférence sur La question de l’eau au Maroc
Vendredi 18 Janvier 2008L’Association Marocaine de Sciences Économiques (AMSE) a le plaisir de vous inviter à la Conférence animée par Mehdi LAHLOU Professeur à l’INSEA, Rabat et Président de l’Association pour le Contrat Mondial de l’Eau, sur le thème :
La question de l’eau au Maroc
Cette conférence aura lieu le jeudi 31 Janvier 2008 à 18H, salle des Actes, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Bd des Nations unies, Agdal, Rabat.
Résumé :
Dans une logique pure de marché, les diverses considérations fondamentales liées à l’utilité et aux faibles disponibilité s en eau dans de vastes régions du monde, dont le Maroc, tendent à en faire un bien marchand, au sens strictement économique du terme, ce qui représente potentiellement pour le capital privé une des meilleures sources de profit, à moyen et à long terme. Mais, paradoxalement, les mêmes caractéristiques de rareté, d’absolue nécessité, de non substituabilité et aussi de « don de la nature », mettent l’eau, dans l’échelle des besoins qu’elle sert à satisfaire chez les êtres humains, dans une catégorie à part, sans commune mesure avec aucun autre bien ou service.
Logique de marché ou appropriation publique ? L’eau source de profit ou droit humain fondamental ? Telles sont deux des principales interrogations auxquelles tentera de répondre cette conférence, à travers l’exemple du Maroc.
Cordialement,
Le Comité Directeur
amse@menara.ma
www.amse.ma
Cette conférence aura lieu le jeudi 31 Janvier 2008 à 18H, salle des Actes, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Bd des Nations unies, Agdal, Rabat.
Résumé :
Dans une logique pure de marché, les diverses considérations fondamentales liées à l’utilité et aux faibles disponibilité s en eau dans de vastes régions du monde, dont le Maroc, tendent à en faire un bien marchand, au sens strictement économique du terme, ce qui représente potentiellement pour le capital privé une des meilleures sources de profit, à moyen et à long terme. Mais, paradoxalement, les mêmes caractéristiques de rareté, d’absolue nécessité, de non substituabilité et aussi de « don de la nature », mettent l’eau, dans l’échelle des besoins qu’elle sert à satisfaire chez les êtres humains, dans une catégorie à part, sans commune mesure avec aucun autre bien ou service.
Logique de marché ou appropriation publique ? L’eau source de profit ou droit humain fondamental ? Telles sont deux des principales interrogations auxquelles tentera de répondre cette conférence, à travers l’exemple du Maroc.
Cordialement,
Le Comité Directeur
amse@menara.ma
www.amse.ma

