Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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Situation au Maroc
l'eau et la region Meknès-Tafilalet
Jeudi 25 Décembre 2008Le problème de l'eau dans la région Meknès-Tafilalet : une réalité que l'on s'évertue à ignorer
Il tombe de moins en moins de pluie et de neige dans notre région. Sur les reliefs, les quelques chutes de pluie très abondantes se font de plus en plus souvent sous forme d'averses violentes dont les effets sont dans la plupart des cas négatifs sur les populations et les cultures. Le recul de la pluviométrie et l'accroissement de la consommation d'eau par les habitants et surtout par l'agriculture entraîne fatalement une diminution des réserves en eau et particulièrement une baisse des eaux retenues dans les barrages et des nappes phréatiques. La situation actuelle est déjà préoccupante et risque de s'aggraver si des mesures drastiques ne sont pas prises pour limiter le gaspillage d'une eau devenue aujourd'hui plus que jamais précieuse. Jusqu'à présent il n'y a pas eu de véritable campagne bien organisée pour sensibiliser la population sur la nécessité d'éviter le gaspillage d'une ressource qui se raréfie. L'on continue à remplir quotidiennement des piscines non dotée d'un appareil de régénération de l'eau en circuit fermé. L'on arrose des jardins avec des torrents d'eau, sans oublier l'utilisation de grandes quantités d'eau pour le lavage de voitures dans les stations-service, etc... A côté de ce gaspillage insensé, des dizaines de milliers de nos compatriotes éprouvent toutes les peines du monde pour se procurer un peu d'eau potable. Sur le plan agricole, de grands propriétaires terriens utilisent des quantités astronomiques d'eau dans leurs exploitations alors qu'un grand nombre de petits fellahs n'ont presque pas d'eau pour leurs besoins personnels et pour abreuver les quelques bêtes qu'ils possèdent. Existe-t-il une égalité de tous les citoyens pour l'accès et l'utilisation de l'eau ?
Abou Kamal
Abou Kamal
Récits des manifestations d'ACME-MAROC
communiqué du conseil national
Mercredi 24 Décembre 2008
le Conseil national d'ACME Maroc s'est réuni le samedi 20 décembre a Rabat .
Après discussion du rapport du Bureau national qui a relaté l'ensemble des activités de l'association depuis la dernière session du conseil et après avoir pris note des derniers développements de l'affaire ben'smim tels qu'exposés par le représentant des habitants du village ;
le conseil national :
1.Enregistre positivement le bilan global des activités et la place qu'occupe désormais ACME dans le tissu associatif national et international et sa volonté de développer davantage les moyens de militance et la force de proposition de l'association.
2.Annonce la préparation de l assemblée générale de ACME Maroc et fixe sa tenue au mois de février 2009,
3.Réitère son soutien a la population de Ben'smim et annonce sa décision d'organiser une caravane de solidarité en direction du village le 18 janvier 2009.
4.Décide de la création d'une commission composée de politiques et de juristes pour l'élaboration d'un projet de loi susceptible de protéger les sources du Maroc contre les spoliations et risques de toutes natures .
5.Renouvelle son soutien à Hamid Najibi, emprisonné sans jugement depuis février 2008, et demande sa libération immédiate .
Après discussion du rapport du Bureau national qui a relaté l'ensemble des activités de l'association depuis la dernière session du conseil et après avoir pris note des derniers développements de l'affaire ben'smim tels qu'exposés par le représentant des habitants du village ;
le conseil national :
1.Enregistre positivement le bilan global des activités et la place qu'occupe désormais ACME dans le tissu associatif national et international et sa volonté de développer davantage les moyens de militance et la force de proposition de l'association.
2.Annonce la préparation de l assemblée générale de ACME Maroc et fixe sa tenue au mois de février 2009,
3.Réitère son soutien a la population de Ben'smim et annonce sa décision d'organiser une caravane de solidarité en direction du village le 18 janvier 2009.
4.Décide de la création d'une commission composée de politiques et de juristes pour l'élaboration d'un projet de loi susceptible de protéger les sources du Maroc contre les spoliations et risques de toutes natures .
5.Renouvelle son soutien à Hamid Najibi, emprisonné sans jugement depuis février 2008, et demande sa libération immédiate .
L'EDITO
Appel d’ACME - maroc
Jeudi 11 Décembre 2008Lundi 15 décembre 2008, soit 5 jours après le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, huit habitants du village de Ben S’mim seront déférés pour la douzième fois devant un tribunal à Meknès en raison de la manifestation à laquelle ils ont pris part en septembre 2007 pour protester contre la privatisation des eaux de leur source, qui est aussi leur seule source de vie. Huit autres habitants du même village sont aussi poursuivis pour le même motif devant un tribunal d’Azrou.
Un tel acharnement judiciaire, contre une population isolée qui n’a fait que défendre ses droits et sa dignité, cache en réalité une volonté délibérée de casser la volonté de se défendre de cette même population en vue de lui enlever ses moyens de subsistance, en offrant au capital privé une eau qui est l’essence même du bien public dans une région où l’Etat n’a jamais rien fait pour sortir les habitants de la situation de pauvreté et de sous-développement où ils sont plongés depuis l’indépendance du pays.
ACME-Maroc, qui n’a pas cessé de dénoncer le déni de justice qui frappe depuis quelqes années le village de Ben S’mim, lance un appel urgent à toutes les ONG et à toutes les forces vives de notre pays pour apporter leur soutien à la population de ce village en demandant l’arrêt des poursuites engagées contre une partie de ses habitants et en revendiquant l’abandon du projet de privatisation des eaux de leur source.
Par cette même occasion, elle demande au gouvernement et au Premier ministre de revenir sur les autorisations qu’ils ont accordées – au mépris des intérêts et des droits de la population concernée – à une entreprise privée non identifiée pour exploiter à des fins d’enrichissement individuel un patrimoine qui devrait être mieux utilisé pour sortir une région entière du sous-développement.
Dans le même sens, ACME-Maroc appelle les parlementaires et les partis politiques dont ils relèvent à élaborer une loi de nature à prévenir toute action de spoliation, telle que celle qui est en train d’être perpétrée à Ben S’mim, et à protéger toutes les sources d’eau potable du pays contre les visées strictement mercantiles d’opérateurs privés pour qui les intérêts profonds de la population n’ont strictement aucune signification, comme cela est souvent aussi le cas de certains conseillers communaux, en ville comme en milieu rural.
ACME – Maroc
Rabat le 11 décembre 2008
revue de presse
Appel pour le droit humain à l’eau
Lundi 8 Décembre 2008
samedi 6 décembre 2008, par Marc Laimé
Une coalition d’organisations impliquées dans la défense et la promotion du droit humain à l’eau organisent le 10 décembre prochain à 12h30 à Bruxelles une manifestation citoyenne devant le Parlement européen. Elles dénoncent le fait que les forces sociales dominantes des pays les plus puissants et influents du monde ont réussi à empêcher les organes compétents des Nations Unies de reconnaître l’accès à l’eau comme un droit humain (universel, indivisible et irréversible), à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948-2008).
L’initiative de cette manifestation a été prise conjointement par l’association belge EurAcme [1], en raison de sa proximité avec les institutions européennes, et le nouveau réseau AquAttac, créé à l’université d’été des mouvements Attac européens à Sarrebrûck à l’été 2008. Ils appellent toutes celles et ceux qui dans les différentes organisations et associations conduisent la même bataille en faveur des droits humains et sociaux et des biens et services communs publics à soutenir cette initiative.
« En mars dernier, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a renoncé à cette reconnaissance se contentant de nommer un nouveau rapporteur spécial sur le droit à l’eau (encore un !) censé soumettre un nouveau rapport dans trois ans.
C’est inacceptable. Il s’agit d’une violence portée à l’intégralité des droits humains et à l’universalité du droit à la vie. Ce faisant, la communauté internationale a trahi ses responsabilités et alimente l’idée que l’inégalité entre les êtres humains devant le droit est irréversible. Elle donne ainsi son aval à l’injustice sociale.
La manière par laquelle les décisions en la matière ont été prises au sein de comités technocratiques de l’ONU et ailleurs, à l’insu des populations, est aussi inacceptable. La « démocratie » internationale a brillé par son inexistence. Pire encore : tandis que l’ONU refusait de reconnaître le droit humain à l’eau, ce même mois de mars 2008 elle a accordé officiellement , dans le cadre du Global Compact (l’alliance entre les Nations Unies et la société civile, en particulier les grandes entreprises multinationales privées), « le mandat de l’eau » (appelé « The CEO Water Mandate ») à un groupe de dirigeants de grandes entreprises multinationales fortes utilisatrices d’eau (telles que Coca-Cola, Nestlé, Levi- Strauss…), en vue de préparer un projet pour un « Plan Mondial pour l’Eau ».
Visant à proposer les actions à prendre face à la « crise mondiale de l’eau », ce plan sera, en principe, présenté, en liaison avec le 3e Rapport du World Water Assessment Programme (WWAP) de l’Unesco, au 5e Forum Mondial de l’Eau (mars 2009, Istanbul). Or, le Forum Mondial de l’Eau est organisé par une institution privée, le Conseil Mondial de l’Eau, créée avec le soutien des grandes multinationales privées de l’eau et de la Banque mondiale. Le président actuel du Conseil Mondial de l’Eau est le président de la Société des Eaux de Marseille, filiale conjointe à 48,5% respectivement des deux premières entreprises mondiales privées de l’eau, Veolia et Suez...
C’est inacceptable, enfin, que les agences des Nations Unies considèrent que le destinataire « naturel » de leur travail et de leurs propositions en matière d’eau soit un forum dominé par les grands groupes industriels, technologiques, commerciaux et financiers de l’eau. Pourquoi le système ONU-EAU (regroupant les 22 agences des Nations Unies impliquées dans les divers domaines de l’eau) n’a-t-il pas pris la responsabilité de devenir le lieu public mondial, intergouvernemental et civil, où la politique mondiale de l’eau soit ouvertement discutée et définie, au lieu de déléguer cette responsabilité à une institution privée, notoirement soumise à l’influence des intérêts des grands groupes multinationaux privés ?
Il convient, à l’opposé, de saluer avec vigueur l’amendement au Rapport Miller approuvé en mars 2003 par le Parlement européen par lequel il est affirmé que l’accès à l’eau est un droit humain et que les services hydriques ne doivent pas être soumis aux règles du marché intérieur européen (à savoir, libéralisation et déréglementation). De même, les organisations engagées en faveur des droits humains et civils et les mouvements actifs pour l’eau comme bien commun ont fortement apprécié la résolution adoptée par le Parlement européen le 16 mars 2006 reconnaissant le droit humain à l’eau. Signalons que, présentée au 4e Forum Mondial de l’Eau de 2006 au Mexique, la résolution du Parlement européen a été scandaleusement ignorée par les responsables du Conseil Mondial de l’Eau. Il est inadmissible qu’une organisation privée traite de telle manière une position formelle prise par les représentants élus de près de 500 millions de citoyens !
Au nom de l’Union européenne, la Commission européenne participera formellement, elle aussi, au 5e Forum Mondial de l’Eau de 2009. Or, on sait qu’il n’est aucunement dans les intentions des organisateurs du Forum de procéder à la reconnaissance du droit humain à l’eau, comme vient de le faire, au contraire, le 14 septembre, de manière nette et claire, l’EXPO 2008 par sa Charte de Saragosse.
Selon les organisateurs du 5e Forum, la « crise mondiale de l’eau », aggravée par les changements climatiques en cours et à venir, implique que l’urgence et la priorité ne sont pas aux déclarations mais à l’action.
Au plan mondial, le mandat du « CEO Water » devrait constituer l’axe fondamental d’un partenariat public/privé (PPP) pour la gestion des ressources hydriques. Et ce malgré le fait que ces vingt dernières années le PPP ait montré qu’il s’agit avant tout d’un Plan de Privatisation pour le Profit.
A la lumière des faits ci-dessus, il est indispensable et urgent de s’adresser au Parlement européen par une manifestation publique devant son siège à Bruxelles en visant deux objectifs principaux :
- Premier objectif : demander au Parlement européen d’exposer aux citoyens les actions qu’il entend entreprendre, avant la fin de la législature, pour concrétiser les principes affirmés dans sa résolution de mars 2006 en matière de droit à l’eau et sur le caractère public des services hydriques. Il faut ajouter à l’échelle européenne et mondiale les stratégies d’adaptation face aux changements climatiques.
La ressource EAU montre que l’enjeu mondial des prochaines décennies est basé sur la sauvegarde de la vie pour l’ensemble de l’humanité et des espèces vivantes dans une approche intergénérationnelle et planétaire.
A cet égard, la manifestation visera à demander au Parlement européen qu’il s’engage dans une direction qui dépasse le cadre de référence actuel orienté sur les « grandes » solutions technologiques (dessalement de l’eau de mer généralisé, grands barrages…), la finance privée et les instruments fondés sur le marché.
- Deuxième objectif : demander au Parlement européen qu’il conditionne la participation officielle de la Commission européenne au 5e Forum Mondial de l’Eau de 2009 (à Istanbul) à la proposition de déclaration en faveur du droit humain à l’eau et à l’affirmation de principe du transfert du Forum Mondial de l’Eau sous la responsabilité publique de l’ONU - EAU. »
« En mars dernier, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a renoncé à cette reconnaissance se contentant de nommer un nouveau rapporteur spécial sur le droit à l’eau (encore un !) censé soumettre un nouveau rapport dans trois ans.
C’est inacceptable. Il s’agit d’une violence portée à l’intégralité des droits humains et à l’universalité du droit à la vie. Ce faisant, la communauté internationale a trahi ses responsabilités et alimente l’idée que l’inégalité entre les êtres humains devant le droit est irréversible. Elle donne ainsi son aval à l’injustice sociale.
La manière par laquelle les décisions en la matière ont été prises au sein de comités technocratiques de l’ONU et ailleurs, à l’insu des populations, est aussi inacceptable. La « démocratie » internationale a brillé par son inexistence. Pire encore : tandis que l’ONU refusait de reconnaître le droit humain à l’eau, ce même mois de mars 2008 elle a accordé officiellement , dans le cadre du Global Compact (l’alliance entre les Nations Unies et la société civile, en particulier les grandes entreprises multinationales privées), « le mandat de l’eau » (appelé « The CEO Water Mandate ») à un groupe de dirigeants de grandes entreprises multinationales fortes utilisatrices d’eau (telles que Coca-Cola, Nestlé, Levi- Strauss…), en vue de préparer un projet pour un « Plan Mondial pour l’Eau ».
Visant à proposer les actions à prendre face à la « crise mondiale de l’eau », ce plan sera, en principe, présenté, en liaison avec le 3e Rapport du World Water Assessment Programme (WWAP) de l’Unesco, au 5e Forum Mondial de l’Eau (mars 2009, Istanbul). Or, le Forum Mondial de l’Eau est organisé par une institution privée, le Conseil Mondial de l’Eau, créée avec le soutien des grandes multinationales privées de l’eau et de la Banque mondiale. Le président actuel du Conseil Mondial de l’Eau est le président de la Société des Eaux de Marseille, filiale conjointe à 48,5% respectivement des deux premières entreprises mondiales privées de l’eau, Veolia et Suez...
C’est inacceptable, enfin, que les agences des Nations Unies considèrent que le destinataire « naturel » de leur travail et de leurs propositions en matière d’eau soit un forum dominé par les grands groupes industriels, technologiques, commerciaux et financiers de l’eau. Pourquoi le système ONU-EAU (regroupant les 22 agences des Nations Unies impliquées dans les divers domaines de l’eau) n’a-t-il pas pris la responsabilité de devenir le lieu public mondial, intergouvernemental et civil, où la politique mondiale de l’eau soit ouvertement discutée et définie, au lieu de déléguer cette responsabilité à une institution privée, notoirement soumise à l’influence des intérêts des grands groupes multinationaux privés ?
Il convient, à l’opposé, de saluer avec vigueur l’amendement au Rapport Miller approuvé en mars 2003 par le Parlement européen par lequel il est affirmé que l’accès à l’eau est un droit humain et que les services hydriques ne doivent pas être soumis aux règles du marché intérieur européen (à savoir, libéralisation et déréglementation). De même, les organisations engagées en faveur des droits humains et civils et les mouvements actifs pour l’eau comme bien commun ont fortement apprécié la résolution adoptée par le Parlement européen le 16 mars 2006 reconnaissant le droit humain à l’eau. Signalons que, présentée au 4e Forum Mondial de l’Eau de 2006 au Mexique, la résolution du Parlement européen a été scandaleusement ignorée par les responsables du Conseil Mondial de l’Eau. Il est inadmissible qu’une organisation privée traite de telle manière une position formelle prise par les représentants élus de près de 500 millions de citoyens !
Au nom de l’Union européenne, la Commission européenne participera formellement, elle aussi, au 5e Forum Mondial de l’Eau de 2009. Or, on sait qu’il n’est aucunement dans les intentions des organisateurs du Forum de procéder à la reconnaissance du droit humain à l’eau, comme vient de le faire, au contraire, le 14 septembre, de manière nette et claire, l’EXPO 2008 par sa Charte de Saragosse.
Selon les organisateurs du 5e Forum, la « crise mondiale de l’eau », aggravée par les changements climatiques en cours et à venir, implique que l’urgence et la priorité ne sont pas aux déclarations mais à l’action.
Au plan mondial, le mandat du « CEO Water » devrait constituer l’axe fondamental d’un partenariat public/privé (PPP) pour la gestion des ressources hydriques. Et ce malgré le fait que ces vingt dernières années le PPP ait montré qu’il s’agit avant tout d’un Plan de Privatisation pour le Profit.
A la lumière des faits ci-dessus, il est indispensable et urgent de s’adresser au Parlement européen par une manifestation publique devant son siège à Bruxelles en visant deux objectifs principaux :
- Premier objectif : demander au Parlement européen d’exposer aux citoyens les actions qu’il entend entreprendre, avant la fin de la législature, pour concrétiser les principes affirmés dans sa résolution de mars 2006 en matière de droit à l’eau et sur le caractère public des services hydriques. Il faut ajouter à l’échelle européenne et mondiale les stratégies d’adaptation face aux changements climatiques.
La ressource EAU montre que l’enjeu mondial des prochaines décennies est basé sur la sauvegarde de la vie pour l’ensemble de l’humanité et des espèces vivantes dans une approche intergénérationnelle et planétaire.
A cet égard, la manifestation visera à demander au Parlement européen qu’il s’engage dans une direction qui dépasse le cadre de référence actuel orienté sur les « grandes » solutions technologiques (dessalement de l’eau de mer généralisé, grands barrages…), la finance privée et les instruments fondés sur le marché.
- Deuxième objectif : demander au Parlement européen qu’il conditionne la participation officielle de la Commission européenne au 5e Forum Mondial de l’Eau de 2009 (à Istanbul) à la proposition de déclaration en faveur du droit humain à l’eau et à l’affirmation de principe du transfert du Forum Mondial de l’Eau sous la responsabilité publique de l’ONU - EAU. »
http://blog.mondediplo.net/2008-12-06-Appel-pour-le-droit-humain-a-l-eau
tract01_manif-eau_A5c.pdf
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revue de presse
L'EAU DE PARIS DE RETOUR DANS LE PUBLIC –
Dimanche 7 Décembre 2008
Publiée le 6 décembre 2008
24 ans après sa privatisation, la distribution de l'eau parisienne revient dans le giron du public. C'est ce qu'a décidé le conseil municipal de la capitale le 24 novembre dernier.
Depuis 1984, 2 sociétés privées se partageaient la gestion de cette distribution. Véolia avait en charge la rive droite de la Seine, tandis que Suez desservait la rive gauche.
Seule, la production était assurée par une société à 10% publique, la SAGEP (Société anonyme de gestion des eaux de Paris).
Ce retour à une gestion publique de l'eau est évidemment éminemment symbolique. Il faut rappeler qu'en France, la gestion de l'eau des communes est en grande majorité confiée au privé. Pour 72% de la population, l'eau qui sort du robinet est acheminée soit par les deux grands opérateurs, Véolia ou Suez ou le par le troisième leader, plus petit, la Saur.
Il ne s'agit pas en fait d'une complète privatisation. L'eau est le plus souvent confiée à ces opérateurs sous la forme d'une délégation de service public, pour une durée limitée, mais renouvelable à souhait. L'autre forme de gestion de l'eau est publique par le biais de régies municipales.
C'est vers ce mode de gestion que se tourne donc la capitale. Une décision politique comme le souligne Anne Hidalgo, l'adjointe au maire de Paris. Pour elle, l'eau est un bien commun. Créer un grand service public de l'eau répond à cette volonté de s'occuper au mieux de ce bien commun.
La décision parisienne marque donc un grand coup dans le débat public / privé de la gestion de l'eau.
Mais il ne faut pas oublier que le processus a déjà été engagé par d'autre communes, comme Châtellerault, Cherbourg, Castres, ou même Grenoble qui est la seule grande ville a avoir récupéré la gestion de l'eau. Ce retour en régie s'est jusqu'alors effectué sans surcoût pour l'usager.
L'objectif de la mairie de Paris n'est d'ailleurs pas de faire baisser sensiblement la facture individuelle. Facturée 2,81€ le mètre cube au particulier, l'eau potable parisienne reste la moins chère d'Ile-de-France. Elle est même un peu sous la moyenne française qui se situe à 2,90€ le m3. L'idée est plus d'offrir aux parisiens la meilleure eau au meilleur prix. Pas de baisse de la facture, qui augmente depuis 20 ans, mais dans un premier temps, une stabilisation du coût par habitant. Les services municipaux réfléchissent en parallèle à une tarification sociale de l'eau pour éviter les coupures aux ménages les plus démunis.
Trouver le juste prix de l'eau reste une quadrature difficile à résoudre pour les communes d'autant que si l'eau reste globalement moins chère quand elle est publique que lorsqu'elle est gérée par le privée, le coût de la gestion publique peut se retrouver répercutée sur les impôts locaux.
24 ans après sa privatisation, la distribution de l'eau parisienne revient dans le giron du public. C'est ce qu'a décidé le conseil municipal de la capitale le 24 novembre dernier.
Depuis 1984, 2 sociétés privées se partageaient la gestion de cette distribution. Véolia avait en charge la rive droite de la Seine, tandis que Suez desservait la rive gauche.
Seule, la production était assurée par une société à 10% publique, la SAGEP (Société anonyme de gestion des eaux de Paris).
Ce retour à une gestion publique de l'eau est évidemment éminemment symbolique. Il faut rappeler qu'en France, la gestion de l'eau des communes est en grande majorité confiée au privé. Pour 72% de la population, l'eau qui sort du robinet est acheminée soit par les deux grands opérateurs, Véolia ou Suez ou le par le troisième leader, plus petit, la Saur.
Il ne s'agit pas en fait d'une complète privatisation. L'eau est le plus souvent confiée à ces opérateurs sous la forme d'une délégation de service public, pour une durée limitée, mais renouvelable à souhait. L'autre forme de gestion de l'eau est publique par le biais de régies municipales.
C'est vers ce mode de gestion que se tourne donc la capitale. Une décision politique comme le souligne Anne Hidalgo, l'adjointe au maire de Paris. Pour elle, l'eau est un bien commun. Créer un grand service public de l'eau répond à cette volonté de s'occuper au mieux de ce bien commun.
La décision parisienne marque donc un grand coup dans le débat public / privé de la gestion de l'eau.
Mais il ne faut pas oublier que le processus a déjà été engagé par d'autre communes, comme Châtellerault, Cherbourg, Castres, ou même Grenoble qui est la seule grande ville a avoir récupéré la gestion de l'eau. Ce retour en régie s'est jusqu'alors effectué sans surcoût pour l'usager.
L'objectif de la mairie de Paris n'est d'ailleurs pas de faire baisser sensiblement la facture individuelle. Facturée 2,81€ le mètre cube au particulier, l'eau potable parisienne reste la moins chère d'Ile-de-France. Elle est même un peu sous la moyenne française qui se situe à 2,90€ le m3. L'idée est plus d'offrir aux parisiens la meilleure eau au meilleur prix. Pas de baisse de la facture, qui augmente depuis 20 ans, mais dans un premier temps, une stabilisation du coût par habitant. Les services municipaux réfléchissent en parallèle à une tarification sociale de l'eau pour éviter les coupures aux ménages les plus démunis.
Trouver le juste prix de l'eau reste une quadrature difficile à résoudre pour les communes d'autant que si l'eau reste globalement moins chère quand elle est publique que lorsqu'elle est gérée par le privée, le coût de la gestion publique peut se retrouver répercutée sur les impôts locaux.
revue de presse
LE tarif de l'eau revu a la baisse
Vendredi 5 Décembre 2008Muret, région toulousaine, France. Le 3 décembre 2008-12-03
Le prix de l'eau va baisser de 15% en 2009
La ville de Muret et Véolia Eau ont trouvé un accord pour faire baisser le prix de l'eau d'une moyenne de 15 %. Une première dans la région.
La gestion de l'eau fait des remous. Alors que Saint-Orens et Toulouse ont lancé un audit, Muret est la première ville de l'agglomération à renégocier son contrat. La décision a été prise hier soir. De leur côté, plusieurs associations de consommateurs réclament une harmonisation des tarifs, incompréhensibles et injustes d'une commune à l'autre.
C'est une satisfaction pour André Mandement, le maire de Muret et son premier adjoint, Christophe Delahaye. Le conseil municipal a entériné hier soir le nouveau contrat passé avec Veolia Eau qui débouche sur une baisse significative du prix de l'eau pour les Muretains. Les deux élus ont travaillé de concert sur ce dossier : le maire sur l'aspect politique et le premier adjoint, spécialiste en la matière, sur le côté technique. Au final, une renégociation du contrat avec Veolia qui courait jusque juin 2012. Le prix de l'eau était devenu depuis plusieurs années le cheval de bataille de l'opposition. Elle en avait d'ailleurs fait un argument essentiel de la campagne électorale. Revenue aux affaires en mars, elle a posé clairement le problème à Veolia Eau (ex-Compagnie générale des eaux, ex Vivendi), concessionnaire du service public de la distribution d'eau potable et de l'assainissement depuis… 1958. Ou la compagnie privée révisait ses tarifs à la baisse (3,47 % de hausse en 2007) ou la ville municipalisait le service en régie. La négociation l'a emporté sur une épreuve de force, pénalisante financièrement pour l'usager. La rupture du contrat avant 2012 aurait effectivement entraîné la récupération du personnel de Veolia par la ville et des frais supplémentaires. Un accord a été trouvé. « La renégociation a été menée dans un réel esprit de partenariat. Veolia Eau a répondu aux attentes fortes pour la maîtrise du prix de l'eau et la performance du service (lutte contre le gaspillage, qualité des rejets,…). Notre volonté est d'offrir la meilleure qualité de services aux consommateurs », indique Veolia Eau.
A partir du 1er janvier, le tarif sera à la baisse. Il sera ventilé selon la consommation mensuelle. Quatre tranches ont été établies de 30 m3 à plus de 500 m3 ce qui amène à une baisse moyenne de 15 % pour le maximum de foyers.
La ville de Muret et Véolia Eau ont trouvé un accord pour faire baisser le prix de l'eau d'une moyenne de 15 %. Une première dans la région.
La gestion de l'eau fait des remous. Alors que Saint-Orens et Toulouse ont lancé un audit, Muret est la première ville de l'agglomération à renégocier son contrat. La décision a été prise hier soir. De leur côté, plusieurs associations de consommateurs réclament une harmonisation des tarifs, incompréhensibles et injustes d'une commune à l'autre.
C'est une satisfaction pour André Mandement, le maire de Muret et son premier adjoint, Christophe Delahaye. Le conseil municipal a entériné hier soir le nouveau contrat passé avec Veolia Eau qui débouche sur une baisse significative du prix de l'eau pour les Muretains. Les deux élus ont travaillé de concert sur ce dossier : le maire sur l'aspect politique et le premier adjoint, spécialiste en la matière, sur le côté technique. Au final, une renégociation du contrat avec Veolia qui courait jusque juin 2012. Le prix de l'eau était devenu depuis plusieurs années le cheval de bataille de l'opposition. Elle en avait d'ailleurs fait un argument essentiel de la campagne électorale. Revenue aux affaires en mars, elle a posé clairement le problème à Veolia Eau (ex-Compagnie générale des eaux, ex Vivendi), concessionnaire du service public de la distribution d'eau potable et de l'assainissement depuis… 1958. Ou la compagnie privée révisait ses tarifs à la baisse (3,47 % de hausse en 2007) ou la ville municipalisait le service en régie. La négociation l'a emporté sur une épreuve de force, pénalisante financièrement pour l'usager. La rupture du contrat avant 2012 aurait effectivement entraîné la récupération du personnel de Veolia par la ville et des frais supplémentaires. Un accord a été trouvé. « La renégociation a été menée dans un réel esprit de partenariat. Veolia Eau a répondu aux attentes fortes pour la maîtrise du prix de l'eau et la performance du service (lutte contre le gaspillage, qualité des rejets,…). Notre volonté est d'offrir la meilleure qualité de services aux consommateurs », indique Veolia Eau.
A partir du 1er janvier, le tarif sera à la baisse. Il sera ventilé selon la consommation mensuelle. Quatre tranches ont été établies de 30 m3 à plus de 500 m3 ce qui amène à une baisse moyenne de 15 % pour le maximum de foyers.

