Association pour le Contrat Mondial de L'Eau


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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun

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Situation au Maroc

Bensmim priorité a la vie

Jeudi 17 Décembre 2009

communiqué commun ( publié à la suite de l'initiative internationale organisée en soutien à la population de Ben S'mim les 5 et 6 décembre). de l’ACME Maroc, l’ACME France, la Coordination Eau Île-de-France, ATTAC France, S-eau-S Bretagne
14/12/2009


Depuis dix ans, les habitants de Ben S’mim s’opposent à l’implantation d’une usine de mise en bouteille de l’unique source de leur village. Leur action, avec le soutien de l’ACME Maroc, de l’ACME France, d’Attac Maroc de l’Association marocaine des droits humains et de bien d’autres (1) a retardé considérablement la construction de l’usine. Celle-ci, achevée au début de l’année, ne fonctionne toujours pas en décembre 2009 ! Mais les premières conséquences de son implantation se font déjà sentir. La maîtrise des eaux est en train d’échapper aux villageois. Les eaux de la source qui seraient captées par l’usine seront réparties en dehors de tout contrôle citoyen. Le fragile équilibre qui existait depuis longtemps entre les différents usages de l’eau et entre les différents usagers est sur le point d’être rompu. La solidarité entre les tribus, fondée sur un partage équitable, est menacée par la marchandisation où chacun exigera sa part sans considération pour le voisin. Dans ses conditions, l’ACME Maroc, l’ACME France, la Coordination Eau Île de France, ATTAC France

Condamnent à nouveau ce projet destructeur et le comportement criminel des affairistes qui profitent de la raréfaction de l’eau pour s’enrichir davantage sur le dos des populations sinistrées.
Affirment qu’entre les différents usages de l’eau une priorité absolue doit être accordée à l’eau pour la vie, c’est-à-dire à la consommation domestique, au breuvage des animaux et à l’agriculture vivrière
Exigent la participation des habitants à toutes les décisions concernant la source et à la gestion des eaux.
Exigent la transparence sur l’opérateur dont aujourd’hui personne ne sait rien (aucune information sur les travaux n’est affichée, par exemple). Que fait cette société ? Quelle est sa compétence et son expérience ? Où est-elle immatriculée ? A qui appartient-elle ?


(1) parmi lesquels : la Coordination Eau Île-de-France, ATTAC France, le réseau AquAttac, l'Association « l'Eau est le pont », la Fondation France Libertés, Gérard Borvon, Larbi Bouguerra, Christine Bourcet, maire-adjointe de Nanterre, José Bové et le Groupe des Verts au Parlement européen, Riccardo Petrella…
acme maroc
Tags : ben smim
Rédigé par acme maroc le Jeudi 17 Décembre 2009 à 20:58

revue de presse

De l'eau à Copenhague

Lundi 14 Décembre 2009
Par Anne Le Strat, Alessandro Ramazotti, Christiane Franck et Roger Vioud

LEMONDE.FR | 11.12.09 | 15h31



Alors que le sommet de Copenhague vient de s'ouvrir, les réunions de négociations se multiplient, les déclarations se succèdent, mais aucun scénario de consensus ne se profile. Face au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront pourtant parvenir à surmonter leurs divergences pour donner une suite au protocole de Kyoto à la hauteur des enjeux. L'avenir climatique de l'humanité se joue à cette conférence ; mais également l'avenir des ressources indispensables aux générations futures, et au vivant en général. Première parmi ces ressources : l'eau. Essentielles à la vie, les ressources en eau seront rapidement et fortement impactées par le changement climatique. Le dernier rapport du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) rappelle le lien évident entre modifications du climat et pluviométrie. Si les inconnues sont grandes, tous les scénarios laissent entrevoir un "accroissement des extrêmes" : de fortes sécheresses et des crues violentes. Les latitudes méditerranéennes, qui abritent près du quart de la population mondiale, seront particulièrement affectées. Plus globalement, la répartition géographique des précipitations sera profondément modifiée, bouleversant fortement les activités humaines.



Bien commun, l'eau représente aujourd'hui un enjeu critique pour nos sociétés. Garantir l'accès à l'eau en tant que droit humain et gérer les ressources de manière soutenable constituent une responsabilité collective tant à l'échelle du village qu'à celle de la communauté mondiale.



La plus grande négociation mondiale depuis 1992 traitant du devenir de l'humanité et de la planète ne peut être centrée exclusivement sur les problèmes énergétiques. Aujourd'hui déjà, les premiers besoins pour plus de trois milliards d'êtres humains sont l'accès à l'eau, l'alimentation ou encore la santé. La discussion internationale sur le climat doit impérativement englober ces priorités, qui sont et seront celles de la moitié de la planète.



Nous, membres fondateurs du réseau Aqua Publica Europea, avons la volonté de rassembler les opérateurs publics des services d'eau et d'assainissement européens pour promouvoir une gestion publique et responsable de l'eau. Opérateurs de terrain, nous sommes confrontés à la complexité de la gestion de cette ressource si vitale et tellement fragile.



Aux pouvoirs publics engagés dans les négociations de l'United Nations Framework Convention on Climatic Change, nous adressons trois demandes.



Premièrement, que la problématique de l'eau soit incluse, en tant que telle, à l'agenda de la COP 15 (conférence des parties) à Copenhague.



Deuxièmement, que le traité de Copenhague, que nous appelons de tous nos vœux, approuve le principe de l'élaboration d'un protocole mondial sur l'eau. Ce protocole devra répondre à tous les enjeux, de court et long terme, liés à l'eau (approvisionnement, pollutions, etc.).



Troisièmement, que soit créée une Autorité mondiale de l'eau sous l'égide des Nations unies, instrument efficace d'action et de coopération internationales, regroupant les différentes agences de l'ONU travaillant dans le domaine de l'eau. Cette Autorité mondiale pour l'eau devra être dotée d'une autonomie réelle à l'égard des intérêts politiques nationaux, mais aussi des grands intérêts privés économiques qui dominent le secteur de l'eau.



A l'heure où l'on se passionne pour la découverte d'eau sur la Lune , il est grand temps de mobiliser notre intérêt pour l'accès à l'eau des Terriens et de leurs enfants !



Anne Le Strat est adjointe au maire de Paris, chargée de l'eau, de l'assainissement et de la gestion des canaux, présidente d'Eau de Paris



Alessandro Ramazotti est président de Cap Holding, Milan, Italie



Christiane Franck est directrice générale de Vivaqua, Bruxelles, Belgique



Roger Vioud est responsable des relations transfrontaliè res aux Services industriels de Genève, Suisse



Anne Le Strat, Alessandro Ramazotti, Christiane Franck et Roger Vioud, sont respectivement présidente, vice-président, administratrice déléguée et secrétaire général d'Aqua Publica Europea, le réseau des entreprises publiques européennes de l'eau.

MEHDI LAHLOU
Rédigé par MEHDI LAHLOU le Lundi 14 Décembre 2009 à 23:03

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