Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
Galerie
Profil
Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
Rubriques
Dernières notes
Archives
Infos XML
Liste de liens
Tags
ag
Amendis
assainissement
ben s'mim
ben smim
changement climatique
corruption lydec
corruption eau
eau embouteillée
fao
fete de l'eau
fête de l'eau
journée mondiale de l'eau
la journée mondiale de l'eau
le maghreb
lydec
manque d'eau
marrakech
onep
palestine
pollution
privatisation
privatisation mali
privatisation maroc
qui sommes-nous ?
region
veolia
veolia suez lydec
vivendi
yemen
contributions
JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU 22 Mars 2009
Jeudi 26 Mars 2009texte publié par la présidente de l'association "L'Eau est le pont'' à l'occasion de la rencontre organisée à Paris, le 22 mars, pour fêter la Journée mondiale de l'eau et a la quelle a pris part Mehdi lahlou
Ce 22 mars, l’association « L’eau est le pont » (http://leauestlepont.free.fr) a ouvert son « ambassade de l’eau », située 103 Bis, rue de Charenton à Paris XIIème à ses adhérents et amis, ainsi qu’aux habitants du quartier. Nous avons eu le plaisir d’y accueillir également deux pays, le Maroc et le Mali, à travers deux personnalités ayant accepté notre invitation, MM. Mehdi Lahlou et Pédro Kouyaté qui, à des titres divers, nous ont fait voyager vers d’autres réalités et d’autres imaginaires de l’eau.
Cette manifestation, alors que s’achevait le 5ème forum mondial de l’eau à Istanbul et que l’on célébrait la journée mondiale de l’eau, avait pour but de rappeler que l’eau n’a pas encore conquis la place qui lui revient : celle d’un droit humain, et qu’elle doit jouer son rôle de lien entre nous. En effet, le 5ème forum mondial de l’eau a « refermé ses vannes » sur une déclaration qui n'inclut pas le "droit à l'eau", réclamé par des ONG et plusieurs pays. Ainsi se suivent les forums et se ressemblent…
Il était donc tout à fait d’actualité que Mehdi Lahlou, économiste, président de l’association pour un contrat mondial de l’eau (ACME Maroc), et membre du comité de parrainage de notre association, évoque la situation du village de Ben S’mim, sur la route d’Ifrane (Moyen-Atlas), dont les habitants sont confrontés à la privatisation de leur source. En effet, tout est prêt pour que cette eau soit mise en bouteilles et commercialisée par un consortium aux composantes multiples et opaques.
Le cas de Ben S’mim n’est pas isolé dans le monde où le droit à l’eau est bafoué par différentes formes d’appropriation privée : dans l’Etat du Kerala en Inde , les paysans s’opposent au géant Coca-Cola depuis le début des années 2000 ; dans l’Etat du Minas Geraïs au Brésil , la population de Sao Lourenço fait face à un autre géant, Nestlé.
Mehdi Lahlou s’est attaché à souligner l’exemplaire résistance de la population de Ben S’mim, ce qui place le village sous surveillance policière. Une marche des habitants protestant contre la démonstration de force des machines de terrassement, en septembre 2007, a conduit 7 habitants en prison ; 3 ont été relâchés dans les heures qui suivirent ; les 4 autres ont passé un mois en prison. C’est l’action de l’ACME Maroc et d’autres associations qui permet de briser l’isolement de Ben S’mim : des marches solidaires sont organisées et la presse internationale se fait l’écho de cette situation (voir site http://www.acme-eau.org).
Fidèle à son projet de parler également à notre sensibilité pour toucher notre conscience et notre responsabilité face à la ressource, il était naturel que le programme de cet après-midi se poursuive par le concert d’un musicien, auteur, compositeur et interprète malien, Pédro Kouyaté, ex-calebassiste de Boubakar Traoré, qui propose actuellement avec son groupe « Mankinka Transe Acoustique », un répertoire de ses propres compositions, inspirées par ses racines mandingues et enrichies de sonorités contemporaines. (http://www.myspace.com/pedrokouyate) Nous avons pu voyager sur le « Ko » (fleuve, en mandingue) des « Bama » (caïmans) qui a donné son nom à Bamako, et nous laisser ainsi porter sur les eaux du Niger et du Nil par la poésie d’un récit légendaire où la déesse de l’eau et son messager-griot ont su nous enchanter. Accompagné de sa guitare et de son n’goni (harpe à chevalet ou petite guitare du monde mandingue, dont l'origine remonte au XIIème siècle), Pédro nous a offert d’inestimables moments de musique où l’eau, source d’inspiration, a repris naturellement tous ses droits.
On aurait aimé retenir le fleuve de ses mots et de ses notes de musique !
Puissions-nous puiser dans le combat des habitats de Ben S’mim et les récits de notre ami griot l’énergie de notre commun combat pour une eau protégée et partagée.
Cette manifestation, alors que s’achevait le 5ème forum mondial de l’eau à Istanbul et que l’on célébrait la journée mondiale de l’eau, avait pour but de rappeler que l’eau n’a pas encore conquis la place qui lui revient : celle d’un droit humain, et qu’elle doit jouer son rôle de lien entre nous. En effet, le 5ème forum mondial de l’eau a « refermé ses vannes » sur une déclaration qui n'inclut pas le "droit à l'eau", réclamé par des ONG et plusieurs pays. Ainsi se suivent les forums et se ressemblent…
Il était donc tout à fait d’actualité que Mehdi Lahlou, économiste, président de l’association pour un contrat mondial de l’eau (ACME Maroc), et membre du comité de parrainage de notre association, évoque la situation du village de Ben S’mim, sur la route d’Ifrane (Moyen-Atlas), dont les habitants sont confrontés à la privatisation de leur source. En effet, tout est prêt pour que cette eau soit mise en bouteilles et commercialisée par un consortium aux composantes multiples et opaques.
Le cas de Ben S’mim n’est pas isolé dans le monde où le droit à l’eau est bafoué par différentes formes d’appropriation privée : dans l’Etat du Kerala en Inde , les paysans s’opposent au géant Coca-Cola depuis le début des années 2000 ; dans l’Etat du Minas Geraïs au Brésil , la population de Sao Lourenço fait face à un autre géant, Nestlé.
Mehdi Lahlou s’est attaché à souligner l’exemplaire résistance de la population de Ben S’mim, ce qui place le village sous surveillance policière. Une marche des habitants protestant contre la démonstration de force des machines de terrassement, en septembre 2007, a conduit 7 habitants en prison ; 3 ont été relâchés dans les heures qui suivirent ; les 4 autres ont passé un mois en prison. C’est l’action de l’ACME Maroc et d’autres associations qui permet de briser l’isolement de Ben S’mim : des marches solidaires sont organisées et la presse internationale se fait l’écho de cette situation (voir site http://www.acme-eau.org).
Fidèle à son projet de parler également à notre sensibilité pour toucher notre conscience et notre responsabilité face à la ressource, il était naturel que le programme de cet après-midi se poursuive par le concert d’un musicien, auteur, compositeur et interprète malien, Pédro Kouyaté, ex-calebassiste de Boubakar Traoré, qui propose actuellement avec son groupe « Mankinka Transe Acoustique », un répertoire de ses propres compositions, inspirées par ses racines mandingues et enrichies de sonorités contemporaines. (http://www.myspace.com/pedrokouyate) Nous avons pu voyager sur le « Ko » (fleuve, en mandingue) des « Bama » (caïmans) qui a donné son nom à Bamako, et nous laisser ainsi porter sur les eaux du Niger et du Nil par la poésie d’un récit légendaire où la déesse de l’eau et son messager-griot ont su nous enchanter. Accompagné de sa guitare et de son n’goni (harpe à chevalet ou petite guitare du monde mandingue, dont l'origine remonte au XIIème siècle), Pédro nous a offert d’inestimables moments de musique où l’eau, source d’inspiration, a repris naturellement tous ses droits.
On aurait aimé retenir le fleuve de ses mots et de ses notes de musique !
Puissions-nous puiser dans le combat des habitats de Ben S’mim et les récits de notre ami griot l’énergie de notre commun combat pour une eau protégée et partagée.
contributions
« Sans eau
Je suis moins qu’une mouche
Un amas de pierres »
chantait l’immense poète Louis Aragon.
Aujourd’hui, Gaza est hélas ! littéralement réduite à l’état de pierres par la barbare et criminelle agression sioniste La journée mondiale de l’eau du 22 mars permet de mettre opportunément le doigt sur une autre des indicibles souffrances qu’Israël s’ingénie à faire subir à tous les Palestiniens :le manque d’eau…en toute illégalité car l’occupant est tenu d’assurer la desserte en eau de la population occupée ; de plus, les accords d’Oslo de septembre 1995 ont reconnu le droit des Palestiniens sur l’eau du pays dans le cadre d’un « partage équitable et raisonnable de la ressource » comme le veut du reste le droit international traditionnel de l’eau ainsi que la Conférence de Madrid, les Règles d’Helsinski et le Plan Johnston comme nous l’a affirmé M. Rabah Echeïkh, vice-président de l’Autorité Palestinienne de l’Eau.à Gaza.
larbi bouguerra
L’eau, instrument de punition collective :
Israël veut être le maître de l’eau et poursuit depuis longtemps une politique systématique qui consiste à en priver les Palestiniens. Dans Le Monde du 24 avril 2001, Sharon déclarait on ne peut plus clairement: « Ce n’est pas par hasard que les colonies se trouvent là où elles sont. Il faut conserver la zone de sécurité ouest en Cisjordanie, la zone de sécurité est, les routes qui relient Jérusalem et, bien entendu, la nappe phréatique d’où vient le tiers de notre eau. »
En 1974 déjà, Eric Rouleau, reporter au journal Le Monde (et ancien ambassadeur de France dans notre pays) mentionnait déjà le fait qu’Israël déversait des pesticides dans les canalisations d’eau et bouchait les puits des villages palestiniens. Lors de la guerre des Six Jours, en 1967, Israël n’a pas hésité à bombarder le barrage du Yarmouk édifié, au pied du Golan, par la Syrie et la Jordanie sur cet affluent du Jourdain. Or, le bombardement de tels ouvrages est interdit par les Conventions de Genève. En 2002, Israël a menacé le Liban afin qu’il cesse d’alimenter des villages palestiniens avec l’eau du Hasbani (affluent du Jourdain) et du Litani. Auparavant, Avigdor Lieberman, ex-videur de boîte de nuit né en Moldavie, conseiller de Sharon lors de la première Intifada de 1987, a menacé l’Egypte de bombarder le barrage d’Assouan si elle prêtait main forte aux lanceurs de pierre et aux résistants palestiniens. On imagine les terribles conséquences d’un tel acte qui libérerait des milliards de mètres cubes d’eau dans la vallée du Nil ! On peut craindre le pire maintenant que cet extrémiste enragé va redevenir membre du gouvernement de Netanyahou.
En fait, l’eau est utilisée pour punir collectivement les Palestiniens.
L’ancien ministre Yitzhak Rabin, à la suite de l’Intifada, en a fait une pratique courante: après chaque attentat, Israël prive d’eau le village dont est originaire le kamikaze et mitraille les réservoirs recueillant l’eau de pluie sur ses toits. Quand cela se produit en mai par exemple, les Palestiniens se retrouvent privés d’eau jusqu’au début de l’hiver…s’il pleut. Amira Hass, journaliste israélienne à Ha’aretz a dénoncé, en 2002, cette politique inhumaine à Naplouse- où elle vit. Elle a aussi publié un livre au titre révélateur : « Boire la mer à Gaza, chronique 1993-1996 »
S’en prendre à l’eau des Palestiniens de manière discriminatoire, c’est de la part d’Israël, une autre manœuvre pour porter atteinte à leur développement social et économique et les empêcher d’atteindre un niveau de vie décent. De plus, le manque d’eau et l’absence de gestion des eaux usées – car l’occupant interdit les travaux sur le réseau et ne permet pas l’entrée du fuel pour les pompes- génèrent de graves problèmes de santé au point que, depuis août 2006, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a prépositionné les équipements et les médicaments pour traiter une éventuelle épidémie de choléra.
Injustice et discrimination :
La politique constante de démolition des infrastructures: adductions, centrale électrique, réservoirs, pompes …est minutieusement planifiée pour rendre impossible la vie aux Palestiniens et les amener à quitter leur terre au bénéfice des colons sionistes et à se soumettre à l’occupation.
A Gaza, au cours des trois dernières années, le siège inhumain décrété par les sionistes a exacerbé la pénurie d’eau. Du fait du délabrement du réseau, l’eau potable de la Bande n’est pas saine dans la proportion de 80% selon Amnesty International. La récente agression a, bien évidemment, aggravé ces terribles conditions puisque les bombardements ont gravement endommagé le réseau dans les zones urbaines, au camp de réfugiés de Nassirat et détruit les puits à Jabalia.
De même, le réseau d’eaux usées a été fortement atteint avec les conséquences sanitaires qu’on imagine.
Depuis janvier 2009, un demi-million de personnes- soit le tiers des habitants de Gaza- est privé d’eau potable.
Et alors que, quand une colonie sioniste s’installe en Cisjordanie, le premier élément qui sort de terre est un château d’eau- généralement protégé par des barbelés- 500 communautés villageoises palestiniennes de Cisjordanie ne sont pas desservies en eau potable. Seul recours : les camions-citernes dont le prix a atteint des sommets suite aux innombrables check points et aux tracasseries de toute sorte qui sont le lot de la circulation des véhicules aux plaques palestiniennes. Reste l’eau de pluie pour répondre aux multiples usages pour la boisson, l’hygiène, les animaux domestiques, l’arrosage des potagers….mais huit années de sécheresse consécutives ont bien évidemment aggravé le calvaire des gens…. qui voient les colons parlant russe arroser le vert gazon de leur villa et déverser sur eux, dans de nombreux cas, leurs eaux usées. Le journal Ha’aretz fustige ces colons qui « consomment l’eau comme si Israël était la Norvège ».
Pour sa part, Amnesty International rapporte que le 15 janvier 2008, à Beït Ala, près de Béthléem, l’armée israélienne a arraché les arbres des vergers palestiniens et détruit de manière systématique et planifiée neuf réservoirs rendus irréparables– construits par des ONG locales financés par l’Union Européenne- privant ainsi d’eau neuf familles. De tels actes avaient déjà été perpétrés par les militaires sionistes en 1999 et 2001, plus au sud, à Soussia.
Rappelons à ce propos que l’eau des Palestiniens est entièrement sous la férule des militaires par la grâce de l’infâme ordonnance militaire n° 158 du 30 octobre 1967 qui dispose qu’ « il est interdit à quiconque de mettre en œuvre ou de détenir des installations hydrauliques sans avoir préalablement obtenu l’autorisation du commandement militaire ». C’est ainsi qu’aucun village palestinien ne peut forer de puits dépassant 18 mètres de profondeur. Il va de soi que cette limitation ne s’applique pas aux colonies et dès que l’une d’elles s’installe près d’un village, ses puits tarissent du fait de la profondeur de son forage et de la puissance de ses motopompes.
L’injustice et la discrimination font qu’un Palestinien ne dispose aujourd’hui que de 60 à 90 litres d’eau par jour dans le meilleur des cas alors qu’un Israélien dispose d’une moyenne de 280 litres quotidiennement d’après le New York Times du 02 septembre 2001. Or, la grande majorité des nappes d’eau douce alimentant la Palestine se trouve en Cisjordanie et se recharge grâce à l’eau de pluie qui y tombe. Pourtant, Israël s’adjuge la part du lion et puise 340 millions de mètres cubes dans ces aquifères et ne permet aux Palestiniens que l’usage de 22 millions de mètres cubes seulement.
On comprend que les Palestiniens voient aujourd’hui leur pays comme « le pays de la soif ».
Tewfik Abou Wael, le talentueux cinéaste palestinien a signé un beau film au titre éloquent : « Atash » qui a remporté le Prix de la Critique Internationale à Cannes en 2006.
Face à leur déni flagrants des droits vitaux des Palestiniens, les Israéliens et leurs soutiens aux Etats Unis, dans l’Union Européenne et ailleurs seraient bien inspirés d’entendre la voix du regretté Mahmoud Darwich quand il déclame :
« Enregistre en première page :
Je ne déteste pas les gens
Ni n’empiète personne
Mais quand on m’affame
Je mange la chair de mes spoliateurs
Prenez garde
Prenez garde
A ma faim et à ma colère »
Mohamed Larbi Bouguerra
Israël veut être le maître de l’eau et poursuit depuis longtemps une politique systématique qui consiste à en priver les Palestiniens. Dans Le Monde du 24 avril 2001, Sharon déclarait on ne peut plus clairement: « Ce n’est pas par hasard que les colonies se trouvent là où elles sont. Il faut conserver la zone de sécurité ouest en Cisjordanie, la zone de sécurité est, les routes qui relient Jérusalem et, bien entendu, la nappe phréatique d’où vient le tiers de notre eau. »
En 1974 déjà, Eric Rouleau, reporter au journal Le Monde (et ancien ambassadeur de France dans notre pays) mentionnait déjà le fait qu’Israël déversait des pesticides dans les canalisations d’eau et bouchait les puits des villages palestiniens. Lors de la guerre des Six Jours, en 1967, Israël n’a pas hésité à bombarder le barrage du Yarmouk édifié, au pied du Golan, par la Syrie et la Jordanie sur cet affluent du Jourdain. Or, le bombardement de tels ouvrages est interdit par les Conventions de Genève. En 2002, Israël a menacé le Liban afin qu’il cesse d’alimenter des villages palestiniens avec l’eau du Hasbani (affluent du Jourdain) et du Litani. Auparavant, Avigdor Lieberman, ex-videur de boîte de nuit né en Moldavie, conseiller de Sharon lors de la première Intifada de 1987, a menacé l’Egypte de bombarder le barrage d’Assouan si elle prêtait main forte aux lanceurs de pierre et aux résistants palestiniens. On imagine les terribles conséquences d’un tel acte qui libérerait des milliards de mètres cubes d’eau dans la vallée du Nil ! On peut craindre le pire maintenant que cet extrémiste enragé va redevenir membre du gouvernement de Netanyahou.
En fait, l’eau est utilisée pour punir collectivement les Palestiniens.
L’ancien ministre Yitzhak Rabin, à la suite de l’Intifada, en a fait une pratique courante: après chaque attentat, Israël prive d’eau le village dont est originaire le kamikaze et mitraille les réservoirs recueillant l’eau de pluie sur ses toits. Quand cela se produit en mai par exemple, les Palestiniens se retrouvent privés d’eau jusqu’au début de l’hiver…s’il pleut. Amira Hass, journaliste israélienne à Ha’aretz a dénoncé, en 2002, cette politique inhumaine à Naplouse- où elle vit. Elle a aussi publié un livre au titre révélateur : « Boire la mer à Gaza, chronique 1993-1996 »
S’en prendre à l’eau des Palestiniens de manière discriminatoire, c’est de la part d’Israël, une autre manœuvre pour porter atteinte à leur développement social et économique et les empêcher d’atteindre un niveau de vie décent. De plus, le manque d’eau et l’absence de gestion des eaux usées – car l’occupant interdit les travaux sur le réseau et ne permet pas l’entrée du fuel pour les pompes- génèrent de graves problèmes de santé au point que, depuis août 2006, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a prépositionné les équipements et les médicaments pour traiter une éventuelle épidémie de choléra.
Injustice et discrimination :
La politique constante de démolition des infrastructures: adductions, centrale électrique, réservoirs, pompes …est minutieusement planifiée pour rendre impossible la vie aux Palestiniens et les amener à quitter leur terre au bénéfice des colons sionistes et à se soumettre à l’occupation.
A Gaza, au cours des trois dernières années, le siège inhumain décrété par les sionistes a exacerbé la pénurie d’eau. Du fait du délabrement du réseau, l’eau potable de la Bande n’est pas saine dans la proportion de 80% selon Amnesty International. La récente agression a, bien évidemment, aggravé ces terribles conditions puisque les bombardements ont gravement endommagé le réseau dans les zones urbaines, au camp de réfugiés de Nassirat et détruit les puits à Jabalia.
De même, le réseau d’eaux usées a été fortement atteint avec les conséquences sanitaires qu’on imagine.
Depuis janvier 2009, un demi-million de personnes- soit le tiers des habitants de Gaza- est privé d’eau potable.
Et alors que, quand une colonie sioniste s’installe en Cisjordanie, le premier élément qui sort de terre est un château d’eau- généralement protégé par des barbelés- 500 communautés villageoises palestiniennes de Cisjordanie ne sont pas desservies en eau potable. Seul recours : les camions-citernes dont le prix a atteint des sommets suite aux innombrables check points et aux tracasseries de toute sorte qui sont le lot de la circulation des véhicules aux plaques palestiniennes. Reste l’eau de pluie pour répondre aux multiples usages pour la boisson, l’hygiène, les animaux domestiques, l’arrosage des potagers….mais huit années de sécheresse consécutives ont bien évidemment aggravé le calvaire des gens…. qui voient les colons parlant russe arroser le vert gazon de leur villa et déverser sur eux, dans de nombreux cas, leurs eaux usées. Le journal Ha’aretz fustige ces colons qui « consomment l’eau comme si Israël était la Norvège ».
Pour sa part, Amnesty International rapporte que le 15 janvier 2008, à Beït Ala, près de Béthléem, l’armée israélienne a arraché les arbres des vergers palestiniens et détruit de manière systématique et planifiée neuf réservoirs rendus irréparables– construits par des ONG locales financés par l’Union Européenne- privant ainsi d’eau neuf familles. De tels actes avaient déjà été perpétrés par les militaires sionistes en 1999 et 2001, plus au sud, à Soussia.
Rappelons à ce propos que l’eau des Palestiniens est entièrement sous la férule des militaires par la grâce de l’infâme ordonnance militaire n° 158 du 30 octobre 1967 qui dispose qu’ « il est interdit à quiconque de mettre en œuvre ou de détenir des installations hydrauliques sans avoir préalablement obtenu l’autorisation du commandement militaire ». C’est ainsi qu’aucun village palestinien ne peut forer de puits dépassant 18 mètres de profondeur. Il va de soi que cette limitation ne s’applique pas aux colonies et dès que l’une d’elles s’installe près d’un village, ses puits tarissent du fait de la profondeur de son forage et de la puissance de ses motopompes.
L’injustice et la discrimination font qu’un Palestinien ne dispose aujourd’hui que de 60 à 90 litres d’eau par jour dans le meilleur des cas alors qu’un Israélien dispose d’une moyenne de 280 litres quotidiennement d’après le New York Times du 02 septembre 2001. Or, la grande majorité des nappes d’eau douce alimentant la Palestine se trouve en Cisjordanie et se recharge grâce à l’eau de pluie qui y tombe. Pourtant, Israël s’adjuge la part du lion et puise 340 millions de mètres cubes dans ces aquifères et ne permet aux Palestiniens que l’usage de 22 millions de mètres cubes seulement.
On comprend que les Palestiniens voient aujourd’hui leur pays comme « le pays de la soif ».
Tewfik Abou Wael, le talentueux cinéaste palestinien a signé un beau film au titre éloquent : « Atash » qui a remporté le Prix de la Critique Internationale à Cannes en 2006.
Face à leur déni flagrants des droits vitaux des Palestiniens, les Israéliens et leurs soutiens aux Etats Unis, dans l’Union Européenne et ailleurs seraient bien inspirés d’entendre la voix du regretté Mahmoud Darwich quand il déclame :
« Enregistre en première page :
Je ne déteste pas les gens
Ni n’empiète personne
Mais quand on m’affame
Je mange la chair de mes spoliateurs
Prenez garde
Prenez garde
A ma faim et à ma colère »
Mohamed Larbi Bouguerra
Récits des manifestations d'ACME-MAROC
ACME/ MAROC A BIEN RAISON DE POSER LA QUESTION
Samedi 21 Mars 2009En marge de son A .G , ACME /MAROC a bien eu l’audace de remettre en question la politique de l’eau jusque là appliquée au Maroc . Mrs SAADI et AKESBI experts en la matière de l’eau et sa gestion, convoqués à l’Institut Hassan II d’Agronomie au matin du samedi 07 Mars 2009, avaient présenté en ouverture des travaux de l’assemblée générale les multiples aspects de cette politique. Le problème de la gestion de l’eau tant au niveau urbain qu’au niveau rural est mis sous la loupe pendant une heure bien pleine.
L’intervention de Mr M. Saïd Saadi s’est focalisée sur l’expérience de la gestion des eaux à Casablanca dans le cadre du contrat entre la collectivité urbaine de Casablanca et la Lydec alors que l’intervention de Mr N. Akesbi s’est chargée de questionner l’incidence de la politique des barrages sur l’économie nationale
* a / première intervention : le torchon brûle à la Lydec
Les allégations soulevées par le membre du CUC contre les agissements de Lydec au cour de son action à Casablanca émanent des manquements de la société délégataire de la gestion de l’eau de l’électricité et de l’assainissement dans notre métropole en rapport avec le cahier des charges de 1997 et suite au mouvement de protestation de la société civile contre la hausse des factures de l’eau et de l’électricité . 2006 inaugure donc le débat autour de la gestion déléguée tant au niveau du Conseil de la ville qu’au niveau de la société civile la presse semble en marge du conflit .Le torchon brûle chez Lydec sur plus d’un coté selon l’audite et le rapport de la commission des experts par la distribution de dividendes d’une manière anticipative( plus de 560 Millions de DH entre 2003 et 2006) , l’introduction en bourse sans consultation au préalable du conseil, le transfert de devises (678 Millions de Dh) d’une manière frauduleuse , et le rendement qui laisse à désirer . La mise en question de la gestion déléguée découle de ces manquements qui sont diamétralement opposés aux objectifs du contrat entre Lydec (groupe Suez Lyon) et le Conseil de la ville de Casablanca pour remédier au problème de l’eau de l’électricité et de l’assainissement tant sur le plan de la gestion que sur le plan de la distribution .Bilan de plus de 10 ans de gestion déléguée au moins à Casablanca est négatif suscitant ainsi un véritable tollé au sein du conseil de la ville pour achopper sur un nouveau contrat qui arrange , sous des pressions de diverses formes, tout le monde sauf les consommateurs les plus démunis encore en attente d’un raccordement promis (10000 prévus par le cahier des charges ,seuls 1250 accomplis réellement ) déjà par le premier contrat :fixation de tarifs pour 10 ans ;restructuration du réseau défectueux , amortissement des pertes ;augmentation d’investissements (1 Milliard de DH) tout en diminuant les investissements techniques dont les retombées sur les factures ne sont pas légères .Bref le constant est lourd de conséquences et a failli mettre un terme à l’expérience de Lydec à Casablanca pour menacer directement l’expansion des multinationales dans leur conquête au domaine des services et de la gestion déléguée .La pression diplomatique les intérêts capitalistes au Maroc sont venus à bout aux difficultés objet du débat houleux au sien du conseil de la ville pour aboutir en fin de compte à réitérer l’emprise de Lydec sur notre grande ville économique et militante qu’est Casablanca . Mr. Saïd Saadi de conclure ,sur un ton amer de militant, que l’exemple de Lydec est bien clair et net pour ce qui est de l’exploitation capitaliste de nos potentialités comme de nos insuffisances techniques et gestionnaires dans le cadre des différends entre groupes et formations politiques quant au problème de la gestion déléguée en pratique à Casablanca ou ailleurs .
* b / tendance vers la gestion déléguée dans l’irrigation ?
Mr .Akesbi s’est lancé dans l’analyse critique de la politique des barrages inaugurée au début des années 60 du siècle dernier et dont l’objectif principal est d’apporter une solution concrète à la pénurie de l’eau de par la situation géographique de notre pays et les besoins en eau dans le domaine d’irrigation ; sur 70 à 75 % des terres fertiles qui ont besoin de l’eau seuls 20 à 25 % de ces terres profitent de barrages ce qui équivaut à quelques 720 000 ha sur 1000 000 ha prévus à l’irrigation et par la politique des barrages . C’est l’un des points soulevé par le conférencier pour montrer que le problème de gestion de notre patrimoine hydrique commence à soulever des questions tout aussi pertinentes en milieu rural qu’en milieu en urbain surtout quand il s’agit de faire une comparaison entre l’enveloppe budgétaire allouée à la réalisation de ces grands projets et les bilans qui laissent à désirer sur le terrain. Une véritable incompatibilité entre les capitaux gaspillés et les réalisations ,du fait des manquements et de la mauvaise gestion du secteur de l’irrigation comme celui de la production .Le problème de la gestion des eaux ,toute proportion gardée, est posé avec acuité malgré les efforts déployés dans le domaine de l’infrastructure (canaux d’irrigation, la petite et la moyenne irrigation,les offices régionaux de la mise en valeur et les budgets accordés au secteur de l’agriculture ) ce qui d’ailleurs a imposé l’ajustement structurel du milieu des années 80 tout aussi fantaisistes que fiables pour remédier aux problèmes cruciaux que vit la campagne marocaine non seulement sous le poids de la sécheresse et le stress hydrique mais également sous le poids combien lourd de conséquence de la mauvaise gestion et de la corruption et déboires abusifs comme du joug du statut des terres .Le Programme du Maroc Vert semble venir à la rescousse du monde rural marquant au moins cette nécessaire intervention suite à l’échec des fameux réajustement des structures et la previtisation des terres de la SODEA et la SOGETA .Du New Deal à la marocaine bien sur dans l’intérêt de la grande propriété foncière jusque là bénéficiaire de la politique des barrages et de différentes reformes qui en découlent tant au niveau structurelle et de la gestion qu’ au niveau de la commercialisation des récoltes .Le problème de l’eau est là et déjà on prépare la transition pour une gestion déléguée : la région du Souss touchée profondément par la dure sécheresse livre les permisses de l’intervention des multinationales dans le domaine de l’irrigation ( gestion déléguée, forages ,adduction d’eau ) et la marchandisation de l’eau .Le conférencier dénonce cette tendance parce qu’elle révèle la manifestation du capitalisme international par le biais de ses filiales pour s’accaparer de notre patrimoine hydrique en campagne qu’en ville.
c / conclusion
A la fin du débat ouvert à l’auditoire Mr Lahlou Mehdi ,président en exercice de ACME /Maroc suite aux éclaircissements des deux intervenants ,se voit dans l’obligation de rappeler la position d’ACME/MAROC quant aux manquements de Lydec à Casablanca ( voir communiqué et conférence de presse à ce sujet) et de rappeler les principes fondamentaux contre la marchandisation de l’eau tant en ville qu’en campagne pour appeler l’Etat à changer sa politique de l’eau et de lire le communiqué suivant en clôture de la premier round de l’AG d’ACME/MAROC ou il :
- Appelle de nouveau à considérer le Droit à l’eau comme un droit humain fondamental et organiser sa distribution comme un service social de base qui ne peut être laissé à la loi de l’offre et de la demande.
- Demande au gouvernement marocain de refuser les décisions du Forum mondial de l’eau – dictées par les grands groupes privés mondiaux de l’eau – et de se comporter au sujet du droit à l’eau comme l’ont déjà fait des pays tels que l’Afrique du Sud, l’Uruguay, La Bolivie, Venezuela ou Cuba
- Appelle le système des Nations Unies à prendre en charge l’organisation du Forum mondial de l’eau à l’avenir, comme une première étape en vue d’inscrire le Droit à l’eau dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme
- Demande la promotion dans les activités liées à la production et à la distribution de l’eau du partenariat public-public, entre pays du sud et pays du nord, et entre pays du sud eux-mêmes.
- Demande l’institution de mécanismes crédibles pour inclure la société civile dans le suivi et le contrôle des activités des organismes publics chargés de la production et la distribution de l’eau et agir à ce propos selon les principes de la démocratie participative.
IDRISSI HOUSSAINE
Sidi Slimane 18 /03/09
* a / première intervention : le torchon brûle à la Lydec
Les allégations soulevées par le membre du CUC contre les agissements de Lydec au cour de son action à Casablanca émanent des manquements de la société délégataire de la gestion de l’eau de l’électricité et de l’assainissement dans notre métropole en rapport avec le cahier des charges de 1997 et suite au mouvement de protestation de la société civile contre la hausse des factures de l’eau et de l’électricité . 2006 inaugure donc le débat autour de la gestion déléguée tant au niveau du Conseil de la ville qu’au niveau de la société civile la presse semble en marge du conflit .Le torchon brûle chez Lydec sur plus d’un coté selon l’audite et le rapport de la commission des experts par la distribution de dividendes d’une manière anticipative( plus de 560 Millions de DH entre 2003 et 2006) , l’introduction en bourse sans consultation au préalable du conseil, le transfert de devises (678 Millions de Dh) d’une manière frauduleuse , et le rendement qui laisse à désirer . La mise en question de la gestion déléguée découle de ces manquements qui sont diamétralement opposés aux objectifs du contrat entre Lydec (groupe Suez Lyon) et le Conseil de la ville de Casablanca pour remédier au problème de l’eau de l’électricité et de l’assainissement tant sur le plan de la gestion que sur le plan de la distribution .Bilan de plus de 10 ans de gestion déléguée au moins à Casablanca est négatif suscitant ainsi un véritable tollé au sein du conseil de la ville pour achopper sur un nouveau contrat qui arrange , sous des pressions de diverses formes, tout le monde sauf les consommateurs les plus démunis encore en attente d’un raccordement promis (10000 prévus par le cahier des charges ,seuls 1250 accomplis réellement ) déjà par le premier contrat :fixation de tarifs pour 10 ans ;restructuration du réseau défectueux , amortissement des pertes ;augmentation d’investissements (1 Milliard de DH) tout en diminuant les investissements techniques dont les retombées sur les factures ne sont pas légères .Bref le constant est lourd de conséquences et a failli mettre un terme à l’expérience de Lydec à Casablanca pour menacer directement l’expansion des multinationales dans leur conquête au domaine des services et de la gestion déléguée .La pression diplomatique les intérêts capitalistes au Maroc sont venus à bout aux difficultés objet du débat houleux au sien du conseil de la ville pour aboutir en fin de compte à réitérer l’emprise de Lydec sur notre grande ville économique et militante qu’est Casablanca . Mr. Saïd Saadi de conclure ,sur un ton amer de militant, que l’exemple de Lydec est bien clair et net pour ce qui est de l’exploitation capitaliste de nos potentialités comme de nos insuffisances techniques et gestionnaires dans le cadre des différends entre groupes et formations politiques quant au problème de la gestion déléguée en pratique à Casablanca ou ailleurs .
* b / tendance vers la gestion déléguée dans l’irrigation ?
Mr .Akesbi s’est lancé dans l’analyse critique de la politique des barrages inaugurée au début des années 60 du siècle dernier et dont l’objectif principal est d’apporter une solution concrète à la pénurie de l’eau de par la situation géographique de notre pays et les besoins en eau dans le domaine d’irrigation ; sur 70 à 75 % des terres fertiles qui ont besoin de l’eau seuls 20 à 25 % de ces terres profitent de barrages ce qui équivaut à quelques 720 000 ha sur 1000 000 ha prévus à l’irrigation et par la politique des barrages . C’est l’un des points soulevé par le conférencier pour montrer que le problème de gestion de notre patrimoine hydrique commence à soulever des questions tout aussi pertinentes en milieu rural qu’en milieu en urbain surtout quand il s’agit de faire une comparaison entre l’enveloppe budgétaire allouée à la réalisation de ces grands projets et les bilans qui laissent à désirer sur le terrain. Une véritable incompatibilité entre les capitaux gaspillés et les réalisations ,du fait des manquements et de la mauvaise gestion du secteur de l’irrigation comme celui de la production .Le problème de la gestion des eaux ,toute proportion gardée, est posé avec acuité malgré les efforts déployés dans le domaine de l’infrastructure (canaux d’irrigation, la petite et la moyenne irrigation,les offices régionaux de la mise en valeur et les budgets accordés au secteur de l’agriculture ) ce qui d’ailleurs a imposé l’ajustement structurel du milieu des années 80 tout aussi fantaisistes que fiables pour remédier aux problèmes cruciaux que vit la campagne marocaine non seulement sous le poids de la sécheresse et le stress hydrique mais également sous le poids combien lourd de conséquence de la mauvaise gestion et de la corruption et déboires abusifs comme du joug du statut des terres .Le Programme du Maroc Vert semble venir à la rescousse du monde rural marquant au moins cette nécessaire intervention suite à l’échec des fameux réajustement des structures et la previtisation des terres de la SODEA et la SOGETA .Du New Deal à la marocaine bien sur dans l’intérêt de la grande propriété foncière jusque là bénéficiaire de la politique des barrages et de différentes reformes qui en découlent tant au niveau structurelle et de la gestion qu’ au niveau de la commercialisation des récoltes .Le problème de l’eau est là et déjà on prépare la transition pour une gestion déléguée : la région du Souss touchée profondément par la dure sécheresse livre les permisses de l’intervention des multinationales dans le domaine de l’irrigation ( gestion déléguée, forages ,adduction d’eau ) et la marchandisation de l’eau .Le conférencier dénonce cette tendance parce qu’elle révèle la manifestation du capitalisme international par le biais de ses filiales pour s’accaparer de notre patrimoine hydrique en campagne qu’en ville.
c / conclusion
A la fin du débat ouvert à l’auditoire Mr Lahlou Mehdi ,président en exercice de ACME /Maroc suite aux éclaircissements des deux intervenants ,se voit dans l’obligation de rappeler la position d’ACME/MAROC quant aux manquements de Lydec à Casablanca ( voir communiqué et conférence de presse à ce sujet) et de rappeler les principes fondamentaux contre la marchandisation de l’eau tant en ville qu’en campagne pour appeler l’Etat à changer sa politique de l’eau et de lire le communiqué suivant en clôture de la premier round de l’AG d’ACME/MAROC ou il :
- Appelle de nouveau à considérer le Droit à l’eau comme un droit humain fondamental et organiser sa distribution comme un service social de base qui ne peut être laissé à la loi de l’offre et de la demande.
- Demande au gouvernement marocain de refuser les décisions du Forum mondial de l’eau – dictées par les grands groupes privés mondiaux de l’eau – et de se comporter au sujet du droit à l’eau comme l’ont déjà fait des pays tels que l’Afrique du Sud, l’Uruguay, La Bolivie, Venezuela ou Cuba
- Appelle le système des Nations Unies à prendre en charge l’organisation du Forum mondial de l’eau à l’avenir, comme une première étape en vue d’inscrire le Droit à l’eau dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme
- Demande la promotion dans les activités liées à la production et à la distribution de l’eau du partenariat public-public, entre pays du sud et pays du nord, et entre pays du sud eux-mêmes.
- Demande l’institution de mécanismes crédibles pour inclure la société civile dans le suivi et le contrôle des activités des organismes publics chargés de la production et la distribution de l’eau et agir à ce propos selon les principes de la démocratie participative.
IDRISSI HOUSSAINE
Sidi Slimane 18 /03/09
L'EDITO
Appel ACME – Maroc
Dimanche 8 Mars 2009Appel ACME – Maroc Rabat le 7 mars 2009
A la suite de la conférence – débat sur ‘’la Question de l’eau au Maroc’’ et d’une réunion organisationnelle tenues à Rabat le samedi 7 mars 2009, ACME-Maroc, partant de ses principes et de sa ligne d’action :
- Appelle de nouveau à considérer le Droit à l’eau comme un droit humain fondamental et organiser sa distribution comme un service social de base qui ne peut être laissé à la loi de l’offre et de la demande.
- Demande au gouvernement marocain de refuser les décisions du Forum mondial de l’eau – dictées par les grands groupes privés mondiaux de l’eau – et de se comporter au sujet du droit à l’eau comme l’ont déjà fait des pays tels que l’Afrique du Sud, l’Uruguay, La Bolivie, Venezuela ou Cuba
- Appelle le système des Nations Unies à prendre en charge l’organisation du Forum mondial de l’eau à l’avenir, comme une première étape en vue d’inscrire le Droit à l’eau dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme
- Demande la promotion dans les activités liées à la production et à la distribution de l’eau du partenariat public-public, entre pays du sud et pays du nord, et entre pays du sud eux-mêmes.
- Demande l’institution de mécanismes crédibles pour inclure la société civile dans le suivi et le contrôle des activités des organismes publics chargés de la production et la distribution de l’eau et agir à ce propos selon les principes de la démocratie participative.
- Appelle de nouveau à considérer le Droit à l’eau comme un droit humain fondamental et organiser sa distribution comme un service social de base qui ne peut être laissé à la loi de l’offre et de la demande.
- Demande au gouvernement marocain de refuser les décisions du Forum mondial de l’eau – dictées par les grands groupes privés mondiaux de l’eau – et de se comporter au sujet du droit à l’eau comme l’ont déjà fait des pays tels que l’Afrique du Sud, l’Uruguay, La Bolivie, Venezuela ou Cuba
- Appelle le système des Nations Unies à prendre en charge l’organisation du Forum mondial de l’eau à l’avenir, comme une première étape en vue d’inscrire le Droit à l’eau dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme
- Demande la promotion dans les activités liées à la production et à la distribution de l’eau du partenariat public-public, entre pays du sud et pays du nord, et entre pays du sud eux-mêmes.
- Demande l’institution de mécanismes crédibles pour inclure la société civile dans le suivi et le contrôle des activités des organismes publics chargés de la production et la distribution de l’eau et agir à ce propos selon les principes de la démocratie participative.
acme maroc
Rédigé par acme maroc le Dimanche 8 Mars 2009 à 23:13
L'EDITO
Conférence-débat sur la Question de l’eau au Maroc
Lundi 2 Mars 2009
En marge de son Assemblée générale, l’Association pour le contrat mondial de l’eau, ACME-Maroc, organise une Conférence-débat sur la ‘’Question de l’eau au Maroc’’. a I'institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II - Rabat
7 Mars 2009 .
9h30 – 9h 45 :
Introduction au débat. Président ACME-Maroc
9h45 – 10h15 :
‘’L’expérience de la Gestion déléguée de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement à Casablanca’’. M. Mohamed Saïd Saadi, enseignant chercheur, membre du Conseil de la ville de Casablanca.
10h15 – 10h45 :
‘’Politique agricole et la politique de l’eau (politique des barrages) au Maroc’’. M. Najib Akesbi, enseignant chercheur.
10h45 – 11h : Pause
11h – 12h : Débat.
Introduction au débat. Président ACME-Maroc
9h45 – 10h15 :
‘’L’expérience de la Gestion déléguée de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement à Casablanca’’. M. Mohamed Saïd Saadi, enseignant chercheur, membre du Conseil de la ville de Casablanca.
10h15 – 10h45 :
‘’Politique agricole et la politique de l’eau (politique des barrages) au Maroc’’. M. Najib Akesbi, enseignant chercheur.
10h45 – 11h : Pause
11h – 12h : Débat.
MEHDI LAHLOU
Rédigé par MEHDI LAHLOU le Lundi 2 Mars 2009 à 18:26
L'EDITO
ASSEMBLEE GENERALE ACME MAROC A L'IAV
Lundi 2 Mars 2009
ACME MAROC ORGANISE SON ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE A L INSTITUT AGRONOMIQUE ET VETERINAIRE A RABAT ET CE LE 07 MARS 2009 .
L' ORDRE DU JOUR DE L'AG EST LE SUIVANT:
PRESENTATION ET DISCUSSION DU RAPPORT D'ACTIVITE ET DU RAPPORT MORAL .
ADOPTION DU REGLEMENT INTERIEUR.
L' ORDRE DU JOUR DE L'AG EST LE SUIVANT:
PRESENTATION ET DISCUSSION DU RAPPORT D'ACTIVITE ET DU RAPPORT MORAL .
ADOPTION DU REGLEMENT INTERIEUR.

