Association pour le Contrat Mondial de L'Eau


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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun

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Récits des manifestations d'ACME-MAROC


Dans le cadre de la coopération entre l’Espace Associatif et l’Association pour le Contrat Mondial de l’Eau-Maroc, et étant donné l’intérêt porté par les deux ONG aux droits Economiques Sociaux et Culturels, nous avons le plaisir de vous inviter à une rencontre publique au siège de l’Espace Associatif sur :''Le Droit à l'eau au Maroc entre le discours et la réalité''




Cette rencontre aura lieu le Mercredi 05 janvier 2011 à partir de 17h00 au local de l’Espace Associatif.

Dans l’attente de vous accueillir parmi nous.
Avec l’expression de nos chaleureuses salutations.





Said Tbel
Coordinateur
Espace Associatif

Et

Mehdi Lahlou
Président ACME-Maroc

MEHDI LAHLOU
Rédigé par MEHDI LAHLOU le Jeudi 30 Décembre 2010 à 22:02

L'EDITO

Communiqué de l'ACME-maroc

Jeudi 16 Décembre 2010

Communiqué de l'ACME-Maroc à la suite de la condamnation en appel, le 9 décembre 2010, de sept habitants de Ben S’mim


Communiqué de l'ACME-maroc
Rabat le 14 décembre 2010
La Cour d’Appel de Meknès a confirmé, le 9 décembre 2010, le jugement du tribunal de Première instance rendu contre 7 habitants du village de Ben S’mim poursuivis pour avoir participé à des manifestations organisées par l’ensemble de la population du même village en septembre 2007 contre la cession par l’état d’une partie des eaux de leur source à une entreprise privée.

Alors que le procureur près de la Cour n’avait émis le moindre signe lors du procès en appel, le 25 novembre 2010, et que les avocats de la partie ‘’plaignante’’ (l’Euro-africaine des eaux) étaient absents du prétoire, ce jugement ajoute le déni de justice au déni de droit dont sont victimes les habitants de ce village appauvri du Moyen Atlas.

Il confirme que le gouvernement marocain, qui a pourtant adhéré de façon solennelle à la résolution des Nations Unies, adoptée au mois de juin 2010, qui reconnait le droit d’accès à l’eau à tout être humain, non seulement renie sa signature à ce propos, mais cherche à montrer – à travers un jugement politique – que face aux populations pauvres et au monde rural, seules ses décisions comptent, y compris les plus impopulaires et les plus expressives de sa démarche fondée sur l’économie de rente et sur la prééminence des intérêts privés, y compris lorsqu’il s’agit de secteurs vitaux, comme celui de l’eau.

Le même gouvernement prouve, par ailleurs, la continuité de sa démarche fondée sur le principe des ‘’deux poids deux mesures’’ en ce sens qu’il a été, par exemple, incapable de sanctionner, ou même de poursuivre, les sociétés délégataires des services publics de l’eau et de l’assainissement, qui ont montré une fois de plus leur faillite totale à travers les graves inondations qui ont particulièrement affecté les villes où elles sont présentes, notamment Casablanca, à la suite de pluies un peu plus importantes que la moyenne, dont celles du mois de novembre 2010.

Partant des principes qui fondent son action et de sa considération profonde que les habitants de Ben S’mim sont des victimes expiatoires de décisions injustes économiquement, socialement et politiquement, le Bureau national d’ACME-Maroc :

-& Considère que la décision de la Cour d’Appel de Meknès comme non fondée, en droit et dans les faits, et demande au gouvernement de revenir à la raison et d’annuler le jugement qui a frappé injustement tous les villageois de Ben S’mim à travers sept des leurs.

-& Demande l’arrêt de l’exploitation des eaux du village dont l’une des irrégularités transparaît même à travers le nom commercial qui a été retenu, puisque l’eau de la source de Ben S’mim est aujourd’hui vendue comme l’eau de la source d’Ifrane. Se faisant, non seulement un village est pillé de ce qu’il a de plus précieux, mais le consommateur est lui-même trompé.

-& Estime que le village de Ben S’mim doit être intégré dans toute politique publique de lutte contre la pauvreté à travers, spécialement, la restauration des canalisations d’eau dont il a historiquement disposé et la remise en service de son Sanatorium, dont la remise en service créerait emplois et ressources pour toute la région.



Le bureau national.
acme maroc
Tags : ben smim
Rédigé par acme maroc le Jeudi 16 Décembre 2010 à 21:09

Revue, Actuel (Casablanca) n°66, samedi 23 octobre 2010


Collecte des déchets : faut-il enterrer la gestion déléguée ?
Le torchon brûle entre certaines mairies et les sociétés de collecte d’ordures. En cause, la qualité des prestations et les retards de paiement.

***
Carence de camions-bennes, ordures qui s’amoncellent, non-respect des clauses des cahiers des charges… les principales sociétés de gestion des ordures ménagères sont dans le collimateur des mairies à qui elles reprochent à leur tour des retards dans le paiement des dettes, notamment celles se rapportant aux heures supplémentaires des employés communaux. Dans un pays qui gère près de 20 000 tonnes par jour (plus de 6,7 millions de tonnes par an), cette situation a de quoi inquiéter et remet en question la pertinence même du recours à la gestion déléguée qui semble avoir atteint ses limites.
Une proposition radicale
« Cette situation dévoile au grand jour la dichotomie entre des entreprises privées qui, pour faire des bénéfices, refusent de mettre la main à la poche, et des communes qui n’ont pas les moyens de les surveiller et qui négocient mal des cahiers des charges peu précis », résume l’économiste Mehdi Lahlou. Pour ce dernier, il faudrait au préalable revenir à une situation normale, c’est-à-dire au respect des cahiers des charges actuels pour enfin renouer avec le système des régies publiques tout en s’assurant qu’elles soient gérées de manière moderne. Une proposition certes radicale, mais qui risque d’être à l’ordre du jour si rien n’est fait pour balayer devant nos portes.
Casablanca, une dette de 90 millions
Gestionnaire : Segedema, Tecmed et Sita El Beida.
Quantité de déchets gérée par an : 1 million de tonnes.
Problème d’organisation, d’encadrement, de contrôle qualité, de présence et de déploiement des agents, de remise de documents administratifs, d’obsolescence et de manque de camions de collectes… bref, rien ne va plus entre la mairie de Casablanca et la société Segedema (groupe Pizzorno), qui gère les quartiers de Lissasfa, Ben Msik, Sidi Othmane, Sbata, Aïn Chock et Sidi Maârouf depuis 2004.
La mairie menace même de suspendre le contrat de la société devant ces « manquements au cahier des charges ». De son côté, Segedema réclame la somme de 90 millions de dirhams à la ville, ce qui représente le cumul des arriérés de paiement depuis l’année 2005, dont les indemnités des employés communaux qui n’ont de cesse de manifester et de faire grève pour donner de la voix. Segedema avait même cessé ses investissements en attendant le règlement de la somme due.
La situation est telle que le PDG du groupe français, Francis Pizzorno, s’est déplacé en personne au Maroc pour trouver une solution. Pour l’heure, les négociations pour le remboursement de la dette et l’amélioration des services sont en cours.
Rabat, plus de camions-bennes
Gestionnaire : Veolia et Tecmed.
Quantité de déchets gérée par an : 240 000 tonnes.
La capitale du Maroc, réputée plus propre que ses consœurs, a eu droit à sa crise l’été dernier. Une situation plus qu’embarrassante pour une ville qui a abrité la Journée mondiale de la terre. Le ministère de l’Intérieur avait même réagi en convoquant les deux sociétés en charge de la gestion des déchets, Veolia propreté et Tecmed, et leur avait donné quelques jours pour que les choses rentrent dans l’ordre. Les quartiers de Hassan et de Yacoub Al Mansour, gérés par Veolia, détonnaient particulièrement et voyaient les ordures s’accumuler. A sa décharge (sans jeu de mots), Veolia accuse les grèves à répétition menées par ses employés et la détérioration du matériel.
Aujourd’hui, la situation semble être revenue à la normale, selon le maire de Rabat, Fathallah Oualalou. « Nous avons mis en place une commission de veille quotidienne, ce qui a eu pour résultat une nette amélioration des prestations », explique-t-il. Cela étant, restent encore certains points noirs à éradiquer, et la mairie attend des prestataires de service une meilleure couverture « et le passage des camions-bennes plus fréquemment », conclut avec pragmatisme Fathallah Oualalou.
Marrakech, sus aux voleurs de bacs à ordures
Gestionnaire : Pizzorno et Tecmed Maroc.
Quantité de déchets gérée par an : 130 000 tonnes.
A Marrakech, on accuse les délégataires de service de balayer uniquement les belles avenues et d’oublier le reste ! Plus prosaïquement, ce sont surtout les arrondissements de la Ménara et du Guéliz, gérés par Tecmed, qui posent problème. Le gestionnaire du service ne nie pas les difficultés dues, selon lui, aux grèves organisées par les employés durant le mois d’août et à une vague de vols de bennes à ordures (un équipement qui coûte en moyenne 1 500 dirhams l’unité !). Cette situation a provoqué l’ire de la mairesse Fatima Zahra Mansouri qui a décidé de pénaliser la société pour non-respect des clauses du cahier des charges. A terme, la ville pourrait même reprendre la gestion du service et abroger le contrat de la société. Une solution extrême qui a peu de chance d’être appliquée. Wait and see.
Salé ,cherche décharge
Gestionnaire : Veolia.
Quantité de déchets gérée par an : 78 000 tonnes.
Les deux principaux arrondissements de la ville, Bettana et Hsain, confiés à Veolia, subissent également les aléas de la collecte des ordures. Cette fois-ci, ce n’est pas l’infrastructure qui est en cause, mais le retard à trouver un site de « transfert des déchets ». Il s’agit d’un premier point de chute pour les détritus avant leur acheminement à la décharge contrôlée de Oum Azza (la plus grande décharge du pays, gérée par Pizzorno, ndlr). Pour l’heure, Veolia continue d’utiliser l’ancienne décharge (polluante) de Akrach en attendant le centre de transfert qui devrait voir le jour à 6 km de Salé, près de la rocade autoroutière.
Mohammédia, bras de fer entre Tecmed et la commune
Gestionnaire : Tecmed Maroc.
Quantité de déchets gérée par an : 46 942 tonnes.
A Mohammédia, c’est le bras de fer entre Tecmed et le président de la commune urbaine, Mohamed M’Fadel. La situation est critique et des amas de détritus sont visibles dans plusieurs quartiers. La ville a sanctionné le délégataire de service pour « négligence » et a exigé des dommages et intérêts. La société, elle, réclame aux autorités le paiement d’une dette de 43 millions de dirhams, mais estime « continuer à prêter ses services malgré l’énorme dette », précise Masiello Ruiz, directeur général de Tecmed Maroc, dans des déclarations à la presse. Pour l’entreprise, le mauvais état de la décharge municipale est responsable des pannes des camions-bennes. Pas question également pour la société d’acheter des bacs à ordures avant que sa situation ne soit régularisée. Si elle perdure, cette crise pourrait même mettre fin au contrat liant la commune de Mohammédia à Tecmed.
Zakaria Choukrallah
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http://www.actuel.ma/Societe/Collecte-des-dechets-faut-il-enterrer-la-gestion-deleguee-/333.html http://www.actuel.ma/Societe/Collecte-des-dechets-faut-il-enterrer-la-gestion-deleguee-/333.html

acme maroc
Tags : veolia
Rédigé par acme maroc le Samedi 11 Décembre 2010 à 20:46

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