Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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L'EDITO
Conférences d’Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris
Dimanche 30 Mai 2010
Conférences d’Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris, Présidente d’eau de Paris, tenues à Fès, le 22, à Kénitra, le 23 et à Rabat, le 24 mai, à l’occasion de la Fête de l’Eau (du 20 mai de chaque année) organisée par ACME-Maroc
Pour Anne Le Strat, la Gestion de l’eau, est d’abord une affaire de volonté politique
Depuis le 1er janvier 2010, le service de l’eau à Paris n’est plus assuré que par une régie municipale, Eau de Paris, alors qu’il était délégué depuis 1984 (à Veolia pour la rive droite et à Suez pour la rive gauche). Le symbole est fort alors que les délégations du service de l’eau sont attaquées de toutes parts. Cela a pris presque 10 ans à l’équipe de Bertrand Delanoë pour aboutir à cette conclusion emblématique. “Quand la gauche plurielle est arrivée à la mairie en 2001, nous avons considéré que le système en vigueur, opaque et sur lequel la Ville ne contrôlait rien, ne pouvait pas continuer ainsi”, raconte Anne Le Strat, adjointe du Maire et présidente d’Eau de Paris. “Nous avons donc commencé par renégocier les contrats en 2004 mais nous nous sommes rapidement rendu compte que cela n’était pas suffisant et en 2007 Bertrand Delanoë a donc fait de la remunicipalisation de l’eau une promesse de campagne”, ajoute-t-elle. Après les élections de 2008, l’équipe s’est donc mise au travail pour transformer le système de gestion de l’eau. Il leur a fallu créer la régie juridiquement et administrativement, y intégrer les fonctions de production et de transport initialement assurées par une société d’économie mixte, négocier avec les opérateurs les biens de retour, créer des services nouveaux comme la comptabilité ou la facturation et négocier avec les syndicats sur les conditions de vie collective de la nouvelle organisation. Néanmoins, il n’était pas possible de revenir à une régie directe, Eau de Paris est donc juridiquement un établissement public industriel et commercial (Epic), avec un statut de régie à personnalité morale, et donc autonome financièrement. Aujourd’hui, la régie Eau de Paris regroupe tous les métiers de l’eau. Elle ne délègue plus rien et contrôle donc toutes les fonctions du service de l’eau, même si elle en externalise certains aspects. La Ville de Paris reste l’autorité régulatrice mais n’a aucun rôle technique, si ce n’est de contrôler les indicateurs de performance de la régie.
Anne Le Strat observe par ailleurs que la délégation de service publique, en ce qui concerne l'eau, est une « rareté dans le monde ». Les USA eux-mêmes – soit le temple du libéralisme et de la marchandisation - ont opté majoritairement pour la gestion publique. C’est aussi le cas du Canada et de la plupart des pays européens. Pour l’adjointe au Maire de Paris, le dossier dépasse les clivages idéologiques et politiques. L’eau étant un bien commun, un service public de base, et même le plus éminent et le plus fondamental des services publics.
Rien donc, socialement, politiquement et idéologiquement ne justifie son transfert à la gestion privé.
En outre, la rareté des ressources financières disponibles pour gérer l’eau, y investir sur le long terme, améliorer sa qualité et pérenniser les installations prévues pour sa production, son transport et sa distribution justifie amplement que sa gestion ne doive conduire à aucune ‘’fuite’’ de valeur ajoutée en ce qui la concerne.
Dans ce sens, mettre l’eau à la disposition des usagers ne doit pas conduire, in fine, à la distribution de dividendes au profit d’un actionnariat privé essentiellement intéressé par le profit.
Toute valeur ajoutée dégagée par la distribution de l’eau doit revenir à la collectivité publique, en la personne de la régie, pour être réinjectée en vue d’assurer la durabilité de la ressource et sa disponibilité pour le citoyen-usager, dans les meilleures conditions – notamment qualitatives -
C’est là un avantage majeure de la gestion publique sur la gestion privée: « on ne rémunère pas les actionnaires. Tous les flux financiers sont entièrement réinvestis dans le service et dans la ressource à laquelle il permet d’accéder».
Sur le plan strictement financier, la Mairie de Parie s’attend à économiser grâce au retour de l’eau à la Gestion publique depuis le début de l’année en cours (2010) à des économies annuelles comprises entre 35 et 40 millions d’euro (soit entre 375 et 440 millions de dirhams. (soit l’équivalent de la moitié du capital qui devait être apporté à l’origine par la Lyonnaise des Eaux pour accéder à la Gestion de l’eau et de l’électricité à Casablanca, en 1997).
Depuis le 1er janvier 2010, le service de l’eau à Paris n’est plus assuré que par une régie municipale, Eau de Paris, alors qu’il était délégué depuis 1984 (à Veolia pour la rive droite et à Suez pour la rive gauche). Le symbole est fort alors que les délégations du service de l’eau sont attaquées de toutes parts. Cela a pris presque 10 ans à l’équipe de Bertrand Delanoë pour aboutir à cette conclusion emblématique. “Quand la gauche plurielle est arrivée à la mairie en 2001, nous avons considéré que le système en vigueur, opaque et sur lequel la Ville ne contrôlait rien, ne pouvait pas continuer ainsi”, raconte Anne Le Strat, adjointe du Maire et présidente d’Eau de Paris. “Nous avons donc commencé par renégocier les contrats en 2004 mais nous nous sommes rapidement rendu compte que cela n’était pas suffisant et en 2007 Bertrand Delanoë a donc fait de la remunicipalisation de l’eau une promesse de campagne”, ajoute-t-elle. Après les élections de 2008, l’équipe s’est donc mise au travail pour transformer le système de gestion de l’eau. Il leur a fallu créer la régie juridiquement et administrativement, y intégrer les fonctions de production et de transport initialement assurées par une société d’économie mixte, négocier avec les opérateurs les biens de retour, créer des services nouveaux comme la comptabilité ou la facturation et négocier avec les syndicats sur les conditions de vie collective de la nouvelle organisation. Néanmoins, il n’était pas possible de revenir à une régie directe, Eau de Paris est donc juridiquement un établissement public industriel et commercial (Epic), avec un statut de régie à personnalité morale, et donc autonome financièrement. Aujourd’hui, la régie Eau de Paris regroupe tous les métiers de l’eau. Elle ne délègue plus rien et contrôle donc toutes les fonctions du service de l’eau, même si elle en externalise certains aspects. La Ville de Paris reste l’autorité régulatrice mais n’a aucun rôle technique, si ce n’est de contrôler les indicateurs de performance de la régie.
Anne Le Strat observe par ailleurs que la délégation de service publique, en ce qui concerne l'eau, est une « rareté dans le monde ». Les USA eux-mêmes – soit le temple du libéralisme et de la marchandisation - ont opté majoritairement pour la gestion publique. C’est aussi le cas du Canada et de la plupart des pays européens. Pour l’adjointe au Maire de Paris, le dossier dépasse les clivages idéologiques et politiques. L’eau étant un bien commun, un service public de base, et même le plus éminent et le plus fondamental des services publics.
Rien donc, socialement, politiquement et idéologiquement ne justifie son transfert à la gestion privé.
En outre, la rareté des ressources financières disponibles pour gérer l’eau, y investir sur le long terme, améliorer sa qualité et pérenniser les installations prévues pour sa production, son transport et sa distribution justifie amplement que sa gestion ne doive conduire à aucune ‘’fuite’’ de valeur ajoutée en ce qui la concerne.
Dans ce sens, mettre l’eau à la disposition des usagers ne doit pas conduire, in fine, à la distribution de dividendes au profit d’un actionnariat privé essentiellement intéressé par le profit.
Toute valeur ajoutée dégagée par la distribution de l’eau doit revenir à la collectivité publique, en la personne de la régie, pour être réinjectée en vue d’assurer la durabilité de la ressource et sa disponibilité pour le citoyen-usager, dans les meilleures conditions – notamment qualitatives -
C’est là un avantage majeure de la gestion publique sur la gestion privée: « on ne rémunère pas les actionnaires. Tous les flux financiers sont entièrement réinvestis dans le service et dans la ressource à laquelle il permet d’accéder».
Sur le plan strictement financier, la Mairie de Parie s’attend à économiser grâce au retour de l’eau à la Gestion publique depuis le début de l’année en cours (2010) à des économies annuelles comprises entre 35 et 40 millions d’euro (soit entre 375 et 440 millions de dirhams. (soit l’équivalent de la moitié du capital qui devait être apporté à l’origine par la Lyonnaise des Eaux pour accéder à la Gestion de l’eau et de l’électricité à Casablanca, en 1997).
Les Rendez-vous d'ACME-MAROC
FETE DE L EAU MAI 2010
Lundi 17 Mai 2010Association pour le Contrat Mondial de l’Eau – Maroc
ACME
20 mai 2010
Fête nationale de l’Eau
‘’L’Eau, un droit’’
Programme
Fès, samedi 22 mai, 9h30 – 12h
Conférence publique autour du thème : ‘’ l'Eau de Paris, pourquoi la capitale française a-t-elle remunicipalisé la gestion de son eau?‘’. Avec la participation de Madame Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris, chargée de l’Eau. Conférence introduite par Mehdi Lahlou, Président d’ACME-Maroc.
La conférence se déroulera à la faculté des lettres de Fès en partenariat avec cette même institution.
Kénitra, dimanche 23 mai, 9h 30 – 17h30.
9h – 9h 30 accueil des participants et démarrage des activités d’animation : expositions photos et tableaux de peintures, chants, pièces de théâtre, lectures, etc… en rapport avec les thèmes de l’eau et de la protection de l’environnement.
9h30 – 12h
Conférence publique autour du thème : ‘’ La Gestion de l’Eau: entre public et privé, quels enseignements ? ‘’. Avec la participation de Madame Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris, chargée de l’Eau, de Madame Bouchra Nadir, Professeur à l’Université Mohamed V – Souissi et Monsieur Mohamed Akelal, Ingénieur hydraulicien.
12h – 13 h, débat. Conférence et débat modérés par Kamal Saïdi
13h-15h, déjeuner
15h-17h30, poursuite des activités matinales avec la participation des élèves de lycées et collèges des régions de Témara-Skhirat, Kénitra et Sidi Slimane
Sélection des meilleures animations / oeuvres et remise de prix aux participants
Les manifestations à Kénitra, le 23 mai, se dérouleront au lycée technique Ibn Sina prés de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de la Région du Gharb. Rue Abdelaziz Boutaleb, Quartier Mimoza.
Rabat, le 24 mai, 9h30 – 12h
Conférence publique autour du thème : ‘’ de la pertinence de la Gestion déléguée de l’eau au Maroc‘’. Avec la participation de Madame Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris, chargée de l’Eau. Conférence introduite par Mehdi Lahlou, Président d’ACME-Maroc et Noureddine El Aoufi, Président de l’Association marocaine de Sciences économiques (AMSE). Modérée par Mounir Zouiten, membre du Bureau national d’ACME-Maroc et du Bureau de l’AMSE.
La conférence se dérouler Salle des Actes, Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, (Université Mohammed V-Agdal, Rabat). Bd des Nations unies Agdal, Rabat.
Le Bureau National
Les Rendez-vous d'ACME-MAROC
Conférence
Lundi 17 Mai 2010Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Saïs
Association pour un Contrat Mondial de l’Eau Acme – Maroc
Université Sidi Mohamed Ben Abdellah
Laboratoire d’analyses géo - environnementales et d’aménagement (LAGEA)
Conférence
Anne Le Strat
Adjointe au Maire de Paris, chargée de l’Eau, Paris, France
‘’ l'Eau de Paris, pourquoi la capitale française a-t-elle remunicipalisé la gestion de son eau ?‘’.
Et Mehdi Lahlou, Professeur de sciences économiques (INSEA, Rabat), Président de l’Association pour un Contrat mondial de l’eau – Maroc
.
‘’…Quels enseignements pour le Maroc ? ‘’
Le samedi 22 mai 2010 à 10 heures
Salle des conférences (05)
Faculté de Lettres et des Sciences Humaines Saïs
Université Sidi Mohammed Ben Abdallah
Fès
acme maroc
Rédigé par acme maroc le Lundi 17 Mai 2010 à 00:32
revue de presse
Sommet du millénaire: un appel à l'indignation
Mercredi 5 Mai 2010
Les dirigeants des 25 fonds spéculatifs (hedge funds) les plus performants ont empoché en 2009 la somme record de 25 milliards de dollars. À ce total, on est à 5 milliards près des 30 milliards nécessaires pour que 2,6 milliards de personnes partout dans le monde aient enfin accès à des latrines «et n'aient plus à déféquer dans la rue comme dans le Paris des années 1800».
Tel est le parallèle dressé hier par Riccardo Petrella, secrétaire général du Comité international pour un contrat mondial de l'eau, qui était de passage à Montréal dans le cadre du Sommet du millénaire.
C'est un appel à l'indignation que M. Petrella a lancé au micro. Il suffirait aussi de 180 milliards pendant 10 ans pour que chacun ait ses 50 litres d'eau par jour et puisse se nourrir raisonnablement.
Comment se fait-il qu'on ne parvienne pas à réunir cette somme alors que «1549 milliards ont été dépensés l'an passé pour la guerre» ? a demandé M. Petrella.
La guerre, gouffre sans fond
Loin de s'indigner de ce que leurs impôts servent à des fins militaires, les contribuables américains sont fiers de financer une guerre qui se traduira par la mort de milliers de leurs fils et de leurs filles, a dit M. Petrella.
«Par contre, ils sortent dans la rue quand il est question de donner à des millions de gens une assurance maladie.»
Comment, comme société, peut-on accepter de tout marchander? De marchander la santé, l'éducation, l'eau, la propriété intellectuelle? «Comme société, nous acceptons que le droit à la vie n'appartienne pas à tout le monde.»
L'eau, pour tous
Selon lui, la marchandisation de l'eau est la plus indécente de toutes, et il faut agir. «Il faut affirmer que l'eau n'est pas un bien économique, que l'eau, ce n'est pas de l'or bleu», mais que puisqu'elle est essentielle à la vie, elle appartient à tous et doit être rendue accessible à tous.
LOUIS LEDUC / la presse
C'est un appel à l'indignation que M. Petrella a lancé au micro. Il suffirait aussi de 180 milliards pendant 10 ans pour que chacun ait ses 50 litres d'eau par jour et puisse se nourrir raisonnablement.
Comment se fait-il qu'on ne parvienne pas à réunir cette somme alors que «1549 milliards ont été dépensés l'an passé pour la guerre» ? a demandé M. Petrella.
La guerre, gouffre sans fond
Loin de s'indigner de ce que leurs impôts servent à des fins militaires, les contribuables américains sont fiers de financer une guerre qui se traduira par la mort de milliers de leurs fils et de leurs filles, a dit M. Petrella.
«Par contre, ils sortent dans la rue quand il est question de donner à des millions de gens une assurance maladie.»
Comment, comme société, peut-on accepter de tout marchander? De marchander la santé, l'éducation, l'eau, la propriété intellectuelle? «Comme société, nous acceptons que le droit à la vie n'appartienne pas à tout le monde.»
L'eau, pour tous
Selon lui, la marchandisation de l'eau est la plus indécente de toutes, et il faut agir. «Il faut affirmer que l'eau n'est pas un bien économique, que l'eau, ce n'est pas de l'or bleu», mais que puisqu'elle est essentielle à la vie, elle appartient à tous et doit être rendue accessible à tous.
LOUIS LEDUC / la presse
acme maroc
Rédigé par acme maroc le Mercredi 5 Mai 2010 à 23:28




http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201004/22/01-4272953-sommet-du-millenaire-un-appel-a-lindignation.php