Association pour le Contrat Mondial de L'Eau

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Les batailles pour l'eau ont bien eu lieu, elles continueront  Vendredi 08 Février 2008

Le mouvement protestataire des habitants de Bensmim a bien pris de bonnes tournures, ces derniers mois, par le biais de marches, sit in et de pétitions revendiquant la récupération de leur droit spolié à l'eau de l'unique source d'eau, base de leur activité et leur vie. Ce mouvement a eté soutenu par les ONG locales et nationales dont ATTAC, AMDH et ACME /MAROC . Les habitants de Bensmim comme le corps associatif solidaire avec la juste cause, posent les problèmes à leur juste valeur médiatique, politique et sociale accusant directement le prometteur du projet et le gouvernement qui a autorisé l'exploitation de la source de Bensmim par le capital étranger. Le mouvement de protestation occasionné par le problème de l'eau a bien sûr touché plusieurs points de notre pays, Bouarfa, Ait Melloul, Tata et autres, preuve que le mouvement de Bensmim est bien réel dans le contexte du changement climatique, de la surexploitation de l'eau et des effets néfastes de la mondialisation. Le mouvement protestataire des habitants de Bensmim s'érige contre les lobbies pernicieux et contre le scandale de la mauvaise gestion de notre patrimoine hydrique. Quoi qu'il ne représente plus qu'un secret de polichinelle, le mouvement est aperçu autrement par nos moyens audio_ visuels.
2 M, l'un des principaux pôles médiatiques de notre pays diffuse son programme TAHKIK (enquête) le 24/01/08 à 22 h 15 autour de la question hydrique, tout en ignorant dans toute sa dynamique le mouvement protestataire des masses populaires de Bensmim, dans le secret dessein de nous tranquilliser par des subterfuges éloges édités par les entreprises capitalistes qui cherchent à s'accaparer de nos richesses hydriques quel qu'en soit le prix au dépens des aspirations des habitants de Bensmim en une vie meilleure. Est_il nécessaire de noter en passant que ces entreprises, montées au créneau, au cours du programme, ne sont en fait que des filiales des multinationales qui profitent de l'économie de rente en vogue chez nous, et auxquelles on ouvre largement les portes à l'exploitation de notre terre et notre mer, sans réserve aucune pour les droits de nos générations futures sur ce patrimoine hydrique minier halieutique et forestier. Ainsi 2M soutient et valide, le point de vue de ces sociétés dont l'une représentée par (Mr Nicolas. A) met en exergue les avantages du projet de l'exploitation de l'eau de source de Bensmim faisant fi de la paupérisation,et de l'émigration au sein des habitants de Bensmim, comme résultats inulectables de ce dit projet qui vont à l'encontre du développement durable. Evidemment notre 2 M ne cache pas sa position en faveur de ces sociétés en quête de projets bénéfiques comme la mise en bouteille de l'eau (c'est le cas de Sidi Harasem, Sidi Ali, Ain Sais…) dont la qualité est presentée comme rigoureuse (contrairement à ce qu'a été constaté à Fès dont les habitants de certains quartiers dénoncent des impuretés et le goût infect de l'eau de robinet). Tout en défendant ce genre de projet les représentants de sociétés voraces de gros bénéfices prêts à sortir à l'étranger, sollicitent la diminution de la T.V.A au gouvernement qui n'a trouvé de meilleur cadeau du nouvel an que de promulguer une hausse des prix déstabilisant ainsi le pouvoir d'achat de la majorité de la masse populaire.
Le programme de 2M essaie sans doute, à travers les déclarations fallacieuses de ses éminents hôtes, nous convaincre que notre situation hydrique est loin de tout danger et inquiétude alors que des pays du Nord ne cachent aucunement leur inquiétude quant à l'avenir de leur eau. Aussi n'a-t-on pas droit de nous demander de la position des opposants au projet, à savoir le point de vue des militants des ONG et particulièrement des militants de l'ACMÉ /MAROC ingoré par le dit programme de 2 M, ce qui prouve que notre pôle médiatique ne fait que le jeu du capital multinational loin de toute impartialité et de professionnalisme responsable.
Houssaine Idrissi Le 28/01/08


Vendredi 08 Février 2008 00:27 | Commentaires (0)


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l eau n'est pas une marchandise  Samedi 15 Septembre 2007

sit in contre la hausse des prix
sit in contre la hausse des prix
L'eau c'est la vie ; c'est pourquoi l'accès de tous à une eau de qualité et en quantité suffisante pour subvenir aux besoins vitaux est un droit fondamental de l'être humain. Ce droit est inaliénable dans le sens que personne ne peut revendiquer à lui seul la propriété de cette ressource vitale qui reste un patrimoine commun de toute l'humanité et de tous les êtres vivants sur notre planète au même titre que l'air que nous respirons et la lumière du soleil avec laquelle nous nous éclairons et nous chauffons. C'est donc un bien public universel appartenant à tous et dont la gestion et la protection est une responsabilité collective qui doit s'exercer notamment par un service public efficace et avec la contribution active des citoyennes et citoyens dans le cadre d'une démocratie participative réelle .
Toute tentative de sortir ce bien de la sphère publique et/ou communautaire, derrière les appellations de Délégation de service ou gestion déléguée est illégitime, car on ne peut pas et ne doit pas réduire l'eau et donc la vie à une simple marchandise, source de profit pour des capitaux privés; c' est pourquoi l'eau n'a pas de prix, mais a, bien sûr, un coût qui doit être supporté par toute la communauté selon le principe que ce qui relève de la propriété et de l'usage communs nécessite un financement et une prise en charge communs et solidaires, et il n'existe rien pour garantir cela qu'un système fiscal juste, à travers lequel chacun contribue selon son niveau de revenu et de richesse.
Malheureusement, dans la réalité de notre pays ces principes et droits humains ne sont pas évidents pour tous, et notamment pour les décideurs politiques du moment, et sont donc quotidiennement bafoués, car la ressource « eau » de plus en plus rare attise les convoitises d'un capital privé mondialisé qui y voit une aubaine financière et cherche par tous les moyens à mettre la main dessus. Cela a déjà commencé chez nous par la cession des services de l'eau potable et de l'assainissement dans certaines des plus grandes villes marocaines – notamment les capitales économique et administrative du pays - à des sociétés étrangères sans que celles-ci tiennent les promesses faites – de gré à gré et dans l'opacité la plus totale - en matière de gestion et d'accès du plus grand nombre de citoyens aux services de l'eau et d'assainissement. Au contraire, nous ne remarquons aujourd'hui que leur grande avidité d' argent et de gain; la preuve en est les dizaines de sit in organisés par les consommateurs de tous âges et de toutes situations, à Rabat-Salé, Casablanca-Mohammadia et Tanger-Tétouan pour protester contre la hausse injustifiée des prix qui leur a été infligée indécemment, avec le consentement explicite et tacite des autorités publiques, et en dépit de leur pouvoir d achat fortement affaibli par un train de hausse des prix qui n'a plus connu d'arrêt depuis le début de l'année 2006; cela sans parler de la capacité de ces sociétés a se soustraire aux obligations théoriquement inscrites aux cahiers de charge moyennant des pratiques de corruption de certaines élites et des élus locaux qui n'ont plus aucun contrôle d'aucun ordre sur ces dernières.
Si des citoyens clament leur incapacité a "honorer "des factures bien au-delà de leur pouvoir d'achat, d'autres par contre et surtout dans le Maroc ‘'profond'' et "inutile" réclament simplement quelques litres d'eau pour eux et leur bétail pour rester en vie et doivent faire plusieurs kilomètres, dans des conditions souvent difficiles, pour pouvoir échapper à la soif qui les guette. Ces gens là ni l'Etat ni le capital privé ne pensent à eux ; ce sont les exclus de notre système.
C'est pourquoi je pense que nous avons tous une obligation morale de dénoncer les tendances mercantiles des sociétés ‘'gestionnaires‘' de l'eau, de montrer au grand jour les vrais enjeux derrière l'ingérence du capital privé dans un secteur aussi stratégique et vital que l'est celui de l'eau et de l'assainissement et de refuser aussi toutes les formes d'exclusion qui, à terme contribuent d'une part à remettre en cause la cohésion et la paix sociales avec le lourd tribut que cela comporte pour notre société et d'autre part à handicaper davantage une démocratie à l'origine en mal de démarrage..

Kamal Saidi


Samedi 15 Septembre 2007 22:18 | Commentaires (0)



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