Association pour le Contrat Mondial de L'Eau
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Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun
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les SOS
Affaire Ben'smim
Jeudi 2 Juillet 2009
au centre : Moulay Ali Tahiri doyen de la zaouia
Chers amis,
J'ai été informé hier par notre ami My Ali Tahiri du verdict du tribunal de Meknès devant lequel étaient poursuivis 8 habitants du village de Ben S'mim, suite au mouvement de protestation pacifique que les villageois avaient conduit en septembre 2007 contre le pillage des eaux de la source du village:
2 personnes, dont My Ali Tahiri, ont été acquitées
les 6 autres ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis et au paiment solidaire d'une amende de 70.000dh.
Merci de proposer toute forme de protestation et de soutien que vous jugerez utile à ce sujet
Mehdi Lahlou
J'ai été informé hier par notre ami My Ali Tahiri du verdict du tribunal de Meknès devant lequel étaient poursuivis 8 habitants du village de Ben S'mim, suite au mouvement de protestation pacifique que les villageois avaient conduit en septembre 2007 contre le pillage des eaux de la source du village:
2 personnes, dont My Ali Tahiri, ont été acquitées
les 6 autres ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis et au paiment solidaire d'une amende de 70.000dh.
Merci de proposer toute forme de protestation et de soutien que vous jugerez utile à ce sujet
Mehdi Lahlou
les SOS
Communiqué de presse
Dimanche 18 Janvier 2009
La Caravane/manifestation de soutien aux villageois de Ben S’mim contre la privatisation des eaux de leur source, organisée à l’appel d’ACME-Maroc a vu la participation – malgré la neige et des conditions climatiques très mauvaises – de représentants de 25 associations nationales et régionales dont, notamment, ceux de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), d’ATTAC – Maroc, de l’instance de défense des deniers publics et de l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH). Etaient également présents à cette manifestation de très nombreux avocats des barreaux de Meknès et de Fès, de l’Association des jeunes avocats de Khémisset ainsi que des membres du Bureau politique et du Conseil national du Parti socialiste unifiée.
La population et les participants rassemblés dans la place centrale du village, après avoir observé une minute de silence à la mémoire des victimes des attaques criminelles contre la population palestinienne à Gaza, ont adopté un communiqué relatant le processus de privatisation/spoliation de l’eau des villageois et ont appelé à :
1/ L’arrêt définitif du projet de mise en bouteille des eaux de leur source.
2/ L’arrêt des poursuites judiciaires engagées depuis le mois de septembre 2007 contre 12 villageois accusés d’avoir manifesté contre le projet.
3/ L’adoption d’une politique réelle de développement de la région pour la sortir de la marginalisation et de la pauvreté absolue dans lesquelles elle est plongée depuis l’indépendance du pays.
Les organisations qui ont pris part à la caravane ont adopté le principe de la constitution d’une coordination nationale pour soutenir la population de Ben S’mim pour la réalisation de ces trois revendications, alors que les différents avocats présents se sont engagés à défendre les villageois poursuivis devant la justice et à engager toute action de nature à arrêter le projet de privatisation de la source devant les juridictions compétentes
18 janvier 2009
La population et les participants rassemblés dans la place centrale du village, après avoir observé une minute de silence à la mémoire des victimes des attaques criminelles contre la population palestinienne à Gaza, ont adopté un communiqué relatant le processus de privatisation/spoliation de l’eau des villageois et ont appelé à :
1/ L’arrêt définitif du projet de mise en bouteille des eaux de leur source.
2/ L’arrêt des poursuites judiciaires engagées depuis le mois de septembre 2007 contre 12 villageois accusés d’avoir manifesté contre le projet.
3/ L’adoption d’une politique réelle de développement de la région pour la sortir de la marginalisation et de la pauvreté absolue dans lesquelles elle est plongée depuis l’indépendance du pays.
Les organisations qui ont pris part à la caravane ont adopté le principe de la constitution d’une coordination nationale pour soutenir la population de Ben S’mim pour la réalisation de ces trois revendications, alors que les différents avocats présents se sont engagés à défendre les villageois poursuivis devant la justice et à engager toute action de nature à arrêter le projet de privatisation de la source devant les juridictions compétentes
18 janvier 2009
les SOS
Arrêter les bombes, remettre l'eau !
Mercredi 14 Janvier 2009
Plusieurs ONG et associations françaises et internationales actives dans le domaine de l’accès à l’eau et à l’assainissement lancent un appel à l’arrêt des hostilités à Gaza et au rétablissement immédiat des infrastructures d’eau et d’assainissement, dont le bon fonctionnement est absolument vital pour éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur.
« Israël bombarde les Palestiniens de la bande de Gaza depuis le 27 décembre dernier après avoir imposé le blocus pendant deux ans. Plus de 1,5 million de personnes étaient privées de vivres, de médicaments et d’eau potable, par le blocus imposé par l’Etat d’Israël.
A présent, le nombre de tués à Gaza s’élève à près d’un millier de personnes et plus de 4000 blessés, dont la quasi-majorité est constituée d’enfants, de femmes et de vieillards, sans aucune défense.
Devant une situation humanitaire qui devient chaque jour plus dramatique dans un espace réduit et en ruines, les associations signataires, actives dans le domaine de l’eau et de l’assainissement pour tous, demandent :
* 1. Un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes, selon la résolution 1860 de l’ONU. Que cessent immédiatement les bombardements et les attaques militaires contre le peuple palestinien à Gaza et ailleurs en Cisjordanie.
* 2. Que le blocus contre les Palestiniens, surtout de la bande de Gaza, soit levé immédiatement pour que ces derniers puissent disposer sans délai des soins de santé, de la nourriture, de l’eau et d’autres ressources de base dont ils manquent dramatiquement depuis des semaines. Que les installations de production et d’adduction d’eau potable et que les stations d’assainissement soient remises en état sans attendre. C’est la condition pour éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur.
* 3. Que la communauté internationale s’engage pour obtenir la paix dans cette partie du monde, balafrée et endeuillée par tant d’années de guerre, et ce par la reconnaissance d’un Etat palestinien. Dans cette perspective d’une paix durable, un partage équitable des eaux est indispensable entre Israéliens et Palestiniens : aujourd’hui les habitants des colonies consomment autant d’eau que des Américains tandis que les Gazaouis disposent d’autant d’eau que des Sahéliens !
* 4. Cette guerre coûte aussi très cher par les dépenses militaires dans des armes ultra-sophistiquées. Cet argent serait beaucoup mieux utilisé pour répondre aux besoins en eau des populations de la région. »
Les associations signataires :
* ACME-France
* ACME-Maroc
* S-EAU-S
Les personnalités signataires :
* Larbi Bouguerra, Ancien directeur de recherche au CNRS, Consultant OMS et UNESCO, Ancien professeur à la Fac des Sciences de Tunis, Ancien assistant à la Fac de Médecine de Paris.
* Christian Caubet, professeur de droit de l’environnement (Brésil).
* Marc Laimé, journaliste.
* Gérard Memmi, fonctionnaire territorial.
* Henri Smets, Président de l’ADEDE.
Signatures à transmettre à :
Jean-Claude.Oliva@wanadoo.fr
A présent, le nombre de tués à Gaza s’élève à près d’un millier de personnes et plus de 4000 blessés, dont la quasi-majorité est constituée d’enfants, de femmes et de vieillards, sans aucune défense.
Devant une situation humanitaire qui devient chaque jour plus dramatique dans un espace réduit et en ruines, les associations signataires, actives dans le domaine de l’eau et de l’assainissement pour tous, demandent :
* 1. Un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes, selon la résolution 1860 de l’ONU. Que cessent immédiatement les bombardements et les attaques militaires contre le peuple palestinien à Gaza et ailleurs en Cisjordanie.
* 2. Que le blocus contre les Palestiniens, surtout de la bande de Gaza, soit levé immédiatement pour que ces derniers puissent disposer sans délai des soins de santé, de la nourriture, de l’eau et d’autres ressources de base dont ils manquent dramatiquement depuis des semaines. Que les installations de production et d’adduction d’eau potable et que les stations d’assainissement soient remises en état sans attendre. C’est la condition pour éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur.
* 3. Que la communauté internationale s’engage pour obtenir la paix dans cette partie du monde, balafrée et endeuillée par tant d’années de guerre, et ce par la reconnaissance d’un Etat palestinien. Dans cette perspective d’une paix durable, un partage équitable des eaux est indispensable entre Israéliens et Palestiniens : aujourd’hui les habitants des colonies consomment autant d’eau que des Américains tandis que les Gazaouis disposent d’autant d’eau que des Sahéliens !
* 4. Cette guerre coûte aussi très cher par les dépenses militaires dans des armes ultra-sophistiquées. Cet argent serait beaucoup mieux utilisé pour répondre aux besoins en eau des populations de la région. »
Les associations signataires :
* ACME-France
* ACME-Maroc
* S-EAU-S
Les personnalités signataires :
* Larbi Bouguerra, Ancien directeur de recherche au CNRS, Consultant OMS et UNESCO, Ancien professeur à la Fac des Sciences de Tunis, Ancien assistant à la Fac de Médecine de Paris.
* Christian Caubet, professeur de droit de l’environnement (Brésil).
* Marc Laimé, journaliste.
* Gérard Memmi, fonctionnaire territorial.
* Henri Smets, Président de l’ADEDE.
Signatures à transmettre à :
Jean-Claude.Oliva@wanadoo.fr
les SOS
Soutenir ben'smim
Mardi 13 Janvier 2009
ACME Maroc organise une caravane de solidarité et de soutien a la population de ben'smim ,qui malgré les pressions et menaces des autorités , continue de resister a la confiscation de la source d'eau du village et a sa privatisation.
la caravane sera attendue par la population au centre du village le 18 janvier 2009 apartir du 10h30.
la caravane sera attendue par la population au centre du village le 18 janvier 2009 apartir du 10h30.
les SOS
Le saviez-vous...?
Mercredi 19 Novembre 2008Faits et chiffres sur l’eau et l’industrie
• L'eau est utilisée par l'industrie d'une multitude de façons : pour nettoyer, chauffer et refroidir; pour produire de la vapeur; pour transporter des substances ou des particules dissoutes; comme matière première; et comme composant du produit (par exemple, dans l'industrie des boissons).
• Prélèvements à des fins industrielles :
o monde : 22% de l'ensemble des prélèvements
o pays à revenu élevé : 59% de l'ensemble des prélèvements.
o pays à faible revenu : 8% de l'ensemble des prélèvements.
• Les industries qui utilisent des matières premières organiques sont les principaux responsables de la charge polluante organique, le secteur de la production alimentaire étant le pollueur le plus important. Contribution du secteur de l'alimentaire à la production des polluants organiques de l'eau :
o pays à revenu élevé : 40%
o pays à faible revenu : 54%
• Dans les pays en développement, 70% des déchets industriels sont rejetés dans l'eau sans traitement préalable et polluent ainsi des ressources hydriques utilisables.
• En 1995, l'industrie utilisait 752 km≥ d'eau par an; en 2025, ce chiffre atteindra 1,170 km≥.
• En 2025, l'usage industriel représentera environ 24% de l'ensemble des prélèvements d'eau douce.
• Les effluents industriels directement réinjectés dans le cycle de l'eau sans traitement approprié constituent l'une des situations parmi les plus préoccupantes. Si l'eau est contaminée par des métaux lourds, des produits chimiques ou des particules, ou chargée en matières organiques, cela affecte évidemment la qualité de la masse d'eau ou de l'aquifère récepteurs. Les niveaux de toxicité et l'absence d'oxygène dans l'eau peuvent affecter ou détruire complètement les écosystèmes aquatiques situés en aval ainsi que les lacs et les barrages, et enfin porter atteinte aux environnements aquatiques des côtes et des estuaires.
• Les activités minières exercées par le passé ont provoqué une forte contamination en arsenic de 40 km≥ des eaux souterraines et de la couche arable dans la province de Nakhon Si Thammarat, en Thaîlande. Une étude commandée en 2000 par l'Agence internationale de coopération du Japon (JICA) a conclu que cette contamination persisterait pendant les 30 à 50 années à venir. Des essais effectués sur un millier d'échantillons ont démontré que la contamination en arsenic dans certains puits est entre 50 et 100 fois supérieure à la valeur maximale recommandée par l'Organisation mondiale de la Santé pour l'eau de boisson (0,01 milligramme par litre).
• En 1986, un incendie a détruit un entrepôt de produits chimiques proche des frontières allemande et française à Bâle, en Suisse. Les produits chimiques ont atteint les eaux du Rhin lorsque les énormes quantités d'eau (entre 10 000 et 15 000 m3) utilisées pour circonscrire l'incendie sont passÈes par le réseau d'égout de l'usine. L'entrepôt contenait de grandes quantités de 32 produits chimiques différents, notamment des insecticides et des ingrédients bruts, et les répercussions sur les ressources en eau ont été identifiées par la présence de pénétrants colorés dans l'une des substances, qui ont fait virer le fleuve au rouge. La principale vague de produits chimiques a détruit les anguilles, les poissons et les insectes, ainsi que les habitats des petits animaux, sur les berges. La totalité de la population d'anguilles a été détruite en aval sur 500 kilomètres, de Bâle en Suisse, à Loreley en Allemagne. Trois mois ont été nécessaires pour que les concentrations en contaminants reviennent à des valeurs normales.
Informations extraites du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau 'L'eau, une responsabilité partagée', et de la section 'L'eau et l'industrie' du site web du Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau (WWAP).
les SOS
Exposition : Ben S’mim, la source de la colère
Mercredi 29 Octobre 2008
Une exposition de Jean-Claude Oliva (textes) et Jérômine Derigny (photos) retrace la lutte exemplaire des villageois de Ben S’mim au Maroc.
pour de nombreux pays du Sud. Le droit à la vie de toute une communauté villageoise est mis en péril par la privatisation de l’eau dans sa forme la plus brutale : la confiscation de la source pour …mettre l’eau en bouteilles !
« Qui dit privatisation, dit paupérisation, cela coule de source » déclarent les chorfas (nobles) du village.
La raréfaction de l’eau est déjà une réalité dans la région et dans la vie quotidienne des villageois La révolte de la population de Ben S’mim est emblématique pour le Maroc mais aussi de Ben S’mim. Le réchauffement climatique y est à l’œuvre. La mondialisation aussi : les habitants de Ben S’mim sont déjà des laissés pour compte du développement, va-t-on maintenant les contraindre à l’exode rurale, voire à l’émigration? Les choix agricoles sont en question : assécher les lacs pour exporter des fruits sur le marché européen ou économiser et partager l’eau entre tous pour vivre ici?
« Sans eau, la vie peut s’arrêter » crie une jeune mère.
Au Pavillon de l'eau
77, avenue de Versailles
75016 Paris
Tél : 01 42 24 54 02
www.pavillondeleau.fr
Du mardi au vendredi de 10 à 18h. Samedi de 11h à 19h. Entrée libre.
Comment vous rendre au Pavillon de l’eau
RER C – station Javel ( direction Versailles Chantier)
Ligne 10 – station Javel ou Mirabeau
Bus 72, 22 ou 62 – arrêt Mirabeau, bus 88 - arrêt Javel
Station Vélib’ Mirabeau
Du 15 au 22 novembre, l’exposition sera à Via le Monde, 2 bis rue Pablo Picasso à Bobigny (métro Bobigny Pablo Picasso)
« Qui dit privatisation, dit paupérisation, cela coule de source » déclarent les chorfas (nobles) du village.
La raréfaction de l’eau est déjà une réalité dans la région et dans la vie quotidienne des villageois La révolte de la population de Ben S’mim est emblématique pour le Maroc mais aussi de Ben S’mim. Le réchauffement climatique y est à l’œuvre. La mondialisation aussi : les habitants de Ben S’mim sont déjà des laissés pour compte du développement, va-t-on maintenant les contraindre à l’exode rurale, voire à l’émigration? Les choix agricoles sont en question : assécher les lacs pour exporter des fruits sur le marché européen ou économiser et partager l’eau entre tous pour vivre ici?
« Sans eau, la vie peut s’arrêter » crie une jeune mère.
Au Pavillon de l'eau
77, avenue de Versailles
75016 Paris
Tél : 01 42 24 54 02
www.pavillondeleau.fr
Du mardi au vendredi de 10 à 18h. Samedi de 11h à 19h. Entrée libre.
Comment vous rendre au Pavillon de l’eau
RER C – station Javel ( direction Versailles Chantier)
Ligne 10 – station Javel ou Mirabeau
Bus 72, 22 ou 62 – arrêt Mirabeau, bus 88 - arrêt Javel
Station Vélib’ Mirabeau
Du 15 au 22 novembre, l’exposition sera à Via le Monde, 2 bis rue Pablo Picasso à Bobigny (métro Bobigny Pablo Picasso)
les SOS
Des scientifiques du monde entier et représentant certaines de plus prestigieuses académies des sciences des pays du G8 (l'Allemagne, le Canada, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni, la Russie et les États-Unis, ainsi que les présidences du Conseil de l'Europe et de la Commission européenne) et du Brésil, de Chine, d'Inde, du Mexique et d'Afrique du Sud, ont lancé un appel qui interpelle et prête à réfléchir.
«La pénurie d'eau et de nourriture est devenue une dangereuse réalité, particulièrement dans de nombreux pays en voie de développement» , avertit Martin Rees, président de la Société royale (l'académie des sciences du Royaume-Uni et du Commonwealth) . Si la tendance actuelle se poursuit, la situation, déjà sombre, ne peut qu'empirer.
«Dans les années à venir, ce phénomène ne peut aller qu'en s'aggravant étant donné l'augmentation de la population et le changement climatique», poursuit le professeur Rees. «Si nous voulons éviter l'erreur très coûteuse d'investir dans des technologies et une infrastructure qui ne prennent pas en compte les changements climatiques, il faut évaluer ces menaces et identifier des solutions.»
Ce n'est pas la première fois que les scientifiques des académies des sciences du G8+5 font état de leurs inquiétudes concernant le réchauffement mondial. En 2005, ils ont fait appel aux leaders mondiaux pour limiter la menace du changement climatique, et ont proposé une ligne de conduite pour en gérer les causes. Cependant, les progrès réalisés en matière de réduction mondiale des gaz à effet de serre ont été lents.
Depuis, le GIEC 2007 (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a réaffirmé la réalité du changement climatique, mais également l'impact du réchauffement d'origine anthropique sur de nombreux systèmes physiques et biologiques. Les ressources en eau sont les plus vulnérables, ainsi que la disponibilité alimentaire, les installations côtières et certains écosystèmes, en particulier l'écosystème arctique, de la toundra, alpin, et corallien. Les régions les plus sensibles sont l'Arctique, l'Afrique, les petites îles et les grands deltas d'Asie, où la population est dense.
Le récent appel attire l'attention sur la nécessité d'une adaptation au changement climatique, mais aussi l'importance d'entreprendre des actions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les scientifiques appellent les gouvernements à convenir d'un calendrier et d'un financement pour 2009, ainsi qu'à formuler un plan coordonné pour la construction d'un nombre significatif d'installations pilotes de capture et de stockage du carbone.
La capture du carbone est un point très important, si l'on considère l'importance de l'énergie dérivée du charbon. Selon Martin Rees, «le charbon continuera d'être l'une des principales sources d'énergie mondiales au cours des 50 prochaines années. Si les centrales à charbon et les industries continuent de rejeter du dioxyde de carbone sans restriction, le risque de déclencher un changement irréversible et dangereux du climat ne fera qu'augmenter.»
«Il est par conséquent urgent de développer des techniques de capture et de stockage du carbone. L'enjeu est tel que les efforts actuels sont insuffisants. Les nations présentes lors du sommet du G8 doivent s'engager envers un programme bien plus large et coordonné. L'adoption rapide et à grande échelle d'une technologie éprouvée, ainsi que l'arrêt de l'augmentation annuelle des émissions de dioxyde de carbone, réduiront le risque d'un changement catastrophique des conditions climatiques.»
La déclaration a été présentée au gouvernement du Japon, où aura lieu la prochaine rencontre du G8, du 7 au 9 juillet. Les académies ont également présenté une déclaration concernant les problèmes de santé à l'échelle mondiale. Elles ont souligné la nécessité d'un renforcement de la collaboration et de la coordination au niveau international, afin de faire face aux problèmes en rapport avec la santé comme l'eau, l'assainissement, l'hygiène, la sécurité alimentaire, l'accès aux informations médicales et aux soins, et la formation des professionnels de la santé.
Pour de plus amples informations, consulter:
Société royale:
http://royalsociety .org/
«La pénurie d'eau et de nourriture est devenue une dangereuse réalité, particulièrement dans de nombreux pays en voie de développement» , avertit Martin Rees, président de la Société royale (l'académie des sciences du Royaume-Uni et du Commonwealth) . Si la tendance actuelle se poursuit, la situation, déjà sombre, ne peut qu'empirer.
«Dans les années à venir, ce phénomène ne peut aller qu'en s'aggravant étant donné l'augmentation de la population et le changement climatique», poursuit le professeur Rees. «Si nous voulons éviter l'erreur très coûteuse d'investir dans des technologies et une infrastructure qui ne prennent pas en compte les changements climatiques, il faut évaluer ces menaces et identifier des solutions.»
Ce n'est pas la première fois que les scientifiques des académies des sciences du G8+5 font état de leurs inquiétudes concernant le réchauffement mondial. En 2005, ils ont fait appel aux leaders mondiaux pour limiter la menace du changement climatique, et ont proposé une ligne de conduite pour en gérer les causes. Cependant, les progrès réalisés en matière de réduction mondiale des gaz à effet de serre ont été lents.
Depuis, le GIEC 2007 (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a réaffirmé la réalité du changement climatique, mais également l'impact du réchauffement d'origine anthropique sur de nombreux systèmes physiques et biologiques. Les ressources en eau sont les plus vulnérables, ainsi que la disponibilité alimentaire, les installations côtières et certains écosystèmes, en particulier l'écosystème arctique, de la toundra, alpin, et corallien. Les régions les plus sensibles sont l'Arctique, l'Afrique, les petites îles et les grands deltas d'Asie, où la population est dense.
Le récent appel attire l'attention sur la nécessité d'une adaptation au changement climatique, mais aussi l'importance d'entreprendre des actions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les scientifiques appellent les gouvernements à convenir d'un calendrier et d'un financement pour 2009, ainsi qu'à formuler un plan coordonné pour la construction d'un nombre significatif d'installations pilotes de capture et de stockage du carbone.
La capture du carbone est un point très important, si l'on considère l'importance de l'énergie dérivée du charbon. Selon Martin Rees, «le charbon continuera d'être l'une des principales sources d'énergie mondiales au cours des 50 prochaines années. Si les centrales à charbon et les industries continuent de rejeter du dioxyde de carbone sans restriction, le risque de déclencher un changement irréversible et dangereux du climat ne fera qu'augmenter.»
«Il est par conséquent urgent de développer des techniques de capture et de stockage du carbone. L'enjeu est tel que les efforts actuels sont insuffisants. Les nations présentes lors du sommet du G8 doivent s'engager envers un programme bien plus large et coordonné. L'adoption rapide et à grande échelle d'une technologie éprouvée, ainsi que l'arrêt de l'augmentation annuelle des émissions de dioxyde de carbone, réduiront le risque d'un changement catastrophique des conditions climatiques.»
La déclaration a été présentée au gouvernement du Japon, où aura lieu la prochaine rencontre du G8, du 7 au 9 juillet. Les académies ont également présenté une déclaration concernant les problèmes de santé à l'échelle mondiale. Elles ont souligné la nécessité d'un renforcement de la collaboration et de la coordination au niveau international, afin de faire face aux problèmes en rapport avec la santé comme l'eau, l'assainissement, l'hygiène, la sécurité alimentaire, l'accès aux informations médicales et aux soins, et la formation des professionnels de la santé.
Pour de plus amples informations, consulter:
Société royale:
http://royalsociety .org/
les SOS
BEN'SMIM
Jeudi 3 Avril 2008COMMUNIQUE : à la suite du Sit-in organisé par les habitants de Ben'Smim le 30 mars 2008
En cette journée triste du 30 mars, et en commémoration de la date de signature du « contrat de concession » pour l'exploitation de l'eau de l'unique source du village au profit de la société « EURO-AFRICAINE DE EAUX » , les habitants de Ben'Smim ont organisé un autre sit-in avec la présence de membres de l'Association pour le Contrat mondial de l'eau au Maroc (ACME-Maroc) et l'Association marocaine des droits humains (AMDH) et le soutien des ONG telles qu'ATTAC – Maroc et l'Association pour la défense des deniers publics, dans le cadre de leur lutte pour manifester leur claire protestation contre le sabotage des efforts continus des habitants par le biais des poursuites judiciaires et les multiples procès, alors que les travaux de construction de l'usine de mise en bouteille de l'eau sont en cours.
Profondément affectés par le déni de justice dont ils sont victimes et conscients de la situation critique où ils se trouvent, les habitants de Ben'Smim expriment encore une fois:
• leur revendication à voir résilié le contrat de privatisation des eaux de leur village et l'arrêt immédiat du projet en cours de réalisation sur leurs terres.
• Leur refus catégorique des menaces, directes et indirectes, dont ils font l'objet de la part des autorités et leur condamnation de l'indifférence du gouvernement à leur égard.
• Leur refus des machinations, y compris judiciaires, en cours dont le seul but est de les museler en vue de les priver de leur droit inaliénable à l'eau de l'unique source de leur village.
• Leur demande d'une contre-expertise, indépendante, pour démontrer le non fondé des données sur lesquelles se base le projet en cours de réalisation.
Les habitants lancent enfin un appel à toutes les forces vives au niveau national et international pour manifester leur solidarité avec leur juste cause, celle du refus de l'injustice, de la spoliation et de la privatisation de la vie.
les SOS
ATTAC MAROC solidaire avec la poulation de ben smim
Vendredi 1 Février 2008
Pétition
Non à la privatisation de la source d’eau de BEN SMIM
Le village de BEN SMIM, province d’Ifrane connaît une vague de protestations et de contestations suite à la privatisation de la source de BEN SMIM au profit du capital étranger (français). Des militants sont arrêtés et poursuivis.
Nous, signataires de cette pétition, déclarons notre solidarité avec la population de BEN SMIM et demandons l’arrêt immédiat des travaux et de stopper le processus de privatisation en cours de la source d’eau comme bien commun de la population de la région. Et nous réclamons l’arrêt des poursuites des militants.
Envoyer vos signature sur l’émail de l’association Attac Maroc : attac.maroc@gmail.com
Non à la privatisation de la source d’eau de BEN SMIM
Le village de BEN SMIM, province d’Ifrane connaît une vague de protestations et de contestations suite à la privatisation de la source de BEN SMIM au profit du capital étranger (français). Des militants sont arrêtés et poursuivis.
Nous, signataires de cette pétition, déclarons notre solidarité avec la population de BEN SMIM et demandons l’arrêt immédiat des travaux et de stopper le processus de privatisation en cours de la source d’eau comme bien commun de la population de la région. Et nous réclamons l’arrêt des poursuites des militants.
Envoyer vos signature sur l’émail de l’association Attac Maroc : attac.maroc@gmail.com
les SOS
Marche à Ben smim
Mardi 22 Janvier 2008
La manifestation-marche du 20 janvier 2008 à Ben S'mim a été un grand moment de mobilisation. Les habitants du village ont fait une marche de 10 km (entre le village et la source, aller et retour) avec notamment la participation de nombreux militants d'ACME et d'ATTAC Maroc.
A la source, un communiqué a été lu par un représentant de la population demandant de nouveau l'arrêt du ''projet'' de mise en bouteille des eaux du village - dont le débit n'a jamais été aussi bas, alors qu'on est en plein hiver - et annonçant une nouvelle marche populaire vers la ville d'Ifrane (chef lieu administatif de la région) dimanche 27 janvier.
Cette manifestation a reçu par ailleurs le soutien de nombreuses associations internationales et nationales (voir communiqué ci-après).
Reunis dans le cadre de creation d´une coordination du syndicalisme anticapitaliste euromaghrebin, on a adopté le suivant communiqué:
Nous voulons exprimer notre soutien à la marche de protestation de la population de Ben S´mim contre le projet de mise en bouteille des eaux de l´unique source du village.
Nous sommes tout à fait contre la privatisation de l´eau et pour la défense de la vie et des droits de la
population de la région
A la source, un communiqué a été lu par un représentant de la population demandant de nouveau l'arrêt du ''projet'' de mise en bouteille des eaux du village - dont le débit n'a jamais été aussi bas, alors qu'on est en plein hiver - et annonçant une nouvelle marche populaire vers la ville d'Ifrane (chef lieu administatif de la région) dimanche 27 janvier.
Cette manifestation a reçu par ailleurs le soutien de nombreuses associations internationales et nationales (voir communiqué ci-après).
Reunis dans le cadre de creation d´une coordination du syndicalisme anticapitaliste euromaghrebin, on a adopté le suivant communiqué:
Nous voulons exprimer notre soutien à la marche de protestation de la population de Ben S´mim contre le projet de mise en bouteille des eaux de l´unique source du village.
Nous sommes tout à fait contre la privatisation de l´eau et pour la défense de la vie et des droits de la
population de la région
- ESPAGNE. CGT
- FRANCE: CNT-fr, SUD Education, SUD Étudiants, SUD.Rail
- ITALIE: CUB
- MAROC: Bureau Syndical de la Voie Démocratique
- ALGÉRIE: SNAPAP, Collectif de femmes ¨Printemps Noir¨(Kabylie)



