Association pour le Contrat Mondial de L'Eau


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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun

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L'explosion démographique des villes rend plus pressants que jamais les besoins en eau et en électricité. Mais la gestion des groupes français Suez et Veolia est violemment critiquée.


Source .. www.lexpress.fr
De notre correspondante Christelle Marot

Quelques mois après le début de la vague contestataire du printemps marocain et la publication, en avril, du rapport 2009 de la Cour des comptes, pointant de nombreux dysfonctionnements dans la gestion déléguée de l'eau et de l'électricité au Maroc, les opérateurs français sont sous pression. A Tanger, le contrat passé en 2002 avec Amendis, filiale marocaine de Veolia Environnement, est en cours de révision, à la suite d'une intervention directe de Nizar Baraka, ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales. Cette révision doit permettre une refonte de la tarification afin de mieux l'adapter au pouvoir d'achat des usagers. Elle inter- vient alors que la gestion de Veolia Environnement fait l'objet de nombreuses critiques : abonnements trop élevés, frais injustifiés, retard dans les investissements. A Tanger, sur les 30 000 branchements sociaux prévus, seuls 10 % ont été réalisés. Les blâmes ne viennent pas que du Maroc : la fondation France Libertés, créée par Danielle Mitterrand, devrait publier dans quelques semaines un rapport particulièrement sévère sur la présence du groupe français au Maroc.

Des eaux saturées en rouille à cause de la vétusté

A Casablanca, la justice s'en mêle. Le parquet a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire afin d'entendre un élu local qui accuse le maire de Casablanca et le PDG de la Lydec, filiale marocaine de Suez Environnement, de dilapidation de deniers publics. Lydec est en charge de la gestion de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement dans la capitale économique du royaume - près de 4 millions d'habitants - depuis 1997, et jusqu'en 2027. Perçu comme un cadeau du Maroc fait à la France, le contrat, de gré à gré, passé sous le règne du roi Hassan II a été révisé en 2007, sous la pression des élus. Dans son rapport 2009, la Cour des comptes relève que Lydec n'a pas respecté ses engagements en matière d'investissement durant la première décennie du contrat. L'institution mentionne également l'existence de quartiers desservis par des eaux saturées en rouille, en raison de la vétusté des réseaux. Des conclusions qui ont donné du grain à moudre au mécontentement social porté par le mouvement du 20 février. Les dirigeants de Lydec rétorquent de leur côté que la plupart des remarques ont été prises en compte dans le contrat révisé de 2008.

"C'est un peu tard, proteste Mehdi Lahlou, économiste, président de l'Association pour un contrat mondial de l'eau (Acme) au Maroc. D'autant que certaines erreurs relevées par la Cour des comptes ne peuvent plus être corrigées. Nous sommes devant le fait accompli ! Ainsi, Lydec ne devait commencer à distribuer des dividendes qu'à partir de 2008. En réalité, ils ont été versés dès 2003, pour atteindre 600 millions de dirhams (53 millions d'euros) fin 2007. Et les investissements ont été révisés à la baisse. Même si Lydec n'est pas seule en cause, on a vu ce que cela a donné lors des fortes inondations, l'hiver dernier !"

"Lorsque l'on veut s'attaquer à Mohamed Sajid [le maire de Casablanca], on s'attaque à Lydec, se défend un responsable de la Lyonnaise des eaux de Casablanca. Parce que l'eau, l'électricité, cela touche tout le monde. Cette question est instrumentalisée. Les gens oublient la situation d'où l'on part. En France, il y a des investissements publics et des financements disponibles. Au Maroc, on nous demande de rattraper les pays du Nord dans des temps très réduits."

Quand en France, la délégation de service public peut prendre la forme de l'affermage, qui sous-tend la réalisation par les pouvoirs publics des grands travaux d'investissement, au Maroc, la gestion de l'eau est confiée en concession à des opérateurs privés étrangers. A eux, alors, de construire les infrastructures nécessaires. Une "bizarrerie", relève Claude de Miras, économiste à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) à Rabat. "Bizarrerie" encouragée par la Banque mondiale dans les années 1990. Au Maroc, la délégation de service public, avec quatre concessions, à Casablanca, Rabat, Tanger et Tétouan, concerne la moitié des volumes et services d'eau, d'électricité et d'assainissement du pays.

80 000 branchements sociaux

"Dans ce secteur, les investissements sont très lourds, s'étalent sur le long terme. Sur les plans technique et financier, les opérateurs privés n'ont pas intérêt à endosser une telle charge. C'est pourquoi, nous plaidons pour un retour de ces services dans le giron public", assène le président de l'Acme Maroc. Pour la seule agglomération de Casablanca, les investissements nécessaires sont évalués à 16 milliards de dirhams (1,4 milliard d'euros) sur la période 2007-2027.

Alors que les besoins en eau et en électricité sont pressants, l'explosion démographique des villes complique la donne. Selon les prévisions des Nations unies, le Maroc devrait compter plus de 40,3 millions d'habitants en 2025 (32 millions d'habitants aujourd'hui), avec un taux d'urbanisation de 70 % (57 % aujourd'hui). Le contexte implique aussi de tenir compte du délabrement des réseaux anciens, de la persistance des poches de pauvreté, des changements climatiques. "L'équation est complexe, souligne Claude de Miras. Nous sommes dans des villes extrêmement dynamiques, qui ont un énorme besoin d'infrastructures. Il faut faire très vite. C'est un véritable défi pour les opérateurs privés et l'administration, qui doivent apprendre à travailler ensemble. Les rythmes de croissance urbaine font que les analyses, les montages sont très vite dépassés. On ne peut pas flinguer le privé, sous prétexte que les objectifs ne sont pas réalisés ! C'est un combat qui ne sert pas les populations."

Dans la région du Grand Casablanca, la filiale de Suez Environnement a pour obligation de réaliser près de 80 000 branchements sociaux dans des quartiers "non réglementaires", c'est-à-dire en dehors des plans d'urbanisation publics. Et c'est à l'autorité locale de désigner les ménages bénéficiaires, sur fond de problèmes fonciers et d'informations parcellaires. Cette situation, expliquerait largement, selon l'IRD, le retard dans l'accès à l'eau et à l'électricité pour les quartiers périphériques. Le projet s'élève à 1,6 milliard de dirhams (140 millions d'euros). Chaque ménage est mis à contribution, à hauteur de 20 % environ, soit une participation d'environ 5 000 dirhams (455 euros) pour obtenir le raccordement à l'eau et l'électricité. 40 % de ces branchements sociaux seraient réalisés.

Dans les villes des pays émergents comme au Maroc, le principe l'"eau paie l'eau", à savoir le paiement par les usagers des dépenses de distribution et d'assainissement paraît peu réaliste. Mais alors, où trouver l'argent ? "En réalité, c'est l'électricité qui paie l'assainissement. En cela, le modèle marocain est intéressant, mais il a ses limites", indique Claude de Miras. A terme, il faudra sans doute réfléchir à des financements longs pour répondre aux besoins. Une question qui tarde à être débattue.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/maroc-eau-electricte-les-operateurs-francais-sur-la-sellette_1059636.html
acme maroc
Rédigé par acme maroc le Samedi 10 Décembre 2011 à 00:46

revue de presse

Veolia - le début de la fin...

Mercredi 7 Décembre 2011

PARIS, 6 déc 2011 (AFP)


Aux prises avec une rentabilité érodée et une dette trop lourde, Veolia Environnement a annoncé mardi qu'il allait abandonner son activité dans les transports publics (métro, tramways, etc.) pour se concentrer sur l'eau, les déchets et les services énergétiques.
"Veolia n'est pas le mieux placé pour assurer un bel avenir à Veolia-Transdev", le tout nouveau groupe de transports fusionné en 2011 avec la Caisse des Dépôts (CDC), a affirmé le PDG de Veolia, Antoine Frérot, lors d'une conférence de presse.
"Nous avons donc pris la décision stratégique de rechercher de nouveaux actionnaires pour l'activité transport", a-t-il ajouté.
Selon lui, cette activité a "moins de synergies" avec ses autres métiers et demande trop d'investissements.
Veolia-Transdev a été créé en mars. Veolia et la CDC en ont chacun 50%.
"Il y a trois types d'actionnaires qui peuvent être intéressés par cette activité: tout d'abord notre partenaire actuel (la CDC), mais également des investisseurs financiers intéressés par l'activité transport voire même des investisseurs industriels", a détaillé Antoine Frérot.
"De premiers contacts ont déjà été pris", a-t-il ajouté.
De son côté, la CDC a réagi dans l'après-midi, indiquant dans un communiqué ne pouvoir "exclure à ce stade aucune option, étant acquis qu’elle est fermement et durablement engagée auprès de Veolia Transdev, et n'a aucun projet de désengagement ni à court ni à moyen terme".
L'abandon par Veolia de son activité transport doit être effective d'ici deux ans, date à laquelle le groupe veut avoir terminé son recentrage.
La stratégie de Veolia vise à "rassurer les milieux financiers", a réagi la CFDT dans un communiqué, estimant que "la crise ne doit pas être l'accélérateur qui va laisser de nombreux salariés sur le bord de la route".
"Ce nouveau Veolia reconfiguré sera apte à renouer avec la croissance et la rentabilité dans le contexte actuel", a assuré M. Frérot, PDG du groupe depuis un an.
Il opère un changement radical par rapport à la stratégie de son prédécesseur et ancien patron Henri Proglio, parti à la tête d'EDF en 2009 et qui avait multiplié les acquisitions à l'international pour faire grossir Veolia (issu de la Générale des Eaux) tout azimut dans les années 2000, avec une organisation en filiales très décentralisée.
Désormais, l'heure est à la concentration sur quarante pays, contre près du double actuellement.
Ainsi, Veolia compte céder aussi ses activités dans le secteur de l'eau régulée au Royaume-Uni et celles dans les déchets solides aux Etats-Unis.
La vente de ces deux activités, plus celle de l'activité transports, compteront pour les deux tiers d'un programme de cessions de cinq milliards de dollars prévu sur deux ans.
"Le nouveau Veolia sera concentré sur trois métiers (eau, déchets, services énergétiques via un partenariat renforcé avec EDF dans Dalkia, ndlr), avec une organisation plus réactive et plus efficace, une flexibilité financière retrouvée et une entreprise positionnée pour saisir des opportunités de croissance rentable", a assuré Antoine Frérot.
Après avoir très bien commencé la séance portée par ces annonces, l'action Veolia Environnement n'a pas réussi à conserver cet élan et a clôturé en fort recul de 4,49% à 9,09 euros à la Bourse de Paris. Les analystes d'Aurel soulignaient notamment les "incertitudes" sur la bonne exécution des mesures annoncées.
Massacré par les deux avertissements sur résultats lancés depuis l'été, le titre est la plus forte baisse du CAC 40 depuis le début de l'année, avec une chute de 57%.
Via ses cessions d'activités et ses réductions de coûts de structure engagées (sans licenciement en France), le groupe compte ramener de 15 à 12 milliards d'euros sa dette d'ici 2014.
En outre, après 2013, il table sur une croissance organique de ses revenus de plus de 3% par an et de plus de 5% de son résultat brut d'exploitation.
acme maroc
Rédigé par acme maroc le Mercredi 7 Décembre 2011 à 12:32

revue de presse

L'or bleu sous-estimé

Lundi 30 Mai 2011

Le Maroc est classé au 20e rang des pays pauvres en eau. Cette situation va donc s'aggraver avec la pénurie d'eau qui se profile à l'horizon 2020. Pour sensibiliser les générations futures à la conservation de cette ressource naturelle, l'Association pour le contrat mondial de l'eau (ACME-Maroc) organise, du 20 au 22 mai au collège El Moatamid Ben Abbad à Temara, la «Fête de l'eau», un rendez-vous initié sur le thème «Constitutionnalisation du droit à l'eau».



«A l'occasion de ces journées, nous accueillerons des élèves venus de collèges et de lycées de Skhirate, Sidi-Slimane, Sidi-Kacem... Cette fête sera marquée par la plantation d'arbres et l'embellissement des lycées. Mais le temps fort de cette rencontre annuelle sera le débat, samedi 21 mai, sur l'eau et l'assainissement», indique Mehdi Lahlou, président d'ACME-Maroc.Lors de cet événement, ACME-Maroc mettra l'accent sur la nécessité d'introduire l'éducation à la protection de l'eau comme ressource commune. «Notre objectif est de permettre aux enfants de s'approprier le message de conservation de l'eau pour changer leur comportement et par conséquent influencer leurs parents à faire de même. Pour promouvoir l'économie d'eau, il faut inculquer l'enfant l'idée que cette ressource est rare et partagée», ajoute Lahlou.

Si ACME-Maroc lance un débat sur le droit à l'eau et sa constitutionnalisation, c'est que cette association s'appuie sur la résolution sur le droit d'accès à l'eau, adoptée par les Nations unies en juillet 2010, à laquelle le Maroc a adhéré. Rappelons que quelque 900 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et 2,5 milliards d'habitants de la planète n'ont pas de toilettes. La mise en œuvre du droit à l'eau et à l'assainissement apportera une contribution importante à la réduction de la pauvreté et au développement. Au Maroc, si certaines régions bénéficient suffisamment d'eau, d'autres n'ont pas eu cette chance. Mais la tendance montre que le public n'accorde pas encore à l'eau sa vraie valeur. Des industriels continuent de polluer cette ressource, malgré les aides de l'Etat pour les engager dans la production propre. Quant aux agriculteurs, ils continuent de bouder les incitations financières publiques mises en place pour les pousser à choisir l'irrigation au goutte-à-goutte. L'agriculture, rappelons-le, reste le secteur qui consomme plus d'eau.

L'irrigation utilise près de 88% des eaux mobilisées au Maroc. Ajouter à cette gestion non rationnelle de cette ressource, la surexploitation des eaux souterraines dans plusieurs endroits : régions de Souss Mass, Mnasra, Saïs... et le nettoyage des terrasses de cafés, d'immeubles et de voitures avec de l'eau du robinet. L'eau potable coûte cher à L'Etat. Avant d'arriver au robinet, cette ressource passe par plusieurs étapes: construction des barrages, mise en place de canaux d'adduction pour amener cette eau vers les stations de traitement, réintroduction de cette eau traitée dans un circuit de distribution pour l'acheminer vers le consommateur. Il est donc presque condamnable d'utiliser cette denrée rare dans les chasses d'eau.

http://http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=151051 http://http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=151051

Acme-Maroc
Rédigé par Acme-Maroc le Lundi 30 Mai 2011 à 02:49

revue de presse

La communauté d’agglomération a décidé seule de mettre un terme au contrat qui la liait à la société privée jusqu’en 2022. Une première dans l’histoire de la gestion française de l’eau.
Pour Pierre Moscovici, la coupe était pleine. Le président PS de la communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard a pris la décision historique de rompre en cours de route le contrat qui le liait à la société de gestion des eaux Veolia jusqu’en 2022. En cause : les prix jugés trop élevés proposés par la société privée à ses administrés.
La région de Montbéliard est en effet l’une des agglomérations de l’est de la France où le prix de l’eau est le plus cher, compris entre 3 et 3,40 euros du mètre cube. D’après un habitant de la région, cité par le Parisien, le contrat, signé il y a 20 ans avec Veolia, assurait aux usagers un prix de l’eau identique à celui de la ville voisine de Besançon qui avait conservé une gestion publique. Mais aujourd’hui, «l’écart est approximativement de 1 euro du mètre cube entre les deux villes».
Dans la communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard, la gestion redeviendra donc publique dans les 29 communes concernées à partir de 2015 et depuis le 1er avril, une baisse de 10% du prix de l’eau est entrée en vigueur. Cette décision devrait réjouir les habitants car elle se concrétisera par une baisse de 23 centimes par mètre cube, soit entre 24 et 25 euros d’économie par an.
Un contrat de 23 millions d’euros s’envole
Cette décision est qualifiée d’historique car c’est la première fois qu’un contrat est rompu avant son terme. D’autres villes ont repris les rênes de la gestion de l’eau mais jusqu’ici, elles avaient attendu l’échéance du contrat qui les associait à l’entreprise privée concernée pour ne pas le renouveler. C’est par exemple ce qu’avait fait Bertrand Delanoë à Paris en 2008.
D’autres ont opté pour la renégociation des tarifs de l’eau. Des villes comme Lyon, Bergerac ou Libourne ont ainsi obtenu des rabais compris entre 16% et 30%. Certaines villes, comme Bordeaux, optent également pour une hausse des investissements dans les infrastructures en contrepartie d’un prix élevé au mètre cube.
Pour Veolia, ce choix, qui s’est fait sans discussion, est donc très contesté. «C’est une décision unilatérale et extrêmement dommageable. On a aucun reproche à nous faire. Nous avons beaucoup investi dans cette collectivité», s’indigne Marc Renaume, directeur adjoint de Veolia Eau, dans le Parisien. La perte de ce contrat a un goût amer pour Veolia qui avait versé près de 23 millions d’euros pour un contrat qui devait durer 30 ans. Le groupe, qui estime que Pierre Moscovici est «dans le cadre d’une posture politique avec une volonté de prise de risque», n’écarte pas «la voie du contentieux».

http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=186470537 http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=186470537

Acme-Maroc
Rédigé par Acme-Maroc le Lundi 18 Avril 2011 à 00:39

revue de presse

Lucile Daumas, militante d'Attac Maroc et d'Acme maroc
La gestion déléguée devient au centre des préoccupations des citoyens de la capitale. Le Mouvement du 20 février en a fait un thème de protestation. Ce jeudi 14 avril, il a appelé à manifester pour demander le départ de Veolia.

La multinationale française qui gère plusieurs services publics dans la ville, le transport urbain, la distribution de l'eau et de l'électricité, l'assainissement, les jardins...est pointée du doigt pour l'opacité de sa gestion, les augmentations successives des tarifs, la dégradation de la qualité du transport urbain, son non engagement à régler ses dettes envers la collectivité... Les organisations qui travaillent sur cette thématique accusent également les autorités de ne pas exercer le contrôle nécessaire. Contacté à plusieurs reprises par Lakome.com, le Conseil de la Ville de Rabat n'a jamais souhaité apporter des éclaircissements sur la qualité de la supervision des services publics. Un monopole sur la ville exercé par Veolia, explique Lucile Daumas, militante d'Attac Maroc, sans pour autant que les habitants ne soient dotés de mécanismes pour faire valoir leurs droits en la matière.



« Il faut un audit citoyen de la gestion déléguée »
Lakome.com : Selon vous, Comment s’est érigé ce monopole de Veolia sur la capitale ?

A l’heure actuelle, la ville de Rabat est pratiquement contrôlée par Veolia. A l’exception de la gestion des déchets qui lui échappe, Veolia a le monople sur l’eau l’électricité, l’assainissement et le transport, le monopole absolu. Par ailleurs, la société est également présente sur les espaces verts. Ca veut dire qu’une entreprise seule, et qui n’est pas un modèle de démocratie d’ailleurs, vu comment Veolia s’attache à l’étranger les appuis des élus locaux, les cours des comptes, contrôle plusieurs services publics à la fois, le tout dans un contexte où les structures de contrôle et de suivi par les organismes concernés ne sont pas opératoires, ça lui donne un pouvoir qui va largement au-delà d’un pouvoir de gestion.

Vous pointez également du doigt le manque de transparence, comment se traduit-il ?

On a les pires difficultés pour pouvoir accéder à des données. C’est pratiquement impossible. Heureusement qu’il y a eu des travaux réalisés par des chercheurs, car ce sont les seuls qui arrivent à obtenir des comptes qui normalement doivent être systématiquement distribués aux élus locaux et publiés au grand public.

Pourquoi le contrôle citoyen à travers les instances élues, ne fonctionne pas?

Les collectivités n’ont strictement aucun moyen de contrôle, et n’ont pas d’accès aux données qui leur permettraient d’exercer ce contrôle, et n’ont pas non plus l’expertise pour le faire. Il faudrait qu’elles fassent appel à des experts extérieurs pour qu’ils puissent les aider. Dans des structures plus démocratiques qui sont les collectivités locales en France, il y a une association d’experts qui s’est constituée pour offrir son expertise aux élus locaux. Ici on est loin de tout ça, on a rien du tout, ça donne un pouvoir gigantesque à la société privée.

Comment concevez vous cet audit citoyen auquel vous appelez?

Les formes peuvent être absolument diverses. Ce que nous voulons, c’est que ça puisse être exercé à deux niveaux, se mener d’un côté par toutes les instances qui doivent d’exercer le contrôlé, élus locaux, ministères, l’ensemble des instances, et puis aussi nous pensons que les habitants ont leur mot à dire. Dans le cadre de cette campagne, nous arriverons à donner la parole aux citoyens même, qu’ils puissent s’exprimer sans attendre trois morts dans des innondations, par exemple. C’est des choses scandaleuses qu’on souhaite absolument éviter. Nous ne sommes pas catastrophistes, il faut que le débat se mène de façon démocratique, calme et sereine, et pas qu’une catastrophe remette le débat sur le devant de la scène. Mais que ce débat se mène correctement.

http://fr.lakome.com/economie/44-actualites-economie/309-lucile-daumas-l-il-faut-un-audit-citoyen-de-la-gestion-deleguee-r.html http://fr.lakome.com/economie/44-actualites-economie/309-lucile-daumas-l-il-faut-un-audit-citoyen-de-la-gestion-deleguee-r.html

Acme-Maroc
Tags : veolia
Rédigé par Acme-Maroc le Jeudi 14 Avril 2011 à 00:51

revue de presse

Le comportement trouble d'Amendis

Samedi 26 Mars 2011
Que faut-il faire pour ne pas gâcher « l’amitié » franco-marocaine? Les déclarations de Samir Abdelmoula, ex-maire de Tanger, données aujourd’hui 25 mars au quotidien Akhbar Al Yaoum, donnent quelques éléments de réponse. Et Lakome.com a obtenu des documents exclusifs...

Samir Abdelmoula, qui a aussi démissionné du PAM (Parti authenticité et modernité, de l’ami du roi, Fouad Ali El Himma), a qualifié de « tardive » l’annonce de révision du contrat d’Amendis (filiale de Veolia environnement) à Tanger, faite par les autorités marocaines à Paris le 23 mars. "L'une des problématiques majeures est que le pouvoir d'achat local n'est pas en adéquation avec les tarifs pratiqués par Amendis", avait alors affirmé Nizar Baraka.

Mais Samir Abdelmoula ne s’est pas contenté de commenter la décision. Il a aussi tenté d’expliquer pourquoi cette entreprise est restée au dessus de toutes les lois. Selon lui, le ministre de l’Intérieur d'une part, et d'autre part la SOMED (filiale de la SNI) et le groupe ONA, en tant qu’anciens actionnaires d’Amendis, sont aussi responsables.

Contacté par Lakome.com, Samir Abdelmoula explique la nature du conflit : « Amendis à présenté des factures de 70 millions de dirhams en frais d’éclairage et arrosage publiques. Quand nous avons vérifié, nous avons constaté que la majorité des poteaux d’éclairage ou les espaces verts dont ils parlaient n’existent pas ».

L’ex-Maire refuse alors de payer. Le ministère de l’Intérieur entre en ligne, en la personne de Mohamed El Kezzar, pour mettre la pression sur la mairie et l’obliger à payer la filiale du groupe français. « Le ministère de l’Intérieur m’avait promis, en échange, de calmer l’opposition dans le Conseil de la ville pour valider le budget de 2010 ».

Tayeb Cherkaoui, ministre de l’Intérieur, Allal Sekrouhi, directeur général des collectivités locales au minsitère sont aussi au courant de l’affaire. « Je leur avais envoyé plusieurs courriers sur la question mais personne n’a pris mes plaintes au sérieux ». Pis encore, Mustapha Essahel, ambassadeur du Maroc à Paris, et ancien patron de la SOMED, est aussi intervenu auprès des Affaires étrangères pour obliger Abdelmoula à payer les factures, en expliquant que sa position nuit aux relations franco-marocaines, et que le gouvernement français pourrait changer de position sur la question du Sahara.

Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Entre 2002 et 2008, période où l’ONA et la SOMED étaient encore présents dans le tour de table d’Amendis (pour rappel, les deux filiales du holding royal Siger se sont retirées du capital en décembre 2007), les pénalités pour retard dans la réalisation des investissements physiques s’élèvent à plus de 50 millions de dirhams.

Dans une lettre datée du 31 mai 2010, dont Lakome.com détient une copie, l’Autorité délégante a bien réclamé ces pénalités en détaillant le montant annuel (plus de 16 millions de dirhams rien qu’en 2004), mais la filiale de Veolia Environnement refuse toujours de payer.

Dans sa réponse, datée du 17 juin de la même année, dont Lakome.com possède aussi une copie, Amendis ne nie pas la non-réalisation d'investissements physiques, mais renvoie la balle dans le camp de l'autorité délégante, l'accusant de ne pas avoir suivi les procédures prévues par le contrat pour lui réclamer les pénalités. Concernant leur majoration, également exigée par la mairie de Tanger, Amendis parle même de "sanction fantaisiste", car non prévue par le contrat initial.

Voici qui explique peut être la déclaration de Nizar Baraka à Paris, selon laquelle, "le contrat avec Amendis, tel qu'il a été signé auparavant, a atteint ses limites juridiques"...

http://fr.lakome.com/economie/44-actualites-economie/239-amendis-ou-larrogance-des-multinationales.html http://fr.lakome.com/economie/44-actualites-economie/239-amendis-ou-larrogance-des-multinationales.html

ACME MAROC
Rédigé par ACME MAROC le Samedi 26 Mars 2011 à 00:25
شعوب تثور على فيوليا كيف تفقر فيوليا الدول
صت القناة الألمانية الفرنسية "أرتي" تيمتها لليلة أمس الثلاثاء 22 مارس 2011 للماء. خلال تلك التيمة كان تحقيق حول الشركة الفرنسية "فيوليا". القناة ركزت على الطرق الملتوية التي عمدت وتعمد إليها الشركة الفرنسية لتوزيع الماء من أجل الفوز بصفقات في عدة دول، كما قدمت معطيات عن أساليبها في رفع أثمنة الماء، ففي مدينة نيروبي الكينية، دخلت الشركة الفرنسية سنة 1999 وفي ظرف قياسي ارتفعت أثمنة الماء ب40 في المائة، وهكذا أصبح عدد من سكان نيروبي محرومون من الماء. لم تكتف الشركة بهذا فقط، بل لجأت إلى طرد 3600 عامل كيني وعوضتهم ب45 فرنسيا، وجاء في التحقيق الذي تابعته "كود"، أن تعويضات الفرنسيين تفوق تعويضات العمال الكينيين المسرحين.
وقدمت القناة تصريحا لرئيس المجلس العالمي للماء يشدد فيه أنه سيستمر في الصراع من أجل ماء للجميع.
وفي هذا السياق ذكر التحقيق بما قامت به دول كالأوروكواي وبوليفيا والأرجنتين التي طردت الشركة الفرنسية "فيوليا"، وقد لجأت دول كثيرة إلى استفتاء شعبي لطرد الشركة المكلفة بتوزيع الماء.
كما تناول التحقيق رغبة مدن فرنسية كثيرة في استرجاع تسيير الماء، فمدينة باريس وبعد 25 سنة من التدبير المفوض للماء من خلال فيوليا، استعادت المدينة تدبيرها للماء، الامر نفسه في مدن مثل تولوز وبوردو، فيما عارضت احتجاجات شعبية، كما هو الحال في إيطاليا، إذ أدت احتجاجات المواطنين إلى وقف تخلي المدن عن التدبير المباشر.
للتذكير فإن الأمم المتحدة (بفضل جمعية "فرانس حرية" لدانييل ميتيران) وافقت السنة الماضية على اعتبار الماء حق للجميع.
في المغرب احتجت ساكنة مدن تتواجد فيها "فيوليا" (الرباط وطنجة) ضد غلاء الفواتير وطالب السكان برحيل هذه الشركة، احتجاجات سبق أن خبرتها الشركة الفرنسية في دول كثيرة.

http://http://www.goud.ma/%D8%B4%D8%B9%D9%88%D8%A8-%D8%AA%D8%AB%D9%88%D8%B1-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D9%81%D9%8A%D9%88%D9%84%D9%8A%D8%A7_a898.htmlb http://http://www.goud.ma/%D8%B4%D8%B9%D9%88%D8%A8-%D8%AA%D8%AB%D9%88%D8%B1-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D9%81%D9%8A%D9%88%D9%84%D9%8A%D8%A7_a898.htmlb

ACME MAROC
Rédigé par ACME MAROC le Jeudi 24 Mars 2011 à 01:39

revue de presse

Plusieurs ONG à Rabat pointent du doigt les méthodes peu transparentes de la gestion des services publics dans la capitale. Le conseil de la ville est également accusé de ne pas exercer son pouvoir de contrôle. Veolia se défend, Oualalou s’abstient de répondre


acme maroc
Tags : veolia
Rédigé par acme maroc le Samedi 29 Janvier 2011 à 00:27

Rabat, 06/01/11- MAP


Des experts insistent sur l'importance de reconnaitre le droit à l'eau en tant que bien commun
Des experts insistent sur l'importance de reconnaitre le droit à l'eau en tant que bien commun
Rabat, 06/01/11- Des experts ont mis l'accent, lors d'un colloque organisé mercredi à Rabat autour du «droit à l'eau au Maroc: entre le discours et la réalité», sur l'importance de reconnaître le droit de bénéficier de cette denrée vitale en tant que bien commun.

Lors de cette rencontre, initiée dans le cadre de la coopération existant entre l'espace associatif et l'association pour le contrat mondial de l'eau-Maroc, les participants ont estimé que la problématique de l'eau requiert des réponses claires dans le sillage de la tendance actuelle vers la politique de la privatisation et la gestion déléguée de l'eau.

Les intervenants ont considéré que la question de la gestion de l'eau est émaillée de nombreuses problématiques, dont l'absence de lois d'application claires et l'insuffisance des ressources financières devant permettre à tout le monde de bénéficier du droit à l'eau.

Ils ont estimé que la gestion déléguée de l'eau a eu, durant les dernières années, une série de répercussions qui consistent notamment en l'absence de modalités d'évaluation, de contrôle et de surveillance de la part de l'Etat ou des département concernés.

Ils ont évoqué à cet effet les expériences de la gestion déléguée dans plusieurs villes marocaines, dont Casablanca, Rabat, Tanger et Tétouan.

Les participants ont critiqué les modes d'exploitation des sources naturelles, considérant que ces modes requièrent l'élaboration de réponses collectives partant du principe du droit à l'eau, eu égard à l'importance de l'eau pour l'avenir.

Ils ont aussi insisté sur l'intérêt porté par les différentes composantes de la société civile à cette denrée vitale dont la rareté représente

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acme maroc
Rédigé par acme maroc le Samedi 8 Janvier 2011 à 12:37

Revue, Actuel (Casablanca) n°66, samedi 23 octobre 2010


Collecte des déchets : faut-il enterrer la gestion déléguée ?
Le torchon brûle entre certaines mairies et les sociétés de collecte d’ordures. En cause, la qualité des prestations et les retards de paiement.

***
Carence de camions-bennes, ordures qui s’amoncellent, non-respect des clauses des cahiers des charges… les principales sociétés de gestion des ordures ménagères sont dans le collimateur des mairies à qui elles reprochent à leur tour des retards dans le paiement des dettes, notamment celles se rapportant aux heures supplémentaires des employés communaux. Dans un pays qui gère près de 20 000 tonnes par jour (plus de 6,7 millions de tonnes par an), cette situation a de quoi inquiéter et remet en question la pertinence même du recours à la gestion déléguée qui semble avoir atteint ses limites.
Une proposition radicale
« Cette situation dévoile au grand jour la dichotomie entre des entreprises privées qui, pour faire des bénéfices, refusent de mettre la main à la poche, et des communes qui n’ont pas les moyens de les surveiller et qui négocient mal des cahiers des charges peu précis », résume l’économiste Mehdi Lahlou. Pour ce dernier, il faudrait au préalable revenir à une situation normale, c’est-à-dire au respect des cahiers des charges actuels pour enfin renouer avec le système des régies publiques tout en s’assurant qu’elles soient gérées de manière moderne. Une proposition certes radicale, mais qui risque d’être à l’ordre du jour si rien n’est fait pour balayer devant nos portes.
Casablanca, une dette de 90 millions
Gestionnaire : Segedema, Tecmed et Sita El Beida.
Quantité de déchets gérée par an : 1 million de tonnes.
Problème d’organisation, d’encadrement, de contrôle qualité, de présence et de déploiement des agents, de remise de documents administratifs, d’obsolescence et de manque de camions de collectes… bref, rien ne va plus entre la mairie de Casablanca et la société Segedema (groupe Pizzorno), qui gère les quartiers de Lissasfa, Ben Msik, Sidi Othmane, Sbata, Aïn Chock et Sidi Maârouf depuis 2004.
La mairie menace même de suspendre le contrat de la société devant ces « manquements au cahier des charges ». De son côté, Segedema réclame la somme de 90 millions de dirhams à la ville, ce qui représente le cumul des arriérés de paiement depuis l’année 2005, dont les indemnités des employés communaux qui n’ont de cesse de manifester et de faire grève pour donner de la voix. Segedema avait même cessé ses investissements en attendant le règlement de la somme due.
La situation est telle que le PDG du groupe français, Francis Pizzorno, s’est déplacé en personne au Maroc pour trouver une solution. Pour l’heure, les négociations pour le remboursement de la dette et l’amélioration des services sont en cours.
Rabat, plus de camions-bennes
Gestionnaire : Veolia et Tecmed.
Quantité de déchets gérée par an : 240 000 tonnes.
La capitale du Maroc, réputée plus propre que ses consœurs, a eu droit à sa crise l’été dernier. Une situation plus qu’embarrassante pour une ville qui a abrité la Journée mondiale de la terre. Le ministère de l’Intérieur avait même réagi en convoquant les deux sociétés en charge de la gestion des déchets, Veolia propreté et Tecmed, et leur avait donné quelques jours pour que les choses rentrent dans l’ordre. Les quartiers de Hassan et de Yacoub Al Mansour, gérés par Veolia, détonnaient particulièrement et voyaient les ordures s’accumuler. A sa décharge (sans jeu de mots), Veolia accuse les grèves à répétition menées par ses employés et la détérioration du matériel.
Aujourd’hui, la situation semble être revenue à la normale, selon le maire de Rabat, Fathallah Oualalou. « Nous avons mis en place une commission de veille quotidienne, ce qui a eu pour résultat une nette amélioration des prestations », explique-t-il. Cela étant, restent encore certains points noirs à éradiquer, et la mairie attend des prestataires de service une meilleure couverture « et le passage des camions-bennes plus fréquemment », conclut avec pragmatisme Fathallah Oualalou.
Marrakech, sus aux voleurs de bacs à ordures
Gestionnaire : Pizzorno et Tecmed Maroc.
Quantité de déchets gérée par an : 130 000 tonnes.
A Marrakech, on accuse les délégataires de service de balayer uniquement les belles avenues et d’oublier le reste ! Plus prosaïquement, ce sont surtout les arrondissements de la Ménara et du Guéliz, gérés par Tecmed, qui posent problème. Le gestionnaire du service ne nie pas les difficultés dues, selon lui, aux grèves organisées par les employés durant le mois d’août et à une vague de vols de bennes à ordures (un équipement qui coûte en moyenne 1 500 dirhams l’unité !). Cette situation a provoqué l’ire de la mairesse Fatima Zahra Mansouri qui a décidé de pénaliser la société pour non-respect des clauses du cahier des charges. A terme, la ville pourrait même reprendre la gestion du service et abroger le contrat de la société. Une solution extrême qui a peu de chance d’être appliquée. Wait and see.
Salé ,cherche décharge
Gestionnaire : Veolia.
Quantité de déchets gérée par an : 78 000 tonnes.
Les deux principaux arrondissements de la ville, Bettana et Hsain, confiés à Veolia, subissent également les aléas de la collecte des ordures. Cette fois-ci, ce n’est pas l’infrastructure qui est en cause, mais le retard à trouver un site de « transfert des déchets ». Il s’agit d’un premier point de chute pour les détritus avant leur acheminement à la décharge contrôlée de Oum Azza (la plus grande décharge du pays, gérée par Pizzorno, ndlr). Pour l’heure, Veolia continue d’utiliser l’ancienne décharge (polluante) de Akrach en attendant le centre de transfert qui devrait voir le jour à 6 km de Salé, près de la rocade autoroutière.
Mohammédia, bras de fer entre Tecmed et la commune
Gestionnaire : Tecmed Maroc.
Quantité de déchets gérée par an : 46 942 tonnes.
A Mohammédia, c’est le bras de fer entre Tecmed et le président de la commune urbaine, Mohamed M’Fadel. La situation est critique et des amas de détritus sont visibles dans plusieurs quartiers. La ville a sanctionné le délégataire de service pour « négligence » et a exigé des dommages et intérêts. La société, elle, réclame aux autorités le paiement d’une dette de 43 millions de dirhams, mais estime « continuer à prêter ses services malgré l’énorme dette », précise Masiello Ruiz, directeur général de Tecmed Maroc, dans des déclarations à la presse. Pour l’entreprise, le mauvais état de la décharge municipale est responsable des pannes des camions-bennes. Pas question également pour la société d’acheter des bacs à ordures avant que sa situation ne soit régularisée. Si elle perdure, cette crise pourrait même mettre fin au contrat liant la commune de Mohammédia à Tecmed.
Zakaria Choukrallah
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http://www.actuel.ma/Societe/Collecte-des-dechets-faut-il-enterrer-la-gestion-deleguee-/333.html http://www.actuel.ma/Societe/Collecte-des-dechets-faut-il-enterrer-la-gestion-deleguee-/333.html

acme maroc
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Rédigé par acme maroc le Samedi 11 Décembre 2010 à 20:46

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