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 <title>ACME-MAROC</title>
 <subtitle><![CDATA[ACME-Maroc, association à but non lucratif a pour but de promouvoir la reconnaissance : 
-  juridique locale et universelle du droit inaliénable de toute personne à l'eau et à l'assainissement
- le statut de l'eau comme bien public universel.
- l'adoption de la propriété publique de l'eau et sa non privatisation.]]></subtitle>
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 <updated>2012-02-07T13:05:43+01:00</updated>
  <entry>
   <title>Menaces sur l'eau ?</title>
   <updated>2012-01-17T01:51:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Menaces-sur-l-eau_a179.html</id>
   <category term=" méditerranée" />
   <published>2012-01-17T01:33:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’eau est un bien commun, propriété de la Nation. Notre Constituante devrait l’inscrire dans la future Loi fondamentale du pays comme cela se fait dans de nombreux pays. Bien commun, les sociétés privées n’ont alors rien à faire dans sa production, sa distribution et son assainissement. De plus, l’Assemblée générale des Nations Unies en a fait, en juillet 2010, un droit de l’homme, opposable à l’Etat dans certains pays. Après les inondations qui ont frappé notre pays et entraîné des pertes en vies humaines et des dégâts considérables et face à ce formidable engouement des Tunisiens pour l’eau en bouteille et aux manoeuvres de certains, la question de l’eau, cette ressource vitale et irremplaçable, doit être à l’ordre du jour de nos gouvernants et de nos concitoyens. 
 http://www.leaders.com.tn/article/menaces-sur-l-eau?id=7398     <div>
      Latifa Hénia et Abdallah Chérif, deux éminents experts, nous rappellent qu’«en Tunisie, la ressource est très modeste, pour ne pas dire rare, très fragile et très convoitée, de ce fait, le problème de l’eau se pose aujourd’hui avec une particulière acuité. » Confirmant ce constat, les projections de l’UNESCO mettent la Tunisie sur la liste des pays qui feront face à de graves difficultés dès 2025.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, à notre humble avis, le nouveau gouvernement doit prendre à bras-le-corps, maintenant, la problématique eau qui commande aussi bien notre bien-être et notre santé, notre avenir économique, notre environnement et les générations futures. Il devrait décréter que la gestion de l’eau soit citoyenne, écologique et responsable.       <br />
              <br />
       La pénurie d’eau…et les souffrances de nos concitoyens       <br />
              <br />
       Notre pays souffre sur le plan hydrique. Mais, il ne s’agit pas de provoquer la panique… car nombreux sont ceux qui veulent faire de l’eau… une vache à lait ! Il faut donc séparer le bon grain de l’ivraie mais, déjà, en juin 2008, M. Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l’eau sis à Marseille, un think tank des multinationales de l’eau, avait été reçu par M. Ghannouchi, alors Premier ministre - qui présidait le comité chargé de la privatisation - pour lui vanter probablement - on communiquait peu à cette époque - « le modèle français de l’eau» qui promeut la privatisation des services de l’eau.       <br />
              <br />
       Or, le « modèle français » a du plomb dans l’aile : face aux scandales répétés comme celui qui a conduit en 1995 le maire de Grenoble, M. Alain Carignon, en prison pour corruption, une bonne centaine de collectivités territoriales (Paris - excusez du peu ! - puis Rouen, Castres, Saint Malo, Cherbourg, Montbéliard, Annonay, Digne….) ont rompu leur contrat avec les multinationales de l’eau comme Véolia, Suez…pour revenir à la gestion publique et ont ainsi pu baisser le prix du mètre cube de 10 à 40%, voire supprimé parfois l’abonnement. Curieusement, les 28 et 29 juin dernier, s’est tenue à Tunis une réunion sur la question de l’eau, sous l’égide du PNUD et avec la participation de Véolia- un des majors de l’eau dans le monde- du ministère français des Affaires étrangères, de Loïc Fauchon et de l’ex-sénateur Oudin, auteur d’une loi visant à propager dans le monde le savoir-faire français en matière d’eau.       <br />
              <br />
       Face à ces manoeuvres, en Tunisie, il nous faut faire de la SONEDE « un grand service public national de l’eau » doté d’un conseil d’administration ouvert sur l’Université et la société civile, moderniser ses capacités techniques et établir des partenariats avec les universitaires et les chercheurs. Si les Tunisiens se précipitent sur l’eau en bouteille - préjudiciable à l’environnement - c’est qu’il y a probablement une crise de confiance, ou l’oeuvre de la publicité ! Mais l’eau en bouteille transportée sur un camion sans la moindre précaution, exposée aux rayons du soleil dans son emballage plastique, peut constituer un vrai danger pour la santé. Il est vrai que l’eau du robinet, elle, ne bénéficie d’aucune publicité à la télévision ou ailleurs! Mais il faut raison garder, l’expert Christophe Courtin assurait en 2004 que «la sécurité hydrique ne sera pas le problème majeur du XXIème siècle. Cette menace potentielle est généralement agitée par les pays riches car ils craignent de voir remis en cause leur mode de consommation».       <br />
              <br />
       Il n’en demeure pas moins que de nombreux pays ont un manque patent d’eau pour répondre aux besoins de l’agriculture, de l’industrie, des villes du fait de la démographie, du développement économique, de l’explosion de la demande urbaine et de l’évolution des modes de vie.       <br />
              <br />
       Le changement climatique risque d’aggraver les choses, notamment pour les pays en développement, comme on l’a vu à Durban le mois dernier. Mais l’eau doit demeurer sous le contrôle régalien de l’Etat et des citoyens : en Inde, le colonialisme britannique s’est arrogé le droit de distribuer l’eau et le sel et Gandhi commencera la marche pour l’indépendance en combattant ces monopoles. L’eau doit échapper aux privatisations prônées par le néolibéralisme ambiant et la Banque mondiale. En aucun cas, elle ne saurait devenir une marchandise livrée aux jeux de la spéculation boursière et des multinationales de l’eau qui ne sont guère intéressées par les zones rurales par exemple et qui ont montré leur inefficacité de la Bolivie (où il y a eu mort d’homme) à l’Argentine et du Vietnam au Maroc. Le 9 décembre 2011, en effet, d’importantes manifestations ont eu lieu précisément à Casablanca devant le siège de la Lydec, la filiale marocaine de la multinationale française de l’eau Suez, qui assure notamment la distribution de l’eau et de l’électricité, l’assainissement... Les manifestants dénonçaient la faillite de la privatisation de l’eau, les détournements de fonds, la non-construction du réseau d’assainissement et son absence d’entretien et des factures trop élevées.       <br />
              <br />
       A Ouarzazate, les Marocains organisent «des marches de la soif » pour dénoncer l’accaparement de l’eau par les sociétés minières à participation royale. Le 13 juin dernier, en Italie, le référendum populaire, né d’une initiative citoyenne - et non du gouvernement- a opposé un non catégorique à la marchandisation de l’eau et fait mordre la poussière aux politiques néolibérales du gouvernement Berlusconi. Dans de nombreux pays, l’eau sert à de bien sordides « combinazzioni» politicards. Philippe Bernard écrit (Le Monde, 13 avril 2011, p.7) : «En confiant, en 1990, la concession de l’eau et de l’électricité de Côte d’Ivoire à Martin Bouygues, ami de Nicolas Sarkozy, Alassane Ouattara est devenu un proche du futur président français….Laurent Gbagbo, qui veut se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat le 31 octobre 2005, cherche à la fois à affaiblir l’axe Ouattara-Bouygues et à amadouer Paris en favorisant les industriels amis de l’Elysée. Il y parvient en renouvelant, quelques jours avant cette échéance, les concessions de Bouygues (aujourd’hui minoritaire dans la distribution de l’eau et de l’électricité en Côte d’Ivoire)….»       <br />
              <br />
       En France, le Conseil constitutionnel s’est prononcé le 8 juillet 2011 en faveur du Conseil général du département des Landes et contre la multinationale de l’eau ; en faveur d’une gestion publique de l’eau afin que les usagers bénéficient d’un prix le plus bas possible. C’est pourquoi en Tunisie, il nous faut être vigilant car la question de l’eau ne saurait être traitée en dehors du cadre de l’éthique et de la justice d’autant que, prétendent certains, «l’eau représente la troisième industrie mondiale après le pétrole et l’électricité mais son caractère vital et sa raréfaction accélérée vont en faire, à court terme, la première ressource potentielle de profits à la surface du globe. » (Emission de la chaîne Arte le 18/11/2008)       <br />
              <br />
       Discours et promesses… à tout vent       <br />
              <br />
       Sous le proconsulat de Ben Ali, pas un jour sans que l’on annonce un prêt ou un don international en faveur de l’adduction d’eau ou de l’assainissement. De plus, rares sont les discours dans lesquels le président déchu ne mentionnait pas qu’il allait « ordonner », tel Moïse, que l’eau atteigne telle ou telle partie du territoire. Preuve que l’eau est un problème lancinant – que le pouvoir ne pouvait plus faire semblant d’ignorer – pour bien de nos concitoyens et singulièrement ceux habitant les zones rurales ! Le président déchu alla même jusqu’à appeler à la création d’un Conseil Islamique de l’eau lors de la 4ème Conférence islamique des ministres de l’Environnement qui s’est tenue à Tunis en octobre 2010. De leur côté, les journaux n’arrêtaient jamais de nous noyer sous les fameux et fallacieux «projets présidentiels» : La Presse du 5 janvier 2005 – relayée par Assabah du 11 janvier 2005 – s’interrogeait sur l’avancement du projet d’adduction d’eau potable dans la région du Krib.       <br />
              <br />
       Assabah publiait parfois des lettres de citoyens réclamant de l’eau potable (de l’Ariana le 4 juillet 2003, d’El Hissiène à Zarzis le 29 mai 2005, du gouvernorat de Kasserine le 14 avril 2006). Parfois aussi, la presse osait parler de la qualité de l’eau. Ainsi, Le Temps du 22 août 2008 mettait en évidence la salinité de l’eau dans les nappes de Nabeul, de Kébili, de Sfax et de Tozeur, Assabah allant même jusqu’à titrer en première page ce jour-là: «Pour quelle raison, le goût et la qualité de l’eau du robinet ont-ils changé ?», mais rassurait aussitôt le bon peuple en annonçant le lancement d’«un plan à long terme allant jusqu’en 2030 pour assurer de l’eau potable aux générations futures» ! Mais certains médias faisaient entendre un tout autre son de cloche. Ainsi, le site Tunisnews rapportait le 23 février 2010 qu’à Nefta, l’eau du robinet était souillée par de la terre depuis la mi-février car « le réservoir n’avait pas été nettoyé par la SONEDE». Le même site affirmait le1er avril 2007 que les habitants de Boulaâba (gouvernorat de Jendouba) étaient contraints de boire l’eau d’une source où pullulent insectes, batraciens et algues. Quant à Radio Kalima, elle annonçait le 5 octobre 2010 que les protestations des habitants de Nasria (délégation de Balta Bouaouane) au sujet de l’eau potable avaient contraint le délégué et deux membres du comité central du RCD à recevoir une délégation de citoyens.       <br />
              <br />
       La même radio rapportait, le 19 septembre 2010, que la contamination de l’eau potable dans la région de Safiha (délégation de Bouficha) avait rendu malades vingt enfants et tué l’un d’entre eux. Le mensuel Mouatinoun (novembre 2010) a publié une pétition des habitants de Menzel Chaker (gouvernorat de Sfax) qui se plaignaient de ne pas disposer d’eau potable de mars à octobre. Bien plus inquiétante est la nouvelle de l’apparition, à Thala, de 1.000 cas d’hépatite A dont a fait état le site Tunisnews le 28 novembre 2010. Or, cette affection ne peut être transmise que par l’eau souillée par les matières fécales. De plus, annonce ce site, le Dr Mahjoub Ahmed El Kahri, qui a rendu publique cette grave épidémie, était l’objet de poursuites disciplinaires pour avoir divulgué «le secret médical» ! De son côté, El Mawkèf du 23 mai 2008 (p. 8) affirmait que des familles d’Om El Ksab, dans la région de Redeyef, se sont réfugiées en Algérie car « elles n’ont ni eau potable, ni dispensaire, ni cours complémentaire».       <br />
              <br />
       Depuis le 14 janvier, les sit-in pour l’eau sont légion et la télévision nationale nous a montré quelques exemples poignants de localités où la qualité et la quantité de l’eau – pour ne rien dire de son éloignement et des conditions de son transport – laissent grandement à désirer comme elle a mis le doigt sur les souffrances de nos concitoyens face au manque cruel d’eau qui les touche dans leur dignité et leur humanité même. De plus, il est facile de voir, dans les zones minières, les dégâts provoqués par les rejets des eaux de lavage, rejets que relèvent tous les touristes à bord du train le Lézard Rouge comme il est facile de voir dans la région d’Enfidha et dans bien des régions oléicoles les rejets de margine dans le lit des oueds. La lutte contre la pollution tant par les industriels (de la conserve alimentaire et des industries laitières, du cuir, des huileries.. ) que les particuliers doit être une des priorités du futur gouvernement, et le laxisme et la corruption de l’ancien régime en la matière doivent être résolument bannis.       <br />
              <br />
       La Révolution doit concerner… la gestion de l’eau aussi       <br />
              <br />
       A l’heure où notre pays accomplit sa magnifique Révolution, la gestion et la gouvernance de l’eau doivent être repensées. L’eau dans les sociétés modernes fait face à deux défis majeurs : l’accès à l’eau potable et la préservation de la qualité de l’eau. Il est essentiel et urgent de doter tous les Tunisiens, où qu’ils habitent, de l’eau potable et d’un assainissement correct. Il s’agit là d’un investissement nécessaire. Le Financial Times du 20 octobre 2008 note qu’«un dollar dépensé pour l’eau et l’assainissement rapporte un retour sur investissement de 8 à 10 dollars». De plus, la moitié des emplois dans le monde dépendent de l’eau.       <br />
              <br />
       Notons aussi que l’adage médical affirme que «l’homme boit 80% de ses maladies» et le Dr Halfan Mahler, ancien directeur général de l’OMS, disait que «le nombre de robinets par millier de personnes deviendra un meilleur indicateur de santé que le nombre de lits d’hôpitaux. » et le Dr Mahmoud El Materi réclamait, dès 1931, que l’Etat mette l’eau à disposition de tous les Tunisiens, «indistinctement».       <br />
       Il faudrait, par exemple, que les municipalités et la société civile s’impliquent dans cette gestion et procèdent à des analyses régulières de l’eau potable, par des laboratoires indépendants, pour les microorganismes et les contaminants chimiques (métaux lourds, pesticides, nitrates, résidus de médicaments qui deviennent un vrai problème avec le vieillissement de la population…).       <br />
              <br />
       La démocratie doit aussi faire son entrée dans les associations d’irrigants et pour faire cesser certaines pratiques préjudiciables à l’économie et à l’environnement comme on le voit par exemple au Jérid. Il faut enfin éduquer la population pour qu’elle économise l’eau et il faut combattre sans relâche les fuites.       <br />
       Ce qui hélas n’est pas toujours fait par la SONEDE et les utilisateurs. Prenons exemple sur Tokyo, Lausanne, les capitales scandinaves où les pertes sont maintenues à 3% ! Mais l’eau potable ne doit pas nous faire perdre de vue l’assainissement et son importance. Souvenons-nous : l’épidémie mondiale de grippe aviaire de 2004 partie d’Asie est due à une fuite à partir de toilettes situées au 7e étage d’un immeuble de Hong Kong !       <br />
              <br />
       Un proverbe anglo-saxon dit crûment: «Water flows uphill to money» (L’eau suit sa pente et remonte vers l’argent). Pour l’immense majorité des pays en développement où la question de l’eau se pose, on pourrait étendre à cette ressource ce que dit des famines le Prix Nobel d’économie Amartya Sen:       <br />
       «Les famines ne sont pas le résultat du manque de nourriture mais de démocratie. Car la liberté d’opinion et la presse obligent les pouvoirs politiques à rendre des comptes et à agir».       <br />
              <br />
       M. L. B.       <br />
       http://www.leaders.com.tn/article/menaces-sur-l-eau?id=7398
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Menaces-sur-l-eau_a179.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Lettre ecrite en 2070</title>
   <updated>2012-01-04T19:33:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Lettre-ecrite-en-2070_a178.html</id>
   <category term="les SOS" />
   <published>2012-01-04T19:27:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      http://www.youtube.com/watch?v=GHUGZch1otQ&feature=related     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Lettre-ecrite-en-2070_a178.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Maroc: Eau, électricté; les opérateurs français sur la sellette</title>
   <updated>2011-12-10T01:57:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Maroc-Eau-electricte-les-operateurs-francais-sur-la-sellette_a177.html</id>
   <category term="revue de presse" />
   <published>2011-12-10T01:46:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'explosion démographique des villes rend plus pressants que jamais les besoins en eau et en électricité. Mais la gestion des groupes français Suez et Veolia est violemment critiquée.     <div>
      Source .. www.lexpress.fr       <br />
       De notre correspondante Christelle Marot       <br />
              <br />
       Quelques mois après le début de la vague contestataire du printemps marocain et la publication, en avril, du rapport 2009 de la Cour des comptes, pointant de nombreux dysfonctionnements dans la gestion déléguée de l'eau et de l'électricité au Maroc, les opérateurs français sont sous pression. A Tanger, le contrat passé en 2002 avec Amendis, filiale marocaine de Veolia Environnement, est en cours de révision, à la suite d'une intervention directe de Nizar Baraka, ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales. Cette révision doit permettre une refonte de la tarification afin de mieux l'adapter au pouvoir d'achat des usagers. Elle inter- vient alors que la gestion de Veolia Environnement fait l'objet de nombreuses critiques : abonnements trop élevés, frais injustifiés, retard dans les investissements. A Tanger, sur les 30 000 branchements sociaux prévus, seuls 10 % ont été réalisés. Les blâmes ne viennent pas que du Maroc : la fondation France Libertés, créée par Danielle Mitterrand, devrait publier dans quelques semaines un rapport particulièrement sévère sur la présence du groupe français au Maroc.        <br />
              <br />
       Des eaux saturées en rouille à cause de la vétusté       <br />
              <br />
       A Casablanca, la justice s'en mêle. Le parquet a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire afin d'entendre un élu local qui accuse le maire de Casablanca et le PDG de la Lydec, filiale marocaine de Suez Environnement, de dilapidation de deniers publics. Lydec est en charge de la gestion de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement dans la capitale économique du royaume - près de 4 millions d'habitants - depuis 1997, et jusqu'en 2027. Perçu comme un cadeau du Maroc fait à la France, le contrat, de gré à gré, passé sous le règne du roi Hassan II a été révisé en 2007, sous la pression des élus. Dans son rapport 2009, la Cour des comptes relève que Lydec n'a pas respecté ses engagements en matière d'investissement durant la première décennie du contrat. L'institution mentionne également l'existence de quartiers desservis par des eaux saturées en rouille, en raison de la vétusté des réseaux. Des conclusions qui ont donné du grain à moudre au mécontentement social porté par le mouvement du 20 février. Les dirigeants de Lydec rétorquent de leur côté que la plupart des remarques ont été prises en compte dans le contrat révisé de 2008.         <br />
              <br />
       &quot;C'est un peu tard, proteste Mehdi Lahlou, économiste, président de l'Association pour un contrat mondial de l'eau (Acme) au Maroc. D'autant que certaines erreurs relevées par la Cour des comptes ne peuvent plus être corrigées. Nous sommes devant le fait accompli ! Ainsi, Lydec ne devait commencer à distribuer des dividendes qu'à partir de 2008. En réalité, ils ont été versés dès 2003, pour atteindre 600 millions de dirhams (53 millions d'euros) fin 2007. Et les investissements ont été révisés à la baisse. Même si Lydec n'est pas seule en cause, on a vu ce que cela a donné lors des fortes inondations, l'hiver dernier !&quot;        <br />
              <br />
       &quot;Lorsque l'on veut s'attaquer à Mohamed Sajid [le maire de Casablanca], on s'attaque à Lydec, se défend un responsable de la Lyonnaise des eaux de Casablanca. Parce que l'eau, l'électricité, cela touche tout le monde. Cette question est instrumentalisée. Les gens oublient la situation d'où l'on part. En France, il y a des investissements publics et des financements disponibles. Au Maroc, on nous demande de rattraper les pays du Nord dans des temps très réduits.&quot;        <br />
              <br />
       Quand en France, la délégation de service public peut prendre la forme de l'affermage, qui sous-tend la réalisation par les pouvoirs publics des grands travaux d'investissement, au Maroc, la gestion de l'eau est confiée en concession à des opérateurs privés étrangers. A eux, alors, de construire les infrastructures nécessaires. Une &quot;bizarrerie&quot;, relève Claude de Miras, économiste à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) à Rabat. &quot;Bizarrerie&quot; encouragée par la Banque mondiale dans les années 1990. Au Maroc, la délégation de service public, avec quatre concessions, à Casablanca, Rabat, Tanger et Tétouan, concerne la moitié des volumes et services d'eau, d'électricité et d'assainissement du pays.        <br />
              <br />
       80 000 branchements sociaux       <br />
              <br />
       &quot;Dans ce secteur, les investissements sont très lourds, s'étalent sur le long terme. Sur les plans technique et financier, les opérateurs privés n'ont pas intérêt à endosser une telle charge. C'est pourquoi, nous plaidons pour un retour de ces services dans le giron public&quot;, assène le président de l'Acme Maroc. Pour la seule agglomération de Casablanca, les investissements nécessaires sont évalués à 16 milliards de dirhams (1,4 milliard d'euros) sur la période 2007-2027.         <br />
              <br />
       Alors que les besoins en eau et en électricité sont pressants, l'explosion démographique des villes complique la donne. Selon les prévisions des Nations unies, le Maroc devrait compter plus de 40,3 millions d'habitants en 2025 (32 millions d'habitants aujourd'hui), avec un taux d'urbanisation de 70 % (57 % aujourd'hui). Le contexte implique aussi de tenir compte du délabrement des réseaux anciens, de la persistance des poches de pauvreté, des changements climatiques. &quot;L'équation est complexe, souligne Claude de Miras. Nous sommes dans des villes extrêmement dynamiques, qui ont un énorme besoin d'infrastructures. Il faut faire très vite. C'est un véritable défi pour les opérateurs privés et l'administration, qui doivent apprendre à travailler ensemble. Les rythmes de croissance urbaine font que les analyses, les montages sont très vite dépassés. On ne peut pas flinguer le privé, sous prétexte que les objectifs ne sont pas réalisés ! C'est un combat qui ne sert pas les populations.&quot;        <br />
              <br />
       Dans la région du Grand Casablanca, la filiale de Suez Environnement a pour obligation de réaliser près de 80 000 branchements sociaux dans des quartiers &quot;non réglementaires&quot;, c'est-à-dire en dehors des plans d'urbanisation publics. Et c'est à l'autorité locale de désigner les ménages bénéficiaires, sur fond de problèmes fonciers et d'informations parcellaires. Cette situation, expliquerait largement, selon l'IRD, le retard dans l'accès à l'eau et à l'électricité pour les quartiers périphériques. Le projet s'élève à 1,6 milliard de dirhams (140 millions d'euros). Chaque ménage est mis à contribution, à hauteur de 20 % environ, soit une participation d'environ 5 000 dirhams (455 euros) pour obtenir le raccordement à l'eau et l'électricité. 40 % de ces branchements sociaux seraient réalisés.        <br />
              <br />
       Dans les villes des pays émergents comme au Maroc, le principe l'&quot;eau paie l'eau&quot;, à savoir le paiement par les usagers des dépenses de distribution et d'assainissement paraît peu réaliste. Mais alors, où trouver l'argent ? &quot;En réalité, c'est l'électricité qui paie l'assainissement. En cela, le modèle marocain est intéressant, mais il a ses limites&quot;, indique Claude de Miras. A terme, il faudra sans doute réfléchir à des financements longs pour répondre aux besoins. Une question qui tarde à être débattue.        <br />
        http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/maroc-eau-electricte-les-operateurs-francais-sur-la-sellette_1059636.html
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Maroc-Eau-electricte-les-operateurs-francais-sur-la-sellette_a177.html" />
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  <entry>
   <title>Veolia - le début de la fin...</title>
   <updated>2011-12-07T13:35:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Veolia-le-debut-de-la-fin_a176.html</id>
   <category term="revue de presse" />
   <published>2011-12-07T13:32:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
PARIS, 6 déc 2011 (AFP)     <div>
      Aux prises avec une rentabilité érodée et une dette trop lourde, Veolia Environnement a annoncé mardi qu'il allait abandonner son activité dans les transports publics (métro, tramways, etc.) pour se concentrer sur l'eau, les déchets et les services énergétiques.       <br />
          &quot;Veolia n'est pas le mieux placé pour assurer un bel avenir à Veolia-Transdev&quot;, le tout nouveau groupe de transports fusionné en 2011 avec la Caisse des Dépôts (CDC), a affirmé le PDG de Veolia, Antoine Frérot, lors d'une conférence de presse.       <br />
          &quot;Nous avons donc pris la décision stratégique de rechercher de nouveaux actionnaires pour l'activité transport&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
          Selon lui, cette activité a &quot;moins de synergies&quot; avec ses autres métiers et demande trop d'investissements.       <br />
          Veolia-Transdev a été créé en mars. Veolia et la CDC en ont chacun 50%.       <br />
          &quot;Il y a trois types d'actionnaires qui peuvent être intéressés par cette activité: tout d'abord notre partenaire actuel (la CDC), mais également des investisseurs financiers intéressés par l'activité transport voire même des investisseurs industriels&quot;, a détaillé Antoine Frérot.       <br />
          &quot;De premiers contacts ont déjà été pris&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
          De son côté, la CDC a réagi dans l'après-midi, indiquant dans un communiqué ne pouvoir &quot;exclure à ce stade aucune option, étant acquis qu’elle est fermement et durablement engagée auprès de Veolia Transdev, et n'a aucun projet de désengagement ni à court ni à moyen terme&quot;.       <br />
          L'abandon par Veolia de son activité transport doit être effective d'ici deux ans, date à laquelle le groupe veut avoir terminé son recentrage.       <br />
          La stratégie de Veolia vise à &quot;rassurer les milieux financiers&quot;, a réagi la CFDT dans un communiqué, estimant que &quot;la crise ne doit pas être l'accélérateur qui va laisser de nombreux salariés sur le bord de la route&quot;.       <br />
          &quot;Ce nouveau Veolia reconfiguré sera apte à renouer avec la croissance et la rentabilité dans le contexte actuel&quot;, a assuré M. Frérot, PDG du groupe depuis un an.       <br />
           Il opère un changement radical par rapport à la stratégie de son prédécesseur et ancien patron Henri Proglio, parti à la tête d'EDF en 2009 et qui avait multiplié les acquisitions à l'international pour faire grossir Veolia (issu de la Générale des Eaux) tout azimut dans les années 2000, avec une organisation en filiales très décentralisée.       <br />
          Désormais, l'heure est à la concentration sur quarante pays, contre près du double actuellement.       <br />
          Ainsi, Veolia compte céder aussi ses activités dans le secteur de l'eau régulée au Royaume-Uni et celles dans les déchets solides aux Etats-Unis.       <br />
          La vente de ces deux activités, plus celle de l'activité transports, compteront pour les deux tiers d'un programme de cessions de cinq milliards de dollars prévu sur deux ans.       <br />
          &quot;Le nouveau Veolia sera concentré sur trois métiers (eau, déchets, services énergétiques via un partenariat renforcé avec EDF dans Dalkia, ndlr), avec une organisation plus réactive et plus efficace, une flexibilité financière retrouvée et une entreprise positionnée pour saisir des opportunités de croissance rentable&quot;, a assuré Antoine Frérot.       <br />
          Après avoir très bien commencé la séance portée par ces annonces, l'action Veolia Environnement n'a pas réussi à conserver cet élan et a clôturé en fort recul de 4,49% à 9,09 euros à la Bourse de Paris. Les analystes d'Aurel soulignaient notamment les &quot;incertitudes&quot; sur la bonne exécution des mesures annoncées.       <br />
          Massacré par les deux avertissements sur résultats lancés depuis l'été, le titre est la plus forte baisse du CAC 40 depuis le début de l'année, avec une chute de 57%.       <br />
          Via ses cessions d'activités et ses réductions de coûts de structure engagées (sans licenciement en France), le groupe compte ramener de 15 à 12 milliards d'euros sa dette d'ici 2014.       <br />
          En outre, après 2013, il table sur une croissance organique de ses revenus de plus de 3% par an et de plus de 5% de son résultat brut d'exploitation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>Condoléances  à l'occasion du décès de Madame Danielle Mitterrand.</title>
   <updated>2011-11-23T01:12:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Condoleances-a-l-occasion-du-deces-de-Madame-Danielle-Mitterrand_a174.html</id>
   <category term="L'EDITO" />
   <published>2011-11-23T01:04:00+01:00</published>
   <author><name>Acme-Maroc  Medhi  LAHLOU</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Condoléances a France Liberté     <div>
             <br />
              <br />
       Au nom d'ACME-Maroc et en mon nom personnel, je voudrais vous présenter nos condoléances attristées à l'occasion du décès       <br />
       de Madame Danielle Mitterrand.       <br />
       Avec cette mort, nous perdons tous une grande femme et une immense militante. Comme nous perdons, pour ce qui nous concerne à ACME-Maroc,       <br />
       son engagement pour cette lutte que nous partageons depuis de longues années, soit celle que nous menons pour le droit d'accès à l'eau pour tous, et contre la privatisation       <br />
       de cette ressource vitale, partout où elle est menacée.       <br />
       Son souvenir nous guidera encore longtemps dans cette lutte où la Fondation qu'elle nous laisse, France Libertés, occupe désormais une grande place, notamment dans       <br />
       le cadre du Forum Alternatif Mondial de l'Eau.        <br />
              <br />
       Mehdi Lahlou       <br />
       Président ACME-Maroc
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>DECES DE DANIELLE MITTERAND</title>
   <updated>2011-11-23T01:17:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/DECES-DE-DANIELLE-MITTERAND_a175.html</id>
   <category term="L'EDITO" />
   <published>2011-11-23T01:00:00+01:00</published>
   <author><name>ACME MAROC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse 
 Mardi 22 novembre 2011 
  
  
  
 Décès de Danielle Mitterrand     <div>
             <br />
              <br />
              <br />
       France Libertés a la tristesse d’annoncer le décès de Danielle Mitterrand aujourd’hui à 2h heures à l’hôpital européen Georges Pompidou.       <br />
              <br />
       Agée de 87 ans, Danielle Mitterrand a porté jusqu’au bout ses idées. Elle fêtait le mois dernier le 25è anniversaire de sa Fondation entourée et écoutée, pour son plus grand bonheur, de nombreux jeunes.       <br />
              <br />
       Celle qui se reconnaissait dans les mots de Jean Paul Sartre « Il n’est pas juste de vouloir traiter les souffrances des hommes sans s’engager dans la lutte contre les causes même de ces souffrances » avait créé France Libertés pour toujours rester à l’écoute des peuples et de leurs droits et retransmettre leurs attentes.       <br />
              <br />
       De la résistance à la libération de Nelson Mandela en passant par le soutien du peuple Kurde ou la défense du peuple tibétain, Danielle Mitterrand a ainsi marqué son époque par sa ferveur et son énergie.       <br />
              <br />
       Inlassable militante, l’accès à l’eau pour tous était devenu, ces dernières années, au centre de son action et l’objectif de toute une vie.       <br />
              <br />
       Malgré son départ, Danielle Mitterrand nous laisse un message d'espoir, qui montre la voie d'un monde plus juste aux générations qui inventeront le monde de demain.       <br />
              <br />
       « Nouveaux résistants à l’ordre néolibéral, bâtisseurs d’un monde où chacun trouve sa part de vie, de liberté et d’action, expérimentateurs de solutions alternatives aux problèmes du temps... Qu’ils se rassemblent, s’unissent, fusionnent partout dans le monde pour mettre un terme à la dictature économique et financière, suppôt des dictateurs politiques. Celles-ci semblent être, enfin, ébranlées par la colère des peuples. C’est heureux mais ce n’est qu’un début. Je souhaite de tout cœur que nos  propositions en faveur des biens communs du vivant soient comprises de tous et participent à l’urgente et indispensable métamorphose de la société humaine vers une nouvelle civilisation ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Ampleur de la catastrophe écologique de la Moulouya</title>
   <updated>2011-08-19T05:36:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Ampleur-de-la-catastrophe-ecologique-de-la-Moulouya_a173.html</id>
   <category term="les SOS" />
   <published>2011-08-19T05:34:00+02:00</published>
   <author><name>Acme-Maroc  Medhi  LAHLOU</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe width="420" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/WYt0SmcLisg" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>témoignage catastrophe écologique Moulouya</title>
   <updated>2011-08-19T05:32:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/temoignage-catastrophe-ecologique-Moulouya_a172.html</id>
   <category term="les SOS" />
   <published>2011-08-19T05:30:00+02:00</published>
   <author><name>Acme-Maroc  Medhi  LAHLOU</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe width="420" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/Rz7TkCys7Fg" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Moulouya La catastrophe fait polémique</title>
   <updated>2011-08-19T05:28:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Moulouya-La-catastrophe-fait-polemique_a171.html</id>
   <category term="les SOS" />
   <published>2011-08-19T05:26:00+02:00</published>
   <author><name>Acme-Maroc  Medhi  LAHLOU</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Des associations de défense de l'environnement contestent la version officielle sur la mort de milliers de poissons.     <div>
      «Contradictoire», «incomplet». Ce sont les principales critiques lancées par des associations qui contestent le communiqué rendu dernièrement public par les commissions techniques de vigilance instituées par les gouverneurs des provinces de Nador et de Berkane sur la catastrophe écologique de Moulouya. Ce désastre a affecté une zone abritant un lieu sensible classé par la Convention internationale des zones humides, Ramsar.       <br />
       Les associations locales, qui ont accusé la sucrerie de la commune de Zaïo d'être à l'origine de ce désastre entraînant en juillet dernier la mort de milliers de poissons et faisant perdre aux petits paysans leur bétail, contestent les conclusions de ce rapport, qui révèle que les résultats préliminaires des analyses toxicologiques sont négatifs. Un communiqué officiel a affirmé que «le phénomène de mortalité des espèces de l'ichtyofaune survenu le 17 juillet dernier dans l'Oued de la Moulouya a été constaté sur trois sites relevant des provinces de Berkane et de Nador et les résultats préliminaires des analyses toxicologiques sont négatifs». Et d'ajouter : «Les résultats préliminaires des analyses toxicologiques visant à déceler la présence de toxines dans les cadavres des poissons sont négatifs ».       <br />
              <br />
       En revanche, relève ce document, les analyses physico-chimiques des échantillons d'eaux prélevées, selon un dispositif d'échantillonnage rigoureux, ont démontré une teneur faible en oxygène dissous inférieur à 5 mgO2/l. « A l'état actuel des résultats disponibles, et dans l'attente des résultats des analyses des substances toxiques dissoutes, la seule explication de cet incident de mortalité anormale des poissons reste le déficit en oxygène provoqué vraisemblablement par une charge ponctuelle de matière organique survenue rapidement », ajoute la même source. Le document « fait remarquer que ce phénomène de mortalité a été enregistré deux fois dans les années 80 et 90, pendant la saison estivale correspondant à des températures ambiantes élevées et des débits d'étiages faibles d'Oued Moulouya». Voilà donc exposée la version officielle des faits. Que répondent les associations ? Pour Mehdi Lahlou, président de l'association Alliance pour le contrat mondial de l'eau (ACME-Maroc), «le communiqué censé expliquer les causes de la pollution qui a affecté l'Oued Moulouya, entraînant de très gros dégâts sur les poissons, la faune et la flore du périmètre concerné, est sujet à caution. Il n'est pas complet, n'a pas pris en compte toutes les hypothèses possibles en rapport avec l'origine de la pollution comme il n'a pas énuméré, et encore moins analysé, tous les éléments de nature à préciser l'ampleur de la pollution et ses multiples répercussions, à court et à long terme, sur l'environnement immédiat et plus lointain - y compris terrestre et marin - qu'elle a touché directement ou indirectement». Le président d'ACME-Maroc ajoute : «Ce communiqué émane de commissions techniques de vigilance instituées par des gouverneurs des provinces.       <br />
              <br />
       Or ces commissions, telles qu'elles semblent avoir été instituées, ne peuvent pas disposer de l'indépendance requise qui leur permettrait de mener des analyses scientifiques rigoureuses, approfondies et donc inattaquables». Par ailleurs, Mehdi Lahlou lance : «Nous sommes face à une véritable catastrophe écologique dont les retombées sont très importantes et qui peuvent être durables, comme on est devant des hypothèses de pollution et de pollueurs, très sensibles d'un point de vue politique. Dans ce cas, seule une commission scientifique, multidisciplinaire, disposant de l'indépendance nécessaire doit mener toutes les analyses qu'il faut sur terrain pour permettre de déterminer l'origine véritable de la pollution ainsi que les responsabilités de chacun, y compris de l'administration, pour mesurer l'ampleur des dégâts et indiquer sur qui doit retomber leur réparation et, surtout, après cela pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.». Quant à Mohamed Benata, président de l'Espace de solidarité et de coopération de l'Oriental (ESCO), le communiqué publié par les commissions techniques de vigilance est contradictoire. « Au moment où le communiqué nous déclare en première ligne que l'analyse toxicologique est négative et que les cadavres de poissons ne contiennent aucune toxine, il nous informe un peu plus loin que les commissions techniques sont encore en attente des résultats des analyses des substances toxiques dissoutes dans l'eau. Pour pouvoir affirmer que les cadavres de poissons ne contiennent pas de toxines, il est tout à fait logique de faire les mêmes analyses pour l'eau. Nous sommes en droit de nous demander la nature des analyses qui ont été faites et par quel laboratoire, chose qui n'a pas été explicitée par le communiqué».       <br />
              <br />
       Toujours selon M. Benata, «les commissions techniques n'ont même pas relaté la mortalité du cheptel et des animaux sauvages qui a été déclarée par la population riveraine, car une simple pollution organique ne peut causer la mort des brebis, vaches, sangliers et détruire des cultures agricoles. En plus quel est le produit chimique qui a causé la perte des cultures par irrigation des eaux de la Moulouya.       <br />
       Il est une aberration que l'administration n'ait pas pu, après trois semaines de cette catastrophe écologique, analyser et déterminer l'agent chimique qui a provoqué la mortalité des poissons, des brebis, vaches et sangliers et détruit les cultures agricoles irriguées par cette eau polluée». D'autre part, le président de l'ESCO s'interroge aussi « comment en absence des résultats d'analyse complets, les commissions techniques peuvent-elles affirmer que « la seule explication de cet incident de mortalité anormale des poissons reste le déficit en oxygène. » Et d'ajouter : «Il y a lieu de rappeler que la mortalité massive des poissons à eu lieu sur un tronçon déterminé de la Moulouya et à une date précise qui est le 15 juillet 2011. D'après les riverains de l'affluent Betha et de la Moulouya, cette nuit-là a eu un fort débit et une forte odeur s'est dégagée de l'effluent qui provient de la sucrerie qui déverse ses polluants dans la Moulouya. Il reste à déterminer seulement la nature du produit qui a déclenché cette catastrophe.       <br />
              <br />
       Rejets industriels       <br />
       Le communiqué publié par des commissions techniques de vigilance instituées par les gouverneurs des provinces de Nador et de Berkane fait remarquer également que « ce tronçon fluvial est un milieu aquatique récepteur des rejets d'origines industrielles, agricoles et domestiques qui altèrent particulièrement ses qualités piscicoles. A cela s'ajoutent des ponctions illicites sur le débit sanitaire réservé à la biodiversité (…). » Les auteurs de ce document ajoutent : « Ce phénomène de mortalité a été enregistré deux fois dans les années 80 et 90, pendant la saison estivale correspondant à des températures ambiantes élevées et des débits d'étiages faibles d'Oued Moulouya (…).       <br />
         	        <br />
         	       <br />
         	        <br />
         	       <br />
        Repères       <br />
       	Faune       <br />
       	       <br />
         		L'ichtyofaune désigne la faune des poissons. Elle est l'objet d'études par l'ichtyologie. Elle concerne donc tous les milieux aquatiques.       <br />
       	       <br />
         		Produit       <br />
       	       <br />
         		Les responsables de la sucrerie de Zaïo ont indiqué que leur usine n'utilise qu'un seul produit naturel pour l'épuration       <br />
       	       <br />
         		Rejets       <br />
       	       <br />
         		Le désastre écologique de Moulouya intervient au moment où l'entrée en vigueur d'un arrêté de limitation des rejets liquides spécifiques aux sucreries est prévue pour ce mois d'août.       <br />
       	       <br />
       		       <br />
         	Par Rachid Tarik | LE MATIN
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Moulouya-La-catastrophe-fait-polemique_a171.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Victoire historique pour l'eau en Italie</title>
   <updated>2011-06-18T03:50:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Victoire-historique-pour-l-eau-en-Italie_a170.html</id>
   <category term=" méditerranée" />
   <published>2011-06-18T03:42:00+02:00</published>
   <author><name>Acme-Maroc  </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Claude Oliva pour la coordination du FAME     <div>
      C’est un succès historique pour les militants de l’eau du monde entier! Le référendum d’initiative populaire en Italie a obtenu une participation de 57% des inscrits, soit plus que les 50% nécessaires à sa validation : ce n’était pas arrivé depuis 1995 !       <br />
       Plus de 95% des votants ont refusé la privatisation de l’eau et ils ont été aussi nombreux à refuser que des profits soient réalisés sur l’eau. Les tenants de la privatisation n’avaient pourtant pas manqué de leur expliquer qu’ils se trompaient, qu’en fait, il ne s’agissait pas de privatisation car la propriété des installations serait restée publique… comme en France ! Mais les Italiens n’ont pas été dupes, ils ont bien compris que confier la gestion d’un service public au privé, c’est bien une privatisation !       <br />
       A l’heure de la victoire, il ne faut pas oublier les étapes du chemin et rendre hommage à la longue obstination de nos amis italiens. Les 1,7 millions de signatures recueillies pour obtenir le référendum. Les centaines de comités dans toute l’Italie regroupant citoyens, associations, salariés et syndicats des services publics, élus locaux, etc. Les deux manifestations monstres à Rome en mars 2010 et en mars 2011. Une dynamique citoyenne s’est construite depuis des années – on se souvient du Forum alternatif mondial de l’eau (FAME) à Florence en 2003 – et a su trouver le soutien des forces de gauche comme de l’Eglise catholique, tout en s’affirmant de façon autonome avec le Forum italien des mouvements pour l’eau.       <br />
       Et si nous suivions le chemin de nos amis italiens ? Et si nous étions capables de nous rassembler, de nous coordonner, citoyens, associations, salariés et syndicats des services publics, élus locaux… pour constituer un grand mouvement pour l’eau en France et dans d’autres pays ? Et si le FAME en 2012 à Marseille cette fois, était le point de départ de ce mouvement ?       <br />
       Remarquons enfin que la majorité absolue des électeurs italiens (plus 54% des inscrits) s’est prononcée pour la gestion publique de l’eau. Il n’y a pas de forces politiques capables de tels scores depuis bien longtemps en France et dans de nombreux pays européens! Cela donne la mesure de la légitimité politique du combat pour l’eau. Et l’eau a débordé et s’est mutuellement renforcée avec d’autres combats comme le rejet du nucléaire et le rejet de l’impunité de Berlusconi. Face à la désaffection qui frappe les institutions politiques, le combat pour l’eau montre la voie du renouveau citoyen !       <br />
       Cette formidable maturité citoyenne mérite d’être entendue ! Il faut arrêter de jouer avec la démocratie et de décider à la place des citoyens des grandes questions publiques comme la gestion de l’eau ou le nucléaire. Il faut au contraire rendre la parole aux citoyens : exigeons que plus aucune privatisation, que plus aucune reconduction de délégation de service public, ne puisse se faire sans vote de la population !       <br />
       
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