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 <title>ACME-MAROC</title>
 <subtitle><![CDATA[ Association pour le Contrat Mondial de L'Eau ]]></subtitle>
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 <updated>2010-03-21T18:39:46+01:00</updated>
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   <title>fusion one/onep,un rapprochement a haut risque</title>
   <updated>2010-02-19T12:56:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/fusion-one-onep,un-rapprochement-a-haut-risque_a107.html</id>
   <category term="Situation au Maroc" />
   <published>2010-02-19T12:52:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Redressement fiscal pour la lydec</title>
   <updated>2010-02-19T12:49:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Redressement-fiscal-pour-la-lydec_a106.html</id>
   <category term="Situation au Maroc" />
   <published>2010-02-18T18:08:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La Lydec, vient dêtre l'objet d'un redressement fiscal de 570 millions de dirhams (l'équivalent de 52 millions d'euro), soit à  peu près les trois quarts du capital initial ''apporté'' par cette entreprise.       <br />
               <br />
       Les contrôleurs financiers avaient en fait conclu à un redressement fiscal de près de 1,2 milliard de Dirhams, toutefois, de commission en commission et de pression en pression, ce qui doit être payé effectivement par la Lydec représente à peine la moitié de ce qui a été initialement estimé par les services du Ministère des finances.       <br />
               <br />
       Dans tous les cas, ces montants disent l'ampleur de la "délinquance financière'' en cours du côté de la gestion privée de l'eau à Casablanca ainsi que, concomitamment, l'importance des profits - y compris indus - dégagés par la Lydec. Et très certainement aussi par Véolia à Rabat-Salé et à Tanger-Tétouan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Bensmim priorité a la vie</title>
   <updated>2009-12-17T21:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Bensmim-priorite-a-la-vie_a105.html</id>
   <category term="Situation au Maroc" />
   <published>2009-12-17T20:58:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
communiqué commun ( publié à la suite de l'initiative internationale organisée en soutien à la population de Ben S'mim les 5 et 6 décembre). de l’ACME Maroc, l’ACME France, la Coordination Eau Île-de-France, ATTAC France, S-eau-S Bretagne                                                                                                     
14/12/2009     <div>
      Depuis dix ans, les habitants de Ben S’mim s’opposent à l’implantation d’une usine de mise en bouteille de l’unique source de leur village. Leur action, avec le soutien de l’ACME Maroc, de l’ACME France, d’Attac Maroc de l’Association marocaine des droits humains et de bien d’autres (1) a retardé considérablement la construction de l’usine. Celle-ci, achevée au début de l’année, ne fonctionne toujours pas en décembre 2009 ! Mais les premières conséquences de son implantation se font déjà sentir. La maîtrise des eaux est en train d’échapper aux villageois. Les eaux de la source qui seraient captées par l’usine seront réparties en dehors de tout contrôle citoyen. Le fragile équilibre qui existait depuis longtemps entre les différents usages de l’eau et entre les différents usagers est sur le point d’être rompu. La solidarité entre les tribus, fondée sur un partage équitable, est menacée par la marchandisation où chacun exigera sa part sans considération pour le voisin. Dans ses conditions, l’ACME Maroc, l’ACME France, la Coordination Eau Île de France, ATTAC France       <br />
              <br />
       Condamnent à nouveau ce projet destructeur et le comportement criminel des affairistes qui profitent de la raréfaction de l’eau pour s’enrichir davantage sur le dos des populations sinistrées.       <br />
       Affirment qu’entre les différents usages de l’eau une priorité absolue doit être accordée à l’eau pour la vie, c’est-à-dire à la consommation domestique, au breuvage des animaux et à l’agriculture vivrière       <br />
       Exigent la participation des habitants à toutes les décisions concernant la source et à la gestion des eaux.       <br />
       Exigent la transparence sur l’opérateur dont aujourd’hui personne ne sait rien (aucune information sur les travaux n’est affichée, par exemple). Que fait cette société ? Quelle est sa compétence et son expérience ? Où est-elle immatriculée ? A qui appartient-elle ?        <br />
              <br />
              <br />
       (1) parmi lesquels : la Coordination Eau Île-de-France, ATTAC France, le réseau AquAttac, l'Association « l'Eau est le pont », la Fondation France Libertés, Gérard Borvon, Larbi Bouguerra, Christine Bourcet, maire-adjointe de Nanterre, José Bové et le Groupe des Verts au Parlement européen, Riccardo Petrella…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>De l'eau à Copenhague</title>
   <updated>2009-12-14T23:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/De-l-eau-a-Copenhague_a104.html</id>
   <category term="revue de presse" />
   <published>2009-12-14T23:03:00+01:00</published>
   <author><name>MEHDI  LAHLOU</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Par Anne Le Strat, Alessandro Ramazotti, Christiane Franck et Roger Vioud       <br />
              <br />
       LEMONDE.FR | 11.12.09 | 15h31       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Alors que le sommet de Copenhague vient de s'ouvrir, les réunions de négociations se multiplient, les déclarations se succèdent, mais aucun scénario de consensus ne se profile. Face au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront pourtant parvenir à surmonter leurs divergences pour donner une suite au protocole de Kyoto à la hauteur des enjeux. L'avenir climatique de l'humanité se joue à cette conférence ; mais également l'avenir des ressources indispensables aux générations futures, et au vivant en général. Première parmi ces ressources : l'eau. Essentielles à la vie, les ressources en eau seront rapidement et fortement impactées par le changement climatique. Le dernier rapport du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) rappelle le lien évident entre modifications du climat et pluviométrie. Si les inconnues sont grandes, tous les scénarios laissent entrevoir un "accroissement des extrêmes" : de fortes sécheresses et des crues violentes. Les latitudes méditerranéennes, qui abritent près du quart de la population mondiale, seront particulièrement affectées. Plus globalement, la répartition géographique des précipitations sera profondément modifiée, bouleversant fortement les activités humaines.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Bien commun, l'eau représente aujourd'hui un enjeu critique pour nos sociétés. Garantir l'accès à l'eau en tant que droit humain et gérer les ressources de manière soutenable constituent une responsabilité collective tant à l'échelle du village qu'à celle de la communauté mondiale.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       La plus grande négociation mondiale depuis 1992 traitant du devenir de l'humanité et de la planète ne peut être centrée exclusivement sur les problèmes énergétiques. Aujourd'hui déjà, les premiers besoins pour plus de trois milliards d'êtres humains sont l'accès à l'eau, l'alimentation ou encore la santé. La discussion internationale sur le climat doit impérativement englober ces priorités, qui sont et seront celles de la moitié de la planète.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Nous, membres fondateurs du réseau Aqua Publica Europea, avons la volonté de rassembler les opérateurs publics des services d'eau et d'assainissement européens pour promouvoir une gestion publique et responsable de l'eau. Opérateurs de terrain, nous sommes confrontés à la complexité de la gestion de cette ressource si vitale et tellement fragile.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Aux pouvoirs publics engagés dans les négociations de l'United Nations Framework Convention on Climatic Change, nous adressons trois demandes.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Premièrement, que la problématique de l'eau soit incluse, en tant que telle, à l'agenda de la COP 15 (conférence des parties) à Copenhague.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Deuxièmement, que le traité de Copenhague, que nous appelons de tous nos vœux, approuve le principe de l'élaboration d'un protocole mondial sur l'eau. Ce protocole devra répondre à tous les enjeux, de court et long terme, liés à l'eau (approvisionnement, pollutions, etc.).       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Troisièmement, que soit créée une Autorité mondiale de l'eau sous l'égide des Nations unies, instrument efficace d'action et de coopération internationales, regroupant les différentes agences de l'ONU travaillant dans le domaine de l'eau. Cette Autorité mondiale pour l'eau devra être dotée d'une autonomie réelle à l'égard des intérêts politiques nationaux, mais aussi des grands intérêts privés économiques qui dominent le secteur de l'eau.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       A l'heure où l'on se passionne pour la découverte d'eau sur la Lune , il est grand temps de mobiliser notre intérêt pour l'accès à l'eau des Terriens et de leurs enfants !       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Anne Le Strat est adjointe au maire de Paris, chargée de l'eau, de l'assainissement et de la gestion des canaux, présidente d'Eau de Paris       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Alessandro Ramazotti est président de Cap Holding, Milan, Italie       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Christiane Franck est directrice générale de Vivaqua, Bruxelles, Belgique       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Roger Vioud est responsable des relations transfrontaliè res aux Services industriels de Genève, Suisse       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Anne Le Strat, Alessandro Ramazotti, Christiane Franck et Roger Vioud, sont respectivement présidente, vice-président, administratrice déléguée et secrétaire général d'Aqua Publica Europea, le réseau des entreprises publiques européennes de l'eau.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Mairie de Rabat - Veolia</title>
   <updated>2009-10-21T02:16:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Mairie-de-Rabat-Veolia_a103.html</id>
   <category term="Situation au Maroc" />
   <published>2009-10-21T02:10:00+02:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Information,

     <div>
      Le nouveau Maire de Rabat, Fath Allah Oualalou, a donné une conférence publique (jeudi 15 octobre 2009), dans un institut de formation privé, qu'il a consacrée à la ''Problématique de la gestion d'une ville: cas de Rabat".       <br />
       Après avoir fait une longue énumération des problèmes vécus par la ville, en passant des questions de sécurité au manque de ''cimetières' ' - et après s'être déclaré surpris, à la suite des premières questions qui lui ont été posées par l'assistance de ne pas trouver parmi le public présent que des ''étudiants et des jeunes'' - il a eu les reflexions et points de vue suivants s'agissant de la distribution de l'eau et de l'électricité dans la ville-capitale:       <br />
               <br />
       * Le passage à la Gestion déléguée de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement à Rabat - qui a été décidé en 1998 - n'est pas imputable à une décision politique voulue par le premier ministre de l'époque. On était alors au début de ''l'alternance consensuelle' '.       <br />
       * A l'époque, la RED faisait du ''bon travail'', mais Rabat ne ''comptait que près de 600.000 habitants''. Sous-entendu, la RED - Régie publique - aurait été incapable d'accompagner une population plus nombreuse.       <br />
       * La gestion de ce secteur à l'heure actuelle à Rabat est ''bonne'', il suffit juste de mieux contrôler l'action de la société délégataire.       <br />
       * La distribution de l'eau, de l'électricité et l'assinissement sont réalisés dans la quasi totalité des villes européennes dans le cadre de contrats de Gestion déléguée.       <br />
       * Les inondations vécues à Rabat au cours du mois de septembre dernier (voir Yutube - ''inondations à Rabat'' ) ne peuvent être imputables à Véolia. Elles sont la conséquence des pluies exceptionnelles qui étaient alors tombées sur la ville.       <br />
       * A chaque fois que ce sera possible, la ville de Rabat délèguera d'autres services publics.       <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Mairie-de-Rabat-Veolia_a103.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La sensibilisation élément essentiel dans notre stratégie au sein d’ACME /Maroc</title>
   <updated>2009-10-13T00:31:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/La-sensibilisation-element-essentiel-dans-notre-strategie-au-sein-d-ACME-Maroc_a102.html</id>
   <category term="ACME-MAROC la présentation" />
   <published>2009-10-13T00:24:00+02:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
  Préparé par IDRISSI Houssaine          <div>
      Dans le cadre de la réalisation de ses objectifs, ACME/ Maroc  s’est doté d'une stratégie  de sensibilisation, mise en exergue d’ailleurs dans ses statuts (art 6 et 7), pour parvenir à faire prendre conscience des problèmes affectant nos richesses hydriques,  dont  la pénurie, le gaspillage et la mauvaise gestion ne sont plus un secret pour personne. C’est un choix délibéré pour accomplir la mission que notre organisation a prise en charge aux côtés d'autres ONG dans le cadre d’une action citoyenne pour la protection de ressources naturelles de plus en plus rares et de l’environnement dans son ensemble. Et ce n’est pas nouveau pour le tissu associatif dont nous faisons partie de contribuer d’une façon consciente au développement durable du pays ; contribution d’ailleurs que le rapport national du développement  durable de 2002 qualifie d’insuffisante : « En dépit des efforts et des progrès réalisés les actions menées en matière d’éducation et de sensibilisation n’ont pas permis une concrétisation collective des forces vives de la société et une responsabilisation personnelle du citoyen  vis-à-vis des atteintes subies par l’environnement  ».. Constat sans équivoque qui fait appel à plus de mobilisation  de tous les efforts tant du côté du gouvernement que  de celui des composantes de la société civile pour une sensibilisation rationnelle et opératoire visant l’élément clé  dans le développement durable à savoir la citoyenne et le citoyen dans l’espace où ils vivent. C’est dans cette perspective  que notre association s’est engagée dans le processus de développement durable par la sensibilisation  et l’éducation sur le terrain, dans les établissements scolaires comme dans des unités de production. C’est une grande tâche à laquelle s’est attelée notre association  dans le cadre de son action plurielle, non seulement pour favoriser une prise de conscience  mais pour s’attaquer à fond aux problèmes posés dans le domaine de l’eau, tant dans la gestion de sa pénurie que de ses excès (inondations) ; convaincre  tout un chacun  des dangers de la négligence et  du gaspillage  de l’eau ressource vitale pour  tout l’environnement est l’un des devoirs pour le pousser à s’engager dans la perspective de changement dans le sens le plus large du mot.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Éducation et sensibilisation à l'environnement (ESE)       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Il est généralement admis que, initialement, l’éducation relative à l’environnement résulte d’une prise de conscience du monde qui nous entoure et des problèmes qui lui sont liés; ici il s’agit des problèmes de l’eau et de l’environnement.  Sachant que cette prise de conscience de l'environnement est basée sur le développement d'une relation harmonieuse entre les informations, les connaissances, et les raisonnements /modes de pensée mis en œuvre par des personnes en rapport avec l’environnement avec lequel elles interagissent dans la pratique quotidienne. La définition adoptée à l'échelle internationale à ce sujet et la plus couramment admise est: "L’éducation relative à l’environnement est conçue comme un processus permanent dans lequel les individus et la collectivité prennent conscience de leur environnement et acquièrent les connaissances, les valeurs, les compétences, l’expérience et aussi la volonté qui leur permettront d’agir, individuellement et collectivement, pour résoudre les problèmes actuels et futurs de l’environnement. " (UNESCO-PNUE, 1988)       <br />
              <br />
       Il y a donc une sensibilisation initiale, qui nécessite ensuite l’acquisition de certaines connaissances autour de la question de l’eau et de l’environnement. Cela incite naturellement à s’intéresser à l’acquisition de valeurs sociales et culturelles, ainsi que des compétences nécessaires pour prendre en compte toutes les dimensions des problèmes identifiés sur le terrain. Ce qui permet  de percevoir les problématiques posées en terme, cette fois-ci, de développement durable  dans un milieu donné en rapport avec une politique globale qui prend en considération en premier lieu les intérêts et les aspirations des citoyens à une vie meilleure.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Précisons aussi que l'E/S E cible tous les citoyens, quels que soient leurs âges, leurs origines ou leurs fonctions  en ville comme à la campagne. Elle est formelle ou informelle ; elle ne cherche pas à former des élites et sa démarche ne crée en aucun cas l'exclusion, mais, bien au contraire, elle s'enrichit de la diversité.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       En  pratique, qu’en est-il de la campagne de sensibilisation  parmi les élèves?       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Depuis sa fondation, ACME /Maroc, notamment par le biais du groupe de travail de Sidi Slimane, a conçu  un programme  local de sensibilisation dans le cadre des établissements scolaires du primaire comme du secondaire, pour contribuer à ouvrir l’éducation  sur l’environnement sur un large espace de communication. C’est dans cette perspective que ce Groupe de travail a ciblé les établissements  scolaires à l’intérieur de la ville ( Alkods, Al hadata, Omar B.ElKhattab entre autres) comme à la campagne (Laabiat ,Dar belAmri, zhana,… )  pour toucher ainsi plus de 800 élèves  des deux sexes au cours des années scolaires 2007 à 2009. Chiffres dérisoires  doit –on remarquer, comparés au nombre  des inscrits à Sidi Slimane et ses environs, tous niveaux confondus. Seulement l’action était conditionnée par les besoins des directeurs des établissements  scolaires en termes pédagogiques ou en termes de programmation et organisation des temps d'enseignement, autrement dit, le choix n’émane pas du groupe de travail mais de ceux qui voient dans l’action associative l’opportunité  d’introduire une didactique appropriée  à la sensibilisation autour du problème de l’eau dans les établissements scolaires en utilisant l’image (films ; diapos ; affiches et pancartes ) comme support pédagogique à côté  des autres styles didactiques .       <br />
              <br />
       Le nouveau style, bien qu’attirant pour les élèves du primaire en particulier, ne va pas sans poser de problèmes. Ne demande-t-il pas de grandes salles pouvant accueillir au moins  80  élèves (pourvues d’électricité et de sonorisation  ou de TV et pouvant devenir obscures pour les projections et autres présentations). Les dix campagnes de sensibilisation qui ont été menées à Sidi Slimane et ses environs ont demandé un grand effort de la part des encadrants comme de la part des administrateurs pour aboutir. La réussite était donc relative  bien que la participation des élèves ait été notable (prise de parole, réponses adéquates, propositions pertinentes, et même des questions qui méritent plus de précisions dépassant souvent le niveau de la majorité des élèves).       <br />
              <br />
       Le débat sur la question est ouvert sur le social commençant par la famille où la pratique et comportements doivent changer pour la protection de l’eau et de l’environnement.       <br />
              <br />
       Comme évaluation, on peut d’ores et déjà parler d’une initiative  de sensibilisation parmi les élèves pour toucher les plus grands malgré quelques difficultés techniques  surmontables sans aucun doute.       <br />
              <br />
       Ce qui est sûr c’est qu’ACME Maroc, par le biais d'abord du Groupe de Travail de Sidi Slimane, a lancé le message  au sein des générations montantes par les moyens de bord dsiponibles.       <br />
              <br />
       C’est une responsabilisation collective qui est ciblée à travers les établissements scolaires ce qui demande un suivi pour évaluer l’incidence de la sensibilisation sur les premières cellules sociales touchées.       <br />
              <br />
       Se  basant sur l’expérience vécue, le Groupe de Travail de Sidi Slimane se propose de lancer un programme de sensibilisation au sein des établissements scolaires repartis comme suit :       <br />
              <br />
                                                -  10 établissements primaires       <br />
              <br />
                                                  -  6 établissements secondaires (collèges et lycées).       <br />
              <br />
       Prévoyant de toucher  au moins 1.000 élèves dans les milieux urbain et rural le GT de Sidi Slimane compte rendre visite aux établissements ciblés par la campagne de sensibilisation menée en 2008 en vue de réaliser le suivi de l’incidence de cette campagne sur les élèves et leur entourage éventuellement. Pour ce faire le GT de Sidi Slimane a fait appel à la coopération et aux prérogatives de l’Académie Régionale du Gharb Chrarda Beni Hsen en vue de signer un accord de partenariat qui régira cette action de sensibilisation dans un cadre institutionnel au profit des établissements scolaires, c'est-à-dire en premier de leurs élèves et encadrants de tous les niveaux.       <br />
              <br />
       C’est un pas novateur que compte entreprendre ACME-Maroc localement en vue de la sensibilisation aux questions de l’eau et de l’environnement, anticipant en cela les attentes d’une éventuelle demande qui viendrait des établissements scolaires et de leurs directeurs, soucieux de diversifier l’activité pédagogique et culturelle, chacun à son niveau, abstraction faite de tout  esprit de concurrence fondé sur des considérations autres que éducatives.       <br />
              <br />
       ACME-Maroc entend par là aussi surmonter les problèmes techniques et logistiques enregistrés au cours des expériences précédentes ( salles de projection , data show, sonorisation, etc... ); c’est pourquoi elle espère que la  signature du projet de partenariat avec l’Académie Régionale du Gharb Chrarda Beni Hsen puisse intervenir le plus tôt possible pour donner le coup d’envoi  à cette nouvelle action qui prendra de la sorte un caractère bilatéral, nécessairement plus fécond et plus durable.       <br />
              <br />
       Un tel projet est, au demeurant, appelé rapidement à être initié dans d'autres régions du pays, entre différents groupes techniques locaux d'ACME-Maroc et des Académies régionales, ceci dans la perspective d'un partenariat porté à l'échelle nationale, par les instances centrales de notre association et le Ministère de l'Education nationale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/La-sensibilisation-element-essentiel-dans-notre-strategie-au-sein-d-ACME-Maroc_a102.html" />
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  <entry>
   <title>Les actionnaires de Vivendi dénoncent une fraude comptable organisée</title>
   <updated>2009-10-09T00:09:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Les-actionnaires-de-Vivendi-denoncent-une-fraude-comptable-organisee_a101.html</id>
   <category term="revue de presse" />
   <published>2009-10-09T00:06:00+02:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      AFP 06.10.09 | 22h41       <br />
              <br />
       NEW YORK, 6 oct 2009 (AFP) - Fraude comptable organisée ou non, les actionnaires de l'ex-Vivendi Universal (VU) et Jean-Marie Messier livraient mardi à New York des versions diamétralement opposées des événements de 2000-02, qui ont conduit le groupe de médias au bord de la faillite. Premier à s'exprimer dans un procès fleuve qui pourrait déboucher sur des milliards de dollars de dédommagements, le principal avocat des plaignants, Arthur Abbey, a accusé Vivendi de "mensonges" et reproché à l'ancien PDG du groupe, Jean-Marie Messier, de s'être livré à des "tours de magie comptable". "Nous montrerons que les accusés n'ont pas dit la vérité sur les problèmes de liquidité croissants" du groupe, a indiqué M. Abbey. "Finalement comme avec tous les mensonges, la vérité a fini par sortir (...) et les investisseurs ont essuyé d'énormes pertes". Sous les regards attentifs de Jean-Marie Messier et de son ex-bras droit et directeur financier, Guillaume Hannezo, l'avocat a projeté sur un écran des copies de courriels et de notes manuscrites échangés par les deux hommes, montrant la volonté de la direction d'embellir les comptes. Après M. Abbey, c'est l'avocat du groupe (redevenu Vivendi tout court en 2006), représenté à l'audience par le président de son conseil de surveillance, Jean-René Fourtou, qui a présenté sa version des faits. Me Paul Saunders a affirmé que Vivendi n'avait jamais commis de "fraude" dans la présentation de ses comptes. "La prétendue crise de liquidités" évoquée plus tôt par l'accusation n'était selon lui qu'un "risque pour les liquidités". "Nous avons rendu publique l'existence d'un risque", a ajouté l'avocat, soulignant que tout investissement en bourse comporte une part de risque. Les 12 jurés devaient ensuite entendre Michael Malone, avocat de M. Messier, avant celui de M. Hannezo qui pourrait s'exprimer mercredi. L'affaire remonte aux années 2000-2002, c'est-à-dire aux suites de la fusion avec Seagram et Canal Plus qui avait fait de Vivendi Universal l'un des plus gros groupes de médias au monde: à cette époque, VU affichait des bénéfices et des recettes florissants, alors que le groupe, lourdement endetté pour financer son expansion, traversait une grave crise de liquidités. Finalement M. Messier avait dû quitter la présidence de VU en juillet 2002, après que l'entreprise eut perdu 13,6 milliards d'euros sur l'année précédente. Ce n'est pas la première fois que Vivendi et son flamboyant ex-PDG doivent affronter la justice pour rendre compte de cette époque. Mais ce procès aux Etats-Unis, qui devrait durer deux à trois mois, pourrait s'avérer le plus onéreux pour eux si la justice leur ordonne de dédommager les actionnaires pénalisés par l'effondrement du titre. La justice française chiffre en effet à un million le nombre d'investisseurs ayant détenu des actions Vivendi durant la période litigieuse, qui sont autant de potentielles victimes à dédommager. Des investisseurs français avaient porté plainte dès septembre 2002 aux Etats-Unis, joignant leurs efforts à ceux d'investisseurs qui avaient acheté des certificats de dépôts (ADS) cotés à New York. C'est cette action commune qui a débouché sur ce procès à New York. Aux Etats-Unis, où ce type de poursuites est assez courant, les plaignants tentent généralement de parvenir à un accord de dédommagement à l'amiable, ce qui évite à leur adversaire d'affronter un jury populaire au verdict potentiellement ruineux. Le chiffre d'une transaction à deux milliards de dollars pour solder l'affaire Vivendi a été évoqué, sans que nul ne le confirme officiellement.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Les-actionnaires-de-Vivendi-denoncent-une-fraude-comptable-organisee_a101.html" />
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   <title>Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau</title>
   <updated>2009-09-08T03:29:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Une-ville-australienne-interdit-les-bouteilles-d-eau_a100.html</id>
   <category term="revue de presse" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/imagette-1574137-2108390.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-09-08T03:07:00+02:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les habitants de la petite ville de Bundanoon ont décidé d'interdire la vente de bouteilles dans leur commune afin de limiter le coût environnemental que représentent l'extraction, l'embouteillage et la distribution.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/1574137-2108390.jpg" alt="Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau" title="Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau" />
     </div>
     <div>
      Les habitants de la ville Bundanoon en Australie ont décidé, mercredi 8 juillet, d'interdire la vente de bouteilles d'eau dans leur commune, une première mondiale dans la lutte pour la protection de l'environnement.       <br />
       Cette décision a été votée à la quasi-unanimité lors d'une réunion publique à laquelle participaient 350 résidents des 2.500 habitants de cette petite ville située dans l'Etat du New South Wales. Seules deux personnes ont voté contre, un habitant et le représentant de l'industrie de l'eau minérale.       <br />
              <br />
       "Bundy on Tap"       <br />
              <br />
       L'interdiction de vente de bouteilles d'eau fait partie d'une campagne de sensibilisation à l'environnement lancée par la municipalité et baptisée "Bundy on Tap" (de "Bundy", surnom de la ville et "Tap" signifiant robinet).       <br />
       C'est un projet d'une société de boissons qui a sensibilisé les habitants au coût environnemental que représentent l'extraction, la mise en bouteille et la distribution de l'eau minérale. Celle-ci envisageait en effet d'exploiter une réserve d'eau située sous la ville. "La société voulait extraire l'eau localement, la mettre en bouteille à Sydney et la ramener ici pour la vendre", explique à la BBC l'un des responsable de la campagne.       <br />
       Si les habitants de Bundanoon devront maintenant se contenter de l'eau du robinet, les visiteurs, eux, se verront remettre une bouteille réutilisable, marqué du slogan "Bundy on Tap".       <br />
       (Nouvelobs.com) 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>A Ben Smim, au Maroc,les habitants ne veulent pas partager "leur eau"</title>
   <updated>2009-09-08T03:03:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/A-Ben-Smim,-au-Maroc,les-habitants-ne-veulent-pas-partager-leur-eau_a99.html</id>
   <category term="revue de presse" />
   <published>2009-09-08T02:59:00+02:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Un trésor est caché à Ben Smim, bourg agricole situé dans les monts verdoyants de la "petite Suisse du Maroc", à 70 km de Fès. L'endroit est pourtant pauvre : des maisons modestes bordent les ruelles en terre battue ; alentour, les conduites d'irrigation des champs tombent en ruines. Mais les habitants possèdent un bien particulièrement convoité dans ce pays menacé par la recrudescence des sécheresses liée au réchauffement climatique : une source. Une eau cristalline coule à flots à cinq kilomètres de Ben Smim. Mais les villageois, pour la plupart éleveurs ou maraîchers, seront bientôt contraints de partager "leur eau" avec des millions de consommateurs marocains. Une usine d'embouteillage de la société Euro-Africaine des eaux (EAE), propriété de l'homme d'affaires français Nicolas Antaki, est en train de sortir de terre. Elle devrait être inaugurée d'ici à la fin de l'année. L'objectif est de produire cent millions de litres par an pour le marché marocain.       <br />
               <br />
               <br />
       Manifestations, blocages du chantier..., les villageois s'opposent au projet depuis plusieurs années. Six personnes ont été condamnées à trois mois de prison avec sursis après des affrontements violents entre habitants et forces de l'ordre lors du démarrage du chantier, en septembre 2007. Leïla est fière d'avoir été au premier rang des manifestations. "Je n'aime pas cette usine, elle nous a été imposée par la force", lance-t-elle. "L'existence de ce village est liée à la source, que se passera-t-il si l'eau vient à manquer ?, interroge un autre habitant. Les gens veulent des règles."       <br />
       Le bouillant doyen du village, Ali Tahiri, 72 ans, fait partie des contestataires les plus virulents. "Nous n'avons déjà pas assez d'eau, nos parcelles ne sont irriguées qu'une année sur deux, s'époumone-t- il. Qu'arrivera- t-il si le débit de la source baisse ?" L'agriculteur brandit des photocopies de "dahir" (décrets royaux) dont le plus ancien remonte au XIVe siècle. "Les dahirs le disent, la source est à nous, personne ne doit y toucher", poursuit-il. Les agriculteurs ne versent d'ailleurs pas un dirham de redevance pour son utilisation.       <br />
       Les opposants sont soutenus par des militants altermondialistes, qui voient dans l'affaire un symbole de la "marchandisation des biens publics" et ont fait connaître Ben Smim à l'étranger. "L'eau est la seule chose qui permet à cette population de vivre, affirme Mehdi Lahlou, professeur d'économie et président de l'Association pour le contrat mondial de l'eau (ACME) au Maroc. Rien ne garantit que le cahier des charges sera respecté et que l'entreprise ne déterminera pas la part des uns et des autres."       <br />
       Face à la contestation, qui a fait prendre trois ans de retard au projet, M. Antaki veut rassurer, rappelant quelques éléments du dossier : la population ne dispose de droits que sur 40 % du débit de la source, et l'eau mise en bouteille sera puisée dans les 60 % restants, qui appartiennent à l'Etat. "Ici, les gens ne comprennent pas cela, ils pensent que tout est à eux", observe l'entrepreneur. En outre, le débit concédé est de trois litres par seconde, sur un débit moyen de 80 litres. En année pluvieuse, il attend 140 litres, et n'est jamais descendu sous les 20 litres depuis quarante ans.       <br />
       Le Maroc sera cependant de plus en plus confronté à des pénuries d'eau. "On ne peut pas savoir ce que la source produira à l'avenir, concède M. Antaki. Mais nous sommes dans une région où la pluviométrie est très élevée. Même en période de sécheresse, la source coule." Selon lui, le véritable problème en matière d'eau vient de l'agriculture. Le manque d'entretien du système d'irrigation du village entraîne des pertes très importantes. Le chef d'entreprise explique, enfin, qu'il a sillonné le pays pendant trois ans avant de choisir Ben Smim, et qu'il a obtenu toutes les autorisations nécessaires de l'Etat et des autorités locales.       <br />
       Dans le village, l'opposition n'est d'ailleurs pas unanime. "Si l'usine peut apporter quelque chose, pourquoi pas ?, glisse Fadila. Nous voulons que nos maris aient du travail." Une centaine de curriculum vitae ont été reçus par l'EAE pour le poste de gardien. M. Antaki table sur la création d'une centaine d'emplois au total et s'est engagé à recruter localement. Les taxes versées à la commune rurale (qui regroupe plusieurs localités dont Ben Smim), proportionnelles aux ventes, pourraient atteindre cinq à dix millions de dirhams par an (880 000 euros), selon lui.       <br />
       "J'étais contre le projet au départ, dit Moulay Guenoun, ancien conseiller communal. Mais un protocole d'accord a été signé et l'entreprise a répondu à nos revendications. L'usine est une nouvelle ressource pour la commune." M. Guenoun a confiance dans l'abondance des pluies à venir. "J'espère surtout que la société respectera ses engagements en ce qui concerne l'emploi", conclut-il.       <br />
       Gaëlle Dupont       <br />
       Le Monde 4.09.09
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/A-Ben-Smim,-au-Maroc,les-habitants-ne-veulent-pas-partager-leur-eau_a99.html" />
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   <title>Le manque d'eau, la nouvelle plaie du peuple irakien</title>
   <updated>2009-07-07T05:30:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Le-manque-d-eau,-la-nouvelle-plaie-du-peuple-irakien_a98.html</id>
   <category term="revue de presse" />
   <published>2009-07-07T05:29:00+02:00</published>
   <author><name>MEHDI  LAHLOU</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Patrice Claude
LE MONDE | 04.07.09      <div>
      Un nouveau malheur est en train de s'abattre sur l'Irak. Après la dictature, les conflits, l'embargo, l'invasion, l'occupation, la guerre civile et les millions de morts que tous ces fléaux ont provoqué depuis trente ans sur ce pays jadis prospère, les 25 millions d'Irakiens doivent faire face à une nouvelle plaie d'une ampleur sans précédent : le manque d'eau.       <br />
              <br />
       Dans le sud, berceau de la grande civilisation disparue de Sumer, des hordes de serpents quittent les marais en voie d'assèchement et commencent à s'aventurer près des habitations. Les populations de Dhi-Qar et dans les villages autour de Nassariyah et des marais d'Al-Hammar, on fait le guet jour et nuit pour protéger les vaches, les buffles et parfois les enfants.       <br />
              <br />
       Au centre, naguère fertile, du pays, entre Bagdad, Kerbala, Nadjaf et Kut, des milliers de paysans fondent de plus en plus souvent sur les villes, pour fuir la misère et s'y instaler. Ou pour manifester leur colère contre des autorités jugées "imprévoyantes". En trente ans, selon le ministère de l'agriculture, les surfaces cultivables dont dépendent environ 30 % des Irakiens, ont diminué de 40 %. Le désert, qui couvre déjà 60 % du pays, gagne du terrain. Dans cette région, "les surfaces cultivées ont diminué de près de moitié cette année", s'alarme Abdel Latif Rachid, le ministre des ressources hydrauliques. Et si cela "continue ainsi, ajoute Hassan Janabi, représentant permanent de l'Irak auprès de la FAO, la sécurité alimentaire nationale va s'en trouver gravement affectée".        <br />
              <br />
       Selon les Nations unies, près de un million d'Irakiens vivent déjà dans une insécurité alimentaire permanente. Plus de six millions d'autres dépendent des distributions gouvernementales de riz, farine, sucre et huile.       <br />
              <br />
       Les raisons de ces malheurs au "Pays d'entre les deux rivières" - traduction de Mésopotamie, l'ancien nom de l'Irak en grec ancien - tiennent bien sûr aux conflits et à l'absence d'un système de gestion publique adéquate des réserves. Mais aussi à une sécheresse "d'une sévérité sans précédent depuis plus de trois ans", selon le ministre. Dépendant des pluies, le nord montagneux du pays (Kurdistan et alentour) souffre d'une absence quasi-totale de bassins de réserve et de canaux d'irrigation.       <br />
              <br />
       Le Tigre et l'Euphrate, qui rendaient la vie possible depuis des millénaires dans les plaines surchauffées du pays, ont perdu 30 à 50 % de leur niveau en vingt ans. "Les réserves totales accumulées grâce aux six grands barrages irakiens, relève M. Janabi, sont passées de 40 milliards de m3 en 2006, à 10 milliards aujourd'hui." En Irak, le flot de l'Euphrate a diminué des trois quarts en dix ans. Le seul grand barrage d'Haditha contenait 8 milliards de m3 en 2007, moins de 1,5 milliard à présent. "Son niveau continue de diminuer d'environ 5 centimètres par jour !" s'alarme le diplomate irakien.       <br />
              <br />
       A la fin de l'an dernier, trois mille agriculteurs se sont réunis à Nadjaf pour supplier Allah de leur envoyer de l'eau. Plus réaliste, le gouvernement multiplie l'envoi d'émissaires en Turquie, là où les deux fleuves prennent leur source. "Nous demandons régulièrement à Ankara de laisser couler les eaux de l'Euphrate à un rythme d'au moins 500 m3 par seconde vers l'Irak, confie le ministre. Pour l'instant, et depuis plusieurs années, nous en recevons moins de la moitié." De 1925 à 1973, l'Irak recevait 958 m3/seconde. L'édification, depuis 1975, de cinq barrages turcs sur ce fleuve et de deux autres en Syrie, sur le même cours d'eau, empêche l'Irak de recevoir ce que le pays considère comme son dû.       <br />
              <br />
       "Les Turcs nous assoiffent délibérément !", s'indigne l'un des parlementaires irakiens qui ont voté, le 12 mai dernier à Bagdad, une résolution interdisant dorénavant au gouvernement de signer quelque accord que ce soit - commercial ou stratégique - avec Ankara "tant que la Turquie ne nous garantira pas une part plus juste des eaux". Des élus turcs ont répliqué en suggérant que puisque l'Irak vend son "or noir", il n'y avait pas de raison qu'Ankara ne commerce pas son "or blanc." La tension monte entre les deux voisins.       <br />
              <br />
       Faute d'une législation internationale qui permette un partage équitable des ressources, le pouvoir irakien a rejeté la motion parlementaire et préfère s'en remettre à la diplomatie. L'Irak et la Syrie veulent négocier un accord permanent, la Turquie fait la sourde oreille.       <br />
              <br />
       Patrice Claude       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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