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 <title>ACME-MAROC</title>
 <subtitle><![CDATA[ Association pour le Contrat Mondial de L'Eau ]]></subtitle>
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 <updated>2008-07-06T21:44:57+01:00</updated>
  <entry>
   <title>'ACME Maroc' a MIDI1</title>
   <updated>2008-05-31T02:07:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/-ACME-Maroc-a-MIDI1_a58.html</id>
   <category term="L'EDITO" />
   <published>2008-05-30T01:19:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le  président de ACME MAROC , invité du magazine de la terre ,intervenant sur les ondes de la radio MIDI1 pour parler de la fête de l'eau a IFRANE , des priorités de la gestion de l eau au maroc  ,et rappeler aussi les différents principes défendus par ACME....

     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Une station d'épuration des eaux a Fès</title>
   <updated>2008-05-29T00:28:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Une-station-d-epuration-des-eaux-a-Fes_a57.html</id>
   <category term="revue de presse" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/imagette-949667-1178938.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-05-29T00:06:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
 700 millions de dirhams seront investis dans les prochains mois dans les travaux de réalisation de la station d‘épuration des eaux usées de Fès.
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/949667-1178938.jpg" alt="Une station d'épuration des eaux a Fès" title="Une station d'épuration des eaux a Fès" />
     </div>
     <div>
      D'après la régie autonome intercommunale de distribution d'eau et d'électricité de Fès (Radeef), citée par l'agence MAP, 700 millions de dirhams seront investis dans les prochains mois dans les travaux de réalisation de la station d‘épuration des eaux usées de Fès.       <br />
              <br />
       Cette station serait opérationnelle en 2010. Elle traiterait les eaux usées rejetées par les effluents urbains domestiques et industriels qui représentent 100 000 m3 par jour, soient 40 % de la pollution totale du bassin de Sebou.       <br />
              <br />
       La station serait située à l'est de la ville. Elle traiterait l'ensemble des eaux usées et améliorerait les conditions sanitaires de la population, l'irrigation de l'agriculture, l'élevage des bovins et la nappe phréatique.       <br />
              <br />
       Forte d'un million d'habitants et d'un parc industriel étoffé, Fès souffre d'une pollution importante aux conséquences néfastes pour l'environnement. Sebou est l'un des bassins les plus importants du Maroc (30% du potentiel national en eaux de surface et 20 % en eaux profondes), mais c'est aussi le fleuve le plus pollué.       <br />
              <br />
       Les populations riveraines seraient sujettes à des maladies hydriques. D'autres secteurs, comme l'irrigation, la potabilisation de l'eau et l'abreuvage des animaux sont compromis. D'après une étude de l'agence française de développement (AFD), les pertes économiques annuelles dues à cette pollution se chiffrent à plus de 200 millions de DH.       <br />
              <br />
       MAP       <br />
              <br />
       Mercredi 28 Mai 2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/Une-station-d-epuration-des-eaux-a-Fes_a57.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'APPEL D'IFRANE</title>
   <updated>2008-05-28T01:24:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/L-APPEL-D-IFRANE_a56.html</id>
   <category term="Récits des manifestations d'ACME-MAROC" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/imagette-948621-1177605.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-05-28T00:20:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/948621-1177605.jpg" alt="L'APPEL D'IFRANE" title="L'APPEL D'IFRANE" />
     </div>
     <div>
              <br />
              <br />
       Ifrane le 18 mai 2008       <br />
              <br />
       Dans le cadre de la 2eme édition de la journée nationale de l'eau organisée cette année sous le thème « droit d'accès à l'eau = droit à la vie », en solidarité avec la population de Ben S'mim dans son épreuve, et en dénonciation de la pollution de l'eau et sa mauvaise gestion - avec le soutien de la fondation Friedrich Ebert -  ACME-MAROC a organisé plusieurs activités d'ordre académique et artistique du 17 au 18 mai 2008 à Ifrane avec la participation de spécialistes en la matière dont Larbi bouguerra de Tunisie , Jean Claude Oliva de France et Mehdi Lahlou (Président d'ACME) et avec la participation active du tissu associatif y compris les partenaires d'Acme-maroc ( attac-maroc, l'Association marocaine des droits humains, Transparency-maroc et l'Instance nationale de préservation des biens publics) ainsi que de représentants du secteur éducatif (enseignants et élèves) d'Ifrane, d'Azrou, de Ben S'mim,de Oued Zem et de Fès.       <br />
              <br />
       A partir de la ville d'Ifrane et du Moyen Atlas, d'où plusieurs rivières et oueds  marocains prennent leurs sources  (Oum Rbia, Sbou, etc&#8230;) ACME-MAROC a voulu, à travers la commémoration de la journée nationale de l'eau, attirer l'attention sur la rareté de cette ressource vitale qui commence à se préciser ( changement climatique, effet de serre, pollutions diverses, etc&#8230;) et sur la gestion actuelle de l'eau marquées notamment par le gaspillage, la non cohérence &#8211; particulièrement avec les politiques touristique et agricole &#8211; la concession de l'exploitation des richesses hydriques à plusieurs sociétés privées aux dépens des intérêts des populations et par l'entrée dans un processus de  Gestion déléguée dépourvue de transparence comme c'est le cas à Casablanca avec la Lydec .       <br />
       ACME-MAROC a saisi l'occasion  de la Fête de l'eau pour lancer l'Appel d'Ifrane:       <br />
       - Aux responsables et aux élus pour réviser d'urgence la politique suivie actuellement dans le secteur de l'eau dans le respect des droits des citoyens et des générations futures pour continuer de bénéficier du patrimoine hydrique national, qui doit être considéré par tous comme inaliénable.       <br />
       - A la société civile, au tissu associatif et aux partis politiques pour intégrer la question de  l'eau dans leurs préoccupations quotidiennes et dans leurs programmes d'action tant au niveau local que national, et d'adhérer au projet lancé par Acme-maroc au cours de cette manifestation pour la création du FORUM MAROCAIN DE L EAU  (FME), un cadre susceptible de permettre la coordination des efforts et l'échange d'expériences pour affronter les divers problèmes attachés à la disponibilité, à la préservation, à la gestion et à l'accès à l'eau pour tous.       <br />
       Au terme de cette manifestation, au c&#339;ur du Moyen Atlas, les participants ont réitéré leur appui à l'appel d'Acme-maroc pour faire du 20 mai de chaque année une journée nationale pour fêter l'eau au Maroc.                                       <br />
                                                                   Le Bureau National.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/L-APPEL-D-IFRANE_a56.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>FETE DE L'EAU A IFRANE</title>
   <updated>2008-05-28T00:34:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/FETE-DE-L-EAU-A-IFRANE_a55.html</id>
   <category term="Les Rendez-vous d'ACME-MAROC" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/imagette-929075-1150704.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-05-06T00:26:00+01:00</published>
   <author><name>MEHDI  LAHLOU</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
 
Association pour le Contrat Mondial de l’Eau – Maroc 
Fête de l’Eau « L’eau, droit humain »,« droit d’accès à l’eau = droit à la vie »
(Avec le soutien de la Fondation Friedrich Ebert)
Ifrane – Samedi 17 et Dimanche 18 mai 2008 
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/929075-1150704.jpg" alt="FETE DE L'EAU A IFRANE" title="FETE DE L'EAU A IFRANE" />
     </div>
     <div>
              <br />
              <br />
                                                                                  Programme       <br />
        Samedi 17 mai        <br />
              <br />
       14h - 15h : Accueil des participants       <br />
       15h - 15 h 15 : Mot de bienvenue et présentation du programme des deux journées       <br />
       15h 15 - 15 h 45 : Communication portant sur les différents dossiers (Ben S'mim, Lydec, Eau et développement durable, etc&#8230;) dans lesquels ACME &#8211; Maroc est impliquée. Bureau national D'ACME        <br />
       15h 45 -  16h30 : Discussion       <br />
        16h30 - 17h : Pause - café       <br />
       17h - 17h45: Communication de Larbi Bouguerra (ancien président de l'Université de Tunis): La question de l'eau en Méditerranée        <br />
       17h45 - 19h : Discussion        <br />
       20h : Dîner sur place       <br />
       Après 21H, soirée animées par des troupes folkloriques du Moyen Atlas et le club Al Ghosn Al akhdar de Oued Zem        <br />
              <br />
         Dimanche 18 mai       <br />
              <br />
       9h - 10h30 : Conférences de sensibilisation sur la question de l'eau, et discussion       <br />
       10h30 - 11H : Pause &#8211; café       <br />
       Activités ludiques et animations (avec des écoliers, collégiens et lycéens de la Province )       <br />
       13h - 14h30 : Déjeuner sur place       <br />
       Suivi de -        Remise de trophées aux participants        <br />
        -         Discours de clôture des deux journées       <br />
       Fin des journées vers 17h30 - 18H       <br />
       NB: une exposition de tableaux et un atelier d'art plastique seront ouverts pour tous les participants       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/FETE-DE-L-EAU-A-IFRANE_a55.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La Gestion déléguée en question</title>
   <updated>2008-04-25T00:52:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/La-Gestion-deleguee-en-question_a54.html</id>
   <category term="Situation au Maroc" />
   <published>2008-04-23T00:31:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
la vie économique refuse a ACME-MAROC un droit de réponse, pour apporter quelques précisions et éclaircissements suite à l'interview du patron de la Lydec et l'article sur Ben S'mim que l'hebdomadaire en question a publié dans son numéro daté du 21/27 mars 2008 :

     <div>
      Le dossier Lydec        <br />
              <br />
       La privatisation des services de distribution de l'eau et de l'électricité initiée au Maroc au cours des années 1990 va prendre la forme juridique de ‘'Gestion déléguée‘'.        <br />
       Elle se traduira progressivement par le passage au privé, en l'occurrence ici à deux grands groupes français de la distribution de l'eau et de l'électricité et de l'assainissement dans 3 des plus grands importants centres urbains du Maroc, Casablanca, Rabat-Salé et Tanger - Tétouan        <br />
              <br />
       En 1997, la Lyonnaise des eaux prend le contrôle de la régie publique (Régie autonome de distribution) à Casablanca; l'ancienne RAD devient ainsi Lydec.        <br />
       En 1998, la même opération se produit à Rabat au profit d'investisseurs espagnols et portugais. Ceux-ci seront supplantés par Vivendi Environnement, via sa filiale Vivendi Water, en 2002.        <br />
       Cette même année Veolia Environnement prend la gestion des régies autonomes de distribution à Tanger et Tétouan qui seront fusionnées et prendront le nom d'Amendis.        <br />
              <br />
       En l'espace de 6 années la Délégation de service public de l'eau (et de l'électricité) va inclure 50 % du volume d'eau distribuée dans les grandes villes marocaines par 17 opérateurs (13 régies locales et 4 opérateurs privés).        <br />
       Dans les villes de Casablanca, Rabat-Salé et Tanger-Tétouan le chiffre d'affaires (lié à la distribution) des sociétés privées était estimé en 2005 à quelque 8 milliards de dirham soit entre 2 et 2,5 % du PIB national.        <br />
       La Gestion déléguée visait notamment :        <br />
       &amp; l'amélioration de la qualité du service à tous les stades opérationnels d'intervention des sociétés désignées.       <br />
       &amp; la facilitation et la diminution des délais de branchement des ‘'usagers/clients'' .       <br />
       &amp; la facilitation et la diminution des délais de recouvrement.       <br />
       Mais très rapidement les principes économiques et ‘'sociaux'' fondateurs de la volonté de recours au mécanisme juridique de la Gestion déléguée vont trouver leurs limites face à la pauvreté de la population, spécialement en milieu urbain:        <br />
       &#61656; Les principes de ‘'consentement à payer'', de ‘'l'eau paie l'eau'' et de recouvrement intégral des coûts vont être appliqués à l'ensemble des abonnés. Cela sera d'autant plus douloureux pour la population que concomitamment l'Etat va augmenter ses prélèvements fiscaux sur l'eau, l'électricité et l'assainissement et baisser en 2006 la tranche de consommation sociale de l'eau de 8 m3 à 6m3.       <br />
       _ Les Opérations de branchements sociaux qui devaient faciliter l'accès des plus pauvres au réseau ne donnent pas les résultats escomptés: par exemple pour Casablanca, 10.000 branchements annuels étaient annoncés contractuellement, mais le nombre de ce qui a été réalisé effectivement n'a pas dépassé 1.250 entre 1997 et 2007.        <br />
       Le coût du raccordement, qui s'élève à près de 8.000 dh par branchement, est prohibitif pour une population dont le revenu ne dépasse pas 16.000 dh/par an en moyenne (une population qui est par ailleurs la plus pauvre dans les quartiers périphériques, là justement où le nombre de raccordements est le plus faible dans les villes).        <br />
       Toutefois, l'absence jusqu'à présent de résultats tangibles quant à la réalisation de ces éléments, malgré leur importance politique dans un contexte économique et social précarisé, peut désormais être considérée comme un volet accessoire &#8211; presque subalterne &#8211; par rapport à ce qu'une enquête menée au cours de l'année 2007 par une équipe de consultants indépendants au sujet de la distribution de l'eau et de l'électricité et de l'assainissement par la Lydec à Casablanca a montré comme ‘'défaillances'', ‘'dépassements‘' et autres comportements ‘'non respectueux des engagements contractuels‘' de la part de la Lydec.        <br />
       Les résultats connus du grand public à partir de cette enquête (rendue publique à partir de novembre 2007) montrent de grands écarts au sujet de tous les paramètres économico-financiers entre ce qui a été initialement prévu en 1997 et ce qui a été effectivement réalisé jusqu'en 2007.       <br />
       Ces écarts peuvent être résumés dans les principaux éléments suivants.        <br />
       Ainsi, selon un dossier de presse publié par la Lydec en avril 1997, suite à la signature du contrat de Gestion déléguée :       <br />
       • Le contrat de Gestion déléguée met à la disposition de la Communauté urbaine de Casablanca un mode de financement qui permet d'investir massivement sans impact sur les finances locales.       <br />
       • L'existence du contrat permet à la puissance publique de choisir l'échéancier des mises en service des différents investissements avec la garantie contractuelle que les délais, même courts, seront tenus.        <br />
       • Il l'autorise à ne pas financer elle-même les investissements nécessaires et à faire appel aux compétences et ressources financières du secteur privé.       <br />
       • Le contrat permet la reprise intégrale du personnel de la RAD.       <br />
       • Il permet la mobilisation de financements européens importants pour investir localement, au service de la population.       <br />
       • Il autorise le développement d'une image positive (du Maroc !) auprès des acteurs économiques locaux et étrangers.       <br />
       • Il n'implique pas de recours aux financements de l'Etat.       <br />
       Ces prédispositions initiales vont cependant être relativisées en 2005 par un ensemble de constats émanant aussi de la Lydec.       <br />
       Pour cette dernière le contrat a induit dans son exécution des éléments limitatifs importants qui seront considérés autant d'indices probables de la non réalisation des clauses contractuelles qui sera connue 2 années plus tard.        <br />
       Parmi ces éléments limitatifs la Lydec a relevé les points suivants :        <br />
       • Les variables essentielles du démarrage ne sont pas celles ayant servi de base à l'établissement du contrat.       <br />
       • Les investissements à réaliser sont parfois différents de ceux qui ont été prévus au contrat.       <br />
       • La nature du contrat n'est pas bien précisée.       <br />
       • Le problème des retraites n'a pas été anticipé.       <br />
       • Les tarifs ne sont plus adaptés.       <br />
       • La régulation du contrat n'est pas suffisamment définie.       <br />
       • Les délais et les mécanismes de résolution des problèmes ne sont pas définis correctement.       <br />
       • Et, enfin, le contenu du contrat et les obligations du délégataire ne sont pas connus de toutes les parties prenantes.       <br />
       En réalité, le contenu de ce contrat, voulu et négocié en son temps par l'ancien Ministre de l'Intérieur Driss Basri au mépris de toutes les règles de la démocratie locale n'était connu au Maroc que de peu de monde.        <br />
       Et c'est probablement de cette opacité et de cette absence de respect des institutions &#8211; et donc, de respect des intérêts éminents de la population que cela induit &#8211; qu'ont découlé certains des manquements au Contrat tels que répertoriés par les enquêteurs qui ont eu à voir les documents que la Lydec a bien voulu leur fournir.        <br />
       De l'enquête précitée il est ressorti notamment:        <br />
       • Que le capital apporté par la Lydec devait être libéré dans les 3 années suivant la signature du contrat, soit en 2000. Il ne l'a été tout à fait qu'en 2006, soit avec un retard de 6 années.        <br />
              <br />
       • Au sujet des investissements à réaliser par la Lydec un écart de 2,074 milliards de dirhams a été relevé entre 1997 et 2006 par rapport à un investissement contractuel actualisé de 3,815 milliards de dirhams.       <br />
       • Au sujet des bénéfices réalisés par la société délégataire, le contrat ne prévoyait aucune distribution de dividendes jusqu'en 2009, or de 2003 à 2006 la Lydec en a distribué pour 560 millions de dirhams. (Pour l'autorité délégante, il existe un lien entre le non-respect par le délégataire de ses obligations d'investissements et le paiement prématuré des dividendes).        <br />
              <br />
       • Enfin, au sujet des transferts de devises au profit des actionnaires de la Lydec et de certains de ses fournisseurs &#8211; au titre de ‘'l'assistance technique'' - à l'étranger, les enquêteurs ont conclu à des transferts non justifiés de l'ordre de 678 millions de dirhams, ce qui correspond à 85 % du capital théoriquement apporté par la Lydec.        <br />
       De la sorte, le non respect manifeste d'un ensemble d'engagements contractuels prééminents de la part d'une société privée délégataire de service public dans le domaine vital de l'eau, dans une métropole de plus de 4 millions d'habitants, dans un pays en voie de développement ne peut relever du simple ‘'conflit commercial‘'.       <br />
       La révision du contrat de gestion déléguée a été annoncée le 14 mars 2008, mais celle-ci est loin de combler les écarts ainsi relevés (voir communiqué d'ACME-Maroc en date du 31 mars 2008) .        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/La-Gestion-deleguee-en-question_a54.html" />
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  <entry>
   <title>conference de presse</title>
   <updated>2008-04-23T00:30:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/conference-de-presse_a53.html</id>
   <category term="L'EDITO" />
   <published>2008-04-07T00:27:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Conférence de presse  ACME – Maroc
Rabat, 31 mars 2008

     <div>
             <br />
       Le bureau national d'ACME-Maroc, après avoir rappelé par la voix de son president, certains des principaux traits de la problématique de l'eau au Maroc (voir notamment le communiqué publié par l'association à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau) est revenue sur le dossier de la Lydec et le projet de ‘'mise en bouteille par une enterprise privée des eaux de la source du village de Ben S'mim''.       <br />
              <br />
       Au sujet de la Lydec, et après le rappel des principales clauses du contrat de la Gestion déléguée à Casablanca et des différents manquements de la Lydec à ces clauses (comme cela est ressorti du rapport officiel publié à ce propos  le 7 novembre 2007), l'Association ACME-Maroc relève les remarques essentielles suivantes par rapport à la revision de ce contrat telle qu'intervenue le 14 mars 2008:       <br />
       1/ Il a été annoncé que la Lydec va reverser à la Communauté urbaine de Casablanca (CUC) la somme de 1,05 milliard de dirhams  (en annonçant ce reversement, le Maire de Casablanca avait parlé en centimes pour insister sur l'importance des montants remboursés), or selon les calculs d'ACME-Maroc, la Lydec doit encore à la CUC et donc à l'Etat marocain entre 2 et 2,5 milliards de dh (entre 200 et 250 milliards de centimes)  au titre des dividendes illégalement distribués entre 2001 et 2006 et au titre des paiements effectués par les abonnés de l'ancienne RAD  aux guichets de la Lydec à partir du 1er juillet 1997 (ces paiements portent sur la période allant d'avril à juin 1997). Ces montants devant bien sûr être actualises.       <br />
       2/ Les investissements prévus pour les 20 prochaines années ont été fixes à 10 milliards de dhs. Avec les investissements realises par la Lydec depuis 1997 cela porterait le montant total des investissements operas pour toute la période couverte par le contrat de Gestion déléguée à près de 16 milliards de Dhs, or, au moment de la signature de ce contrat il a été annoncé un investissement global de 30 milliards de dhs. Ce laisse une difference de près de 14 milliards de dhs. Qui en prendra alors la charge.       <br />
       3/ A l'annonce du contrat, la Lydec avait convenu que la Lydec prendrait en charge le personnel de la RAD, y compris s'agissant des retraites, or, le contrat tel que revise annonce que la prise en charge des retraites est laissée à l'Etat et à la CUC.       <br />
              <br />
       S'agissant de l'affaire Ben S'mim, ACME-Maroc déclare ce qui suit:       <br />
       A/ Aussi bien pour la population de Ben S'mim que pour notre association et celles qui nous soutiennent à ce propos, il ne s'agit pas d'un projet économique mais d'un reel déni de justice et d'une vraie spoliation de la source de vie des populations concernées       <br />
       B/ L'action menée à travers ce projet ignore se fait dans l'opacité la plus totale dans l'ignorance absolue des interêts de la population et de toute une region où rien ne peut plus être imaginé en l'absence de l'eau.       <br />
       C/ La population reste opposée à ce projet et mobilisée, avec le soutien d'ACME-Maroc et des associations qui adhèrent à son action et aux principes qu'elle defend (AMDH, ATTAC-Maroc et Association pour la défense des deniers publics), pour le faire arrêter.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/conference-de-presse_a53.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>BEN'SMIM</title>
   <updated>2008-04-04T00:24:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/BEN-SMIM_a52.html</id>
   <category term="les SOS" />
   <published>2008-04-03T12:22:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
 COMMUNIQUE : à la suite du Sit-in organisé par les habitants de Ben'Smim le 30 mars 2008     <div>
             <br />
       En cette journée triste du 30 mars, et en commémoration de la date de signature du « contrat de concession » pour l'exploitation de l'eau de l'unique source du village au profit de la société « EURO-AFRICAINE DE EAUX » , les habitants de Ben'Smim ont organisé un autre sit-in avec la présence de membres de l'Association pour le Contrat mondial de l'eau au Maroc (ACME-Maroc) et l'Association marocaine des droits humains (AMDH) et le soutien des ONG telles qu'ATTAC &#8211; Maroc et l'Association pour la défense des deniers publics, dans le cadre de leur lutte pour manifester leur claire protestation contre le sabotage des efforts continus des habitants par le biais des poursuites judiciaires et les multiples procès, alors que les travaux de construction de l'usine de mise en bouteille de l'eau sont en cours.       <br />
       Profondément affectés par le déni de justice dont ils sont victimes et conscients de la situation critique où ils se trouvent, les habitants de Ben'Smim expriment encore une fois:       <br />
              <br />
       • leur revendication à voir résilié le contrat de privatisation des eaux de leur village et l'arrêt immédiat du projet en cours de réalisation sur leurs terres.       <br />
       • Leur refus catégorique des menaces, directes et indirectes, dont ils font l'objet de la part des autorités et leur condamnation de l'indifférence du gouvernement à leur égard.       <br />
       • Leur refus des machinations, y compris judiciaires, en cours dont le seul but est de les museler en vue de les priver de leur droit inaliénable à l'eau de l'unique source de leur village.       <br />
       • Leur demande d'une contre-expertise, indépendante, pour démontrer le non fondé des données sur lesquelles se base le projet en cours de réalisation.       <br />
              <br />
       Les habitants lancent enfin un appel à toutes les forces vives au niveau national et international pour manifester leur solidarité avec leur juste cause, celle du refus de l'injustice, de la spoliation et de la privatisation de la vie.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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  <entry>
   <title>conference de presse</title>
   <updated>2008-03-27T21:16:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/conference-de-presse_a51.html</id>
   <category term="Situation au Maroc" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/imagette-895333-1103493.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-03-27T20:58:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/895333-1103493.jpg" alt="conference de presse" title="conference de presse" />
     </div>
     <div>
      ACME MAROC  et L' AMDH (l'association marocaine des droits de l homme ) organisent conjointement  une  conférence de presse  le lundi 31 mars à 10h au siège central de l'AMDH ,sis :Boulevard Hassan ii, Rue Aguensouss, immeuble N° 6, app 1 (au rez-de-chaussée) RABAT,         <br />
        contacts:       Tél: 037 73 09 61 ; 061556502       <br />
       Cette conférence sera consacrée au dossier Lydec et à celui de Ben S'mim.       <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/conference-de-presse_a51.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>communiqué ACME MAROC</title>
   <updated>2008-03-21T00:16:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/communique-ACME-MAROC_a50.html</id>
   <category term="L'EDITO" />
   <published>2008-03-20T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué à l’occasion de la journée mondiale de l’Eau     <div>
      La communauté internationale célèbre aujourd'hui, sous l'égide de l'ONU, la 15ème « Journée mondiale de l'eau ». Cette célébration intervient alors que l'absence d'accès à une eau potable touche encore plus de 1,1 milliard d'êtres humains et celle des moyens d'assainissement affecte 2,6 milliards de personnes, particulièrement dans les pays les plus pauvres, surtout en Afrique, où le processus de marchandisation de l'eau, entamé au début des années 1980 - à la faveur des programmes d'ajustement structurel, initiés par la Banque mondial et le FMI &#8211; semble s'accélérer.       <br />
       Au Maroc, pays d'Afrique du Nord soumis à partir de 1982 aux directives économiques et financières des deux entités internationales sus-citées, le Droit d'accès à l'eau, bien que garanti par la loi sur l'eau &#8211; publiée voici maintenant 13 ans - est de moins en moins effectif.        <br />
       Ceci, d'une part, en raison de la Gestion déléguée qui a de fait transformé l'eau en marchandise, en faisant payer aux citoyens-usagers les coûts des services attachés à l'eau plus les bénéfices des entreprises et aussi en raison de la forte augmentation des tarifs de l'eau, particulièrement depuis 2006, d'autre part, à cause de la tendance effrénée à la privatisation de toutes les sources d'eau du pays, quels que soient le débit de leurs eaux ou le degré de pauvreté des populations vivant dans les régions où elles jaillissent.       <br />
       Le cas du village de Ben S'mim, tout en étant emblématique de cette tendance, est par ailleurs exemplaire de la résistance populaire et des solidarités qui se manifestent de plus en plus nettement aujourd'hui au Maroc, comme dans de nombreuses autres régions du monde, soumises aux mêmes pressions du libéralisme à pas forcé et des seules lois du marché, notamment dans le domaine vital de l'eau.       <br />
       Ces éléments illustrant l'incohérence d'une politique économique et sociale sensée théoriquement assurer l'amélioration des conditions de vie de la population marocaine   notamment à travers un meilleur accès à l'eau, sont par ailleurs aggravés par :       <br />
       a/ l'irrégularité de plus en plus grande des précipitations, conséquence directe du réchauffement du climat       <br />
       b/ le fait que l'agriculture absorbe plus de 80 % des eaux mobilisées, avec un taux de perte de plus de 60 % en raison notamment de modes d'irrigation obsolètes       <br />
       c/ les pollutions de toutes natures, et autres usages inconsidérés, qui continuent d'affecter autant les eaux de surface que les nappes phréatiques dont dispose le pays         <br />
       Consciente de tous les dangers actuels et futurs attachés à cet état des choses, ACME-Maroc réitère en cette journée mondiale de l'eau ses revendications pour :         <br />
       1/ La reconnaissance de l'accès à l'eau pour tous au Maroc comme un droit humain fondamental       <br />
       2/ Une réforme globale de la politique de l'eau au Maroc, avec désignation d'une instance nationale à même d'élaborer une stratégie d'ensemble de long terme en la matière et de procéder aux arbitrages nécessaires entre les différents usages de l'eau       <br />
       3/ Une autre politique économique et sociale, notamment dans les secteurs du tourisme et de l'agriculture, qui tienne compte de la baisse des ressources en eau du pays et qui permette aussi bien de protéger ces ressources contre les pollutions/gaspillage qui les affectent aujourd'hui que de les recycler pour en optimiser l'usage.       <br />
       4/ L'intégration de l'éducation à l'eau (et à l'environnement en général) dans les cursus d'enseignement, fondamental notamment.       <br />
       Par ailleurs, ACME-Maroc, tout en attendant d'en savoir davantage sur les termes réels de la révision du contrat de Gestion déléguée intervenue le 14 mars 2008, affirme que :       <br />
       1/ Les modifications au contrat initial, telles que publiées, sont loin de correspondre à ce qui était attendu. Surtout, les reversements au profit de la ville de Casablanca par la Lydec ne couvrent qu'une faible partie des manquements contractuels qui ont été relevés par la commission d'enquête dont le rapport a été publié le 7 novembre 2007.       <br />
       2/ Il y a toujours besoin d'une enquête parlementaire et judiciaire pour déterminer ce qui s'est  réellement passé lors de la signature du contrat de Gestion déléguée à Casablanca en 1997, et aussi pour les contrats de même nature qui ont suivi à Rabat et à Tanger/Tétouan       <br />
       3/ Le silence médiatique et politique &#8211; aucun débat sur le sujet n'a notamment eu lieu au parlement &#8211; qui a entouré la révision telle qu'annoncée, la rapidité de cette révision et l'ampleur des montants dont il y a été question montrent les marges dont bénéficiait la société délégataire. De telles marges, quelle que soit leur importance, indiquent bien que le seul moteur du capital privé &#8211; national ou étranger &#8211; dans l'eau comme ailleurs, est le profit financier et à court terme. Or un tel moteur est antinomique par rapport à un droit humain fondamental comme celui de l'accès à l'eau.       <br />
                                                                                          <br />
                                                                                                                Rabat le 20 mars 2008       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/communique-ACME-MAROC_a50.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'intifada de l'eau </title>
   <updated>2008-02-28T00:50:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/L-intifada-de-l-eau_a49.html</id>
   <category term="revue de presse" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/imagette-867755-1066148.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-02-28T00:17:00+01:00</published>
   <author><name>acme maroc</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Défendre le  droit à l'eau c’est  défendre la vie.au Maroc a commencé donc une nouvelle bataille qui attire tous les jours de nouveaux militants, cette bataille est menée par des   hommes et femmes conscients de l'ampleur du problème et de l urgence de  l'intervention collective  pour bloquer la  menace qui pèse sur le droit à l'eau.
                  <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/ACMEMaroc/photo/867755-1066148.jpg" alt="L'intifada de l'eau " title="L'intifada de l'eau " />
     </div>
     <div>
      Le mouvement social au Maroc connaît une évolution accélérée dans ses formes d'expression, d'encadrement et d'organisation et dans la  qualité des revendications qu'il accompagne/suscite et la nature des groupes sociaux qui y participent.        <br />
       Le ‘'Cahier de charges'' des centrales syndicales, par exemple, n'est plus capable aujourd'hui de traduire et de condenser  toutes les revendications fondamentales de nature sociale, pour cela de nouveaux outils et mouvements portant des revendications fortes poussent sur la scène sociale, avec de nouvelles perceptions et une nouvelle formulation, souvent totalement différentes de ce qui a été le cas dans le passé, et avec une précision/netteté  dans le discours qui  reflètent  un  progrès dans la conscience collective, une plus grande complexité dans l'ingénierie  de l'action sociale et  une assimilation des vents du changement qui soufflent  sur le monde et une interaction créative avec les expériences venues d'ailleurs, c'est-à-dire d'autres régions de ce petit village planétaire qu'est devenu le monde.       <br />
       L'émergence de l'Association nationale des diplômés chômeurs a annoncé l'entrée du temps social marocain  dans une nouvelle phase, car la revendication sociale essentielle est passée sous l'égide directe d un nouveau cadre qui a bouleversé la carte  du conflit social et a usé de mécanismes inédits. De même que l apparition et la prolifération des coopératives de logement a permis, pendant une certaine période de fournir un cadre pour l affrontement collectif d un dilemme social  appelé le logement, en particulier pour les classes moyennes dans les villes. Puis, il s est développé un processus de   création de nouvelles structures qui s ajoutent a l arsenal des anciennes structures, ainsi  il est apparu, a coté des syndicats, des coopératives et des instances  professionnels, dans ce qui ressemble a une vague puissante, un réseau dense d'associations intéressées par les questions relatives aux conditions matérielles de vie. Ainsi  les citoyens d'aujourd'hui n'hésitent pas à créer des outils  appropriés a leur  mouvement social, y compris ceux qui se limitent parfois à formuler une revendication circonstancielle  précise  dans un lieu précis, d' enrichir  les anciennes formes d action ,par l invention de nouvelles formes comme le refus de paiement des Factures  de l' eau et de l'électricité, et le boycott des élections, et de nouvelles forme de sit in et d occupation  ,jusqu a la mise en scène  de  pratiques «suicidaires»  parfois désespérées  comme la tentative de se faire brûler le corps initiée par certains chômeurs et l'occupation du chemin de fer par des aveugles revendiquant du travail ...        <br />
               <br />
         Le militantisme collectif englobe aujourd'hui un domaine pour les droits économiques et sociaux, les droits civils et politiques  beaucoup plus large qu'auparavant. Cela est plus manifeste dans  la pratique de l'Association marocaine des droits de l'homme, qui &#339;uvre a accompagner et suivre le rythme de cette élargissement, et a commencé a donner de plus en plus l'image d un point de convergence d'un certain nombre d'acteurs et de mouvements dans le domaine social, comme cela a été le cas pour l USFP  dans le passé et qui représentait &#8211; ou il était  perçu comme- un Centre  d appui postérieur pour la protestation sociale dans son ensemble. Il convient de rappeler que l activité des 'autres  organisations des droits de l'homme se trouve à  un degré  d'efficacité et d'efficience tout aussi important.        <br />
               <br />
       Parmi  les droits qui sont aujourd'hui confrontés à une menace grave et grandissante dans notre pays, on trouve le droit à l'eau. Il ne s'agit pas d'un problème mineur, car il est lié à une source  de la vie, et concerne des catégories sociales  en constante expansion qui sont confrontées à de graves difficultés pour satisfaire leurs besoins en matière d'eau.        <br />
       De ce fait,  la société civile marocaine est entrée dernièrement dans de nouvelles expériences en matière de  lutte pour assurer le droit de  chacun  à sa part d'eau nécessaire, et pour promouvoir une prise de conscience collective de la gravité de la situation de l'eau  au Maroc, qui va nous conduire à une véritable catastrophe nationale s'il n'est pas changé beaucoup des politiques, de coutumes et de modes de la gestion        <br />
              <br />
       On peut classer notre pays aujourd'hui dans le carré des pays connaissant des pénuries d'eau, principalement à cause de l'irrégularité des pluies ,80 à 85% des ressources en eau disponibles sont  utilisées  dans le secteur agricole. Les eaux souterraines et les eaux de surface connaissent une  pollution multiple, en plus du déséquilibre enregistré dans la gestion  de l'eau potable entre   la ville et le milieu rural. Selon  le Président de l'Association l'eau et l'énergie pour tous, la moitié des écoles dans les zones rurales ne disposent pas  d'eau et d'électricité.       <br />
               <br />
        A coté de l association mentionnée ,une autre ONG  a vu le jour  en mai 2006 et qui  opère dans le même sens,l' association pour le contrat mondial de l eau   «ACME-MAROC», qui a mis en place un ensemble de revendications visant à garantir pleinement la protection du droit à l'eau, et en premier lieu l appel a  la reconnaissance du droit d'accès à l'eau pour tous comme un droit humain fondamental, et pour parvenir à une réforme globale de la politique de l'eau au Maroc, l'adoption d'autres orientations économiques et sociales, en particulier dans les secteurs de l'agriculture, l'industrie et le tourisme, qui prend en compte La baisse des ressources en eau du pays et la protection de ces ressources contre le gaspillage et la pollution, et d'intégrer cette protection  dans les programme scolaires.        <br />
               <br />
       ACME MAROC a exprimé son  refus catégorique de considérer   l'eau comme une marchandise, et a annoncé son engagement dans le combat  mondial actuel contre la  privatisation de l'eau car cette dernière est un bien public qui devrait être géré  par des organismes publics, afin d épargner aux  utilisateurs de payer d un coté le coût du service, et d un autre, les lourds profits des institutions privées. Comme ces institutions ne cherchent qu'  élargir la marge de profit, ils peuvent inventer des moyens pour arnaquer les consommateurs         <br />
       et  échapper au contrôle  pour accumuler plus de profits,en particulier pour le secteur privé  étranger opérant  dans des pays ou il  jouit d'un statut spécial a cause  la profondeur des liens de dépendance, de la corruption Et de l'impunité.       <br />
               <br />
        Les dernières hausses de prix enregistrées  dans les factures d'eau et d'électricité, ont été a l origine d un mécontentement populaire qui s est transformé  en manifestations massives, et a abouti à la création des coordinations « Tenseekiete »  pour lutter contre le coût de la vie à partir de 2006.        <br />
               <br />
       Sont représentées au  Conseil national de l ACME,  4 associations  partenaires dans les questions liées à l'eau, et sont AMDH  et Transparancy, ATTAC et  l association pour la protection des biens  publics.  Tout dernièrement le rôle avant gardiste de  l'ensemble de ces associations s est manifesté dans  deux affaires : celle de bensmim et celle des  dysfonctionnement de la gestion déléguée de l eau dans  certaines villes:       <br />
               <br />
                1 -- La première affaire concerne un étranger qui a obtenu depuis 2001  toutes les autorisations  nécessaires pour la construction d'une usine dans le village de bensmim destinée à  embouteiller l eau de la source et la vendre par la suite partout au maroc.        <br />
       Mais les habitants du village, qui se trouve à 6 km de  Azro, à environ 10 km d'Ifrane, peignent a croire  que les emplois que l'usine créerait, et la subvention accordée a la population, puissent  compenser la perte que ce projet leur infligerait, d'autant plus que les 100 millions de litres d'eau, puisées par an comme  annoncé par  l'investisseur ne laisserait pas assez d'eau pour satisfaire les besoins de 3000 personnes et 5000 du bétail dans le village. Ce qui  alimente les craintes davantage , c'est que les chiffres fournis sur le débit de la source  remontent aux années soixante-dix, la preuve c est  pénurie de l'eau enregistrée depuis un certain temps, et en rapport direct avec dessèchement des arbres et des plantes dans la région.        <br />
       Le problème est  d autant plus compliqué que l'investisseur  agit au nom d une  société française appelée «Euro-africaine des eaux» que personne n a été en mesure d'identifier précisément, y compris  les autorités locales, qui se cententent de rassurer la population Sur le projet dans son ensemble, sans fournir des  engagements clairs et concrets.       <br />
               <br />
       Les villageois ont commencé une série de mouvements militants,dont la plus importante était  la marche, qui a eu lieu le  20 janvier 2008, au cours de laquelle les participants ont marché sur 10 kilomètres, les militants (ATTAC et ACME)  qui   partent d une  Vision «stratégie» fondée sur le rejet de la privatisation de l'eau, manifestaient a coté des citoyens, qui par leur expérience quotidienne et la  connaissance de leur environnement naturel  et humain, sentent le spectre des effets catastrophiques d'une telle privatisation s approcher d'eux.        <br />
       Cette convergence des causes a permis  la collecte d un appui nationale et internationale  important. Le cas Bensmim fait partie d'un plan global de concession des  sources d'eau situées pour la plupart dans des régions d extrême pauvreté, traitées par les officiels avec beaucoup d'irresponsabilité, mais fait également partie de la  politique de la gestion déléguée par laquelle des entreprises privées sont autorisées a gérer la  distribution  de l'eau et de l'électricité dans les grandes villes, avec cette avalanche de graves dysfonctionnement.       <br />
               <br />
              2-- La deuxième affaire  est celle des violations et du  non respect  des obligations et autres formes de fraude et d'abus contre les consommateurs, commis par un certain nombre d'entreprises de service par gestion déléguée. A Casablanca, par exemple, un rapport d'experts, a montré que  La LYDEC   n a pas respecté les clauses du contrat qui lui accordait le droit de la gestion des services de l'eau  de l'assainissement et de l'électricité (journal L'Opinion 5 décembre 2007). Ainsi, le rapport enregistre un décalage de 822 millions de dirhams entre les budgets d'investissement arrêtés par la lydec et les investissements  contractuels mis à jour, ce rapport a enregistré aussi un  décalage supplémentaire de 978 millions de dirhams entre les budgets d investissement arrêtées par l entreprises et ce qui a été effectivement réalisé sur Le terrain, en plus des dépenses faites au nom de l'assistance technique a des parties  étrangères qui paraissent  illogiques et faites  dans des conditions douteuses.        <br />
       Pour cela ACME MAROC plaidé pour l'ouverture d' une enquête indépendante sur les moyens douteux, irréguliers et contradictoires au cahier de charge,dont  il existe de multiples indices  qui laissent suspecter que ces  entreprises de distribution,de  l'eau et de l'électricité en avaient eu  recours  pour  tirer des profits indus.       <br />
        L'Association  a également appelé à la formation d'une commission parlementaire chargée d'enquêter sur les faits, afin de vérifier ce qui s'est passé notamment toute forme de   violation des obligations qui incombent aux entreprises opérant à Rabat, Casablanca, Tanger, Tétouan, et récupérer les finances publiques perdues  à cause de cela et prendre des mesures pour assurer une réelle protection des consommateurs       <br />
       , une révision des contrats signés  avec les entreprises, dans la perspective d un future retour a la gestion publique  du secteur de distribution d'eau et d'électricité dans des conditions  qui garantissent l'intégrité, la transparence et la rationalisation de  la gestion et l activation des mécanismes de contrôle et de justice envers les employés du secteur et de valorisation de l expertise nationale.       <br />
       Les Tensikieetes contre la hausse des prix et la cherté de la vie qui avait entrepris une grande  lutte  pour faire face aux augmentations spectaculaires enregistrées sur les factures d'eau et d'électricité, avaient  invités les autorités  à sanctionner les irrégularités et la fraude,  utilisées par les entreprises chargées d'assurer le service de distribution de ces deux produits       <br />
       Défendre le  droit à l'eau c'est  défendre la vie.au Maroc a commencé donc une nouvelle bataille qui attire tous les jours de nouveaux militants, cette bataille est menée par des   hommes et femmes conscients de l'ampleur du problème et de l urgence de  l'intervention collective  pour bloquer la  menace qui pèse sur le droit à l'eau.       <br />
                                                                                                                                            mohamed sassi                  <br />
              <br />
        Traduction  d'un article original en arabe sur Almasse        <br />
              <br />
       
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