"Les prix de l'eau des villes de plus de 300.000 habitants sont beaucoup trop élevés", estime l'association, qui considère comme "inacceptables" les profits des "services des eaux (…) sur ces marchés".
Premier acteur montré du doigt, le Syndicat des eaux d'Ile-de-France (SEDIF) , qui est aussi le plus grand de France, et facture son eau "2,5 fois plus cher que ce qu'elle coûte", avec "une marge nette de 59%". D'où un préjudice, pour les 144 communes de banlieue parisienne desservies par ledit syndicat, qui "dépasse les 200 millions d'euros par an".
Lyon facture, elle, l'eau 1,7 fois plus cher que ce qu'elle coûte, contre 1,5 fois à Strasbourg et Nantes. Quant aux villes moyennes, certaines proposent une eau proche de son prix de revient quand d'autres, comme Reims par exemple, la facturent 1,7 fois plus cher.
A l'inverse, le prix de l'eau apparaît satisfaisant dans les petites villes.
Le taux de marge nette sur chiffre d'affaires, c'est-à-dire la rentabilité, est ainsi "beaucoup plus élevé" dans le secteur de l'eau que dans la plupart des autres secteurs d'activité en France.