L'affaire a récemment pris une dimension politique, le Front national du Botswana (BNF) ayant pris position en faveur des Bushmen. "Le cœur du problème est l'oppression et l'exploitation des Bushmen du Botswana perpétrée par le parti au pouvoir", a estimé Elmon Tafa, porte-parole du parti. "Si le gouvernement abhorre véritablement ce qu'il considère comme une ingérence de Survival International dans les affaires intérieures du pays, alors il doit mettre fin à leur oppression", a-t-il ajouté.
Début novembre, l'ancien archevêque du Cap (Afrique du Sud), Desmond Tutu, a joint sa voix au débat, estimant que le gouvernement devait écouter les revendications de ces populations. "Si le progrès est nécessaire, il n'est pas concevable que la seule façon d'y parvenir soit de retirer les San -Bushmen- de leurs terres ancestrales et de leur retirer leurs traditions", a déclaré le Prix Nobel de la paix.
Les Bushmen, qui sont aujourd'hui environ cent mille, se répartissent pour l'essentiel entre le Botswana et la Namibie.