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REVUE DE PRESSE
Bilan désastreux de la gestion de la Société d'exploitation des Eaux du Niger, filiale de VeoliaOn parlait depuis longtemps de la privatisation de la Société Nigérienne des Eaux (SNE) comme d'une véritable braderie du patrimoine national.Comment une société française de distribution d'eau escroque l'Etat du Niger et les travailleurs nigériens
Lors de la campagne qui a précédé cette privatisation, il était expliqué que si la distribution de l'eau est confiée à un privé de référence, il y aura non seulement un plus grand nombre de Nigériens qui auront accès à l'eau potable, mais aussi il y aura, avec moins de coupures, une eau de meilleure qualité et à moindre coût.
Depuis trois ans que la société française VIVENDI (devenue VEOLIA) a repris la SNE pour en faire la SEEN (Société d'Exploitation des Eaux du Niger), on attend toujours l'amélioration annoncée. Parce que, de notre côté, nous consommateurs, ce que nous vivons est loin d'être une amélioration ; si ce n'est pas pire qu'auparavant :
Les travailleurs de cette société, qui se contentaient au paravent de chuchoter dans les coulisses, sortent maintenant au grand jour pour expliquer comment eux-mêmes et l'Etat nigérien sont victimes d'une véritable escroquerie de la part d'un groupe de gens installés à Paris et à Niamey. D'abord au niveau des investissements :
Si on sait que cette même société française ambitionne de s'emparer de la NIGELEC (la Société nigérienne ''électricité), il y a de quoi s'inquiéter. En donnant ces informations, le personnel nigérien de la SEEN a fait son travail. Il appartient maintenant à l'Etat de prendre ses responsabilités. Parce qu'il apparaît clairement que la SNE est mal privatisée.
Mais en attendant, ce personnel, regroupé au sein de deux syndicats (le SYNATREEN et le SYNISEN), s'est engagé dans un bras de fer avec la direction de la SEEN pour exiger un meilleur traitement salarial et pour que le personnel expatrié leur accord la considération qui leur est due.
Le salaire, ce n'est pas de la charité, il doit être proportionnel à la richesse créée par les travailleurs au sein de la société. Autant le personnel expatrié a le droit de loger dans des villas cossus de la capitale, de dormir sous climatiseurs, autant le personnel nigérien a le même droit. Surtout qu'il s'est révélé qu'en terme de travail (donc de création de richesse), les travailleurs expatriés sont loin de valoir leurs homologues nigériens, estiment les syndicalistes. Présentement, le bras de fer continue. Ce 29 mars, les deux syndicats ont déposé un préavis de grève. Il prendra effet à partir du lundi 3 mars, et durera cinq jours, si leurs revendications ne sont pas satisfaites entre temps. C'est le quatrième du genre. Une grève de cinq jours s'est achevée le vendredi 31 mars dernier. Deux autres de 48 heures et de 72 heures avaient déjà été observées. Toutes ces grèves ont été suivies très massivement. Journal " Le Témoin" du 30 mars au 5 avril 2006 Mardi 11 Avril 2006
Mardi 18 Avril 2006
Le Témoin
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