Le gouvernement brésilien vient de décider de détourner les eaux du fleuve Sao Francisco en contradiction avec la législation et les avis du Comité de bassin hydrographique, de la Conférence nationale de l’Environnement, des réunions publiques, des populations concernées.
Ce projet a pour but affiché d’alléger la sécheresse du Nord-Est. En réalité, 70% des eaux déviées serviront à l’irrigation de grandes exploitations et des industries agroalimentaires d’exportation. 26% sont destinées à approvisionner les grandes villes. Il ne restera que 4% aux populations rurales qui ne pourront pas payer une eau qui deviendra trop chère pour eux. 700 km seront canalisés et 8 barrages construits.
Sans étude d’impact sérieuse. Les populations indigènes rejettent ce projet :
« Un anémique ne peut pas donner de sang. Dévier l’eau va tuer ce qui reste du fleuve qui meurt déjà de pollution. Nous ne pourrons plus cultiver dans les marais et notre peuple est appelé à disparaître. »
Les opposants appellent à ne pas gaspiller l’eau, à restaurer le fleuve et à lutter contre la pollution.
Le religieux franciscain, Frei Luis Cappio qui a fait une grève de la faim l'année dernière pour stopper le projet
A envoyer d’urgence à l’adresse suivante : Exmo. Ministro Jossé Paulo Sepúlveda Pertence
Praca dos Tres Poderes, Cobertura
Supremo Tribunal federal
70175-900 BRASILIA DF Brésil
e.mail:msepulveda@stf.gov.br
Alors que l'Assemblée des Nations unies vient de voter (septembre 2007) une Déclaration des droits des peuples autochtones, il est inadmissible que le gouvernement du Brésil, qui a été plusieurs fois l'hôte du Forum social mondial, bafoue les droits des populations indigènes et privilégie l'agro-industrie. Je demande avec insistance aux autorités responsables de revoir leur décision et de respecter la décision de 143 pays qui ont voté à New York pour protéger tous les sans voix de la terre.
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poulenard brigitte le 15/01/2008 10:17
je suis contre le détournement de ce fleuve qui va à l'encontre des mesures qui doivent être prises pour sauvegarder l'environnement
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Thérèse BARRE le 17/01/2008 23:24
J'EXIGE QUE L'EAU SERVE AU PEUPLE QUI VIT SUR LES BERGES DU FLEUVE : ON N'A PAS LE DROIT DE VOLER LA VIE, ET L'EAU C'EST LA VIE DE CE PEUPLE . C'EST CRIMINEL ET INSUPPORTABLE .
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edith le 21/01/2008 23:56
le détournement nous concerne tous car l'eau va servir à produire des agrocarburants en grande partie. Or même si toute la forêt amazonienne est transformée en soja et autres plantes énergétiques, la production ne suffira JAMAIS pour remplir tous les réservoirs. Par contre les Brésiliens vont bientôt manquer d'eau et de cultures vivrières... mais le gouvernement pourra rembourser la dette publique ! Malgré les promesses faites par le président Lula à l'évêque d. Luiz le gouvernement veut passer en force contre l'avis des scientifiques, des populations concernées et des protecteurs de l'environnement.
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Gattini le 29/01/2008 16:08
Mes commentaires ne serviront pas à grand de là où je suis, de là où je vis (Villecroze France) MAIS je suis sensible à ce genre de mobilisation et combat. De là où je suis, là où je vis, nous vivons aussi une problématique de l'eau liée à sa pénurie. L'eau est VITALE ! Ne pouvons - nous pas adopter un regard honnête et bienveillant à son importance. L'eau : c'est la VIE. VIVRE.....On n'a pas le droit de priver la vie de cette façon...C'est presque un acte criminel ! Simplement à l'écoute de votre initiative, un vrai combat. Odile GATTINI