Une association et des élus d'Ile-de-France demandent vendredi au syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) une baisse "immédiate" et "substantielle" du prix de l'eau, en dénonçant les marges "exhorbitantes" du groupe privé Veolia à qui le Sedif a délégué la gestion. Dans une pétition, lancée jeudi, l'association pour le contrôle mondial de l'eau (ACME) dénonce une "surfacturation" de l'eau dans les 144 communes gérées par le Sedif et exige du syndicat, épinglé fin octobre dans une étude de l'UFC-Que Choisir, de la "transparence". La démarche est soutenue par Patrick Braouezec (PCF), député de Seine-Saint-Denis et président de Plaine Commune, Christian Métairie, maire-adjoint Gauche citoyenne d'Arcueil et président de la communauté du Val de Bièvre (Val-de-Marne) et Philippe Kaltenbach, maire PS de Clamart (Hauts-de-Seine). En novembre 2005, ces élus avaient lancé un appel pour une baisse du prix de l'eau, signé par une trentaine d'élus des 144 communes d'Ile-de-France membres du Sedif. Ils réitèrent leur demande alors que le conseil d'administration du Sedif, présidé par André Santini, maire UDF d'Issy-les-Moulineaux, doit décider en décembre du prix de l'eau pour 2008. Le contrat entre le Sedif et Veolia eau arrive à terme en 2010. Selon l'ACME, qui cite l'UFC-Que Choisir, les 4 millions d'usagers du Sedif en Ile-de-France paient 1,60 euros le mètre-cube d'eau, "alors que le coût de ce service est estimé à 0,62 euro". Régulièrement attaqué, le Sedif a dénoncé les "calculs erronés" et les "partis pris" de cette étude. Créé en 1923, le Sedif regroupe 144 communes d'Ile-de-France dans sept départements. Le service de l'eau du Sedif est géré par Veolia Eau, via la Compagnie générale des eaux, dans le cadre d'une délégation de service public.
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