« Vaste fumisterie ». Il faut dire que Noël Belliot n'y était pas allé avec le dos de la cuiller pour qualifier le discours de Simon Clavurier, qu'il a résumé par « vaste fumisterie » et « grosse rigolade ».
Simon Clavurier, nouvellement arrivé au conseil, est membre moteur du comité de défense des services publics. Ce collectif a notamment pour fait d'armes la transformation du C de Cognac en VE sur une bonne partie des panneaux de la ville. Ce qui donne VEOGNAC, néologisme en référence à Véolia, qui, à la fin de l'année, aura son contrat de gestion de l'eau renouvelé. Le Comité se bat pour une gestion municipale de l'eau, qui, selon lui, coûterait moins cher aux usagers.
Malheureusement, hier soir, les échanges ont viré à la cacophonie. Noël Belliot a quand même pu expliquer, tableau à l'appui, qu'il serait impossible de diviser le prix de l'eau par deux (1) comme le veut le comité de défense des services publics. Simon Clavurier, lui, n'a reçu aucune réponse à ses interrogations comme celles sur l'indice de concentration en azote, la politique de suppression des branchements en plomb, etc.
Les amabilités sont allées jusque vers Jean-Claude Marchais, maire de Merpins et président du Syndicat intercommunal pour l'eau et l'assainissement collectif.
À « l'incompétence du Sieaac », dixit Simon Clavurier, Noël Belliot a répliqué : « Michel Gourinchas a fait élire le maire de Merpins à la présidence du Sieaac pensant qu'il opterait pour régie municipale. Mais mathématiquement, M. le maire de Merpins a considéré que c'était la Délégation de service public, la mieux adaptée. »
C'est ainsi que le rapport n° 9, qui n'était pas soumis au vote, s'est soldé par la sortie de scène de la gauche. À défaut de consistance, le Conseil municipal a donc gagné en saveur, à quelques mois des élections municipales.
À Cognac, le m3 coûte 4,16 EUROS, moyenne calculée pour une consommation annuelle de 120 m3.