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DOSSIER DES REGIONS
Contribution du Collectif Eau Publique de la Communauté d'agglo de RouenLes questions du prix de l’eau, de sa qualité et de la préservation des milieux naturels sont liées. Nous rappelons que le prix global de l’eau potable, celui de notre facture d’eau, est la conséquence de choix politiques et économiques.
Actuellement ces choix ne nous conviennent pas, car nous constatons que la qualité de l’eau et de son environnement se dégradent considérablement à cause de multiples pollutions. Dans un rapport publié en août 2006, l’Institut Français de l’Environnement (IFEN) indique qu’en 2004, 96% de nos eaux superficielles étaient contaminées par les pesticides (contre 80% en 2002) ainsi que 61% de nos nappes phréatiques (contre 57% en 2002). Ceci montre l’échec total de la politique de l’eau menée en France depuis des années pour lutter contre ces pollutions.
L’accès à l’eau potable est un besoin vital, sa qualité est essentielle pour la santé humaine et la vie sur la Terre. Sa préservation est indispensable pour la vie actuelle et celle des générations futures. Toute personne a le droit d’accéder à une eau de qualité. L’accès à l’eau potable représente selon nous un enjeu écologique, économique, politique et social. Les Français n’ont plus confiance pour boire l’eau du robinet et préfèrent boire l’eau en bouteilles, quel qu’en soit le coût écologique et économique. Notre région est actuellement classée en totalité « zone vulnérable » à la pollution de l’eau par les nitrates. L’ensemble des eaux souterraines du bassin Seine-Aval est touché par la pollution issue des nitrates, des pesticides et de la turbidité. Entre 1989 et 2000, 443 captages ont été abandonnés, car pollués, dans le bassin Seine-Normandie. Dans l'agglomération, les cours d'eau ne sont pas en forme, des captages ne sont pas protégés et d'énormes fuites d'eau sont constatées sur le réseau. Pour économiser et protéger notre eau, pour que l'agglomération rouennaise mène une autre politique de l'eau, nous soumettons au débat les informations et propositions suivantes. Une eau de qualité, c’est vital ! Contribution au débat du Collectif pour une Eau Publique Appel à tous les habitants et habitantes, et aux élu(e)s de l’agglomération rouennaise, pour agir ensemble et rapidement pour une eau de qualité.
I - Cours d’eau et captages de l’agglomération rouennaise :
D’après ce SAGE, il ressort que malgré quelques progrès, les objectifs de qualité ne sont pas atteints en raison d’une qualité insuffisante pour des altérations en nitrates et matières azotés sur l’ensemble des cours d’eau. Même si elles sont moins problématiques apparemment, les matières phosphorées et les particules en suspension concourent également à une dégradation de la qualité des cours d’eau surtout sur le Cailly. Les pollutions multiples rejetées dans nos rivières (Cailly, Clérette, Robec, Aubette, Seine) ont déjà des conséquences graves. Bien que dans l’agglomération rouennaise, les cours d’eau n’alimentent pas directement nos robinets, ces pollutions sont mauvais signe. Un indice est révélateur de l’état biologique de nos cours d’eau. C’est l’indice-poisson. Or, l’appauvrissement et la raréfaction de la diversité de nos poissons ne sont pas bon signe, par exemple la quasi-disparition de la truite sauvage dans nos rivières locales.
Collectivités Nom de la ressource Qualité des eaux captées Syndicat des eaux de banlieu Sud ST Etienne du Rouvray (usine de la Chapelle) Forage F3 contient des teneurs nitrates élevées Syndicat de Maromme et Déville Sources et forage de Maromme Souvent turbidité en période pluvieuse Syndicat de Boos Les longues raies Eaux turbides-MES-MO*-fer- Germes Rouen - Fontaine sur Préaux, source du Robec - Moulineaux - ST Jacques de Carville -Forte turbidité en période pluvieuse -Trouble permanent, forte turbidité en période pluvieuse - Forte turbidité en période pluvieuse *MO : matière organique MES : Matière en suspension Sur 47 captages en exploitation dans le périmètre du SAGE, seulement 24 font l’objet d’une Déclaration d’Utilité Publique, qui définit les débits d’exploitations et réglemente dans les périmètres les activités, installations et dépôts permanents présentant un danger de pollution. Par exemple, il n’y a pas de D.U.P sur le forage de Darnétal, aucun périmètre de protection sur les sources et forages de Maromme. La conclusion de ce S.A.G.E est très claire: le respect des objectifs de qualité implique le développement et le renforcement des actions destinées à réduire notamment les rejets riches en azote et phosphore (pratiques agricoles, rendements des systèmes d’épuration, industries, agro-alimentaires), en particule en suspension (maîtrise du ruissellement, mise aux normes des rejets domestiques, industriels et agricoles) II – L'eau : une ressource précieuse à économiser Gaspiller l’eau, c’est à la fois priver les milieux naturels où elle est nécessaire, ne pas penser à la situation actuelle et aux générations futures. Nous demandons :
On découvre ainsi dans le « Rapport annuel sur le prix et la qualité de l’eau (2005) », des taux de rendement qui semblent bien faibles : 59% à Oissel; 72% dans l'ex-syndicat Rouen Banlieue Sud...
Pour mettre en oeuvre une telle politique, l'agglomération pourrait réaliser et appliquer un schéma directeur d’optimisation, de réorganisation et de sécurisation de la gestion de l’eau, dans une optique de viabilité, de durabilité et de préservation de la ressource en eau. Et bien sûr, l'agglo devrait s'impliquer au maximum pour la mise en place d’une véritable politique de l’eau à l’échelle du bassin versant pour tous les usages de l’eau (industriels, domestiques et agricoles), ainsi que le maintien et le retour d’un bon état territoire (maîtrise des ruissellements, développements des infrastructures routières,…). III - Une ressource à protéger - Protéger nos ressources en eau dans l'agglomération est un impératif urgent. Nous demandons :
- Pour réduire la pollution urbaine :
- Pour réduire au maximum la pollution industrielle : Des pollutions accidentelles ou chroniques sont liées notamment à la présence de nombreuses activités de stockage de produits dangereux ou toxiques.
Le contournement est de Rouen : une menace écologique pour nos captages. Des points de captage sont situés à proximité du tracé du futur contournement est, dans des secteurs très vulnérables aux pollutions, compte tenu de la nature karstique du sous-sol. Faut-il rappeler qu’avec un tel projet routier, les risques de pollution s’avéreraient d’autant plus importants - les pollutions étant principalement d’origine accidentelle ? Les principaux risques sont les suivants : le risque de turbidité généré par une telle infrastructure et les effets indirects issus de l’urbanisation à venir autour de ce nouvel axe de circulation; les pollutions ponctuelles et accidentelles, ou chroniques et plus insidieuses, issus du ruissellement des chaussées en périodes pluvieuses (hydrocarbures, métaux lourds…). IV - Changer d’agriculture, vite ! L’agriculture productiviste est une des principales causes de la pollution des eaux. Il faut prendre le problème à la source au nom du vieux principe : mieux vaut prévenir que guérir ! Bien sûr, on pourrait penser que le domaine agricole n'est pas du ressort de l'agglomération. Pourtant, de nombreuses communes rurales la composent, et elle pourrait peser plus auprès du département et de la région pour infléchir les politiques agricoles. Nous demandons de :
Qualité des systèmes de production, qualité et diversité des productions, qualité de transformation, qualité de formation initiale, qualité des échanges avec le reste de la société : ce défi de la qualité est à relever à l’échelle des territoires. Nous avons également, en tant que consommateurs, la possibilité de soutenir nos paysans locaux, les aider à changer de production et à s’engager vers le biologique, cela existe déjà avec les Associations de Maintien de l’Agriculture Paysanne. Mais les collectivités locales pourraient inciter les cantines qui dépendent d'elles à se fournir aussi prioritairement chez les producteurs locaux. Attention, l’agriculture « raisonnée » n’est pas une agriculture propre ! On entend, ici ou là, que l'agriculture "raisonnée" serait une solution au problème des pollutions. Rien n'est plus faux ! L'agriculture au label "raisonnée" n'est soumise qu'à un cahier des charges ridiculement minimaliste ! L'agriculture biologique en Haute-Normandie La Haute-Normandie ne figure pas parmi les régions pilotes ! Partie de très bas, la « bio » ne représente 0,4 % des champs cultivés. (A titre comparatif : 2,2 % en Basse-Normandie ; 1,9 % au niveau national). Il y a donc des progrès à faire ! V - L’exemple de Munich : agriculture bio à proximité des captages A Munich, l’eau potable était chère et de mauvaise qualité. Traiter des eaux de mauvaise qualité coûtait donc très cher. Les élus ont donc incité les agriculteurs à suivre des règles bien précises pour passer en agriculture biologique, moyennant le versement d’une subvention à l’hectare pendant plusieurs années, cumulables avec les aides versées par l’Etat. Dès les premières années, les teneurs en nitrates et les résidus de pesticides ont fortement reculé. Depuis quelques années maintenant, les eaux de surface et souterraines ont retrouvé une excellente qualité, tandis que le revenu des agriculteurs, aidés dans leur reconversion vers le biologique, ne s’amenuisait pas. Sur le plan de la gestion de l’eau, l’opération s’est avérée rentable pour tout le monde, et en particulier pour le consommateur final : la subvention versée aux agriculteurs et payée par le consommateur d’eau est de l’ordre de 0, 87 centime par m3, alors qu’il aurait fallu demander au consommateur 27 centimes pour traiter une eau de mauvaise qualité. Le coût de l’opération est très nettement inférieur aux coûts de dénitrification et de traitement de produits phytosanitaires. En fait, en incluant le coût des dépollutions et de traitement des eaux ainsi que ceux des dépenses de santé publique liés à l’agriculture intensive, on se rend compte qu’à long terme, les échelles de prix s’inversent. A posteriori, l’agriculture biologique, c’est moins cher. Tout cela montre l'intérêt et l'intelligence de mettre en place une véritable politique de protection pour tous les captages, et une gestion équilibrée au niveau des bassins versants auprès des acteurs et des usagers, par le développement d’une agriculture biologique ou d’activités adaptées autour des bassins d’alimentation des captages. Des villes le font, mais aussi des sociétés privées comme NESTLE WATERS autour de ses sources de Vittel et Contrexeville. VI - Facture d’eau : stop au principe "pollué-payeur" ! L'argent de nos factures doit servir à une autre politique de l'eau ! Alors que les particuliers consomment 24 % de la ressource en eau et génèrent 20% de la pollution émise par les nitrates et 10 % de la pollution émise par les pesticides, ils contribuent à 82 % aux recettes des agences de l’eau au travers de la redevance pollution. En revanche, l’agriculture, qui consomme 70% de la ressource en eau et génère 74% de la pollution par les nitrates et 90% de la pollution par les pesticides, contribue à 4% aux recettes de l’agence. Quant à l’industrie, elle participe à 14%. - Le principe de financement qui s’applique aujourd’hui dans les agences de l’eau est celui du « pollué-payeur », c’est inacceptable. Il n’est absolument pas normal que les habitants paient à travers leur facture d’eau la quasi-totalité des pollutions émises, alors qu’ils produisent beaucoup moins de pollutions que certains agriculteurs et industriels, qui eux ne paient quasiment pas les pollutions émises, dégradent considérablement la qualité de l’eau et pillent nos ressources naturelles. En définitive, les habitants paient pour qu’on lutte contre les pollutions émises alors que la qualité de l’eau se dégrade, justifiant ainsi des investissements toujours plus grands dans le traitement de l’eau et les stations d’épurations. Nous demandons aux collectivités locales qui siègent dans différentes instances sur l’eau à travers les élus (à l’Agence de l’eau...) : où va l’ argent prélevé sur notre facture d’eau, à quoi sert-il précisément? Nous refusons de cautionner des choix politiques qui consistent à toujours plus demander aux habitants et habitantes, pour financer la dépollution, d’assumer des risques pour leur santé (pollution de l’eau) et pour leur habitat (risque d’inondation). A cause des multiples pollutions dont est victime notre eau, et si rien ne change au niveau des décisions politiques prises par nos élus, le prix de l’assainissement et de la potabilisation de l’eau risque de devenir de plus en plus important, au risque sinon que sa consommation devienne peu sûre pour la santé. Or, nous savons tous qu'une eau polluée, c’est un danger pour notre santé : Des études récentes montrent la présence en particulier de ce qu’on appelle les perturbateurs endocriniens auxquels appartiennent des pesticides et surtout les médicaments et hormones, et dont la recherche dans les eaux n’en est qu’à ses balbutiements. Nous savons aussi que les pollutions subies coûtent déjà très cher à la collectivité et donc aux usagers. Si rien ne change, les coûts dûs à la dégradation de la ressource en eau, pourraient représenter de 200 à plus de 500 millions d’euros par an, soit de 12 à 30 euros par an et par habitant (d’après l’agence de l’eau de Seine-Normandie, septembre 2004). Par ailleurs, il convient d’assurer le renouvellement des équipements nécessaires à la production et à la distribution de l’eau potable ainsi qu’à l’assainissement des eaux usées. La valeur de ce patrimoine est estimée à environ 50 milliards d’euros sur le bassin. Son entretien et son renouvellement pourraient se traduire par une dépense de 1 milliard d’euros par an, soit près de 50 % de la facture d’eau. Le prix moyen de l’eau potable sur le bassin Seine-Normandie est estimé selon l’agence de l’eau à environ 2,9euros/m 3, soit 350 euros par an et par foyer Si de tels investissements doivent bien être réalisés, ce ne sont pas les usagers qui devront être les plus gros contributeurs. Pour la solidarité, la justice sociale et la préservation de l’environnement, des financements devront être trouvés ailleurs que sur la facture d’eau, par exemple en prélevant une partie des bénéfices des multinationales de l’eau ou de l'agro-chimie. L'argent de nos factures doit servir à une autre politique de l'eau ! Pour améliorer la qualité de l’eau avant captage nous souhaitons que l’argent qui est prélevé sur notre facture d’eau pour lutter contre les pollutions alimente prioritairement les changements des pratiques agricoles car cela permettrait de diminuer considérablement les pollutions émises, de limiter le risque d’inondation, de permettre la sauvegarde de la biodiversité. VII - Payer la dépollution, c'est inévitable. Payer les actionnaires des multinationales, c'est un scandale ! Malheureusement, il va encore falloir investir longtemps dans les stations d’épurations et le traitement toujours plus poussé de l’eau (même si c'est insuffisant car cela ne va pas améliorer la qualité de l’eau au niveau de la nappe phréatique). Le risque d’une augmentation du prix de l’eau s’avère donc important..
Nous refusons de continuer à payer pour les dividendes des actionnaires des multinationales de l'eau, qui s'enrichissent sur nos factures depuis trop longtemps déjà ! L'eau est déjà chère, il ne faut pas en rajouter ! Il convient d'ailleurs d'ajouter que la consommation d’une eau de qualité est vitale, c’est un droit humain fondamental. Personne ne peut donc en être exclu. Nous sommes par conséquent pour l'interdiction de couper l’eau à ceux qui ne peuvent pas payer leur facture. Et pourquoi ne pas envisager (comme la fondation de Danièle Mitterrand) un accès gratuit aux 40 premiers litres d’eau potable, ou la suppression de la « part fixe » et des abonnements. VIII - L’eau en bouteille : arnaque sociale, catastrophe écologique Normalement dans une société qui respecte la nature, l’eau du robinet devrait avoir la confiance de tous. Or la France est le plus gros consommateur d’eau en bouteilles au monde, plus de 4 milliards par an, entraînant de graves conséquences écologiques à cause de la production et de la destruction des plastiques. Les bouteilles en plastique sont parmi les déchets les moins biodégradables et, brûlées dans les incinérateurs, elles dégagent du gaz et des toxines. Difficiles à recycler, c’est un produit détestable sur le plan écologique. A peine 50% de ces bouteilles sont recyclés, créant de fait un gigantesque gaspillage en matière première. Une diminution drastique de la consommation d’eau en bouteille s’impose donc. Combien de normands boivent de l’eau en bouteille et celle du robinet ? L’agence de l’eau, les collectivités locales ont-elles des chiffres à nous proposer ? La mise en bouteille de l’eau entraîne et participe pleinement à la pollution atmosphérique et au réchauffement de la Terre (utilisation du pétrole pour fabriquer les bouteilles en plastique, transport des bouteilles, 15 milles tonnes par jour sur des centaines de camions) La dégradation de la ressource en eau pousse les usagers à consommer cette eau. De nombreuses personnes se tournent vers l’eau en bouteille alors que celle–ci n’est pas meilleure. La justice sociale et la préservation de l’environnement sont liées, car l’eau en bouteille est jusqu’à 600 fois plus chère que l'eau du robinet. Nous disons à nos élus locaux d’agir rapidement pour une autre politique de l’eau et de tout faire pour regagner la confiance en l’eau du robinet. Cela passe par des efforts volontaristes pour en assurer la plus grande qualité. IX – Quelle solidarité internationale dans le domaine de l'eau ? Ouvrir la gestion de l'eau aux entreprises privées du Nord, en leur accordant en outre des moyens financiers issus des finances publiques que nous alimentons par nos impôts, aura des conséquences pires dans les pays du Sud que celles que nous subissons ici. Depuis le 27 janvier 2005, la loi "Oudin-Santini" permet aux communes, aux établissements publics de coopération intercommunale, aux syndicats mixtes chargés des services publics d’eau potable et d’assainissement, aux agences de l’eau... de prélever jusqu’à 1% de leur budget pour des actions de coopération et de solidarité internationale. Cette loi permet de mobiliser, sans contrôle démocratique, des sommes jamais atteintes dans le domaine de la coopération : 1% du budget annuel des seules agences de l’eau c’est 18 millions d’euros. Il serait possible, si toutes les collectivités "jouaient le jeu", d’atteindre 100 millions d’euros. Mais cette ambition au service de ceux qui manquent d’eau cache, en réalité, des raisons moins avouables. La loi a été pensée par ses promoteurs comme un moyen d'ouvrir les marchés des pays du Sud aux entreprises françaises de l'eau. Une campagne de promotion de la loi "Oudin-Santini" portant sur la coopération en matière d'eau et d'assainissement, est actuellement organisée en direction des collectivités locales et des ONG . Ce sont d'ailleurs, les représentants des entreprises de l'eau, et en particulier ceux de Véolia, qui font la propagande la plus active en faveur de cette loi. Nous sommes favorables à une aide véritable au développement qui respecte l'autonomie des populations du Sud. Nous encourageons donc les collectivités locales françaises à multiplier les actions en ces domaines. Mais elles peuvent le faire sans avoir recours à loi Oudin-Santini : les communes, communautés de communes, d’agglomérations et urbaines, peuvent voter un budget de "solidarité internationale" dans lequel une part importante serait consacrée à l’aide dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Il est plus transparent et plus démocratique de prendre, des initiatives d'aide à la distribution d'eau et à l'assainissement dans le cadre du budget "coopération" des collectivités locales et non dans celui de la loi "Oudin-Santini". Nous invitons tous les élus et toutes les élues à être attentifs au mauvais usage qui pourrait être fait de cette loi. Les Agences de l'eau dont le budget considérable est alimenté à 85% par les redevances pollution des consommateurs domestiques sont également particulièrement visées pour devenir des relais de cette politique. Nous refusons que soit exporté le fameux "système français de l'eau », qui délègue aux entreprises privées, et dont l'organisation et le fonctionnement 13 profitent si peu aux populations. Ce système a d’ailleurs été mis en échec dans certains pays. Les actions de coopération décentralisée doivent contribuer à réduire la dépendance du Sud envers le Nord et viser à :
Nous, citoyens et citoyennes du monde, nous exigeons que l’eau soit réellement reconnue comme une ressource vitale et indispensable à la vie, et pas comme une marchandise, source de profits. COLLECTIF pour une EAU PUBLIQUE Pour une régie publique de l’eau Contrôle citoyen pour une eau de qualité et à un juste prix. TEXTE DE CONSTITUTION DU COLLECTIF Adopté lors de la réunion du mercredi 7 janvier 2004 Le 1er janvier 2005, la communauté d’agglomération de Rouen contrôlera la distribution de l’eau potable. Nous, soussignés, tenons à affirmer les principes suivants : Bien commun indispensable à la vie, l’eau doit être gérée et distribuée par un service public. Il n’y a aucune raison pour que ce bien commun soit source de profits pour quelques entreprises privées et leurs actionnaires. Nous pensons également nécessaire d’assurer transparence et démocratie dans la gestion de l’eau, notamment en associant réellement, aux côtés des élus, les salariés de ce secteur, les usagers et leurs associations. Notre objectif est d’assurer aux habitants une eau de qualité, au même prix pour tous, et à un juste coût, ainsi qu’une gestion raisonnée et conforme aux exigences d’un développement durable de cette ressource fragile. C’est pourquoi, nous nous prononçons pour la gestion et la distribution de l’eau dans le cadre d’une régie publique d’agglomération qui reste à construire. Avec leur expérience, leur équipement et leur personnel, les régies publiques municipales de Rouen, de Grand Quevilly, et de Darnétal, peuvent en fournir l’ossature. Ceci, bien entendu, sans préjudice pour les personnels travaillant aujourd’hui dans le secteur, quels que soient leurs employeurs et statuts actuels. Notre collectif entend faire un travail d’information de la population et de mobilisation citoyenne, afin de peser sur les choix qui seront opérés dans ce domaine. Adhérez au Collectif pour une Eau Publique Renvoyez ce coupon et un chèque de 10 euros (à l’ordre d’Attac Rouen) à : Collectif Eau Publique Maison des associations et de la solidarité 22, rue Dumont d’Urville, 76000 Rouen. NOM : ……………………………………………………………………………………….. Prénom : ……………………………………………………………………………………. Adresse : …………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………….. Téléphone : ………………………………………………………………………………… Mail : ………………………………………………………………………………………… Dimanche 1 Juillet 2007
Mardi 3 Juillet 2007
Collectif Eau Publique Rouen
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