Cette nappe qui renferme "
une eau légèrement calcaire et ferrique, traitée au chlore selon les obligations légales, va ensuite sous la mer: 65 mètres de couches de sable la sépare de l'eau de mer, toute proche", a déclaré M. Lugan à l'AFP.
"
Si l'on puise trop dans cette nappe, une dépression va se former qui va aspirer l'eau de mer avec un risque de salinisation, l'eau sera alors impropre à la consommation", a souligné le maire (divers-gauche) qui a choisi d'"
essayer de préserver la nappe et d'augmenter le prix de l'eau potable, l'été, pour que les gens se responsabilisent sur l'économie à réaliser".
M. Lugan, à l'occasion d'un renouvellement de contrat avec la
Lyonnaise des Eaux pour 2007, a renégocié les prix :
- - en hiver (d'octobre à mai), les habitants paieront désormais le m3 d'eau 30 centimes d'euro en moyenne (hors assainissement et taxes)
- - et les quatre mois d'été (juin à septembre), 50 centimes d'euro
.
En 2006, le prix du m3 était en moyenne de 44 centimes d'euro. Pour la commune, assainissement et taxes inclus, le m3 d'eau reviendra à 1,96 euro en moyenne, contre 2,75 à 3 euros en moyenne nationale, a précisé M. Lugan. "
L'Hérault accueille un millier d'habitants en plus chaque mois, et l'été, c'est un département d'accueil, mais attention, l'eau n'y est pas inépuisable", avertit ce maire qui est à la recherche "d'une deuxième ressource en eau" et envisage "
un forage au nord de la ville" pour faire face à la demande.