Le constat qui lie le SEDIF à Véolia arrive à terme au 31 décembre 2010. Dans cette perspective, le SEDIF a commandé une étude pour comparer quatre scénarios (deux publics, deux privées). Il en ressort que la régie publique est la solution le moins chère, même si d'autres facteurs sont à prendre en compte. "D'un peu plus de 1.70 euros le mètre cube aujourdd'hui nous pourrions passer dès 2011 à environ 1.45 euros soit une baisse de près de 15 %, détaille Pascal Popelin, vice-président du SEDIF et premier adjoint PS à Livry-Gargan (Seine Saint Denis).
L'option d'une gestion publique est-elle possible ?
En théorie, rien n'est gravé dans le marbre : ce n'est que le 11 décembre prochain que les 142 délégués du SEDIF feront leur choix. Pour les tenants de l'alternative publique, il s'agit d'une opportunité historique : l'actuel contrat date de 1962 ! Dans la pratique, l'option privée a cependant de très forte chances d'être reconduite. Le bureau du SEDIF, composé de douze membres s'est déjà prononcé en sa faveur et les pro-public, toutes couleurs politiques confondues, restent minoritaires. C'est André Santini, secrétaire d'Etat, maire (Nouveau Centre) d'Issy les moulineaux (Haut de Seine) qui préside le SEDIF.
La facture d'eau baissera-t-elle ?
Oui, selon les vices-présidents du SEDIF car même si la solution privée est retenue, un appel d'offres internationnal sera lancé. Pour le remporter, les entreprises candidates, dont SAUR qui vient de se signaler, devront proposer des tarifs attractifs. Les millitants de la gestion publique, eux, sont sceptiques. A long terme, le prix global de l'eau risque d'augmenter, sous la poussée du coût de l'assainissement, des taxes et redevances qui sont en constante augmentation depuis quinze ans.
Les villes essonniennes dépendant du SEDIF sont ATHIS, Bièvre, Igny, Juvisu, Massy, Palaiseau, Ris, Viry, Verrière, Wissous.