déséquilibre de l’écosystème, assèchement des rivières, pollution des eaux lors de l’exploitation de la mine… Le projet remettait en cause l’existence des Diaguitas, un peuple de 1 000 personnes installé dans la vallée du Transito depuis l’époque précolombienne. Il pesait aussi sur les deux fleuves et les nappes phréatiques qui alimentent l’ensemble de la vallée de Huasco, qui vit très bien de son agriculture, et la ville de Vallenar (40 000 habitants).Dans cette région située dans le désert de l’Acatama, le plus aride du monde, l’eau a plus de valeur que les métaux précieux. Une forte mobilisation locale et internationale a permis de modérer la soif de l’or : le 19 février 2006, un accord prévoyant que les glaciers ne devaient être ni déplacés ni abîmés a été signé. C’est un premier pas.