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REVUE DE PRESSE
Evo Morales nomme ministre de l'eau Abel Mamani l'opposant à Suez à La Paz-El AltoLA PAZ - Le nouveau président bolivien Evo Morales a formé son cabinet en faisant appel à ses amis socialistes, indiens et militants de base, auxquels il a donné pour instructions d'éradiquer la corruption et d'adopter un nouveau modèle économique de gauche.Corruption zéro, une Bureaucratie zéro
Les seize membres du gouvernement - douze hommes et quatre femmes - ont prêté serment devant le chef d'Etat amérindien, les uns levant le poing gauche, les autres posant la main sur le coeur, d'autres encore faisant les deux. Morales avait été investi lundi.
" Je veux une corruption zéro, une bureaucratie zéro, plus de 'revenez demain'. Les gens sont fatigués de tout ça ", a dit Morales, vêtu du pull-over à rayures qui symbolise désormais son style sans façons. Le nouveau président a exclu les technocrates qui figuraient par tradition dans les gouvernements de l'élite dirigeante, préférant choisir des ministres proches des mouvements de base. Le portefeuille de l'Eau à un dirigeant régional combatif, Abel Mamani, organisateur de manifestations contre la compagnie des eaux Suez
Abel Mamani
Il a ainsi nommé ministre des Affaires étrangères un intellectuel de son ethnie Aymara, David Choquehanca, confié le portefeuille de l'Eau à un dirigeant régional combatif, Abel Mamani, organisateur de manifestations contre la compagnie des eaux Suez, qui était accusée de service médiocre.
Pour le ministère des Hydrocarbures, qui supervisera un accroissement du contrôle de l'Etat sur les vastes gisements de gaz naturel boliviens, Morales a jeté son dévolu sur Andres Soliz Rada , journaliste et analyste du secteur énergétique. Ce dernier défend de longue date le droit des Boliviens au gaz naturel avant tout projet d'exportation à grande échelle. Le nouveau ministre des Mines, Walter Villarroel , vient d'une coopérative minière et portait un casque à la cérémonie. Le mandat du peuple : changer démocratiquement le modèle économique néo-libéral
drapeau de la résistance
" Vous devez vous conformer au mandat du peuple, changer démocratiquement le modèle économique néo-libéral et résoudre les problèmes structurels et sociaux ", leur a dit Morales, qui a obtenu 54% des voix au scrutin du 18 décembre - fait sans précédent en Bolivie depuis le retour à la démocratie en 1982.
La Bolivie est le plus pauvre des pays d'Amérique du Sud. Les deux tiers de sa population, dont la majorité est indienne, vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Les prises de position de Morales ont irrité Washington et ses principaux appuis étrangers ont été le président cubain Fidel Castro et son homologue vénézuélien Hugo Chavez, unis dans leur opposition à la présence américaine en Amérique latine. Il a toutefois modéré son discours vis-à-vis des Etats-Unis ces derniers jours. Certains Boliviens ne cachent pas leur inquiétude en évoquant l'inexpérience politique de Morales et l'ampleur des défis qui l'attendent. Abel Mamani, a leader from the combative city of El Alto, will be in charge of water after he organised protests against the French water company Suez
"Abel Mamani, a leader from the combative city of El Alto, will be in charge of water after he organised protests against the French water company Suez for poor service."
Bolivia leader forms socialist, indigenous cabinet By Mary Milliken LA PAZ, Bolivia (Reuters) - Bolivia's first indigenous president, Evo Morales, turned to fellow socialists, Indians, grass-roots activists and women to form his Cabinet on Monday and ordered them to root out corruption and adopt a new leftist economic model. The 12 men and four women were sworn in by Morales, some pledging allegiance with a raised left fist, others with a hand on their heart, and a few with both gestures. This was Morales' first official act after his inauguration on Sunday. "I want zero corruption, zero bureaucracy, no more 'come back tomorrow'. People are tired of this," said Morales, wearing the striped sweater that has come to symbolise his informal style. Morales excluded the technocrats that have traditionally served in the governments of the ruling elite, preferring instead to choose ministers close to grassroots movements. He chose an Aymara Indian intellectual as his foreign minister, a grass-roots leader to be in charge of water and an energy analyst and journalist to over see the hydrocarbonindustry. "You must comply with the people's mandate, to democratically change the neo-liberal economic model and resolve structural and social problems," Morales said. Morales and his Movement to Socialism party won 54 percent of the vote in the December 18 election, the biggest margin of victory since Bolivia's return to democracy in 1982. REJECTION OF US MARKET POLICIES Like other leftist leaders in Latin America, he capitalised on voters' rejection of U.S.-backed free-market policies and privatisation that flourished in the 1990s but did little to reduce poverty. Bolivia is South America's poorest country with around two-thirds of the population, mostly from the Indian majority, living below the poverty line. The new foreign minister, David Choquehuanca, is an Aymara Indian intellectual, while new mining minister, Walter Villarroel, comes from a mining cooperative and wore his hard hat at the ceremony. Abel Mamani, a leader from the combative city of El Alto, will be in charge of water after he organised protests against the French water company Suez for poor service. For the all-important Hydrocarbons Ministry, which will oversee an increase in state control over Bolivia's vast natural gas fields, Morales chose energy analyst and journalist Andres Soliz Rada. Soliz Rada has traditionally defended the right of the 9.4 million Bolivians to have access to natural gas before embarking on major export plans. He will have the difficult job of renegotiating contracts with foreign oil companies, including Spain's Repsol and Brazil's Petrobras, that have invested $3.5 billion (2 billion pounds) in Bolivia. Morales has said he wants to nationalise the gas industry -- a demand of the poor indigenous majority --but not expropriate the companies' assets. (Additional reporting by Carlos Quiroga) Composition du gouvernement de la République de Bolivie Gouvernement du 23 janvier 2006
Président de la République, M. Evo MORALES AIMA (22.01.05)
Vice-président, M. Alvaro GARCIA LINERA Ministres Ministre de la Présidence, M. Juan Ramon QUINTANA TABORGA Ministre des Relations extérieures et du Culte, M. David CHOQUEHUANCA CESPEDES Ministre de l’Intérieur, Mme Alicia MUNOZ ALA Ministre de la Défense nationale, M. Walker SAN MIGUEL RODRIGUEZ Ministre du Développement durable, chargé de la Planification et du Développement, M. Carlos VILLEGAS QUIROGA Ministre des Finances, M. Luis Alberto ARCE CATACORA Ministre des Hydrocarbures, M. Andres SOLIZ RADA Ministre du Développement économique, de la Production et des Microentreprises, Mme Celinda SOSA Ministre des Services et des Travaux publics, M. Salvador RIC RIERA Ministre de la mine et de la métallurgie, M. Walter VILLAROEL Ministre du Travail, M. Santiago Alex GALVEZ MAMANI Ministre de l’Education, M. Felix PATZI Ministre des Affaires paysannes, du Développement rural, M. Hugo SALVATIERREA Ministre de l’Eau, M. Abel MAMANI MARCA Ministre de la Justice, Mme Casimira RODRIGUEZ Ministre de la Santé et des Sports, Mme Nila HEREDIA Le site de France Diplomatie Mardi 24 Janvier 2006
Lundi 15 Mai 2006
Libération
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