Dans plusieurs cas, la privatisation des services d’approvisionnement en eau, associée au principe de la récupération intégrale des coûts, aboutit à une distribution irrégulière, de piètre qualité, plus coûteuse pour la population. Cette crise de l’eau engendre une migration forcée et débouche sur des conflits locaux et internationaux.
La Commission Mondialisation rappelle qu’à plusieurs reprises le Parlement européen s’est insurgé contre les mesures de libéralisation préconisées par l’Union et que 120 000 citoyens et institutions ont signé le Manifeste belge de l’eau. Elle demande donc au Gouvernement fédéral :
- de confirmer que l’accès à l’eau potable constitue un droit fondamental de l’être humain et d’inscrire ce droit explicitement dans la Constitution belge et dans les conventions internationales ;
- d’accroître les moyens destinés à la coopération au développement jusqu’au taux prévu de 0,7% du revenu national brut, et d’affecter une part plus importante de ces moyens à la distribution d’eau potable et à l’assainissement dans les pays qui en sont dépourvus ;