La société nationale burkinabè d’électricité (Sonabel) et l’Office national de l’eau et de l’assainissement (Onea) ont été retirés de la liste des entreprises à privatiser, indique le gouvernement dans un communiqué transmis à l’Afp.
"Le Conseil (des ministres) au vu des résultats de la Sonabel et de l’Onea a décidé (...) de les retirer de la liste des entreprises à privatiser", précise le texte. En revanche, le gouvernement a décidé de les assujettir à une gestion "de type privé" assortie d’un contrat de performance.
La Sonabel et l’Onea détenues à 100% par l’Etat burkinabè faisaient partie des entreprises publiques à privatiser. Les syndicats avaient à plusieurs reprises appelé le gouvernement à ne pas céder les "entreprises stratégiques de l’eau, de l’électricité" au privé.
Le Burkina Faso, 67e le plus pauvre du monde d’après l’Indice de développement humain durable (Idh) 2008 du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), est un pays sahélien enclavé. Selon la Banque mondiale, moins de 60% des 14 millions de Burkinabè ont accès à l’eau potable, ils sont seulement 13% à bénéficier de couverture en assainissement. Le gouvernement a, en revanche maintenu l’ouverture du capital de la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (Sonabhy) au privé et de vendre le segment commercial du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (Bumigeb) spécialisée dans l’exploration minière.