Asie
En trop grande quantité dans certaines régions (risques d’inondations accrus à cause de la fonte des glaciers himalayens), faisant défaut dans d’autres (sécheresses). Résultat, « la disponibilité d’eau douce dans le centre, l’est et le sud-est de l’Asie, en particulier dans les bassins de rivières, devrait diminuer », affectant plus d’un milliard de personnes d’ici 2050. Côté agriculture, les risques de famine resteront très élevés dans plusieurs pays. Et la morbidité et la mortalité endémiques dues aux maladies diarrhéiques liées aux inondations et aux sécheresses devraient croître.
Europe du Sud
Les températures grimperont, les sécheresses seront plus nombreuses et le potentiel hydroélectrique baissera engendrant des carences en eau potable.
Amérique du sud
Le milieu du siècle devrait voir la forêt amazonienne laisser la place à la savane, sous la pression de températures en hausse et de ressources en eau en baisse. Dans les zones sèches, la salinisation et la désertification des sols compromettront l’agriculture.
Amérique du nord
Les changements climatiques devraient bénéficier à l’agriculture dans les premières décennies (de 5 % à 20 % selon les régions). Mais les vagues de chaleur et la baisse du niveau des lacs et des fleuves devraient créer des difficultés pour la gestion de l’eau.
Afrique
Lestée par la pauvreté, l’insuffisance d’infrastructures institutionnelles et une économie précaire, l’Afrique est l’un des continents les plus vulnérables. Ainsi, « d’ici à 2020, entre 75 et 250 millions de personnes seront exposées à des difficultés croissantes d’approvisionnement en eau ». Ces pénuries pourraient causer des tensions entre pays qui se partagent un cours d’eau. La production agricole, dans beaucoup de pays, devrait être « sérieusement compromise ». Les récoltes pourraient diminuer de 50% d’ici à 2020 et les surfaces cultivables se rabougrir aux marges des zones arides et semi-arides. Un problème majeur pour un continent très largement dépendant de l’agriculture. De même, la pêche sera affectée le long des côtes et dans les lacs. Le coût de l’adaptation, pour les pays africains, pourrait représenter environ 5 % à 10 % de leur PIB, une charge qu’il leur est impossible d’assumer en l’état.