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ACTUALITES D'ACME
Guerre déclarée et front uni contre la privatisation des services de l’eau à Issyle 25 11 08 politiques, associatifs et Isséens se sont rencontrés au café « le Stella » dans le centre d’Issy-les-Moulineaux.
Pour illustrer l’urgence à agir, le collectif s’était armé :
- d’affiches militantes Pour télécharger l'affiche Ciquez ICI, - de la liste exhaustive des prix de l’eau des 144 communes du SEDIF pour télécharger la liste Cliquez ICI - d’articles et de rapports accusateurs de choix dispendieux du couple Véolia/SEDIF - mais aussi d’une lettre révélant les confusions de territoire du président du SEDIF avec Véolia. (M. Santini comme président du SEDIF a envoyé en son nom aux 143 autres membres une lettre à l’entête de… Véolia). pour télécharger la lettre Cliquez ICI.
Extrait de la liste des prix de l'eau pratiqués dans les communes du SEDIF
La clarté et la technicité des interventions ont éclairé la lanterne des béotiens. Les grands thèmes de cette soirée très didactique furent :
Le débat a été animé par Laurent Pieuchot et Lysiane Alezard, tous deux conseillers municipaux isséens dans l’opposition.
En soutien, Jacques Perreux, vice-président communiste du Conseil général du Val de Marne, a d’abord rappelé la valeur symbolique de l’eau pour justifier son choix de gestion :
Bien commun de l’humanité « qui appartient à tous et à personne », indispensable à toute vie, la perpétuelle régénération cyclique de l’eau et sa circulation dans tous les environnements obligent l’Homme à une gestion prudente, solidaire à long terme pour la survie des générations futures. Des notions qui deviennent antinomiques avec la marchandisation de l’eau et les profits exigés par les actionnaires. D’ailleurs les guerres de l’eau et autres manipulations politiques dans le monde en témoignent.
C’est pourquoi il préconise une gestion publique qui permettra de se réapproprier cet inaliénable droit à l’eau, de réaffirmer l’indépendance des pouvoirs et des services publics, de conserver la technicité et de privilégier la recherche qui a tendance à disparaître avec les délégations. Mais surtout le prix de l’eau baissera d’environ 20 %. C’est l’économie constatée dans les villes où le retour au public est en cours.
La gestion publique pourra aussi engager une restauration de la qualité de l’eau. Malheureusement son coût estimé à 14 milliards d’euros devra être supporté par les seuls usagers alors qu’un « trésor de guerre » des entreprises gestionnaires s’est constitué au fil des ans, partout dans le monde et au seul avantage des deux leaders français sur le marché. Le dernier James Bond relate d’ailleurs cette réalité et les usages faits de ces gigantesques profits de l’eau pour déstabiliser des gouvernements et provoquer des guerres.
Représentant du N.P.A., // Claude Danglot, en ingénieur hydrologue, a, lui, voulu réveiller le scepticisme des politiques et usagers, trop confiants en la qualité chimique de l’eau, qu’elle provienne du robinet ou d'une bouteille. Ses recherches comme les dernières publications scientifiques suspectent que les pesticides et autres polluants contenus dans l’eau ont un impact réel sur la santé et modifieraient entre autres la fécondité. Le retour en gestion publique permettrait aux laboratoires publics de réactualiser les seuils de toxicité qu’il estime insuffisants. Les seuils actuels serviraient plus les intérêts des gestionnaires en leur permettant de déclarer potable une eau qui ne serait pas sans risque.
Il réfute l’idée communément admise que ces gestionnaires sont les meilleurs détenteurs des métiers de l’eau. Preuve en est : les réalisations à grands frais de ces multinationales dans les pays en voie de développement les ont surtout appauvris par des prix inabordables sans pour autant avoir réglé en contrepartie leurs problèmes d’eau potable et d’assainissement. Pour M. Danglot, seule l’Université reste le creuset des connaissances et des métiers de l’eau. Par ses interventions, il appelle les citoyens à redevenir actifs dans cette reconquête en s’investissant dans les commissions consultatives. Et il y a urgence car, d’après les calculs de l’association « Que choisir ? », sur 100 euros payés 60 seraient surfacturés… ! Membre du SEDIF, maire de Clamart, conseiller régional, Philippe Kaltenbach avoue que l’augmentation exagérée du prix de l’eau ainsi que le travail d’alerte des associations ont été ses aiguillons pour reconsidérer le problème de l’eau et ses possibles solutions. L’exemple de la prochaine remunicipalisation de la gestion de l’eau à Paris est l’occasion de proposer cette même expérience au SEDIF, la gestion de Véolia souffrant de lisibilité. Mais surtout, le dernier rapport du cabinet d’audit accable cette gestion alors que M. Santini au nom du SEDIF l’aurait lui-même commandé. Même si la surfacturation calculée par ce cabinet est deux fois moins élevée que l’estimation de « Que choisir », 45 millions d’euros par an ne sont pas acceptables. De tels enjeux financiers expliqueraient la ténacité des fermiers pour conserver ce marché juteux de 340 millions d’euros annuels. Mais signe des temps : Une fronde est engagée au point de faire vaciller le pouvoir quelque peu autocratique de M. Santini : c’est la première fois que le président du Syndicat des Eaux d’Ile de France n’a pas été réélu « par acclamation ». Un autre candidat s’est présenté… ! Et l’élu de Clamart n’exclut pas une possible victoire, avec l’aide des citoyens, le 11 décembre à la prochaine consultation des 144 membres responsables du futur mode de gestion des eaux d’Ile de France. Les citoyens, justement, par leurs questions ont réclamé des moyens pour sensibiliser ceux qui n’ont pas conscience de ces enjeux. Ils regrettent le peu d’information, le manque de débat, le silence de leur mairie qui n’a pas organisé de consultation de l’usager qui pourtant est au centre du problème. Mais ils savent qu’ils seront en tant que consommateurs comme toujours… les dindons de cette farce ! Toutes idées de manifestations, d’actions, support écrit seraient bienvenus et les contacts mis en place pour enrichir les différents intervenants et acteurs dans cette guerre pour une gestion publique de l’eau. L’association Acme-France, représentée par Solange Demathieu-Taverna, s’est proposée d’être, par le biais de son site, le lien et un support informatif à cette action en Ile de France à laquelle l’ACME-France participe activement et pour laquelle son président Jean-Luc Touly s’est personnellement investi en tant qu’élu et en tant qu’usager.. Documents informatifs
Le site de démocratie 92 : analyse de la remunicipalisation de l'eau à Paris L'émission de Daniel Mermet à France -Inter là-bas si j'y suis : la bataille de l'eau Message de la part du PCF
POUR LA GESTION PUBLIQUE DE L’EAU
Suite au café débat du 25 Novembre , organisé par le Pcf, le Ps, les Verts et le Npa d'Issy les Moulineaux, nous vous présentons, ci dessous, une vidéo réalisée par le conseil général du Val de Marne qui permet de mieux comprendre pourquoi il est nécessaire de rendre la gestion de l'eau au secteur public et pourquoi André Santini, maire ministre mais aussi président du Syndicat des Eaux d'Ile de France (SEDIF) fait le forcing pour reconduire la gestion par le privé (Veolia). Pour voir la vidéo, cliquez sur l'ecran ci dessous Jeudi 27 Novembre 2008
Lundi 1 Décembre 2008
Solange Demathieu-Taverna
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