« C'est la lutte du pot de terre contre le pot-de-vin »
Jean-Luc Touly est venu présenter le film choc « Water makes money » dans lequel il intervient
Troyes - Licencié puis réintégré par son entreprise Veolia après des années de procédures, Jean-Luc Touly dénonce depuis dix ans « la marchandisation de l'eau » qui s'opère de manière « opaque » au sein des collectivités. Mercredi soir au Ciné-City, à l'invitation du collectif Troyes pour tous et d'Europe Écologie-Les Verts, celui qui prêche pour une gestion publique de l'eau est venu présenter un documentaire choc : Water makes money (le business de l'eau).
Le film, clairement militant, s'efforce de montrer à travers plusieurs exemples français, comment les grandes multinationales que sont Suez et Veolia « s'enrichissent par des profits inconsidérés sur le dos des consommateurs ».
En réglant leur facture d'eau, « les usagers payent aussi les faveurs qui sont accordées à leurs élus » pour contracter les marchés. « Ces entreprises financent aussi des équipements sportifs, des salles culturelles… » À droite comme à gauche, Jean-Luc Touly déplore un « système souvent corrompu où le débat public est inexistant. »
Une régie à Troyes ?
Depuis quelques années, notamment depuis que Paris a choisi de gérer son eau en régie municipale (2009), d'autres collectivités lui emboîtent le pas. « Les Villes ont perdu toute influence sur les prix et la qualité de l'eau, certaines veulent désormais reprendre la main. Bizarrement, depuis trois ans, Veolia et Suez baissent leurs tarifs… »
À Troyes, Marc Bauland (PS) et Alain Carsenti (Alliance centriste) ont saisi le tribunal administratif visant « le manque d'informations relatif à la prorogation du contrat avec Veolia jusqu'en 2018. » Les élus demandent aujourd'hui à François Baroin de mettre en place un audit indépendant. « Aucune commune passée en régie n'est revenue à une délégation de service public », a conclu le salarié de Veolia, invitant les Troyens à monter leur association.
Jean-Luc Touly est venu présenter le film choc « Water makes money » dans lequel il intervient
Troyes - Licencié puis réintégré par son entreprise Veolia après des années de procédures, Jean-Luc Touly dénonce depuis dix ans « la marchandisation de l'eau » qui s'opère de manière « opaque » au sein des collectivités. Mercredi soir au Ciné-City, à l'invitation du collectif Troyes pour tous et d'Europe Écologie-Les Verts, celui qui prêche pour une gestion publique de l'eau est venu présenter un documentaire choc : Water makes money (le business de l'eau).
Le film, clairement militant, s'efforce de montrer à travers plusieurs exemples français, comment les grandes multinationales que sont Suez et Veolia « s'enrichissent par des profits inconsidérés sur le dos des consommateurs ».
En réglant leur facture d'eau, « les usagers payent aussi les faveurs qui sont accordées à leurs élus » pour contracter les marchés. « Ces entreprises financent aussi des équipements sportifs, des salles culturelles… » À droite comme à gauche, Jean-Luc Touly déplore un « système souvent corrompu où le débat public est inexistant. »
Une régie à Troyes ?
Depuis quelques années, notamment depuis que Paris a choisi de gérer son eau en régie municipale (2009), d'autres collectivités lui emboîtent le pas. « Les Villes ont perdu toute influence sur les prix et la qualité de l'eau, certaines veulent désormais reprendre la main. Bizarrement, depuis trois ans, Veolia et Suez baissent leurs tarifs… »
À Troyes, Marc Bauland (PS) et Alain Carsenti (Alliance centriste) ont saisi le tribunal administratif visant « le manque d'informations relatif à la prorogation du contrat avec Veolia jusqu'en 2018. » Les élus demandent aujourd'hui à François Baroin de mettre en place un audit indépendant. « Aucune commune passée en régie n'est revenue à une délégation de service public », a conclu le salarié de Veolia, invitant les Troyens à monter leur association.

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Réunion publique Gien 6 avril 2013