Tel est le fruit du mariage, depuis un siècle et demi, entre les élus et 3 groupes privés :
Bouygues-Saur, Vivendi rebaptisé Veolia-CGE et Suez-Lyonnaise des Eaux.
Dans la corbeille, l'Etat a déposé des pans entiers du service public :
"Eau, Electricité, Traitement des Ordures, Chauffage Urbain, Téléphone Mobile et le BTP."
D'anciens hauts fonctionnaires sont alors placés aux commandes de ces entreprises.
Mais, aujourd'hui, rien ne va plus.
Les bénéfices stagnent et les consommateurs se rebiffent. Des élus, dont Laurent Fabius ou Henri Emmannuelli, osent demander des comptes aux 3 "majors"et se prononcent en faveur d'une gestion municipale, bien moins chère et plus transparente.
Depuis 5 ans, les rois de l'eau ont ainsi perdu les contrats de Grenoble, Cherbourg, Bastia et la plupart des communes landaises au profit de régies municipales.
Résultat :
Bouygues sort de l'eau,
Suez parie sur l'électricité
Veolia s'imagine en Chine.
Quand de récents procès mettent en lumière l'implication de ces entreprises dans les affaires d'emplois fictifs du RPR, de marchés truqués en Ile de France, de fausses factures sur les HLM de Paris, le lecteur trouvera légitime et civique de s'intéresser avec l'auteur au commerce de l'eau.