Véolia est délégataire depuis de nombreuses années du service de l'eau de la ville d'Ajaccio et maintenant de la communauté de communes du Pays Ajaccien : La CAPA. Sa reconduction en 2017 fait des remous.
Dans cet extrait, voici une retranscription d'une interview de François Filoni, membre d'Ajaccio Energie.
En 1992, la municipalité d'Ajaccio de l'époque a préféré renégocier le contrat du service de l'eau, avant le terme de celui-ci. Au détriment des intérêts des usagers de l'eau et dans le but évident de ne pas subir la nouvelle réglementation du la loi SAPIN, à savoir l'obligation de la mise en concurrence !
Conséquences : La Générale des Eaux a prêté à la ville 35 millions de francs dont 20 millions ont servi en apport d'industrie et 15 millions qui ont servi aux frais de fonctionnement de la ville, ce qui est strictement illégal.
Ce prêt s'est effectué à des taux exorbitants puisqu'il culminait à hauteur de 14,7 % d'intérêts, mécanisme financier bien sûr dommageable pour les usagers de l'eau. La municipalité de l'époque, exsangue avait besoin d'argent pour renflouer ses frais de fonctionnement.
On se demande encore comment ce mécanisme a pu passer les barrages de contrôle de légalité qui apparemment n'ont pas fonctionné. Bien que le procureur général de la cour d'appel ait lancé une information judiciaire qui a ainsi constaté de graves infractions dans le rapport Legras, en 2002, il n'y a eu à ce jour aucune suite judiciaire....