En effet, la Ville de Drummondville négocie actuellement avec une autre entreprise reconnue pour ses préoccupations concernant l'environnement :
Intersan.
Les autorités municipales étudient en fait la possibilité de permettre à Intersan
de déverser directement les eaux de lixiviat, , provenant de son dépotoir de Drummondville dans les bassins de l'usine d'épuration. Il s'agit en fait du liquide issu des déchets en décomposition, du jus de vidange. Ces contaminants lixiviés sont très toxiques.
Dans ce projet, les élus, sous la direction de la mairesse de Drummondville, ont-ils considéré avant tout la santé publique ? L'aspect pécuniaire a une fois de plus altéré le jugement de nos «représentants du peuple».
Avant, c'était Saint-Nicéphore qui portait lourdement le titre de «dépotoir du Québec». Avec la fusion, c'est maintenant le tout Drummondville qui devra vivre avec cette appellation d'origine très peu contrôlée. Mais, de toute évidence, les élus semblent très à l'aise avec cette situation. Ils n'ont pas tardé à se lancer dans un processus menant à un éventuel partenariat public-privé avec les dirigeants du dépotoir. Vont-ils fêter cette nouvelle collaboration en ouvrant une bonne bouteille de lixiviat 2006 ? Les lendemains de veille s'annoncent difficiles...
Je suis souverainiste. La majorité des dirigeants politiques de Drummond le sont aussi. Du moins, c'est ce qu'ils affirment. À l'aube d'un référendum gagnant, je suis inquiet. Très inquiet. Immédiatement après une déclaration d'indépendance, ces gens de pouvoir vont-ils s'empresser de vendre notre eau à des Américains assoiffés pour renflouer temporairement les coffres de l'État ? C'est inquiétant. Très inquiétant.