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PRIVATISATION DANS LE MONDE

La privatisation de l'eau en INDE SUITE

Le Parti Communiste d’Inde (CPI) accuse le gouvernement de Delhi de céder à la pression de la Banque mondiale. Il exige l’arrêt des négociations visant à privatiser le système de distribution de l’eau de la capitale.
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La privatisation de l'eau en INDE SUITE
Le Parti Communiste d’Inde (CPI) accuse le gouvernement de Delhi de céder à la pression de la Banque mondiale. Il exige l’arrêt des négociations visant à privatiser le système de distribution de l’eau de la capitale.
Accusant le gouvernement de Delhi de céder à la pression de la Banque mondiale qui souhaite privatiser la distribution en eau de la capitale, le conseil national du Parti communiste indien a exigé l’arrêt des négociations. Il a menacé de révéler les documents d’un « accord secret » si la question n’était pas traitée de façon urgente.

Lors d’une conférence de presse, le secrétaire général du parti a déclaré que la privatisation de la distribution de l’eau de la capitale, demandée par la Banque mondiale, devait en théorie permettre l’octroi de prêts au gouvernement de Delhi.

Mais, en réalité, a -t-il poursuivi, des documents que le Parti communiste a pu se procurer grâce à « la loi sur le Droit à l’Information », ont révélé que la Banque mondiale intervenait à tous les niveaux : de l’écriture du contrat à la définition des critères d’attribution pour les appels d’offre. La Banque mondiale aurait ainsi manipulé le processus d’attribution des contrats pour les octroyer à ses entreprises favorites, en violation des principes mêmes qu’elle énonce.

En affirmant que « des contrats de consultants ont ainsi été attribués à Price Waterhouse Cooper », le Parti communiste a condamné de telles interventions de la part de la Banque mondiale et les a jugé « inacceptables ».

Le Parti s’appuie également sur les expériences de privatisation menées dans les pays industrialisés, conscient que les multinationales de l’eau ont une histoire douteuse en matière de gestion du secteur, recherchant d’abord leur propre intérêt : ces entreprises selon lui ont réalisé des bénéfices énormes et injustifiables au dépend des citoyens locaux.

Le parti a demandé « l’annulation immédiate de tous les contrats avec la Banque mondiale et les sociétés qu’elle a ainsi favorisées » et a fortement incité le gouvernement à mener une plus large concertation avec les organisations de la société civile, les partis politiques et les experts pour régler la crise de l’eau.

Source : The Hindu, 14 août 2005

Inde : Pepsi, Coca-Cola et la qualité de l’eau

La privatisation de l'eau en INDE SUITE
www.dissident-media.org
Le samedi 6 septembre 2003.

La polémique sur les taux de pesticides contenus dans les bouteilles de Pepsi et de Coca, a mis en lumière le problème des normes appliquées en Inde. Au regard des textes en vigueur, PepsiCo et Coca-Cola ne sont pas dans l’illégalité, malgré les risques sanitaires.

Militant pour l’information du public dans les domaines de la science, de la santé et de l’environnement, le CSE a testé 12 marques de boissons non alcoolisées, fabriquées et distribuées par PepsiCo et The Coca-Cola Company, à la recherche d’éventuelles traces de pesticides (16 organochlorés, 12 organophosphorés et 4 pyréthroïdes de synthèse) abondamment utilisés en Inde. En Europe, la directive 80/778/EEC précise les normes de qualité requise pour l’eau de boisson destinée à une consommation humaine : maximum 0,0001 mg/l par pesticide, pour un total maximum de 0,0005 mg/l (0,0001 mg/l à compter du 25 décembre 2003). L’adoption des normes de l’UE est actuellement à l’étude en Inde, et ce sont elles qui ont servi de référent au CSE : les normes indiennes, édictées par le Bureau of Indian Standards, se contentent de préconiser des résidus de pesticides " en-dessous de seuils détectables "... ce qui, bien entendu, dépend de la technique de détection employée.

La matière première en cause

Publiés en juillet 2003 par l’ONG, les résultats des tests se sont avérés accablants pour quatre pesticides : deux organochlorés, le lindane et le DDT, et deux organophosphorés, le malathion et le chlorpyrifos. 100 % des échantillons contenaient du lindane (jusqu’à 42 fois la norme européenne) et du chloropyrifos (jusqu’à 72 fois la norme), 81 % du DDT (jusqu’à 25 fois la norme) et 97 % du malathion (jusqu’à 196 fois la norme). Le poids moyen total de pesticides était de 0,0180 mg/l (36 fois la norme de l’UE) pour les marques PepsiCo, et de 0,0150 mg/l (30 fois la norme) pour Coca-Cola. Les deux entreprises ont immédiatement réfuté ces accusations (voir(1) ).

Pour le CSE, ces résidus proviennent de l’eau extraite des nappes phréatiques par les usines. La plupart des fabricants utilisent en effet cette eau, gratuite, comme matière première. Les moins regardants la pompent à 30 mètres, les plus précautionneux descendent à 150. Mais les pesticides, infiltrés dans les sols après épandage dans les champs, subsistent à ces profondeurs. L’ONG avait en outre démontré en février leur présence dans plusieurs marques d’eau en bouteilles, fabriquées (pour certaines, par PepsiCo et Coca-Cola) à partir des mêmes eaux souterraines. Seule la nanofiltration à travers de très fines membranes, permet d’épurer l’eau de ses particules en suspension, bactéries, virus et pesticides. Mais son coût élevé la marginalise. Et puisque aucune loi ne leur impose de normes impératives, les fabricants se contentent généralement de microfiltration, de désinfection au chlore ou d’irradiation aux UV.

L’or bleu en péril

Environ 40 % de la population indienne (plus de 400 millions de personnes) n’a pas accès à l’eau potable, et 20 % des urbains n’ont pas l’eau courante. Les Indiens doivent bouillir leur eau pendant 20 minutes, ou installer des purificateurs - à l’efficacité parfois douteuse. Si ce comportement permet d’éradiquer en partie bactéries et microbes, épidémies de diarrhée, dysenterie ou de gastro-entérite se succèdent néanmoins, et il demeure inopérant contre les pesticides et métaux lourds. Il y a quelques années, avant une visite en Inde, le président Clinton s’était d’ailleurs muni d’eau potable en quantité. L’eau et les boissons non alcoolisées en bouteilles représentaient donc, dans l’imaginaire collectif indien, pureté et sécurité sanitaire. Jusqu’à la publication des résultats des tests du CSE, et leur confirmation tempérée par le gouvernement le 21 août. Les appels au boycott et destructions de bouteilles se sont multipliés, les plus extrémistes allant jusqu’à brûler des portraits de stars de Bollywood qui prêtent leur image à PepsiCo et Coca-Cola. Les deux multinationales américaines dominent le marché des boissons non alcoolisées. Au début des années 90, les fabricants se sont massivement tournés vers les marchés émergents du Moyen-Orient, d’Europe de l’Est et d’Asie. PepsiCo a investi l’Inde en 1991, tandis que Coca-Cola, banni du pays en 1977, y est revenu en 1993. En mars 2001, le gouvernement fédéral indien a estimé le marché des boissons non alcoolisées à 1,2 milliard de dollars en valeur, et six milliards et demi de bouteilles en volume. Soit environ six bouteilles par habitant par an, contre 17 au Pakistan ou 21 au Sri Lanka. Le chiffre atteint 50 à Delhi.

Une agriculture intensive, par nécessité

Grande comme six fois la France, l’Inde compte près de 18 fois plus d’habitants. Nourrir tant bien que mal une telle population implique de recourir à une agriculture intensive, appuyée par les fertilisants et pesticides, souvent utilisés sans réel discernement. Le coton, qui n’occupe que 5 % des terres arables, représente ainsi la moitié des pesticides consommés en Inde. Mais ni les fabricants de pesticides, ni le gouvernement, ne prennent en charge la sensibilisation des agriculteurs. L’utilisation de produits biodégradables pourrait pourtant être une solution au problème de l’eau, qu’il faut traiter à la source. " Il ne faut pas avoir peur des pesticides ", a récemment déclaré au quotidien Times of India O.P. Dubey, directeur général adjoint du Conseil indien de recherche agricole. " Grâce à eux, nous sommes autosuffisants en nourriture ". Reste que ces produits présentent des risques pour la santé. Le DDT, toxique et carcinogène, fut interdit dans la plupart des pays occidentaux dès les années 70. Bien que le pays ait ratifié en 2001 une convention internationale prévoyant son interdiction (et celle de 11 autres pesticides, dangereux pour l’environnement), l’Inde en a répandu près de 7 000 tonnes l’an passé. Ses défenseurs allèguent qu’il protége les cultures et permet de contenir les épidémies de typhus et de malaria. Or, les insectes vecteurs de ces maladies ont, à la longue, développé une résistance (prouvée) au DDT, dont l’efficacité devient dès lors relative.




Chronologie d’un scandale

La privatisation de l'eau en INDE SUITE
4 février 2003 : Le CSE publie un rapport signalant la présence de pesticides dans 13 marques d’eau en bouteilles en Inde.

5 février : Le gouvernement lance une enquête sur la pertinence des normes en vigueur.

9 février : Le ministre du Développement de la ressource humaine, de la Science et de la Technologie, reconnaît la validité de l’étude du CSE.

18 juillet : Le ministère fédéral de la Santé annonce de nouvelles normes sur l’eau en bouteilles pour le 1er janvier 2004.

5 août : Le CSE publie un rapport signalant la présence de pesticides dans 12 marques de boissons non alcoolisées.

5 août : PepsiCo et Coca-Cola convoquent une conférence de presse commune, rejetant les accusations du CSE et menaçant de poursuivre l’ONG.

6 août : PepsiCo et Coca-Cola présentent des tests effectués sur l’eau utilisée dans leurs boissons par un laboratoire de leur choix.

6 août : Le ministre de la Santé commande des tests indépendants sur 15 boissons.

8 août : Plusieurs états annoncent des tests aléatoires, dans les points de vente comme sur les lieux de production. Certains interdisent les produits de PepsiCo et Coca-Cola par précaution.

8 août : PepsiCo dépose un recours légal contre le CSE, afin que l’ONG cesse ses publications et retire les informations de son site. Dans le même temps, Coca-Cola Company demande à la Haute Cour de Bombay de lever l’interdiction pesant sur ses produits dans l’état.

11 août : La Haute Cour de Delhi appelle à la nomination d’un comité d’experts indépendants, et la publication de résultats sous trois semaines.

21 août : Le ministre de la Santé confirme la présence de pesticides dans 75 % des échantillons testés, dans des proportions inférieures à celles avancées par le CSE, mais largement supérieures aux normes de l’UE. Le ministre admet que les normes actuelles sont insuffisantes

LIENS


Dimanche 14 Août 2005
Mercredi 29 Mars 2006
Source : The Hindu, août 2005
Lu 5641 fois


1.Posté par Khamtache le 24/03/2006 11:10
je voudrai avoir une doccumentation sur les risques sanitaires liés à l'eau de boisson

2.Posté par Khamtache le 24/03/2006 11:11
trés bon site

3.Posté par nassim le 23/08/2008 18:09
bonjour khamtache,y'a pas de risque eventuel dans la mesure qu'ils utilisent une eau potable,l'essentiel c'est qu'elle soit passer par le labo avant qu'elle soit utilisee,pour cela je te conseil de boire l'eau de tala c'est mieu et sans risques aucun

4.Posté par chir le 28/08/2008 15:52
alors khamtache,l'eau doit etre potable c'est tout,et je te reconseil de boire l'eau d'el bir comme le faissez nos grands meres non


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