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S.O.S
La sécheresse, le manque d'alimentation démolit la Somalieune agence responsable du contrôle des réserves" d'alimentation en Somalie a déclaré le pays l'urgence humanitaire jeudi, annonçant qu'une sécheresse extrême laisse 1.75 millions de personnes dans le besoin. L'Unité d'Analyse de FOOD SECURITY en Somalie, qui travaille avec l'ONU et des groupes d'aide américains et européens, a publié un rapport signalant que la crise est particulièrement sévère dans le sud de la Somalie, où environ 1.4 millions de personnes ont besoin d'une aide urgente. Entre 20 et 30 pour cent du bétail dans cette région sont mort en raison du manque d'alimentation ou d'eau. Le taux de sous-alimentation dans certains secteurs a atteint 25 pour cent de la population. On déclenche les protocoles d'urgence si le taux atteint 15 pour cent . "
" La Somalie est un des pays les plus pauvres en proie à des conditions actuelles particulièrement sinistres malgré la capacité des peuples de la Somalie habituellement "élastique" à le supporter. "Les possibilités pour prévenir ce désastre se ferment rapidement ." Le Programme d'Alimentation du Monde et toutes les autres agences ont fait appel aux contributions et aux dons, mais insuffisants jusqu'ici.
Les données récentes montrent que plus de 50 pour cent de la récolte de la Somalie ont été délaissés, rendant cette moisson la plus mauvaise depuis 10 ans. Dans certains secteurs, les moissons ne sont qu'au quart des niveaux normaux. D'après le Programme d'Alimentation du Monde, 11.5 millions de personnes en Afrique orientale exigeront une aide alimentaire dans les mois à venir. Cela correspond au Kenya, au sud de l'Ethiopie et des parties du Soudan. La Somalie est frappée par la plus mauvaise sécheresse. Le pays est divisé dans des fiefs qui se font la guerre, le gouvernement central s'étant effondré en 1991. De nombreux efforts pour rétablir l'ordre ont échoué. La piraterie de la côte de la Somalie a forcé l'agence d'alimentation d'ONU d'arrêter d'utiliser des cargos pour livrer l'aide alimentaire. Le maraîchage de l'alimentation par le pays illégal est aussi extrêmement difficile Par Chris Tomlinson, le Correspondant de l'AP | le 19 janvier 2006 NAIROBI, le Kenya - Afrique subsaharienne: urgence alimentaire dans 24 pays
Plus de 30 millions de personnes ont besoin d'une aide
28 septembre 2005, Rome - La plupart des régions d'Afrique subsaharienne ont toujours besoin d'une aide alimentaire, mais la situation s'est aggravée en Afrique australe où près de 12 millions de personnes ont besoin d'une aide d'urgence suite à de mauvaises récoltes céréalières, selon le Rapport Afrique publié aujourd'hui par la FAO. Le rapport dresse une liste de 24 pays d'Afrique subsaharienne confrontés à une urgence alimentaire* suite à des problèmes allant de troubles armés aux conditions climatiques défavorables en passant par des crises économiques. Afrique australe Le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Swaziland, la Zambie et le Zimbabwe auront tous besoin d'une aide alimentaire d'urgence dès novembre suite à de mauvaises récoltes céréalières cette année, souligne le rapport. Au Malawi, le rapport estime que le nombre de personnes faisant face à des pénuries alimentaires est de 4,6 millions, soit environ 40 % de la population, à cause principalement de l'augmentation des prix du maïs. Au Zimbabwe, le rapport indique que le nombre de personnes confrontées à la crise alimentaire pourrait atteindre 3 millions. Il met en garde contre une aggravation de la situation en 2006 du fait de problèmes d'approvisionnement et de la hausse des prix des intrants, notamment le carburant, les semences et les engrais. En revanche, l'Afrique du Sud bénéficie d'une bonne récolte de maïs. En conséquence, les stocks constitués en fin de saison - qui s'élèvent, au 30 juin 2005, à 5,1 millions de tonnes - sont plus que suffisants pour couvrir les besoins en importations de maïs de la sous-région. Afrique orientale La récolte céréalière de la principale campagne 2005 prend fin dans les parties sud de l'Afrique orientale alors que dans le nord les cultures en sont encore à des stades différents de développement. Malgré une bonne pluviométrie et des prévisions de récoltes favorables dans plusieurs zones, le rapport souligne que «la situation alimentaire reste précaire pour un grand nombre de personnes avec des taux de malnutrition élevés dans plusieurs pays». La situation alimentaire au Soudan est particulièrement alarmante à cause du conflit prolongé, notamment au Darfour et au Sud-Soudan. Selon le rapport, l'accès à la nourriture est encore plus difficile pour les réfugiés qui rentrent et les ménages pauvres dans le sud du Soudan; et la crise qui persiste dans le Grand Darfour reste le problème humanitaire le plus pressant. De façon similaire, en Somalie, les évaluations récentes indiquent que la mauvaise récolte de la principale campagne 2005 dans le sud de la Somalie (à 44 % en dessous de la moyenne), conjuguée avec la résurgence de la guerre civile, a fragilisé la situation alimentaire. En tout, près d'un million de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire. En Erythrée et en Ethiopie, on prévoit pour 2005 des campagnes favorables pour les principales récoltes. Cependant, un grand nombre de personnes dépendent toujours de l'aide alimentaire en raison des séquelles de la sécheresse et/ou de la guerre, selon le rapport. Afrique de l'Ouest Les prévisions de récoltes en Afrique de l'Ouest sont «généralement bonnes» dans le Sahel. Mais le rapport ajoute: «Le Sahel et les parties nord de plusieurs pays côtiers sont toujours confrontés à une période difficile de soudure, à cause principalement des prix inhabituellement élevés des denrées alimentaires.» Les cultures au Niger poussent de manière satisfaisante grâce à des pluies suffisantes et une humidité adéquate des terres. «L'ensemble des prévisions de récoltes sont favorables», selon le rapport. En Sierra Leone, malgré de fortes pluies et des inondations dans le sud, l'agriculture continue de s'améliorer depuis la fin de la guerre civile en 2002. Afrique centrale La guerre civile et l'insécurité en Afrique centrale menacent toujours la sécurité alimentaire dans plusieurs pays, particulièrement en République démocratique du Congo où l'insécurité alimentaire touche plus de 70 % d'une population de 57 millions de personnes. Aide alimentaire Les besoins d'importations de céréales en Afrique subsaharienne en 2005/06 devraient rester élevés. L'aide alimentaire nécessaire pour 2004/05 est estimée à environ 3,2 millions de tonnes. Les engagements concernant l'aide alimentaire de céréales pour 2004/05, en incluant ceux qui sont transférés de 2003/04, s'élèvent à 2,8 millions de tonnes, sur lesquelles 2 millions de tonnes ont été distribuées. * Les 24 pays confrontés à l'urgence alimentaire : Burkina Faso, Burundi, Côte d'Ivoire, Erythrée, Ethiopie, Guinée, Kenya, Lesotho, Liberia, Malawi, Mali, Mauritanie, Niger, Ouganda, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Tchad et Zimbabwe. Contact: John Riddle Relations médias, FAO john.riddle@fao.org (+39) 06 570 53259 Kenya : l’eau est si rare que les sinistrés ne cuisinent plus
La sécheresse de plus en plus inquiétante
Pas d’eau pour faire cuire les denrées fournies par l’aide alimentaire. Les habitants du Nord-est du Kenya doivent aujourd’hui faire face à la plus grave sécheresse de ces 20 dernières années dans le pays. Des conflits autour de la gestion de l’eau ont déjà éclaté. Les autorités sont à pied d’œuvre pour construire des nouveaux puits. Par John Mwaura, correspondant de la PANA L’eau est devenue une denrée si rare dans la plupart des régions du nord-est du Kenya que certaines familles ne disposent même pas du précieux liquide pour préparer les vivres qu’elles ont obtenus du gouvernement et des organisations caritatives au titre de l’aide alimentaire. Les journalistes qui accompagnaient lundi le ministre kényan du Développement régional Mohamed Abdi dans sa tournée d’évaluation des efforts d’aide en cours dans le district de Wajir, à la frontière entre le Kenya et la Somalie, ont constaté que la plupart des puits et barrages étaient asséchés. Cinq mauvaises saisons des pluies Les paysans sont approvisionnés occasionnellement en eau par des camions-citernes appartenant au gouvernement ou à des sociétés privées, mais cette denrée n’est pas seulement coûteuse. Elle suffit à peine à satisfaire les besoins des résidents et de leur bétail. Dans le village de Mansa, à 80 km à l’est de Wajir, à environ 600 km au nord de Nairobi, un bassin hydraulique de plus de 300 puits s’est asséché. Ce bassin, dont ont dépendu des générations d’éleveurs et leurs bêtes pour leur approvisionnement en eau, ressemble à un cimetière après cinq mauvaises saisons des pluies. Halima Ali, qui venait de puiser sa ration quotidienne de 20 litres au niveau d’une citerne souterraine dans une école primaire qu’un camion du gouvernement venait d’alimenter, raconte que les familles sont souvent obligées de ne préparer que du thé pour les enfants, car la cuisson des autres denrées alimentaires nécessite trop d’eau. "Nous avons de la nourriture à la maison, mais nous ne pouvons la préparer parce que le maïs et les haricots (distribués dans le cadre du programme d’aide contre la famine) nécessitent trop d’eau pour leur préparation", ajoute-t-elle. Cette mère de six enfants explique également que les vendeurs d’eau profitent de la situation en faisant payer entre 20 et 50 shillings kényans pour un bidon de 20 litres d’eau (1 dollar US = 74 Kshs). Huit puits en perspective Les journalistes ont assisté à des scènes où des humains trempaient dans la même mare que leurs bêtes pour boire ou remplir des bidons d’eau à utiliser chez eux. A Tarbaj Dam, le point de convergence des éleveurs et de leur bétail, à 30 km de là, des milliers de chèvres, moutons et chameaux se disputent les rares réserves d’eau. Un de ces éleveurs, Abdi Ibrahim, se déclare préoccupé par le fait que cet afflux important d’animaux peut épuiser l’eau plus tôt que prévu. D’ailleurs, il prédit que l’eau viendra à manquer au cours des deux prochaines semaines et alors que les prochaines pluies ne sont pas attendues avant le mois de mars, la communauté se demande où elle va se déplacer. Ibrahim est resté stoïque quand on l’a interrogé sur la qualité de l’eau, en déclarant que Dieu les protège en les empêchant de tomber malade pour avoir bu de l’eau contaminée. Il y a cependant un peu d’espoir pour les villageois avec l’arrivée dans le village, la semaine dernière, d’une tour de forage pour creuser un puits qui devrait permettre un approvisionnement plus régulier. Guerres de l’eau Ce puits, qui sera creusé en deux semaines, est l’un des huit qui seront implantés autour du district dans le cadre d’un programme d’urgence qui permettra de doter chacune des quatre circonscriptions de Wajir de deux ouvrages. Le ministre a expliqué que les fonds disponibles ne permettent que de creuser huit puits pour commencer. Par ailleurs, alors que la sécheresse continue de sévir dans les terres arides du nord du Kenya, un homme a été gravement blessé lundi lorsque deux clans se sont affrontés au niveau d’un point d’eau dans la région de Dadaab, dans le district de Garissa. Le blessé a été traité à l’hôpital de Dadaab avant d’être transféré dans un état critique à l’hôpital provincial de Garissa, à 374 km au nord-est de Nairobi. Les autorités ont déclaré que l’incident a éclaté quand des membres d’un clan, affirmant que le puits leur appartenait, ont demandé à ceux de l’autre clan d’attendre avec leur bétail. Le commissaire du district de Garissa, John Chege, a confirmé l’incident en indiquant que des membres des forces de sécurité ont été dépêchés dans la région pour prévenir d’autres troubles. "L’arbitrage du comité local pour la paix a aussi été sollicité dans cette affaire et les deux clans doivent faire preuve de patience l’un envers l’autre, particulièrement à un moment où nous sommes confrontés à la plus grave sécheresse de ces vingt dernières années", a souligné cet officiel. La tension monte dans la région en raison de la concurrence pour l’eau du puits de Wel Merer alors que la sécheresse continue de faire des ravages dans la plus grande partie du nord du Kenya suite à cinq saisons de pluies irrégulières. Il y a deux semaines, le commissaire de la province nord-est, Aggrey Mudinyu, a visité la région et ordonné l’arrestation de quatre hommes qui auraient incité un des clans à recourir à la violence. Les éleveurs nomades de la région se déplacent vers les zones où il y a toujours de l’eau suite à l’assèchement de la plupart des eaux de surface et des puits. Drought, food shortage wracks Somalia
By Chris Tomlinson, Associated Press Writer | January 19, 2006
NAIROBI, Kenya --An agency responsible for monitoring food availability in Somalia declared a humanitarian emergency Thursday, reporting that an extreme drought has left 1.75 million people in need of assistance. The Food Security Analysis Unit Somalia, which works with U.N., U.S. and European aid groups, issued an advisory saying the crisis is particularly severe in southern Somalia, where an estimated 1.4 million people need urgent help, the advisory said. Between 20 percent and 30 percent of the cattle in southern Somalia have died due to lack of food or water, the groups. The malnutrition rate in some areas has reached 25 percent of the population, the report said. A rate of 15 percent is considered an emergency. "While Somalia is normally one of the poorest and most food insecure countries in the world, current conditions are dire and way beyond the typically resilient Somali peoples' capacity to cope," said Nicholas Haan, the unit's chief technical adviser. "The window of opportunity to avert disaster is quickly closing." The World Food Program and other agencies have appealed for contributions but have reported that there are insufficient funds available so far. The unit said recent data show that more than 50 percent of Somalia's crops have failed, making it the worst harvest in 10 years. In some areas, harvests were at a quarter of normal levels. The World Food Program has reported that 11.5 million people in East Africa will require food assistance in the coming months. The area includes Kenya, southern Ethiopia and parts of Sudan. Somalia may be worst hit by the drought. The country has been divided into warring, clan-based fiefdoms since the central government collapsed in 1991. Numerous efforts to restore order have failed. Piracy off the Somali coast has forced the U.N. food agency to stop using cargo ships to deliver food aid. Trucking the food through the lawless country is also extremely difficult. © Copyright 2005 The New York Times Company Samedi 21 Janvier 2006
Vendredi 31 Mars 2006
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