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REVUE DE PRESSE
La venue de Danielle Mitterrand à Quimper le 8 septembre suscite de nombreuses réactions
D. Mitterrand. «Personne ne peut s'approprier l'eau» Le Télégramme 7.09.2010
Danielle Mitterrand, infatigable présidente de la fondation France Libertés, défend ardemment la municipalisation de l'eau potable. Alors que le débat a lieu actuellement à Quimper, elle viendra le dire «haut et fort», demain soir, à l'invitation du collectif Eau2010. Quel sera le thème de votre intervention? L'eau bien sûr. Et sa remunicipalisation. L'eau est libre et universelle. Je parle du problème en France mais il concerne la planète entière. Faites-vous beaucoup de déplacements? Oui, chaque semaine. Tant que je pourrai continuer à ce rythme, je le ferai. Je reviens tout juste de Grenoble. J'étais invitée au festival de l'Albenc, organisé par Espace Nature Isère, le festival de référence du monde bio en Rhône-Alpes. Je suis aussi partie au Brésil, et en Afrique. Le message doit être porté partout, haut et fort. Quelle est votre position sur la gestion de l'eau potable en France? C'est tout simplement la charte des porteurs d'eau. L'eau n'est pas une marchandise. Personne ne peut se l'approprier. Elle doit être rendue à la terre dans son état initial. L'accès de l'eau doitêtre inscrit dans la constitution comme un droit inaliénable l'homme. C'est, ni plus ni moins qu'une critique contre les grands groupes privés tels Veolia. Ce n'est pas une charge contre Veolia. C'est une charge contre le système qui permet à des groupes comme Veolia d'exister. Sentez-vous une volonté des collectivités pour un retour en régie publique de l'eau potable? Il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive un message d'un maire qui tente de revenir à un système public. Mais c'est compliqué. Quelque chose en particulier vous a-t-il convaincue de venir jusqu'à Quimper, demain? Je suis tout simplement invitée par un collectif d'associations appuyé par quelques élus. Rencontrerez-vous Bernard Poignant? Je le connais depuis longtemps. Il aimerait bien qu'on évoque de vieux souvenirs, mais je ne viens pas pour ça. J'ai appris qu'il ne se déplacerait pas à ma conférence. Pour ma part, j'irai volontiers le saluer. Mais je viens pour un motif précis: la municipalisation de l'eau. Recueilli par Thierry Charpentier FOUESNANT Gestion de l'eau. Pression de La Gauche naturellement 7 septembre 2010 le télégramme Le collectif «La Gauche naturellement» mène depuis plusieurs années un combat pour «un audit indépendant sur la gestion de l'eau à Fouesnant» et une mise à l'étude de sa gestion publique. Son porte-parole, André Bernard, dit «se reconnaître dans l'action menée à Quimper par le collectif Eau 2010». «?Pour? à Fouesnant ?contre? à Quimper» Il s'étonne par ailleurs des positions à «géométrie variable» de ceux qui réclament un audit à Fouesnant et le refusent à Quimper: «Le maire de Quimper fait justement observer que le climat n'est pas le même sur la côte nord que sur la côte sud du département», explique le conseiller municipal de l'opposition avant de poursuivre non sans humour: «Une étude plus fine permet également d'observer une rupture climatique, bien connue des Quimpérois, entre Quimper et le Pays fouesnantais à la hauteur de Moulin du Pont, où la grisaille quimpéroise se déchire sur le plateau de Bel Air pour laisser place à la luminosité fouesnantaise. S'agissant des précipitations, il en va de même. On peut observer la même limite qui explique certainement que Nathalie Conan refuse un audit sur l'eau à Quimper mais le réclame à Fouesnant. Il en va des aléas climatiques comme des aléas politiques». QUIMPER Conseil municipal. De l'eau dans les rouages 7 septembre 2010 - le télégramme Le 24 septembre, le conseil municipal votera pour une gestion privée ou une régie publique de la distribution de l'eau à Quimper. Le clivage se fait de plus en plus fort au sein de la majorité. La pression monte dans les robinets. À trois semaines d'un conseil municipal qui s'annonce tendu autour de l'eau, les élus de Kemper l'écologie à gauche ont tenu hier, à insister sur leur différence, contestant le cheminement «du maire» dans ce dossier. «Débat public déficient» «Le débat public a été déficient, reconnaissent-ils. Si la collectivité n'a pas organisé de débat, c'est le choix du maire». «Il est vrai que la procédure retenue par le maire pour choisir entre la régie et la délégation de service public: un comparatif des prix à service égal, imposait des règles de discrétion», reconnaît tout de même Daniel Le Bigot. «Les jeux sont pipés» Keg conteste donc la procédure. «Les jeux sont pipés, car la délégation de service public gagne tout le temps à ce petit jeu, dit Daniel Le Bigot. Les postulants à la DSP connaissent toujours le prix fixé en régie et peuvent faire une proposition adéquate. Ce fut le cas en 2000. Le prix du m³ était de 22F. Veolia devait proposer dans un premier temps, 21,50F et la régie était à 18,50F. Au final, Veolia a été choisi en descendant à 18F. Actuellement, Veolia fait du déficit sur la distribution de l'eau à Quimper qui est rattrapé sur d'autres postes ou d'autres collectivités». Une question de valeur «Pour nous, l'eau n'est pas une marchandise. C'est un bien commun qui doit échapper au secteur marchand», dit Jean-Pierre Bigorgne, adjoint. «Nous avons toujours dit notre volonté d'une régie publique, confirme Daniel Le Bigot, adjoint. C'est un choix politique qui ne repose pas sur un comparatif de coût. C'est un choix de valeur, que certains qualifieront d'idéologique, que nous assumons». Daniel Le Bigot énumère les valeurs défendues. «Une régie requiert une implication des élus dans une politique de l'eau qui doit être globale. Cela commence par la qualité des eaux brutes. La régie implique une politique axée sur l'économie et la réduction de la consommation, pour éviter d'aller vers des barrages ou des transferts d'eau brute de rivière à rivière. Comme la société privée est rémunérée en partie sur le volume vendu, l'économie n'est pas son intérêt. La régie implique un rapprochement entre les usagers et le gestionnaire. On a vu les problèmes posés par exemple au Braden par le passé. La régie permet la mise en place d'une politique tarifaire sociale». «Dans le cadre d'une privatisation, la collectivité perd au fil du temps une indispensable technicité, elle est dépossédée de son savoir et finit par être soumise à un monopole». «Une société privée a pour préoccupation de rémunérer ses actionnaires, ajoute Martine Petit, adjointe. Nous disons que tout euro payé doit aller au service». Sans doute minoritaires Bernard Poignant devait informer les élus, hier soir, sur les choix. Les élus de Keg se savent minoritaires sur ce dossier. Tout juste espèrent-ils que Georges Cadiou, seul élu UDB de la municipalité, vote pour la régie, conformément à l'orientation de son parti. Quant à Piero Rainero (PC) il avait déjà donné sa philosophie il y a quelques années. Ronan Larvor Mardi 7 Septembre 2010
Mardi 7 Septembre 2010
JEAN-LUC TOULY
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