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ON NOUS ECRIT
Le déclic biogazJ'étais loin de me douter que mes quinzes années de vie, en Guadeloupe, permettraient de faire naître une relation privilégiée entre l'eau et mon activité de conseiller écologue. Il faut déjà aimer l'eau et la nature pour ressentir comme une souillure dans sa chair et son esprit les atteintes et les pollutions faitres à notre environnement.En revanche au pied de ces coûteuses installations électriques s'écoulent une pollution organique et un gâchis énergétique qu'il s'agit d'apprivoiser.
Sur l'île tropical, de partout l'eau s'impose, les pluies abondantes qui coulent vers la mer des caraïbes, et de l'autre dans l'océan atlantique. Le volcan de la Souffrière rapellent l'énergie des profondeurs de la terre avec la station de géothermie de Bouillante. Toute cette eau qui permet de faire pousser ces champs de canne à sucre et de bananes, les jardins créoles avec des noms de fruits qui laissent rêveur : sapotille, manguo, chayote ou christophine, avec des fleurs de toutes beautés.
Sur les petites îles de la ceinture tropicale de la planète, la vitalité des éléments, le grand air du large permet d'avoir des champs d'éloliennes, et ,les cellules photovoltaïques brillent constamment sous le soleil des îles. Il va s'en dire que d'énormes installations électriques alimentés par le pétrole, fournissent aux îles ce qu'il faut pour les complexes touristiques et les zones industrielles , ainsi que l'alimentation électrique des congélateurs et des climatiseurs pour les habitants. En revanche au pied de ces coûteuses installations électriques s'écoulent une pollution organique et un gâchis énergétique qu'il s'agit d'apprivoiser. La pollution domestiquable au nord comme au sud. Sue cette petite île de la ceinture tropicale, en Guadeloupe, toutes les énergies domestiquées ont leur place, sauf une qui curieusement attire l'attention immédiate des protecteurs de la nature, l'odeur nauséabonde des gaz de décharges et des boues stations d'épuration, tout ce qui est "eaux usées", aussi des élevages ainsi que les déchets des usines de café et ceux des usines à rhum qui s'écoulent dans les bassins de rétention, puis du sol, rejoint par infiltration les rivières et la mer ! ... La barrière de corail perd ses chatoyantes couleurs et le blanchiment annonce une irrémédiable pollution. La fermentation naturelle, très rapide, sous les pays des tropiques, îles ou continents tropicaux, cette fermentation rapide amène une pollution des sols dans des feux continus des décharges à ciel ouvert. Ces feux brûlent en continue et l'on voit s'échapper de la fumée venant des profondeurs des couches des ordures. Le processus est le même pour les boues des stations d'épurations des eaux usées qui sont rejetées dans les décharges. http://www.ecologie.gouv.fr Les méthodes d'incinération des déchets ne font que maintenir les pollutions atmosphériques qui se redéposent dans le milieu naturel.
Les pompiers installent d'immenses systèmes de pompes qui arrosent constamment pour empêcher que les feux ne se transforment en incendies : donc de l'eau propre est prélevée continuellement dans la mangrove toute proche, aspergeant les masses de déchets organiques mélangés aux plastiques (dioxines, puranes et furanes cancérigènes) pour retomber dans le milieu.
Ainsi les huitres de mangroves, indicateurs biologiques, ces huitres sur les racines des palétuviers sont chargées de polluants dangeureux ainsi que la chair des poissons consommés dans les cîtés des logements sociaux. Le cercle infernal de la pollution s'installe, au sud comme au nord, avec des populations en difficultés sociales, proche des décharges, familles qui pêchent la nuit et qui s'alimentent avec une nourriture la plus polluée. Ce qui a pour effet de dégrader les fonctions de mémoire du cerveau et la santé du reste du corps, avec des conséquences sur l'échec social et scolaire de ces populations locales. Les méthodes d'incinération des déchets ne font que maintenir les pollutions atmosphériques qui se redéposent dans le milieu naturel. Les pollutions anciennes sont maintenues et les eaux usées continuent de s'écouler au pied des incinérateurs du nord comme ceux du sud, abandonnant les boues des stations d'épuration à un gaspillage diificilement compréhensible. Tous les pays du sud sont naturellement confrontés à ces fermentations organiques. Au nord, les incinérateurs brûlent et polluent l'atmosphère, l'eau de pluie fait retomber cette pollution sous forme de pluies acides qui brûlent les forêts, et se déposent sur la faune et la flore des parcs naturels. Les boues des stations d'épurations des eaux usées sont épandues sur les sols agricoles et polluent de nouveau les rivières, les mers ainsi que nos aliments. Tous unis, le nord comme le sud pour lutter contre les pollutions. Les boues des stations d'épuration des eaux usées font partie des pollutions majeures de notre milieu. Les prédateurs de l'eau qui gèrent la ressource refusaient d'aller investir dans le secteur des énergies renouvelables. La gestion citoyenne et participative de l'eau ne ferait que copier les transnationales prédatrices si un programme biogaz vient déjouer cette fatalité de pollution. (à suivre) www.h2o.net Mardi 18 Avril 2006
Mardi 18 Avril 2006
iaccarini bernard conseiller écologue
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