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HISTOIRES

Les biogaz produits par les stations de traitements des eaux usées en SUEDE se retrouvent à la pompe

Les biogaz produits par les stations de traitements des eaux usées sont transformés pour être injectés dans les réseaux de distribution de gaz naturel des villes, ce qui permet d’alimenter les voitures en biogaz.



Les biogaz produits par les stations de traitements des eaux usées en SUEDE se retrouvent à la pompe
En octobre 2006, Stephen Salter, bénévole à la GSA s’est rendu dans plusieurs villes de Suède afin de comprendre comment ce pays gère le problème du traitement des eaux usées. Pour quelles raisons ce professionnel, ingénieur et consultant à Victoria passe-t-il ses vacances à parler d’assainissement en Suède ?

C’est simple - depuis quelques années, Steven s’est beaucoup investi comme membre actif dans la campagne menée pour doter « Victoria »(Canada) ,d’une station d’assainissement. Son but ne s’arrête pas à cette seule implantation, mais aussi à l’usage possible de ses déchets. Dans sa recherche, Steven a étudié comment les villes du monde valorisent leurs déchets, sans oublier l’eau, le biogaz et l’énergie qui en résultent. Les seules photos ne répondant pas à toutes ses questions, Il s’est rendu en Suède. Voici résumées quelques-unes des remarques de son carnet de voyage.

Pourquoi la Suède ? « Comme bénévole travaillant avec la fondation environnementale «TBuck Suzuki et Georgia Strait Alliance», j’ai souvent défendu les systèmes innovants des traitements de déchets et leurs expériences de valorisation, utilisés dans toute l’Europe. En Suède, par exemple, on utilise souvent le biogaz issu des usines de traitement des eaux usées comme biocarburant des voitures, ce qui a pour effet de réduire rapidement le taux de pollution de l’air.
Avec la planification d’une unité d’assainissement de la communauté de communes de « Victoria » il est temps d’étudier sérieusement ces pratiques pour bénéficier de leur savoir-faire.»
« Le Maire, Alan Lowe, m’a gentiment rédigé une lettre d’introduction et j’ai organisé mes contacts directement, aidé par l’ambassade de Suède, la Chambre de Commerce de Suède à Ottawa et par Eric Zinn, un ingénieur de Gothenburg mis au courant de mon projet de voyage par des articles de Carolyn Heiman dans le National Post.»
«Neuf personnes, officiels du gouvernement, des municipalités, des compagnies d’énergie, des unités de traitement des déchets des villes de Stockholm, Gothenburg, et Kristianstad ont accepté de répondre à mes questions.»

Pendant ce voyage, les questions essentielles étaient :
- Qu’est-ce qui a motivé la Suède à prendre au sérieux les phénomènes de changement climatique et de pollution et à faire émerger la volonté d’agir ?
- Est-ce que les Suédois attachent plus d’importance à leur environnement que les Canadiens ?
- Est-il plus pratique ou plus économique de valoriser les déchets ?
- Que feraient les techniciens suédois à notre place, pour la communauté de Victoria ?
« Je suis parti trouver des technologies de pointe pour produire de l’énergie à partir de déchets. Mais bien que la technologie soit un élément important, la plus grande force de la Suède semble être son solide bon sens.»

Le 3 octobre à Stockholm :
Les services techniques de l’agence à l’Energie de Suède et l’Agence pour la Protection de l’Environnement m’ont exposé leurs 15 objectifs environnementaux dont une meilleure qualité de l’air, une réduction des gaz à effet de serre, et une bonne qualité de vie dans les villes.

La Suède a été confrontée sérieusement au premier choc pétrolier en 1973 et a amorcé son changement de politique énergétique pour accroître son indépendance. Plus récemment, des directives pour l’usage des biogaz ont voulu déclencher un nouvel élan pour obtenir une meilleure qualité de l’air dans les villes et la prise en compte du changement climatique. A cette occasion, l’Agence suédoise à l’Energie a illustré son propos par un graphique comparant l’augmentation de 24 % des émissions de CO2 au Canada depuis 90 alors qu’en Suède ceux-ci diminuaient de 4%.

Pour maintenir sa politique de lutte contre le changement climatique, la Suède a développé un système de label d’électricité verte, qui utilise le biogaz et les projets d’énergies renouvelables, financés par des programmes locaux d’investissement et par la mise en place d’une « Carbon Taxe » sur les énergies fossiles. Cette « Carbon Taxe » suédoise ne s’appliquant pas aux biocarburants, le biogaz est 20 % moins cher que le fuel et cette économie a atteint 50 % en été 2006 durant la hausse des prix du pétrole. A l’inverse le Canada finance la recherche du gaz et du pétrole.

La Suède investit aussi très largement dans les plans « RδD » pour des carburants renouvelables et l’Agence suédoise à l’Energie finance des recherches sur les énergies renouvelables et observe des sites pilotes qui convertissent les déchets de bois en biocarburant et en éthanol. Ainsi le pétrole en Suède contient systématiquement 5 % d’éthanol couramment acheté au Brésil et des voitures en vente en Suède fonctionnent avec 85 % d’éthanol. Les stations d’essence doivent proposer au moins un des 3 biocarburants (biogaz, biodiesel ou éthanol) et parfois on peut trouver les trois types de biocarburants.

Le 4 octobre à Gothenburg :
Le responsable de la direction du service des déchets et du traitement des eaux de la ville de Gothenburg explique comment dans chaque ville de Suède les usines qui gèrent l’eau potable, l’assainissement, les déchets solides, l’énergie et le transport sont indépendantes les unes des autres. Toutes ces structures sont la propriété des villes et de leurs citoyens, et leurs directives sont données uniquement par les conseils municipaux.

Pour lui, les projets de chaque unité doivent être étudiés en concertation avec toutes les autres, ce qui garantit de meilleurs résultats au profit de la communauté et de l’environnement. Sans ce travail de concert, cela peut prendre plusieurs années pour casser les réticences entre les différents départements des services municipaux, avec le risque de voir tous les efforts anéantis.

Les déchets solides reçoivent un traitement biologique dans les unités de traitements des eaux usées pour produire davantage de biogaz.
- Le biogaz issu du traitement des eaux usées est transformé puis injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel de la ville qui peut ainsi fournir du biogaz pour les voitures.
- La chaleur produite par cette unité est récupérée par l’unité de production d'énergie et est utilisée dans le réseau du chauffage urbain de la ville, fournissant l’eau chaude et le chauffage à 36 000 appartements ; l'usine de traitement des eaux usées vend aussi cette énergie et réduit ainsi ses coûts moyens d'exploitation et de traitement, par citoyens.
Ce haut niveau d’intégration des objectifs d’une ville est aussi une politique menée par les autres villes visitées et constitue la clef indispensable de la stratégie environnementale de la Suède. D’après ce responsable, bien que les taxes suédoises appliquées aux énergies fossiles et les programmes d’investissement soient utiles, les bénéfices financiers recueillis par la production énergétique, issus des déchets, sont trop attrayants pour que des villes comme Gothenburg les ignorent.

Le 5 octobre à Gothenburg Göteborg Energie :
Le personnel de la compagnie « Göteborg Energi » explique que leurs stratégies ont changé en fonction des différentes énergies et du changement climatique. Quelques dizaines d’années plutôt, la pollution de l’air due à la combustion d’énergies fossiles comme le fuel pour chauffer la ville était telle que la ville de Gothenburg baignait dans un brouillard constant.
La ville pour remédier à ce problème a développé un réseau de chauffage urbain et a construit des usines « cogeneration » qui produisent de l’électricité et le surplus d’’electricité est utilisé par l’unité de production du chauffage urbain. Le développement des biogaz a sérieusement débuté au milieu des années 1990. Actuellement tout le biogaz provient de l'usine de traitement des eaux usées de la ville de Gryaab, mais une nouvelle usine de gazéification des déchets de bois ("Gobigas") est prévue pour 2010 et elle fournira assez de biogaz pour alimenter 75 000 voitures.
La compagnie d'énergie locale (appartenant à la ville) planifie d'étendre ses réseaux de chauffage urbain et de distribution de biogaz pendant quelques années encore. Il est impressionnant de voir comment cette planification est coordonnée (entre les services des eaux usées, des déchets solides, des urbanistes, du transport et des techniciens de l’énergie). Mon hôtel de Gothenburg se vante de bénéficier du chauffage urbain. On peut constater les travaux dans les rues béantes pour installer les nouvelles tuyauteries, superposant les installations.

Le chauffage urbain :
Quand en Suède un propriétaire s’abonne au chauffage urbain ou quand un appartement est connecté, la facture diminue de 30 % à 50 % par rapport au chauffage au fuel ou à l'électricité. Les citoyens bénéficient du contrat Climatique 21ºC de « GöTeborg Energi » qui s’engage à fournir une température moyenne et de l’eau chaude.
Pour un propriétaire, isoler son appartement n’est peut-être pas une priorité, mais elle l’est pour la compagnie qui chauffera ce bâtiment pendant plusieurs générations. Bien isoler la construction, signifie utiliser moins d'énergie et permet d’en faire bénéficier d’autres usages et davantage d'abonnés. De cette façon, les intérêts de la compagnie d'énergie et l'environnement se complètent. Au contraire du modèle nord-américain, qui pousse les compagnies d'énergie à vendre toujours plus d'énergie que la consommation réelle et produit davantage de pollution. A Gothenburg, l'énergie issue du traitement des eaux usées fournit par thermopompes la chaleur domestique et chauffe 36 000 appartements, et à Stockholm elle est la source d’énergie du chauffage urbain de plus de 80,000 appartements.

La production de froid :
Après la chaleur produite par le traitement des eaux usées, on obtient une eau très froide – qui peut atteindre le point de congélation. Les compagnies d'énergie de Suède distribuent "ce froid" grâce à un réseau de refroidissement pour la réfrigération des magasins d'alimentations et pour la climatisation des bureaux. Les bâtiments servis par le chauffage urbain et le réseau de refroidissement économisent aussi sur le coût de l'installation et de l’entretien des chaudières, des cheminées et toute la machinerie de climatisation.
Ici un simple échangeur thermique au sous-sol suffit. L’utilisation de toutes les ressources multiplie les services rendus, l’énergie du chauffage urbain et des systèmes de refroidissement provient de la valorisation des seuls déchets" et économise les carburants fossiles, on se rend compte à quel point c'est une victoire totale pour l’économie et l’environnement.

Cogénération :
G öTeborg Energi planifie la construction d’une grande usine d'électricité et « de chaleur » alimentée par des déchets de bois comme combustible. La chaleur produite par l'usine « cogénération » sera utilisée dans le réseau étendu du chauffage urbain de la ville. En accord avec l'Allemagne, cette nouvelle usine signera l'arrêt de production de l'usine la plus ancienne d’Allemagne qui fonctionne encore au charbon.

l'Usine de traitement d'eaux usées de Gryaab :
La visite de l’usine de traitement des eaux usées de Gothenburg, appartenant à Gryaab AB, est éloquente. Bien qu'elle traite les eaux usées du même nombre de personnes que l'usine de traitement secondaire de l'Île Annacis de Vancouver soit 740 000 personnes, elle couvre une superficie restreinte, limitée d’un côté par une réserve naturelle et de l'autre par une raffinerie. L'usine de 'Île Annacis occupe 51 hectares alors que l'usine de Gryaab n’en utilise seulement que 10. L'usine traite aussi une proportion importante des eaux pluviales de Gothenburg comme ses eaux usées.

L'usine Gryaab est intéressante parce qu’elle peut aussi traiter des quantités croissantes de déchets organiques (graisse et huile des bacs à graisses des restaurants et des déchets de cuisines) pour produire plus de biogaz. Le biogaz de Gryaab est traité puis injecté dans le réseau de la ville de distribution du gaz naturel pour alimenter dix-huit postes d'essence. Cette production de biogaz permet actuellement de fournir environ mille voitures à Gothenburg et ce nombre augmentera comme la quantité de déchets solides organiques traités par l’usine en expansion.

Le Directeur des opérations de l'usine Gryaab a expliqué que les dépenses d'exploitation (amortissement, opérations et maintenance), diminuent quand on intègre les ventes de biogaz et de chaleur ; le coût du traitement tertiaire par citoyen de Gothenburg est inférieur à la moyenne canadienne pour un seul traitement secondaire. Alors que les Canadiens payent en moyenne 120 $ par ménage et par an, les résidants de Gothenburg ne payent que 86 $ par ménage et par an. Ce qui est passionnant dans cet exemple c’est qu'il montre qu’exploiter des déchets peut baisser le coût d’exploitation, seulement si les déchets sont traités comme une ressource et si la planification municipale inclut l'énergie et le transport de la ville. Tout au long du trajet entre Gothenburg et Kristianstad on peut compter cinq ou six installations d'éoliennes toutes fonctionnant à pleines hélices.

Le 6 octobre, Kristianstad :
La Ville de Kristianstad a été fondée vers 1616 et présente dans toute la ville une architecture classique avec une forte influence danoise. La coquette ville de 75000 habitants est paisible la nuit mais bourdonne le jour. Le responsable de Stratégie contre le Changement Climatique a généreusement dépensé son temps pour m’exposer les équipements produisant transformant et distribuant le biogaz. La ville propose deux stations services pour les voitures et deux autres pour les bus et dans toute la ville, les vingt-deux bus de transport public, les bus scolaires, la plupart des taxis et des plusieurs centaines de voitures de tourisme fonctionnent au biogaz.

L’Usine de Karpalund Biogaz : la production de biogaz a deux sources à Kristianstad ; l'usine de traitement des eaux usées et une autre usine de biogaz en dehors de Karpalund. L'usine de biogaz de Karpalund a été construite en 1995 pour résoudre deux problèmes; Les déchets organiques (des fermes, des usines d'alimentation et les résidants de la ville) et le besoin en gaz carburant neutre. L’enfouissement des déchets organiques a été interdit en Suède en 2005 et les centres d’enfouissement sont devenus rapidement des centres de traitement biologique pour produire le biogaz. Le biogaz produit est brûlé avec les déchets de bois dans l’usine « cogénération » locale, qui produit de l'électricité et le chauffage urbain. Cependant dans quelques mois, une nouvelle usine plus moderne produira du gaz pour 1500 voitures et bus. La chaleur produite par l'usine cogénération alimente le chauffage urbain de Kristianstad. Presque tous les appartements et des bâtiments municipaux de la ville sont chauffés par ce biais. A Kristianstad, la ville est encore loin de l’objectif « sans énergie fossile », mais elle en prend très sérieusement le chemin. Les municipalités sont très actives à ce sujet en Suède.

Sur le chemin entre Kristianstad et Malmö on rencontre une cinquantaine d’éoliennes. Les critiques sur l’inesthétique de ces éoliennes au Canada sont difficilement compréhensibles. Elles sont simplement belles, particulièrement quand on sait que chacune fournit assez d’énergie pour mille maisons.

Le 7 octobre, Malm ö Västra Hamnen :
Ce lieu est situé sur un ancien chantier naval contaminé et présente une grande variété de style. Les bâtiments sont entourés par des bassins, des voies cyclables et pédestres ; les voitures ne sont pas bienvenues. La commune fait fonctionner sa propre éolienne.

Le 8 octobre, de Malm ö à Stockholm :
Le voyage de Malm ö à Stockholm par le train électrique ultrarapide a pris environ quatre heures. (On peut prendre le train électrique partout en Suède.) La Suède est verte ; et les villes sont contenues plutôt qu’étendues. Les Suédois se vantent que la région des Skane dans le sud a les meilleures terres cultivées d’Europe et on peut les croire. Les bâtiments agricoles rouges immaculés dans les champs sont antiques et beaux.

Le 9 octobre, Stockholm
A Stockholm Vatten, le directeur commercial de l'usine de traitement des eaux usées, Hendriksdals, veut augmenter ses marchés d’énergie et de biogaz qu’elle produit. Ce qui montre qu’en Suède le déchet est une ressource. L'usine d’Hendriksdals est construite sur le flanc d'une colline et bien que 1600 résidants vivent à côté, elle n'a jamais reçu de plainte concernant les odeurs.

L'usine s'est ouverte en 1941, mais fut continuellement mise à niveau jusqu’à son niveau tertiaire actuel. L'azote et le phosphore sont enlevés et les effluents traités sont en réalité filtrés avant la mise en décharge. La qualité des effluents est devenue vingt fois supérieure aux standards canadiens, et grâce aux revenus de la vente de « chaleur » et du biogaz, le coût net du traitement par citoyen à Stockholm est de nouveau plus bas que la moyenne canadienne. Tandis que les Canadiens payent 120 $ par ménage et par an pour un traitement secondaire, les résidents de Stockholm payent 78 $ par ménage et par an pour un traitement tertiaire. Comme l'usine de Gryaab à Gothenburg, Hendriksdals accepte aussi une quantité croissante de déchets solides organiques desménages dans son système de production de biogaz ; Le but affiché étant de produire de plus en plus de biogaz.

Hammarby Sj ö Stad :
La ville Hammarby de Sj ö Stad "la ville de l'eau" a été conçue dans le souci du développement durable. Située sur un site contaminé, ses dix mille logements exigent moins d'eau et d’énergie que la moyenne suédoise. Les eaux usées sont traitées sur le site et tous les bâtiments sont chauffés par les thermopompes de la société d'énergie, qui extraient à son tour l'énergie des effluents de l'usine de traitement Hendriksdals. L'usine de traitement Hendriksdals fournit aussi le biogaz des cuisines à Hammarby Sj ö Stad. L'eau de pluviale est aussi traitée sur place.

Une nouvelle organisation met à la disposition des résidents des systèmes d’évacuation souterrains par aspiration qu’ils peuvent utiliser pour se débarrasser de leurs déchets organiques triés vers un centre de stockage. Les déchets organiques alimentent alors en biogaz l’usine de traitement de Hendriksdals. L'énergie en circuit fermé est un merveilleux exemple de planification eco-industrielle; les cycles sont fermés, comme ils le sont dans la nature.

Les principaux quartiers de Stockholm et de Gothenburg sont conçus pour les bicyclettes et les piétons. Ils ne sont pas destinés aux voitures en ville puisqu’il y a des trams électriques, des bus à l’éthanol ou au biogaz et les pistes cyclables sont la norme. Des hommes et des femmes d'affaires en costumes immaculés vont travailler à bicyclettes, bavardant parfois avec leurs téléphones portables. Combiné avec les bons résultats du chauffage urbain, cette politique des transports a permis d’obtenir un air beaucoup plus propre dans la ville. Faire une course en ville à Stockholm est une expérience complètement différente qu’à Vancouver, parce que l'air de Stockholm est manifestement plus propre.

Le résumé :
Certains peuvent se demander si les pratiques de la Suède peuvent être reproduites avec succès au Canada, en tenant compte des différences du prix de l’énergie, des règlements environnementaux et des structures fiscales. Pour les Suédois, la qualité de vie avec ses voisins et l'environnement sont très importants et leur protection justifie le montant de leurs impôts. La loi suédoise accorde le droit d’accéder à n’importe quelle terre privée, « allemansrätt », qui se traduit comme "le droit de l'homme à la rue". Les Suédois sont donc libres de traverser une terre privée, tout en respectant des règles généralement admises concernant le respect de la vie privée des propriétaires et du travail. Résultat : ils entretiennent un rapport plus fort avec la terre. En Suède, l'expression " société d'abondance" a une signification positive, le bien-être du peuple et son environnement sont protégés. Ce sont des valeurs partagées aussi par le Canada.

Au-delà des valeurs sociales et environnementales, la Suède montre comment utiliser toutes les ressources pour un meilleur bénéfice ; Elle veut profiter de son patrimoine Naturel (Hawkens et Lovins). « Nous devons valoriser au maximum chaque ressource naturelle que nous extrayions de cette terre. Le faire, réduit les ponctions sur les ressources de la planète, réduit la pollution "et les déchets"et augmente l'emploi. » Le biogaz et le chauffage urbain en Suède sont de bons exemples de cette" la productivité de ressource radicale "et le pays avance en réduisant les charges sur l’emploi et en augmentant les taxes sur les matières premières, comme sur l'énergie fossile.

A la question, que feriez-vous à notre place à Victoria ?, les Suèdois proposent : - Intégrer la planification de la gestion des déchets liquides, solides et organiques, avec celle de l'énergie et du transport, pour que les résultats soient optimisés au profit de la communauté. La planification de chacun de ces secteurs doit, se faire avec la collaboration des autres, pour un meilleur résultat pour la ville. Générer des déchets finance l’écologie, prend en compte chaque production comme une entrée, chaque déchet comme une ressource. La valorisation des déchets coûte moins chère.
- Réduire au minimum la pollution de l'eau, de la terre et de l'air en même temps;
- Résoudre les problèmes immédiatement et ensemble ;
- Etre flexibles, pour que l'énergie puisse toujours être le but ultime. Un exemple de cette politique est l’achat de « chaleur » par l'usine de traitement des eaux usées de Stockholm à la compagnie d'énergie, pour faire plus de biogaz disponible pour les bus de la ville. Il en résulteramoins de pollution en général et des retours financiers plus importants pour l'usine de traitement.

L'environnement doit se gérer de façon globale pour les Suédois.

Traduction bénévole NT et SDT

Biogas from the wastewater treatment plant is upgraded and injected into the city's natural gas distribution network, where it is available to fuel biogas-powered cars (voir les soulignés

In October 2006, GSA volunteer Stephen Salter visited various cities in Sweden to find out how this country has tackled sewage treatment. What causes a professional engineer and consultant from Victoria to spend his quality holiday time talking sewage in Sweden? That’s easy - for the past several years, Stephen has been an active and integral part of the campaign to bring sewage treatment to Victoria. But his goal has always gone beyond just treating our sewage to seeing what we could get out of what we consider waste. In his research, Stephen has seen how communities around the world get valuable resources from their sewage, including water, biodiesel and heat. But the pictures only answered some of his questions, so off to Sweden he went! Here are some entries from a journal that Stephen kept during his trip.

Why Sweden?
As a volunteer working with the Georgia Strait Alliance and the TBuck Suzuki Environmental Foundation, I've often pointed to examples of innovative waste treatment through resource recovery from Europe. In Sweden, for example, it is common to use the biogas from sewage treatment to run vehicles as a way of reducing inner-city air pollution and greenhouse gases.

With the greater Victoria area entering into the planning stages for sewage treatment, I felt it was time to see these practices for myself. Mayor Alan Lowe kindly provided a letter of introduction, and I made contacts directly, but also with the help of the Swedish Embassy in Ottawa, the Swedish Trade Council, and Eric Zinn, a Gothenburg engineer who read about my upcoming trip thanks to a story by Victoria's Carolyn Heiman in the National Post. In the end, nine officials from national and municipal government, energy companies, and treatment plants in Stockholm, Gothenburg, and Kristianstad spent over twenty hours of their time answering my many questions.

During the trip I hoped to find answers to four main questions:

What led Sweden to take climate change and pollution seriously, to develop the will to act?
Do personal values give the environment greater importance in Sweden?
Is it practical and economical to recover resources from waste?
What would Swedish officials do in our place, here in Victoria?
I went expecting to find cutting-edge technology for recovering energy from waste. While technology is part of the answer, the main force at work in Sweden is cutting-edge common sense.


October 3, Stockholm

Officials from the Swedish Energy Agency and the Swedish Environmental Protection Agency explained Sweden's fifteen environmental objectives, which include goals for air quality, greenhouse gas reductions, and liveable communities. Sweden took the first oil shock of 1973 seriously, and began from there on a path toward increased energy independence. More recent drivers for biofuels have included a push for cleaner air in cities, and climate change. A Swedish Energy Agency official presented a graph showing that Canada's CO2 emissions have increased by 24% since 1990, while Sweden's have decreased by 4%.

To maintain progress toward its environmental and climate change goals Sweden has developed a green electricity certificate system, funded municipal biogas and sustainable energy projects through Local Investment Programmes, and implemented a carbon tax on fossil fuels. The Swedish carbon tax doesn't apply to biofuels, which makes biogas about 20% cheaper than gasoline today, and about 50% cheaper when oil prices spiked in the summer of 2006. In contrast, Canada has a perverse carbon subsidy through oil and gas exploration tax credits.

Sweden is also investing heavily in R&D for sustainable fuels, and the Swedish Energy Agency is funding renewable energy research and are operating pilot plants to convert wood waste into biodiesel and ethanol. As it is, all gasoline in Sweden contains 5% ethanol (currently bought from Brazil), and you can buy cars which run on 85% ethanol. Filling stations must provide one form of alternative fuel such as biogas, biodiesel, or ethanol, and I saw examples of all three.


October 4, Gothenburg

City of Gothenburg The Manager, Sustainable Water and Waste Management explained that each city in Sweden has separate companies to manage drinking water, waste water, solid waste, energy, and transportation. All of the companies are owned by the cities themselves and therefore by citizens, and the companies take their direction from the municipal councils of politicians. The Manager, Sustainable Water and Waste Management emphasized that to get the best results for the community and the environment, planning for issues of waste water, solid waste, energy, and transportation must be done together. Although it can take several years to break down the barriers between municipal departments, the results are worth the effort, and in Gothenburg include;

Solid waste is diverted to biological treatment in the wastewater treatment plant's sludge digesters to produce more biogas;
Biogas from the wastewater treatment plant is upgraded and injected into the city's natural gas distribution network, where it is available to fuel biogas-powered cars;
Heat from treated sewage is extracted by the energy company and injected into the city's district heating network, where it provides hot water and space heating for 36,000 apartments;
The wastewater treatment plant is paid for these energy streams, which reduces their operating costs and the cost of treatment borne by citizens.
This high level of integrated community planning turned out to be a theme in the other cities I visited, and a vital part of Sweden's environmental strategy.

Gothenburg's Manager, Sustainable Water and Waste Management also explained that while Sweden's fossil tax, electricity tax, and Local Investment Programs are helpful, the financial benefits of recovering energy from waste are too compelling for cities like Gothenburg to ignore.


October 5, Gothenburg

Göteborg Energi This morning personnel from Göteborg Energi explained their energy and climate change strategies. Decades ago, air pollution from fossil fuels burned for heating had resulted in unacceptable smog in Gothenburg. The city responded by developing a district heating network and by building cogeneration plants which produce electricity, and in which waste energy is used for district heating. Development of biogas began in earnest in the mid-1990s. While all biogas currently comes from the city's Gryaab sewage treatment plant, a new wood waste gasification plant ("Gobigas") is planned for 2010 which will provide enough biogas for 75,000 cars.

I also learned how the local energy company (owned by the city) plans to expand the biogas networks and district heating piping over the next few years. It's impressive to see how planning is coordinated (wastewater, solid waste, city planners, transit, energy people). The hotel in Gothenburg was heated by district heating too ("Yes, of course." said the receptionist). They're constantly digging up the streets to install new piping, piggybacking on installations of broadband cable or other underground services.

District Heating When an apartment or home owner signs on for district heating in Sweden, they pay 30% to 50% less than the cost of heating with oil or electricity. Citizens have what Göteborg Energi calls a 21ºC Climate Contract, in which the energy company ensures hot water and heat are maintained. From the apartment owner's point of view it may not make sense to insulate, but the energy company knows it will be providing energy for the building for several generations. They therefore have an incentive to insulate the building because reducing its energy use leaves more energy in the heating pipes, allowing the company to sign up more district heating subscribers. In this way, the interests of the energy company and the environment are in complete alignment. Contrast this with the North American model, in which our energy companies can only sell more energy if we consume more, and therefore cause more pollution. In Gothenburg, energy extracted from treated sewage through heat pumps provides domestic hot water and space heating for 36,000 apartments, and in Stockholm this source of energy provides for 80,000 apartments.

District Cooling After heat energy has been extracted from treated sewage, the result is very cold water - just above freezing. Energy companies in Sweden distribute this "coolth" through district cooling pipes for refrigeration for food stores and for air conditioning in office buildings.

Buildings served by district heating and district cooling also save on the cost of installing and maintaining furnaces, hot water boilers, chimneys, and air conditioning machinery. This equipment is replaced by a simple heat exchanger in the basement. Extracting every last benefit from resources results in more employment, and when you also remember that energy for district heating and district cooling comes from "waste" sources and so displaces fossil fuels, you realize it's a complete win-win for everyone.

Cogeneration Göteborg Energi plans to build a large cogeneration plant for electricity and heat which will be fuelled by wood waste. The heat from the cogen plant will be used to expand the district heating system, and by agreement with Germany, building the plant will allow the oldest coal-fired plant in Germany to close.

Gryaab Wastewater Treatment Plant This afternoon I toured Gothenburg's tertiary sewage treatment plant, owned by Gryaab AB. Although it treats sewage from the same number of people as Vancouver's Annacis Island secondary treatment plant (740,000) it is very compact, bounded by a nature reserve on one side and by a refinery on the other. The Annacis Island plant occupies 51 hectares, while the Gryaab plant takes up only 10. The plant also treats a significant proportion of Gothenburg's storm water as well as its sewage.

The interesting thing about the Gryaab plant is that it also accepts increasing amounts of organic waste (grease and oil removed from restaurant grease traps, and organic kitchen waste) into the sludge digester to produce more biogas. Biogas from Gryaab is upgraded and injected into the city's gas distribution network for distribution to eighteen filling stations. Biogas currently powers the equivalent of about a thousand cars in Gothenburg, and this number will increase as the amount of organic solid waste treated by the plant increases.

The plant's Operations Manager explained the operating costs (amortization, operations, and maintenance) of the Gryaab plant, which showed that when sales of biogas and heat are taken into account, the cost of tertiary treatment to citizens of Gothenburg is lower than the Canadian average for secondary treatment. While Canadians pay an average of $120 per household per year, residents of Gothenburg pay the equivalent of $86 per household per year. This is fascinating, since it shows that doing more with waste can cost less, but only if waste is treated as a resource, and if municipal planning includes energy and city transportation.

I drove a biogas-powered Volvo this evening from Gothenburg to Kristianstad, and along the way counted five or six windmill installations, all going great guns in a storm.


October 6, Kristianstad

City of Kristianstad Kristianstad was founded around 1616, and is filled with classical architecture with a strong Danish influence. The graceful city of 75,000 is peaceful by night, and humming by day. The Coordinator of Climate Change Strategy generously spent his entire Friday showing me the facilities were biogas is produced, upgraded, and distributed. The city has two car and two large bus filling stations, and all of the city's twenty-two transit buses, the school busses, most taxis, and several hundred private cars run on biogas.



Karpalund Biogas Plant Biogas is produced from two sources in Kristianstad; the sewage treatment plant, and a separate biogas plant at Karpalund. The Karpalund biogas plant was built in 1995 as a means of solving two problems; organic waste (from farms, food factories, and city residents) and the need for greenhouse gas neutral fuel. Organic waste was banned from Swedish landfills in 2005, and is actively being diverted to biological treatment to produce biogas. Biogas from the plant biogas is burned along with wood waste in a local cogeneration plant, where electricity and district heating are provided from one process. Within a few months however, a new upgrading plant will allow the gas to be used in up to 1,500 cars and buses. Heat from the cogeneration plant is used in Kristianstad's district heating system. Almost all of the apartments and municipal buildings in the city are heated by district heating from this plant. In Kristianstad they know the community is far from fossil-free, but they're very seriously on the path. Municipalities are leading the way in Sweden.

Before leaving Kristianstad for Malmö, I refilled at the sewage treatment plant's biogas outlet, so the trip was fuelled entirely by biogas from sewage. It was an odd feeling, realizing this was a completely guilt-free, greenhouse gas-neutral trip, powered at 110 by the community of Kristianstad. Along the way I lost count of the windmills - over fifty for sure. I don't understand objections over the sight of wind turbines in Canada. They're just beautiful, especially when you know each one carries a thousand homes.



October 7, Malmö

Västra Hamnen This sustainable development is built on a former contaminated shipyard site, and includes a huge variety of designs. The buildings are surrounded by water features, bike paths, and pedestrian paths; cars are not welcome. The community is built beside the famous Turning Torso, and is powered by its own windmill.

http://www.malmo.com/index_eng.htm





October 8, Malmö to Stockholm

The trip from Malmö to Stockholm by high-speed electric train took about four hours. (Trains are electric in Sweden "wherever possible".) Sweden is a brilliant green; green fields, green forests, and the cities are contained rather than sprawling. One minute your train is in the countryside, the next you're in the city's central station. Swedes tell me the Skåne region in the south has some of the best farmland in Europe, and I believe them. The red farm houses are immaculate, the fields look ancient and beautiful.


October 9, Stockholm

Stockholm Vatten This morning I toured the Hendriksdals treatment plant and interviewed the Manager, Business Development on her plans to expand the markets for energy and biogas from the treatment plant. This job title struck me as very interesting, showing how embedded the idea of treatment through resource recovery is in Sweden.

The Hendriksdals plant is built into the side of a hill, and although you can see the apartment building (which houses 1,600 residents) directly on top of the plant, the tall vent stack is so effective the plant has never received an odour complaint.

The plant first opened in 1941, but has been continually upgraded to the current tertiary level. Nitrogen and phosphorous are removed, and treated effluent is actually filtered before being discharged. Effluent quality is twenty times better than our provincial standards, but because of the revenue realized from the sale of heat and biogas, the net cost of treatment to citizens of Stockholm is again lower than the Canadian average. While we pay an average of $120 per household per year for secondary treatment, residents of Stockholm pay the equivalent of $78 per household per year for tertiary treatment. Like the Gryaab plant in Gothenburg, Hendriksdals also accepts an increasing amount of organic solid waste from households into its biogas digesters. The goal is to produce more and more biogas.

Hammarby Sjöstad This afternoon I was given a presentation on the city's Hammarby Sjöstad ("city by the water") development, which is designed for sustainability along similar lines to Victoria's Dockside Green development. Hammarby Sjöstad was built on a former contaminated site, and the ten thousand apartments require less water and energy that the Swedish average. Sewage is treated on site, and all buildings are heated by the energy company's heat pumps, which in turn extract energy from the Hendriksdals treatment plant effluent. The Hendriksdals treatment plant also provides upgraded biogas for cooking in Hammarby Sjöstad. Storm water is also treated onsite through water features.

A novel feature of the development are the underground vacuum tubes which residents use to send separated organic and other waste to a central collection point. Organic waste is then fed to the Hendriksdals biogas digesters. The closed energy and material loops between the waste treatment plant (really a resource recovery plant) and the development are a wonderful example of eco-industrial planning; cycles are closed, just as they are in nature.

The core areas of Stockholm and Gothenburg are built for bicycles and pedestrians. It is intended to be difficult to bring a car downtown, and less necessary since electric trams, biogas or ethanol buses, and bike paths are the norm. I saw businessmen and businesswomen in immaculate suits riding their bikes to work, in some cases chatting on their hands-free cell phones as they pedalled. Combined with the beneficial results of district heating, this approach to transportation has resulted in much cleaner air in the downtown cores. Going for a run in downtown Stockholm was a completely different experience from Vancouver, because Stockholm's air is significantly cleaner.



Summing up

Some may wonder if the practices in Sweden can be successfully transplanted in Canada, with our different (visible) price of energy, environmental regulations and tax structures. Whenever the opportunity arose, I asked Swedes about their views of taxes and the environment, to help me with comparisons. One professional couple in Malmö said "We are rich, because we live in a rich country". They explained that to them, knowing people and the environment were being looked after means peace of mind, and thus justifies their taxes. Several people explained the Swedish law granting access to private land, allemansrätt, translated as "everyman's right" of common access. Swedes are free to traverse and even camp on private land, within some generally accepted guidelines concerning respect for owners' privacy and livelihood. The result is a stronger connection with land. To Swedes, the expression "welfare state" has a positive meaning, that the welfare of people and the environment are protected. In the end, I saw more shared values between our two countries than differences.

Beyond social and environmental values, Sweden is showing how resource recovery is also good for the economy; Sweden is living the ideas in Natural Capitalism (Hawkens and Lovins). The premise of this book is that we need to extract every last bit of value from each unit of raw resource we take from the earth. Doing so reduces the demands on the planet's resources, reduces pollution in the form of "waste", and increases employment. Biogas and district heating in Sweden are good examples of this "radical resource productivity", and the country is going further still by reducing taxes on employment and increasing taxes on raw materials, including fossil energy.

In answer to the question, what would you do in our place here in Victoria, the answers from Sweden are:

Integrate our planning of liquid waste, organic solid waste, energy, and transportation, so that the results for the community are optimized. Planning for each of these areas in isolation sub-optimizes ("pessimizes") the results for the community.
To make waste pay its own way, count every output as an input, every waste as a resource.
Recovering more value from waste costs less overall.
Minimize pollution to water, land, and air at the same time; solve several problems at once.
Keep things flexible, so that energy can always be put to its highest purpose. An example of this is the way the sewage treatment plant in Stockholm will start to buy heat energy from the energy company, in order to make more biogas available for city buses. The result will be less pollution overall, as well as higher economic returns for the treatment plant.
Finally, the impression I'd had from books that Swedes are reserved is gone forever. Everyone I met was unbelievably generous with their time, help, and information with this Canadian who came to them with no official standing. Environment is a global issue, they explained with a gentle smile.



Stephen Salter, PEng

Victoria, BC


Mardi 16 Janvier 2007
Samedi 17 Février 2007
acme
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