Monte alors à la tribune de Beaulieu le représentant des 1650 salariés de
l'usine Perrier de Vergèze (Gard/F), filiale à problème de Nestlé Waters.Mâchant ses mots d'un fort accent du midi, le syndicaliste dénonce les menaces récurrentes de Brabeck de délocaliser la production du célèbre label vert.
L'Autrichien répète depuis de longs mois que l'appellation n'est pas liée à une source: «
Je peux produire du Perrier n'importe où dans le monde ». Car, contrairement à Contrex ou Vittel, Perrier ne porte pas le nom de la ville dans laquelle elle est embouteillée.
Contestant avec force la légalité de cet argument, le délégué avertit:
«
Délocaliser la marque Perrier, protégée par le droit des eaux, pourrait donner lieu à une tromperie et faire courir un risque juridique important ».
En clair, soutenus par les élus locaux du Gard, le syndicat CGT et certaines directives européennes, les ouvriers Perrier menacent de lancer une offensive judiciaire.
« Nestlé fait toujours face à un blocage à Vergèze», rappelle Le Monde(31/3), «majoritaire chez Perrier, la CGT continue de refuser la filialisation mise en place depuis le 1er janvier, et suspendue le 14 mars par le tribunal de grande instance de Nîmes».