A compter de l'été 2010, de nouveaux bus devraient sillonner la capitale norvégienne, alimentés par un carburant produit dans un bel élan collectif, mais sans doute à leur insu, par ... ses habitants.
" On gagne sur tous les tableaux : le bilan carbonne est neutre, ça ne pollue presque pas, c'est moins bruyant et c'est renouvelable à l'infini " explique Ole Jakob Johansen, l'un des responsables du projet au sein de la municipalité.
Ce carburant miracle n'est autre que le méthane généré par la fermentation des boues de la station d'épuration de Bekkelaget, qui voit transiter les déjections de 250 000 citadins.
"En allant aux toilettes, une personne produit 8 litres d'équivalent diesel par an. Cela semble peu mais, multiplié par 250 000, ça permet de faire rouler 80 bus, à raison de 100 000 kilomètres chacun", souligne Ole Jakob Johansen. Comparé au diesel, le biométhane permet de réduire de 78% et de 98% les émissions d'oxyde d'azote et de particules fines, de polluant responsables de maladies respiratoires.