Le tribunal correctionnel de paris a rendu en début d'après-midi son jugement : il a condamné l'homme d'affaires Jean-Marie Messier à trois ans de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende dans l'affaire des déboires de son ex-société Vivendi Universal. Il a été reconnu coupable de "diffusion de fausse information aux marchés et abus de biens sociaux" mais relaxé sur l'accusation de manipulation de cours. Ce jugement est plus sévère que celui requis par le parquet, qui avait demandé sa relaxe lors du procès qui s'est tenu au mois de juin.
Edgar Bronfman Jr, le directeur général de Warner Music, qui faisait partie des six autres prévenus, a été condamné à quinze mois de prison avec sursis et cinq millions d'euros d'amende pour délit d'initié. L'ancien bras droit de J2M, Guillaume Hannezo, a été condamné quant à lui à quinze mois de prison avec sursis. Un autre ancien dirigeant de Vivendi, Eric Licoys, écope de six mois de prison avec sursis.
La société Vivendi, partie civile dans cette affaire, ne réclamait pas de réparation à ses ex-dirigeants. En janvier dernier aux Etats-Unis, un jury populaire a retenu sa responsabilité pour des faits d'information fausse, à la suite d'une procédure en nom collectif. La procédure judiciaire américaine se poursuit.