Les consommateurs ne peuvent accepter cet effort financier disproportionné qu’en contrepartie de pratiques agricoles plus respectueuses des ressources aquatiques.
Dans cet esprit, l’UFC-Que Choisir a élaboré une réforme de fond opérationnelle « Eau-Réconciliation 2015 » proposant le développement des mesures agroenvironnementales grâce à un circuit de financement vertueux : de l’argent est prélevé sur des modes de productions agricoles intensifs et polluants avant d’être redistribué à des productions favorisant la préservation de la ressource aquatique.
Levier d’une réforme demandée par les consommateurs, le projet de loi sur l’eau est aujourd’hui une coquille qui sonne creux. Ce projet ne contient en effet quasiment aucune mesure relative à la politique agricole de l’eau, notamment les aquataxes sur les nitrates et les pesticides. Un projet de loi sans aquataxe ne peut pas être un grand projet de loi sur l’eau.
Sans logique d’agression mais avec la volonté de pointer les dysfonctionnements du système actuel, l’UFC-Que Choisir va poursuivre sa campagne de terrain « Eau-Réconciliation 2015 » lancée à Nantes au mois de février et géographiquement concentrée sur les zones les plus touchées par les questions de pénurie et/ou de pollution de l’eau.
Comme le souligne Alain BAZOT, Président national, « l’UFC-Que Choisir ne part pas en guerre contre les agriculteurs. La bataille engagée est pour l’eau, elle ne sera pas gagnée sans l’implication de tous les usagers et la détermination des politiques… ».