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PRIVATISATION DANS LE MONDE

Un nouveau rapport spécial de 'PUBLIC CITIZEN' sur VEOLIA


Véolia Environnement : UN PROFIL D'ENTREPRISE

Version française du nouveau rapport sur VEOLIA présenté par "PUBLIC CITIZEN" et une "Campagne de l'Eau Pour Tous"

Cliquez ici pour la version Anglaise

PUBLIC CITIZEN : La PRESENTATION/LA TABLE DES MATIERES
VEOLIA LES FAITS : QUI SONT-ILS, QUE FONT-ILS, OU, & QUAND /VEOLIA ENVIRONNEMENT



PUBLIC CITIZEN : La PRESENTATION


Un nouveau rapport spécial de 'PUBLIC CITIZEN' sur VEOLIA
CAMPAGNE DE L'EAU POUR TOUS
"Water for All Campaign"
California 215 Pennsylvania Ave. S.E 1615 Broadway 9th floor Washington
D.C. 20003 Oakland, CA. 94612

  • tel: 202.588.1000
  • fax: 202.547.7392

LA TABLE DES MATIERES

VEOLIA-ENVIRONNEMENT-:-LE-PROFIL-D'UNE-ENTREPRISE....................................................................Introduction
Les-Dessous-Un-Conglomérat-à-découvert................1
Véolia-Environnement-:-la-naissance...........................2
Comportement-anti-compétitif.......................................3
Un-club-d'initiés...............................................................4
Corruption........................................................................5
Lobbying...........................................................................6
Pratiques-environnementales-douteuses...................7
Véolia-aux-U.S.A...............................................................8
Véolia-en-Amérique-Latine-et-aux-Caraïbes................9
Véolia-en-Afrique............................................................10
Véolia-en-Asie-et-dans-le-Pacifique.............................11
Véolia-en-Europe-de-Est...............................................12
Véolia-en-Europe-de-l'Ouest.........................................13
Conclusion......................................................................14
Références......................................................................15

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VEOLIA, LES FAITS :
QUI SONT-ILS, QUE FONT-ILS,
OU, & QUAND


La Farandole des Noms - Véolia Environnement se décline sous de nombreuses appellations :
Générale-Des-Eaux, Onyx Environmental, Dalkia, Veolia Water North America, Folkstone and Dover Water Services, Tendring Hundred Water Services, Connex.
• La société était autrefois connue sous le vocable de "Vivendi Environnement", en référence à sa maison-mère, "Vivendi Universal". Face à une dette massive et des "junk bond", Vivendi Universal a récemment vendu beaucoup d'actifs (y compris son studio de cinéma, sa TV et des "parts" qu'il détenait dans des "parcs à thème") à la NBC, créant ainsi la "NBC Universal", dans lequel Vivendi a conservé une participation à hauteur de 20%.
En 2002, "Vivendi Universal" se débarrasse de "son unité de services" : Vivendi Environnement.
En 2003, pour illustrer ce changement Vivendi Environnement transforme son nom en "Véolia Environnement". Vivendi Universal possède toujours environ 5 % de Véolia Environnement.
En 2004, Véolia Environnement a vendu les parts de son unité de service "US.FILTER", en rebaptisant ce pôle eau : "Veolia Water North America".
L'argent
• Véolia Environnement est N° 463 parmi les 500 entreprises classées dans le magazine : "Fortune"
Net Income : 2.58 Billion $ US
• Net Revenue : 35.96 Billion $ US
• Le pôle "Eau" produit 40% des ventes.

L'empire
Véolia Environnement est la compagnie de traitement des Eaux et d'Assainissement la plus importante du monde dont les unités desservent plus de 110 millions de clients dans 84 pays.
Son Siège
Le siège social de Véolia Environnement est localisé à Paris, en France.
Véolia Environnement
• Son Président et PDG : M. Henri Proglio est aussi :
- Membre aussi du Groupe Thales, une société d'électronique de défense aéronautique ;
- Membre du puissant groupe de lobby : le Forum de Services Européen

*Sources = Informations rendues publiques par la Société "Hoover": Rapports Annuels de Société : 2001 ; juin 2004
http://www.ketupa.net/vivendi.htm

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VEOLIA ENVIRONNEMENT :
LE PROFIL D'UNE ENTREPRISE



Jusqu'en 2003, "Véolia Environnement" était connu sous le nom de "Vivendi Environnement" qui représentait l'image habituelle de l'entreprise, c'est-à-dire une filiale de Vivendi et du conglomérat multinational d'Universal.
Ces dernières années, cette entreprise labyrinthe a pris des sentiers tortueux et s'est effilochée :


La participation, majoritaire autrefois de Vivendi dans la plus grande société du monde du marché de l'eau, se résume, maintenant, à un peu plus de 5%.

Véolia Environnement a aussi connu des changements, les plus notables sont la cession :
- d'une branche spécialisée dans les biens d'équipement,
- d'une division de services, de deux sociétés de services de gestion de l'eau,
- même de quelques "droits à la l'eau" en Californie (Droits de forage et d'exploitation).


L'AVENIR

• Une vision d'avenir marchande : Parmi tous ces changements, une constante : le futur développement (cauchemardesque) de la société projette que la ressource de la planète entière, en eau utilisable à la consommation humaine, devenue de plus en plus rare, sera contrôlée comme n'importe quel produit et pourra être achetée, vendue, négociée, commercialisée, gérée et évaluée pour le meilleur bénéfice de l'entreprise.

• Une vision soutenue par les institutions bancaires mondiales de développement : Cette vision "d'avenir" de Veolia est partagée :
- par le reste de l'industrie privée de l'Eau, de plus en plus imposante,
- par les organisations financières internationales qui sont fortement sous l'influence des groupes d'eau très puissants financièrement,
- par des fonctionnaires, dispersés à tous les niveaux dans les gouvernements, à qui on a fait croire que privatiser l'eau serait plus économique ou que l'on a conduit à penser, ou à croire de façon aveugle, en la supériorité du secteur privé.

• Une vision de lutte pour les citoyens : Les visées du futur de Véolia ne sont pas partagées par les citoyens du monde, dont le bon sens et l'idée de justice leur font dire que l'accès à l'eau non contaminée et potable est un droit humain qui devrait être disponible à tous et pas seulement à ceux qui peuvent se permettre de payer. Et partout dans le monde, beaucoup (trop) de citoyens ont été les témoins des prix exponentiels, de la corruption et du clanisme de profit que Véolia, autrefois Vivendi, porte dans son sillage.

Comme Véolia essaye d'étendre son contrôle sur les ressources en eau du monde et ce, sur chaque continent, autant dans les nations riches que pauvres, alors les citoyens, les communautés et les pays doivent apprendre à comprendre les buts de Véolia, ses pratiques et ses antécédents. Ce rapport essaye de contribuer à cette meilleure compréhension.

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LES DESSOUS :
UN CONGLOMERAT
A DECOUVERT



Au début du 21ème siècle, l'Empire imposant "Vivendi Universal", dont "Vivendi Environnement" (maintenant Véolia) était une filiale, a été pris dans un "tourbillon d'affaires" : Corruptions d'entreprises ; chaos ; condamnations pour corruption ; enquêtes musclées par des enquêteurs boursiers à la recherche de preuves au siège social ; procès portés collectivement par des actionnaires des deux côtés de l'Atlantique ; chute vertigineuse de la valeur de l'action et de la réputation de la solvabilité de l'entreprise ; dette massive qui nécessitera la vente, en urgence et à perte, des actifs ; discrédit du P.D.G qui est en fin de compte évincé ; vertige de l'incertitude financière et crise d'identité.


Les années folles"


Vivendi Universal" fut, une fois, classé parmi les 60 plus grandes sociétés dans le monde parmi les 500 sélectionnées par "Fortune Magazine".
Comme beaucoup de grands groupes transnationaux, en cette fin du 20ème siècle, "Vivendi Universal" achète, revend et fusionne des entreprises pour servir sa politique d'expansion mais la fête des fusions sera suivie par quelques problèmes sérieux : légaux et financiers, et les dettes s'accumuleront !

Après l'euphorie qui suit les achats :


"Vivendi Universal" annonce une perte nette de 12,3 milliards d'€ pendant la première moitié de 2002 et commence à vouloir vendre ses parts dans ses nombreux holdings pour régler sa dette. Mais la rentabilité comme la réputation de solvabilité de Vivendi sont en chute libre.(1)

Le conseil d'administration de la société demande la démission de l'ancien PDG, Jean-Marie Messier : il sera, par la suite, accusé de fraude par la S.E.C (C.O.B.) et condamné à une amende d'un million US $ ; il lui est refusé les 25 millions US$ de dédommagements prévus. Il sera plus tard condamné à une amende d'1 million d'euros par les "contrôleurs" (en 2004) de la bourse française pour avoir transmis un rapport financier imprécis.(2) (L'Autorité française des marchés financiers (AMF))

Les plaintes en cascades


En décembre 2003, la Commission américaine d'Échange de Titres dépose une plainte pour fraude contre Vivendi Universal qui, "déguisait "le cash-flow de Vivendi, ses problèmes de liquidité et ses réserves comptables incorrectement ajustées (qui affichaient des bénéfices avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissements et qui n'ont pas révélé les engagements financiers d'investissement) le tout en violation du dispositif anti-fraude et des lois boursières fédérales en vigueur”.(3)
Les actionnaires de Vivendi ont par la suite intenté un procès contre les anciens managers, exigeant qu'ils payent 54 millions de US$ pour les américains et qu'ils soient condamnés aux dépens.. Comme souvent, les achats dispendieux de Vivendi furent financés par les consommateurs d'eau français, inconscients du fait.(4)

Une histoire d'eau


Vivendi est originellement une entreprise de gestion de l'eau. Fondée en 1853 sous le nom de la "Compagnie Générale des Eaux" elle a commencé à fournir de l'eau à Paris, à Lyon, à Venise et à Constantinople. Pendant 150 ans la "Générale des Eaux / Vivendi" a gagné des concessions de gestion de l'eau partout en France. Conformément à ses contrats, Vivendi met de côté une partie des revenus qui est normalement 'une réserve' pour les frais de maintenance et de réparation du réseau hydrographique. Comme on pouvait le prévoir, les folies d'achat de Vivendi ont été financées par cette réserve des consommateurs d'eau français, peu soupçonneux.
Un livre récent : L'eau de VIVENDI, Les Vérités Inavouables coécrit par un ancien employé de Vivendi, Jean-Luc Touly et le journaliste d'investigation, Roger Lenglet, révèle qu'avant 1996 "l'augmentation du capital de Vivendi" qui s'est élevé à 27 milliards de francs a été réinvesti dans une société de réassurance. Lenglet et Touly prétendent que ces fonds ont été alors utilisés pour financer les dettes et les achats inconsidérés de Vivendi.(5)
Les 27 milliards de francs des consommateurs français, (ce qui représente une somme suffisante pour remplacer le réseau hydrographique entier de la France), ont disparu laissant Vivendi avec un multi-milliard de dollars de dettes et des citoyens français avec des problèmes de canalisations vieillissantes qui nécessitent une réhabilitation urgente.(6)
Il serait difficile de sous-estimer la masse financière de toutes les Holdings de Vivendi dans le monde, mais voici quelques éléments mis en lumière qui témoignent de la folie des acquisitions tels que le" Studio Universal", "Multimedia Entertainment", "HBO Asie", "MCA Records", "Cineplex Odeon", Houghton Mifflin" et "Seagram". À la fin des années 1990, Vivendi Universal opérait dans plus de 90 pays avec une main-d'oeuvre de 235 000 personnes.(7)

Un extrait du livre : "L'eau de Vivendi, Les vérités inavouables" retour haut de page

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VEOLIA ENVIRONNEMENT :
LA NAISSANCE


En décembre 2002, la crise financière de Vivendi Universal l'a forcé à vendre la moitié de ses actions "majoritaires" de sa filiale "Eau", "Vivendi Environnement", réduisant les parts de la société-mère à 20.4 %.(8) C'était une tentative pour récupérer les investisseurs et restaurer la confiance des actionnaires en recentrant les activités de Vivendi Universal sur la communication et les médias.


Une image à restaurer
"Vivendi Environnement", la filiale des services Eau et Environnement fut rebaptisée plus tard "Véolia Environnement "pour refléter son indépendance vis à vis de Vivendi. Comme un cadre de Vivendi l'a dit, : "Tout est mieux que de rester "Vivendi."(9)

En décembre 2004, Vivendi Universal annonça qu'il abandonnait 15 % de Véolia, le laissant avec seulement de 5.3 % de participation dans la société Eau, alors qu'originellement il en était la maison-mère."(10)

Une stratégie de remise à flots :
Véolia Environnement a précisé qu'il se concentrait maintenant sur la réduction de sa dette et sur les services à long terme et les contrats de gestion avec des cash-flows clairs avec peu d'engagement de capitaux.
Ce sont des contrats où la société peut louer des actifs et amasser un capital sans qu'elle soit obligée de faire des investissements de capitaux dans le maintien, l'expansion ou la réhabilitation de l'infrastructure du réseau hydrographique. Autrement dit, le public doit payer pour des canalisations, des usines de traitement et d'autres infrastructures tout en permettant à l'entreprise en délégation de ce service de faire de l'argent. Le terme français pour ce modèle de gestion est "affermage", mais plusieurs expressions anglaises explicitent de façon parfaite cet arrangement comme : "Entreprise : heureuse", "subventionnée "ou encore "escroquerie grand public.”
Affermage et Privatisation en ménage
Ces stratégies d'entreprise permettent d'assurer des profits et des dividendes pour les actionnaires, mais les réseaux hydrographiques de beaucoup de communautés, dans le monde entier (particulièrement au sud), nécessitent désespérément des investissements afin d'être réhabilités et étendus. La "promotion du partenariat Public"/Privé ou la privatisation des services par les gouvernements et les institutions, telle que la Banque mondiale, est toujours fondée sur l'idée mythique que les sociétés privées peuvent fournir un investissement et des capitaux. Des citoyens dans le monde entier commencent à prendre conscience de la réalité de ces accords. La réalité est que les fonds publics sont utilisés pour entretenir et construire des réseaux hydrographiques dont les sociétés privées veulent récolter un maximum de profits.
Avec le modèle d'affermage en main, les cadres de Véolia ont sillonné le globe, cherchant de nouveaux contrats avec pour objectif d'augmenter son contrôle et ses bénéfices grâce à la gestion du service des eaux. Cet argumentaire de vente fonctionne bien pour la compagnie. En effet, depuis 2003 Véolia Environnement opère dans 84 pays avec environ 300 000 employés dans le monde, (11) et les revenus de 37,58 milliards de US $ proviennent pour plus de la moitié de ressources autres que françaises et principalement d'Asie, d'Australie, d'Amérique du Nord et d'autres pays d'Europe. Le bénéfice net en 2003 était 2.3 milliards US$.(12)

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origine inconnue, veuillez nous excuser de cet emprunt
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COMPORTEMENT
ANTI-COMPETITIF


Dans l'optique d'une économie "abstraite", la gestion des services des eaux est à considérer comme un monopole par nature parce que les coûts moyens sont moins élevés que les augmentations des coûts de production. En effet, l’investissement initial, relativement important pour mettre en place l'infrastructure, devient une barrière sérieuse à la concurrence. (Exemple : cela n'aurait aucun sens pour "un concurrent" de construire un deuxième système de canalisations afin de démontrer qu'il est un meilleur exécutant moins cher que le service déjà existant.)


• Les caractéristiques particulières de la nature de ce monopole de l'Eau permettent à beaucoup, y compris l'association "Public Citizen", à conclure que l'eau doit rester dans des mains publiques plutôt que de devenir une source de profit pour une entreprise privée. Les institutions comme la Banque mondiale, alors qu'elles reconnaissent les particularités du monopole de l'eau et donc d'une mise en concurrence difficile à faire jouer, continuent pourtant à préférer la privatisation ou "la participation du secteur privé".

• Les particularités d'un monopole de gestion de l'eau ont aidé Vivendi/Veolia à construire un empire.
Actuellement, environ 70 % de la gestion privatisée internationale de l'eau est dominée seulement par deux groupes Véolia et Suez.(13)
• De temps en temps quelques "contrôleurs " gouvernementaux dénoncent cette situation : Par exemple, en juillet 2002 le Conseil français de la Concurrence) a jugé que les deux géants avaient abusé de leur domination sur le marché en France, où ils contrôlent 85 % du marché de l'eau en gestion privée.
• Dominants sur le marché, les deux sociétés constatent que la collaboration peut être source de profits. Ils créent des sociétés "filiales", communes, dans un certain nombre de villes et de régions, pour partager leurs bénéfices au lieu de rivaliser l'une contre l'autre. Le rapport a listé 12 collaborations de cette sorte en France, y compris dans des villes comme Marseille et Lille.
Le conseil dit aussi que depuis juin 1997 le processus d'offre dans plus de 40 affaires avait été fait sans mise en compétition du fait de la collaboration de Vivendi et de Suez et occasionnellement avec la compagnie LA SAUR(14)


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UN CLUB
D'INITIES


Les fusions et rachats durant ces deux dernières décennies ont permis à l'industrie mondiale de l'eau de devenir un club encore plus riche mais surtout encore plus rétréci et fermé. Véolia et Suez sont les deux plus grands géants avec RWE/THAMES, SAUR et Anglian (en deuxième position). Souvent ces sociétés de second rang doivent collaborer avec les deux géants, Veolia et Suez, afin d'apparaître sur le marché.


Par exemple, Véolia (à l'époque Vivendi) a formé un partenariat d'entreprises avec RWE/THAMES sur trois de leurs opérations principales récentes pour la gestion de l'eau :
le Berlinois Wasserbetribe,
Budapest Sewearge (FCSM) et
United Water à Adelaide en Australie,
et ses ramifications
en Nouvelle-Zélande (Papakura) et
en Indonésie (Sidoarjo).
Véolia s'est associé avec la "SAUR" tant au ROYAUME-UNI qu'en République tchèque :
"Anglian" est associé avec Suez et Veolia dans "Aguas Argentinas" et
séparément avec Véolia et Suez en République tchèque.(15)

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illustration alenjendro Magallanes
illustration alenjendro Magallanes
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CORRUPTION
CORRUPTION

Il est bien connu que la société utilise la corruption pour obtenir des contrats de gestion des eaux. En effet, la corruption apparaît comme une culture d'entreprise. Au milieu de l'année 1996, cinq des 13 directeurs du conseil du directoire de Vivendi/Générale des eaux étaient mis en examen pour corruption (surtout pour les rapports illicites qu'ils entretenaient avec d'autres entreprises). Cependant, il est souvent très difficile d'obtenir les preuves suffisantes et de susciter la volonté du système juridique pour les poursuites judiciaires.(16)

Certaines des récentes condamnations, les plus représentatives du système de corruption employé qui impliquent des cadres de Vivendi et beaucoup de leurs filiales et affiliées, sont décrites ci-dessous.
Toutes les condamnations ont été obtenues aux Etats-Unis et en Europe. Cela reflète probablement les difficultés, encore plus grandes, auxquelles font face les institutions juridiques et régulatrices des "Pays du Sud", en essayant de contrôler les comportements de sociétés transnationales, dans un contexte où les rapports de force et de puissance mondiale ne sont pas équilibrés. Il est probable que Véolia emploie ces pratiques corrompues, de façon plus courante, dans le Tiers-Monde, étant donné le contexte local où l'autorité de la loi et des institutions juridiques est plus difficile à faire respecter.

• Strasbourg, France,
- 1991 : André Fougerousse
, vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg et maire de la commune de Oswald a démissionné de ses fonctions, après avoir été mis en cause pour avoir reçu des gratifications de la part de Vivendi, Saur et Suez. Mr. Fougerousse a pourtant expliqué qu'il n'y avait là rien d'anormal et que c'était une pratique courante auprès des officiels qui bénéficient de ces avantages. (17)

St. Denis, Isle de La Reunion, France
- 1996
: Deux seniors, des cadres de Vivendi/Générale des Eaux ont été reconnus coupables de suborner le maire de st. Denis pour obtenir un contrat pour la gestion des eaux(18) après qu'ils eurent admis à la cour en octobre 1996 que Vivendi avait payé des élus pour obtenir la concession de la gestion des eaux..(19)
- 1996 Jean-Dominique Deschamps a été condamné à une amende 27,000 US $, en plus d'une sentence de 18 mois de prison, après que le tribunal l'a déclaré coupable de suborner des fonctionnaires dans au moins 70 villes dans toute la France. M. Deschamps était alors le sous-directeur de Vivendi et avait cherché à garantir des contrats de gestion d'eau pour le groupe Vivendi...(20)

• Angoulême, France :
- 1996 : L'ancien maire d'Angoulême, Jean-Michel Boucheron
, a reconnu qu'il avait accepté 55,000 US$ de Vivendi/ Générale des Eaux en contrepartie d'un contrat passé avec eux. Il a été condamné à deux ans de prison ferme(21) (et à deux ans avec sursis) ainsi qu'à une amende(22) de 172 000 US $.

• La Nouvelle Orleans, Louisiane, USA
- 2001
: "Professional Services Group" (PSG), acheté par la filiale de Vivendi, "US Filter", dans le milieu des années 1990, avait signé un contrat pour exploiter le service d'assainissement de la Nouvelle Orléans en 1992. Un cadre de PSG, un membre "New Orleans Sewerage" et le directoire du service Eau ont été reconnus coupables des charges de corruption afin de faciliter "PSG" dans l'extension de ce contrat.(23) "Aqua Aliance", la société mère de "PSG" a plaidé coupable pour l'accusation de corruption et a été condamnée à verser une amende de 3 millions US $.(24)

• Milan, Italie
- 2001 : Alain Maetz
, un cadre supérieur de la division eau de Vivendi a été reconnu coupable pour corruption et a été condamné une à sentence de prison d'un an et dix mois avec sursis.(25) les Juges ont dit que M. Maetz avait payé un dessous de table au président du conseil municipal de Milan pendant la procédure d'appel d'offres pour le contrat concernant une usine de traitement des eaux usées au sud de Milan.(26) Massimo de Carolis, ancien président du conseil municipal a été condamné à presque trois ans de prison pour avoir reçu 2 millions $ US en dessous de table pour un contrat qui représentait 100 millions $ US (27)

• Bridgeport, Connecticut, USA
- 2002 :
Entre 1996 et 1999, PSG a donné 700,000 $ US à deux associés proches de Joseph P. Ganim, le maire de Bridgeport, pour obtenir un contrat pour gérer l'usine de traitement des eaux usées de la ville. Ganim a été, par la suite, reconnu coupable par la Cour fédérale américaine pour 16 chefs d'accusation, y compris l'extorsion et la corruption, pour avoir reçu un pourcentage en échange de l'obtention du contrat de la ville à PSG. Les associés et huit autres défendeurs ont aussi plaidé coupables pour ces mêmes charges.(28)

• La justice n'est pas applicable de la même façon partout dans le monde : Le comportement des multinationales, contraire à la morale et socialement irresponsable, est devenu le problème principal de la société contemporaine. Le problème est d’ailleurs beaucoup plus profond que les définitions légales données pour la corruption ou le comportement criminel d'une entreprise. Les définitions légales évoluent dans le temps et de pays en pays.

- Par exemple, aux Etats-Unis, des donations à des hommes politiques par des entreprises sont couramment utilisées comme incitations financières afin d'encourager ces mêmes politiciens à agir en faveur des intérêts des sociétés donatrices. Dans les directives, ce comportement est appelé "moyen de pression" (lobbying) ( ce qui n'est pas vraiment si différent de la corruption) mais est considéré comme légal.
- A côté des lois, la puissance économique et l'influence de grandes sociétés transnationales dans la politique d'un pays peuvent changer la donne.
:- Par exemple, au Lesotho et au Pakistan, alors que des individus ont été reconnus coupables de recevoir des dessous de table de la part d' entreprises de gestion des eaux, ces mêmes entreprises, elles, n'ont pas été inquiétées pour ces chefs d'accusation !(29)
- Dans la plupart des pays, les structures légales, politiques et sociales ont tendance à favoriser les grandes sociétés transnationales par rapport aux acteurs locaux qui sont souvent des consommateurs inorganisés et des citoyens particulièrement pauvres et mal payés.

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LOBBYING
LOBBYING



Véolia est un membre de plusieurs groupes de pression mis en place par les entreprises, comme le "Forum des Services Européen" (ESF) et (USCSI) "la Coalition Américaine d'Industries de Service".

• L'ESF
se décrit lui-même comme "dédié" à la promotion active des intérêts des services européens et de la libéralisation des "marchés de services" partout dans le monde en connexion avec les négociations "du GATS 2000"(30)

Dans les faits, aux rencontres de l'OMC à Seattle en 1999, le "Forum des Services Européens" était un membre officiel de la délégation de l'Union Européenne. L'influence de Véolia et des autres multinationales européennes d'Eau, dans les négociations commerciales au niveau mondial, a été clairement mise en évidence, à l'annonce de la demande de l'Union Européenne aux 72 pays, de libéraliser leurs secteurs Eau conformément à l'Accord Général sur le Commerce des Services (GATS).
• USCSI est un autre grand groupe de lobby d'industries de services qui revendique son rôle actif dans la mise en place et l'agenda des négociations de la libéralisation et de la dérèglementation du commerce des services à l'OMC. Inclure l'eau dans les accords du GATS donnera à Véolia et à d'autres sociétés multinationales un meilleur accès aux ressources nationales d'eau et créera une structure légale et institutionnelle pour promouvoir davantage la privatisation de l'eau.(31)

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PRATIQUES
ENVIRONNEMENTALES
DOUTEUSES



Veolia a une longue histoire de pratiques environnementales douteuses. Quelques-unes des situations les plus désastreuses commentées aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne sont décrites ci-dessous. .


Encore une fois, le fait que des amendes aient été données et que les événements aient été largement médiatisés a pratiquement plus d'intérêt par l'action légale et la régularisation effectuées dans ces pays que les affaires elles-mêmes. Il y a malheureusement beaucoup de cas dans le monde entier qui restent inconnus et où des décisions de justice ne sont jamais prises..

Plusieurs cas de pollution et de violations de règlements environnementaux ont été compilés par "les Amis de la Terre" dans un rapport de 2001 qui s'intitule : l'Eau Sale

• En 1998 : La filiale de Vivendi "Tyseley Waste Disposal Ltd" a été classée par l'Agence de l'Environnement du ROYAUME-UNI comme la deuxième entreprise la plus pollueuse. Le directeur des opérations de l'Agence de l'Environnement "Archie Robertson" s'est exclamé : " les sociétés inscrites sur notre liste noire ont oublié et ont tourné le dos aux hommes, à l'environnement et à leur propre industrie."
• En 2000 : "Une autre des filiales de Vivendi, la société de gestion des déchets "Leigh Environmental" (maintenant appelé "SARP -UK") a reçu une amende, la cinquième dans l'échelle des montants donnés de 87 500 £ (136 980 US$) avec sept poursuites pour la pollution.
• En 1999 :, "Leigh Environmental" était aussi inscrites à l'Agence de l'Environnement du ROYAUME-UNI dans le "Top Ten " des pires pollueurs avec des amendes de 18,000 £ (28,180 US$) et trois poursuites.
• En mai 1998 :, dans le nord du Derbyshire, un nuage de gaz de dioxyde nitrique a fui de SARP UK, l'usine Killamarsh de traitement chimique des déchets. Les résidants dans trois comtés séparés ont été affectés et plus de 20 000 personnes ont été forcées à s'enfermer en attendant que le nuage de gaz orange large de 300 pieds se dissipe du secteur. L'agence d'hygiène et de Santé et l'Agence de l'Environnement ont enquêté sur l'incident et la SARP UK a été poursuivie et a condamnée à une amende un total de 270,000£ (US$422,700 )(32)

• Le 26 juillet 2001, aux Etats-Unis eu lieu la pollution peut-être la plus tristement célèbre de ce genre d'entreprise. Un feu d'origine électrique a interrompu les opérations de l'Usine de traitement des égouts à l'Est de la Nouvelle Orléans, qui dessert 440 000 personnes et est gérée par la filiale de Vivendi, "USFilter" (rebaptisée depuis Veolia Environnement North America)(33) Les effluents non traités ont alors reflué, recouvrant les alentours pour s'évacuer vers certains bureaux de l'usine. Les opérateurs ont alors détourné ces effluents non traités vers la rivière Mississippi pendant deux heures avant que l'usine n'ait réglé la situation.(34)
Jim le Singleton, un conseiller municipal de la ville a expliqué que les techniciens de « USFILTER » lui avaient dit qu’ils étaient conscients de ces problèmes d'équipement depuis plusieurs semaines et qu’ils se doutaient des dégâts sérieux que cela pourrait engendrer mais sans pour autant prendre de disposition. Le feu qui survint seulement quelques mois après la casse de deux incinérateurs provoqua un encombrement de l’usine, les boues d’assainissement non traitées durent être convoyées des installations par camion. Les résidants du Parc d'Arabi et le voisinage de Carolyn Park de st. Bernard Parish ont été exposés à la puanteur pendant plus de deux mois..(35)

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Un nouveau rapport spécial de 'PUBLIC CITIZEN' sur VEOLIA
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VEOLIA
AUX USA

En 1999, Commençant par l'achat d'"USFILTER", une hystérie d'acquisition a pris Vivendi suscitant des luttes entre les groupes européens afin d'acquérir des services d'eau, des fabricants d'équipement, des techniques chimiques et d'autres technologies dans cette activité. Les prix s'envolèrent, avec la vente des plus grandes sociétés privées américaines les payant jusqu'à cinq fois leurs revenus annuels, ou encore comme EBITDA dont la vente atteignit 15 à 20 fois le montant du revenu annuel ( le cash-flow d'exploitation). Cette frénésie pour asseoir sa position sur le marché d'eau américain a duré en grande partie cinq ans et a changé la structure compétitive et le "visage" de cette industrie. ".”
Global Water Intelligence, Juin 2004

Une des acquisitions de Vivendi pendant sa frénésie d'achat fut la société d'eau privée américaine "USFilter", achetée en 1999 pour 6 milliard $ US. Pour suivre sa stratégie de réduction de ses dettes, en septembre 2003 Veolia décida de vendre la provision et les secteurs d'activité de vente de services de sa filiale "USFILTER". (La stratégie de "l'intégration verticale" des monopoles d'eau devra un jour être expliquée.) Les secteurs d'activités d' "USFILTER" que Veolia a décidé de vendre incluait des services d'eau grand public comme Culligan et Everpure qui représentaient autour de 80 % des 4 milliard d'US$ de ventes annuelles D'USFILTER'S. Veolia Environnement afficha une perte de 2.4 milliards de $ pendant la première moitié de 2003 et semblant regretter avoir jamais acheté "USFilter" déclara vouloir continuer sa politique de dégraissage et la vente d’actifs non-fondamentaux pour réguler ses dettes.(36)

Malgré ses ennuis financiers, Veolia cherche toujours à étendre ses marchés aux Etats-Unis qu'il considère comme un marché stable et établi - bien que problématique compte tenu des institutions régulatrices relativement plus puissantes en comparaison avec d'autres marchés intéressés en Chine ou en Europe de l'Est.. "Veolia grâce à Water North America "espère ainsi concentrer sur cette filiale, son modèle de gestion : l'affermage. Ces quelques derniers mois il a vendu Culligan et la division Eau d'Everpure, aussi bien que l'équipement et la division industrielle d' « USFILTER » ; tous ces efforts afin de concentrer ses forces sur "son métier fondamental de contrats de service à long terme" avec des municipalités .(37)

C'est un marché que Veolia domine déjà aux Etats-Unis ; en comptant tous les contrats passés avec le gouvernement, ils sont aux commandes de 42 installations de systèmes d'assainissement d'eaux usées et de 26 équipements d'eau, le tout représentant 380 million US$ de revenus en 2003. Son concurrent le plus proche aux Etats-Unis Suez détient « United Water » qui affiche 188 million US$.(38)

Ainsi quand dans les journaux économiques apparaissent ces quelques lignes…
"Les sociétés privées américaines prêtes à délaisser des contrats à faible rendement : Les signataires des contrats qui ont à l'époque rivalisé avec acharnement pour obtenir les délégations de service de la ville en ce qui concerne la gestion des eaux usées et la distribution de l'eau potable en Amérique du Nord peuvent jeter l'éponge" - (l'Intelligence mondiale D'eau, août 2003 …)
ils parlent de "Veolia Water North America". A peine quelques mois après, comme cela arrive, l'analyse démontra, de façon encore plus convaincante, que les plans de Veolia de mettre en place ce qui aurait dû être la plus grande affaire de privatisation d'eau dans le pays furent stoppés et l’abandon de ces contrats mentionné dans l’article, étaient ceux de la Nouvelle Orléans décrit maintenant.

• La Nouvelle Orleans

En avril 2004, la Nouvelle Orléans sort enfin du cauchemar du à la privatisation de sa gestion combinée des eaux usées et de sa distribution d'eau potable. Une mauvaise appréciation a fait flamber les tarifs d’à peu près 5 million US$ au cours des cinq dernières années et a fait courir deux maires. Et maintenant quel bilan la Nouvelle Orléans peut présenter avec tout ce temps et cet argent dépensés ?

Comme celle de ses concurrents, la réponse à l'appel d'offre par Veolia water - la plus importante et vraisemblablement la plus expérimentée pour les opérations de gestion de l’eau et de l’assainissement ainsi que la conduite des entrepreneurs- était si peu adéquate, si peu explicite en cultivant surtout les incertitudes, que les fonctionnaires de la Nouvelle Orléans ne pouvaient certainement pas évaluer toutes les économies promises. (39)

Il a été publiquement établi que l’encombrement dans les canalisations d’assainissement, était dû à l’incertitude du prochain mode de gestion (publique ou privé) qui a entravé les décisions et a empêché le choix d'innovations économiques pourtant identifiés par des directeurs du service public et des employés et c’est ce qui a martelé le moral des fonctionnaires. (40)

Dans cette affaire, Véolia fit preuve de suffisance et d’un manque d'engagement financier de sa part car en même temps que Véolia enlève le contrat de la gestion des eaux usées pour le faire exploiter par un opérateur(en exercice dans les années 1990 qu’il vient d’acquérir) il essaie de convaincre la Nouvelle Orléans de lui accorder le contrat des services d'eau. En 2002 Black & Veatch, une société de conseil et d’audit a été appelée pour mener un audit indépendant sur le fonctionnement des canalisations des égouts. L’audit rapporta de nombreuses violations environnementales (29 décharges en violations en 2001 seulement), des défauts mécaniques, des canalisations bouchées et d'autres problèmes, l'audit a signalé que l'incertitude et l'indécision régnait alors que le choix du mode de gestion public ou privé n’était pas défini . "L'Observation des ces activités, comme des problèmes sérieux dénoncés ci-dessus, indique un contrôle réduit du fonctionnement et de la maintenance par l'opérateur, "conclusions de Black & Veatch.(41)

le Service public des égouts de La Nouvelle Orléans et le Conseil de l’eau rejetèrent les offres de privatisation en octobre 2002, après avoir entendu parler d’une coalition de plus de 90 groupes et associations de confession, de syndicats, de protection de l’environnement, tous réunis pour la protection de l'intérêt public. Cependant le maire était décidé à recommencer. Par la suite, la Législature de la Louisiane a été saisie par quelques fonctionnaires de la Nouvelle Orléans afin de statuer sur une condition sine qua none approuvée auparavant par référendum, qui stipule que n'importe quel contrat de privatisation d’un service public, devra être à son tour approuvé par le vote des électeurs. Et la législature a réaffirmé cette condition en toute conformité.(42)

Cette décision a choqué "United Water" (Ondéo, SUEZ le plus grand concurrent de Veolia,) qui mit la crainte du public pour les marchés de l’eau et ses arguments sur la place publique ; Et citant l'exigence d’approbation par les électeurs pour toute nouvelle privatisation, la compagnie United Water annonça sa sortie du marché (des renouvellements de privatisation).(43) La décision de "United Water" laissa Veolia seule comme société privée à la "Nouvelle Orléans"; un fait nouveau, commenté par un ancien cadre de Veolia le 27 juin dans une note d'entreprise qui : « jure de rester malgré les évènements et "les barrières particulières mises en place par le Gouvernement - comme ce référendum public," c'est-à-dire, l'application de la démocratie ! (La note, du-PDG de l’époque-de USFilter, « Andy Seidel », éclaire sur les comportements des entreprises qui renforcent leurs stéréotypes. Seidel saisit l'occasion pour parler des médias qui abordent la mort des sans-abri et a souhaité que "les petits journaux merdiques" faisant un rapport sur les activités de Veolia soient achetés par le Fox News Network.)(44)

Même avant que le renouvellement de la privatisation de l’eau de la Nouvelle Orléans n'ait été officiellement annulé, les observateurs du marché de l’eau sonnaient le glas "de cette vitrine" des contrats à long terme dans des grandes agglomérations - il n’y a pas si longtemps, c’était la stratégie générale des géants des marchés de l’eau.(45) Même si l'évolution de la loi de la Nouvelle Orléans est entendue par les cadres des grands groupes, voici un autre exemple qui illustre la tendance actuelle à accélérer la privatisation des services des eaux des grandes villes. Pour Veolia, toute stratégie qui fonctionne pour obtenir un contrat à Indianapolis doit être mise en œuvre..

• Indianapolis
Véolia utilise typiquement la ville d'Indianapolis comme l'exemple d’une histoire à succès de la privatisation. Pourtant les communes et les fonctionnaires qui sont sûrs de délivrer de l'eau potable, n’ont pas besoin de ce type d’exemple.

En fait, depuis que Veolia a remporté le contrat en 2002, des employés non syndiqués ont vu leurs avantages fondre et Véolia a commencé une politique musclée pour réduire ses coûts de personnel - salaires et masse salariale- en se débarrassant par exemple des vétérans de l'entreprise contre indemnités.(46) des Procès ont été intentés dont les motifs mettaient en cause non seulement les conditions de travail des ouvriers, mais aussi la légalité du contrat passé avec la municipalité et une coalition de citoyens d'Indianapolis este actuellement en justice afin d'obtenir son annulation et de rendre au service public cette compétence de gestion.(47)
Le Conseil national des prud'hommes "a été saisi sur 16 plaintes contre Véolia et les ouvriers, ce printemps, ont failli faire grève. Ce mouvement de grève a été ajourné, seulement, quand un accord est intervenu avec les employés, instaurant un plan social à deux vitesses qui fait uniquement bénéficier les employés en place d'un plan de retraite.
Veolia a aussi été rappelé à l'ordre par les fonctionnaires pour laisser geler l'eau des bouches d'incendie (peut-être qu'en France, patrie de Veolia il n'y a aucun feu en hiver) et pour fournir un service émaillé par de nombreuses erreurs de facturation et par l'insatisfaction de la clientèle.(48)

L'offre de cette gestion privatisée de l'eau dans une grande ville n'a pas été performante. C'est pourquoi Veolia propose maintenant "son modèle de gestion" à des villes plus petites, apparemment dans l'espoir de rencontrer une opposition plus faible et un pouvoir politique local plus facile à manipuler. Mais cela n'a pas fonctionné non plus très bien pour Véolia. Malheureusement, cela a même était pire dans quelques municipalités.

• Rockland, Mass.
En février 2004, Rockland résilia le contrat de Veolia chargé de diriger l'unité d'assainissement de la ville pour motifs de détournement de fonds, impliquant un fonctionnaire du département "assainissement" et un cadre de la société. Les 2 hommes ont été accusés d'avoir détourné plus de 300 000 US$. (49)

La résiliation intervint en même temps qu'une analyse d'un audit légal qui concluait que le processus d'appel d'offres par lequel Veolia avait été choisi pour gérer l'usine, avait été truqué, ce que confirmait l'enquête de l'Inspecteur Général du Bureau du Massachusetts.(50)

• Angleton, Texas
Angleton a résilié son contrat avec Veolia pour "non-exécution" et a traîné la compagnie devant la cour de justice, l'accusant de contrevenir à son contrat : - en diminuant le personnel qualifié, - en ne transmettant pas les rapports financiers complets, - et en imputant des dépenses non fondées sur les poste de maintenance et réparation afin de les faire prendre en charge par la ville. (53)">

• Lynn, Massy
Lynn a mis fin au contrat de la gestion de l'usine d'eaux usées avec déversoir, conclu avec Veolia, car l'entreprise n'en respectait pas les termes.(52)
Tandis que les cadres de la société louaient l'intérêt des contrats combinés de la gestion de l'eau et de l'assainissement dans une même commune, la ville prenait, peu de temps, après position contre Véolia, qui, pour réduire les coûts, refusait de traiter correctement les eaux usées avec des produits chimiques, ce qui avait entrainé une odeur pestilentielle.(53).(53)

Heureusement, les communes sont de plus en plus attentives aux rapports d'activités et deviennent avisées des risques de cette privatisation.

• Lee, Mass
En septembre 2004, Les conseillers municipaux de Lee ont rejeté, à une majorité écrasante, la proposition de Veolia de prendre le contrôle de l'eau publique et de l'assainissement.

Plus les habitants s'informaient sur la privatisation et moins ils en voulaient. Les inquiétudes grandissaient à chaque nouveau rapport des activités que Véolia avait dans les autres communes ; Les méthodes d'arrangement financier avec les politiciens locaux pour obtenir les contrats, les doutes sur ces promesses d'économies faites par Veolia, qui auraient un prix...tous ces éléments les mettaient en garde contre les risques de la privatisation tout comme la fiabilité des promesses de Véolia de vouloir maintenir les emplois et les conditions de travail. Au fur et à mesure, les citoyens de Lee devenaient de plus en plus réticents de donner leur réseau hydrographique public à une énorme société privée, basée sur un autre continent.(54)

Le contrat proposé par Veolia offrait soi-disant quelques assurances. Mais celui qui avait été rendu public, seulement quelques jours avant le vote au conseil municipal, était en réalité émaillé de nombre d'omissions. En fait, La ville avait la charge de nombreux postes de dépenses qui allaient des travaux d'excavation, aux tâches administratives. La société se réservait le droit d'instaurer des tarifs pour le traitement des boues transportées par camion de l'extérieur de la ville", dans l'idée de transformer les équipements de traitement d'eaux usées de la ville en une unité de traitement régional, au seul profit de Veolia.
La ville, par ce contrat avait seulement un accès "limité" aux documents relatifs aux modes de fonctionnement. Et aucun devis crédible n'était proposé permettant l'analyse des modalités de mise en place des économies promises par Veolia, appelant plutôt à réaliser "un audit et une estimation des coûts", seulement après la signature du dit contrat. (55).(55)

L'effort de Véolia de privatiser l'eau à Lee avait été soigneusement préparé, sans bruit, pendant presque quatre ans, et encore au printemps 2004 cette collaboration était présentée comme une « affaire faite » qu'il fallait juste entériner par un vote. Mais comme la communauté est devenue plus attentive, « l'arrangement » de Veolia n'a pas pu résister à son examen minutieux et les représentants de ville de Lee ont, en fin de compte, rejeté lors du vote le projet à 41 contre 10.(56)

• Le village de Hempstead, New York et les Etats-Unis

Les rêves de Veolia de gagner les petites villes, dans tout le pays avec la même stratégie à long terme, est venu au début de 2004 dans ce Village de Hempstead.

Le spectre de la privatisation est venu au Village de Hempstead de Long Island à l'invitation d'un maire ancien président de l'Association des Maires des Etats Unis très pro-privatisation. L'association et plus spécifiquement son Conseil des services des eaux urbaines, est devenue un intermédiaire efficace des grandes sociétés d'eau, faisant du lobbying pour elles. Contrairement aux intérêts des municipalités endettées, le Conseil des services des eaux urbaines recommande vivement au Congrès d'augmenter l'aide fédérale pour financer les projets d'infrastructures en eau et en assainissement, au lieu de financer des programmes fiscaux et de contrôle des restrictions élastiques "d'activitybonds" privés qui servent simplement à promouvoir la privatisation des eaux municipales.(57)

Ce Conseil est constitué de maires, alors que le conseil Consultatif du développement à accès à l'eau" est exclusivement constitué de 17 sociétés privées aux statuts de membre ou d'associé". Veolia Water est un des quatre membres de plein droit. Elle sponsorise aussi leur site Web(58) : http//:www.usmayors.org

http //:www.usmayors.org Donc cela nous fit particulièrement plaisir de constater cette année que cet ex-président d’ Association des Maires des US était incapable d'imposer la privatisation de l'eau à ses électeurs dans ce Village de Hempstead ; des habitants et des syndicats ont monté une opposition rigoureuse au projet de privatisation, qui semble maintenant être ajourné par des partisans surtout embarrassés .(59)

Mais la tentative doit servir d'aiguillon de rappel de la stratégie de Veolia pour privatiser les réseaux hydrographiques municipaux. Pour le moment, Véolia s'intéresse plutôt aux petites qu'aux grandes villes. À long terme, il travaillera avec ses homologues d'entreprise et des groupes de pression comme cette Association des Maires, afin d'obtenir, par le congrès, des arrangements fiscaux et un cadre juridique favorables à ses desseins. Véolia mise aussi sur la suffocation, par manque de moyens, du système de subventions publiques et conjointement sur le besoin impérieux de financement des villes, ce qui rendrait le principe de privatisation de l’eau acceptable comme alternative à des accords non réglementés.

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Un nouveau rapport spécial de 'PUBLIC CITIZEN' sur VEOLIA
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VEOLIA EN AMERIQUE LATINE
ET AUX CARAÏBES


• Vivendi dans Tucuman, Argentine
Tucuman est la province la plus petite et la plus pauvre d'Argentine avec une population d'un peu plus d'un million.
Quand les autorités provinciales ont décidé de privatiser leur réseau hydrographique, ils ont suivi pas à pas le processus de privatisation qui avait été mis en place à Buenos Aires et dans la province de Santa Fe. Le parti Péroniste, nouvellement élu, ordonna par décret le suivi des réformes économiques et structurelles que préconisaient le FMI et la Banque mondiale - qui ont inclus, dans leurs réformes, la privatisation de beaucoup de sociétés publiques. En 1993, la province a promulgué une loi exigeant la privatisation de tout son système d'eau et d'assainissement. À l'époque les autorités provinciales ont pensé que ce serait une façon de moderniser le système vieux et peu efficient et permettrait l'expansion nécessaire et la réadaptation du réseau sans pour autant approfondir sa dette.(60)

Malheureusement, la privatisation a abouti à des fardeaux financiers pour les deux gouvernements provinciaux et nationaux, tandis que le fonctionnement du réseau hydrographique resté déficient. Dans un premier temps de l'appel d'offres en 1994, le gouvernement a reçu les propositions de cinq sociétés transnationales ; cependant, dans le deuxième temps, ils n'ont reçu qu'une offre simple d'un consortium mené par Vivendi ( qui entre temps s'appelait "Compagnie Générale des Eaux"). Le fait que Vivendi soit la seule société sélectionnée lui a permis de négocier une diminution inattendue des investissements et exiger une augmentation des prix de l'eau fournie au grand public.br>
Le contrat final a donc inclus une augmentation tarifaire de 95 % la première année (l'augmentation individuelle variait selon la catégorie de consommateur) avec une augmentation dégressive les années suivantes. Le contrat stipulait que les prix augmenteraient, le 1 septembre 1994, à l’ouverture de la concession.(61En attendant, une étude faite en 1993 par the Centro de Estudios sobre Transporte y Infraestrutura(CETI) a montré que 37.8 % de la population n'avaient aucune capacité à payer pour leur consommation d'eau. at all.(62)Comme on peut l'imaginer, la privatisation fut extrêmement impopulaire et a immédiatement causé une situation politique tendue où le gouverneur de la province, de droite, nouvellement élu a essayé de renégocier le contrat de concession et faire baisser le prix de l'eau destinée au grand public..

En janvier 1996 les habitants de Tucuman avaient de l'eau brune, boueuse à leurs robinets. La source principale d'eau, le réservoir d'El Cadillal contenait de très hautes concentrations de manganèse dissous venant des murs du barrage. Quand le chlore a été ajouté afin de désinfecter, l'eau a pris une couleur brunâtre sombre.(63) Même avant le problème de pollution d'eau, les consommateurs avaient commencé à organiser le boycotte du paiement en raison des augmentations des prix non accessibles à la plupart. Le boycott des redevances d'eau a commencé dans les secteurs de production de canne à sucre, les régions les plus pauvres dans l'intérieur de la province où il y avait des antécédents de lutte. Plus tard, sept petites villes ont formé un comité de coordination et ont créé "l'Asociacion en Defensa d'Usuarios y Consumidores". Cette association de consommateurs a pris des mesures pour obtenir une structure légale pour le boycott de paiement et les participants au boycott remplissaient des formulaires expliquant les raisons de leur incapacité à payer qu'ils présentaient conjointement à la société d'eau et aux médiateurs de justice.(64)

Le consortium de Vivendi a déclaré qu'il perdait 2.8 million d'US$ par mois avec le boycott de paiement. Une période prolongée de négociation entre la société, les autorités provinciales et nationales et la Banque mondiale n'a pas abouti et le consortium de Vivendi a déclaré qu'il demanderait l'arbitrage du Centre International des Règlement de Litiges d'investissement (ICSID) de la Banque Mondiale. Cela fut perçu par la population de Tucuman comme une nouvelle menace de faire pression sur la province.(65) Plusieurs propositions de contrat furent convenues par les négociateurs, mais rejetées par le pouvoir législatif à moins de nouvelles modifications. En septembre 1997 le consortium de Vivendi notifiait les autorités provinciales qu'il annulait le contrat d'une dette de 250 million US$ par la province. L'autorité médiatrice a répondu que la société responsable de la qualité des eaux devrait payer des amendes s'élevant à plusieurs millions pour la qualité de l'eau défaillante et pour le non-respect contractuel. Le gouverneur a exigé que le consortium de Vivendi continue à exploiter l'eau et les services d'égout pendant 18 mois ou jusqu'à ce qu'un nouvel opérateur puisse être trouvé.(66)

Ainsi commença un long drame juridique qui a maintenant l'infâme distinction d'être la lutte la plus longue avec ICSID . Elle aura occupé neuf arbitres différents dans plus ou moins sérieux et compétents.
Dans la première plainte auprès de ICSID, en 1996, le consortium de Vivendi avait prétendu à un montant de 300 millions US$ de dommages et intérêts au gouvernement d'Argentine. En novembre 2000, des juges de ICSID se sont prononcés contre Vivendi pour motifs que les ruptures de contrat présumées étaient de la juridiction des autorités provinciales Tucuman.(67) Vivendi a fait appel de cette décision et a obtenu le droit de représenter sa plainte. La nouvelle revendication d'un montant de 357 millions US$ pour dommages et intérêts, représente une somme égale à un tiers de la dette publique de la province de Tucuman. La lutte de Vivendi contre l'Argentine, par avocats interposés depuis huit ans, a déjà coûté des millions d'argent public en honoraires.(68) C'est un scandale que Vivendi, un conglomérat multinational faisant des milliards de revenus chaque année, tourmente l'argentine pour l'amener jusqu'à la faillite et de demander des millions de dommages et intérêts à la province la plus pauvre du pays.

• Vivendi à Puerto Rico

Entre 1995 et 2001, une filiale de Vivendi a dirigé "Autoridad d'Acueductos y Alcantarillados" de la Porto Rico ("AAA") avec des résultats désastreux. "L'AAA " a été le sujet de deux rapports fortement critiques par le Bureau du Contrôleur de Porto Rico. Selon le Contrôleur "Manuel Diaz-Saldaña" : "la privatisation a été une mauvaise affaire pour le peuple de Porto Rico. Nous ne pouvons pas continuer à administrer l'Etat de cette façon".(69).

Le premier rapport du Contrôleur soulève de nombreuses fautes, y compris des manques dans la maintenance, la réparation, l'administration et le fonctionnement d'aqueducs et des égouts, les rapports financiers exigés qui étaient tardivement soumis ou parfois pas du tout. Le rapport du contrôleur écrit : "les Citoyens demandant l'aide n'obtiennent aucune réponse et quelques clients disent qu'ils ne reçoivent pas d'eau, mais reçoivent toujours leurs factures à l'heure, pour une eau qu'ils n'ont jamais reçue.(70) Le rapport a aussi montré que sous l'administration privée, le déficit opérationnel du PRASA'S a continué à augmenter et a atteint les 241 millions US$. En conséquence, la Banque de Développement Gouvernementale (Banco Gubernamental de Fomento) a dû intervenir plusieurs fois pour fournir le financement de secours.(71)

Le deuxième rapport a trouvé 3 181 erreurs de gestion, de fonctionnement et de maintenance et a martelé que le taux de fuite était autour de 50 %. Depuis la privatisation, AAA a régulièrement été condamné à une amende d'un total de million 6.2 US$ pour violations diverses des droits de l'environnement.(72) Selon un journaliste local, des communautés entières dans l'île n'ont eu aucune alimentation en eau pendant des semaines et même des mois. Une coalition locale de communautés sans eau a listé l'effet de la "crise d'eau" sur la population locale, y compris les cas d'allergies de peau, l'irritabilité, l'inquiétude, la gastro-entérite, la conjonctivite, des spasmes musculaires, la dépression et l'inquiétude.(73) En 2001 le gouvernement a finalement décidé de résilier le contrat et le Vivendi est parti en laissant derrière lui une dette de 695 million US$.

• Brésil, SANEPAR

L'histoire de Vivendi au Brésil est une des plus sordides. En décembre 1997, une nouvelle loi a autorisé l'état de Parana à vendre des actions de la Société d'Etat d'Assainissement de l'Etat Parana, "SANEPAR", tant que l'état gardé le contrôle. SANEPAR fournit de l'eau à environ 8 millions de personnes, couvrant 98.5 % des résidants urbains. SANEPAR le service d'assainissement couvrent 3.6 millions de personnes.(74))

En juin 1998, le Domino Holding S/A-une joint-venture formée principalement par Vivendi/Veolia (par l'intermédiaire de la filiale brésilienne de Vivendi "Sanedo") et la société de construction "Andrade Guttierrez" a acheté 39.71 % de SANEPAR. Les actions ont été acquises pour 25 % de moins que la valeur marchande évaluée et en cinq ans Domino Holding récupéra plus de la moitié de son investissement.(75)

Trois mois après l'acquisition des actions de SANEPAR, le Groupe Domino Holding, par un accord d'actionnaire illégal, a modifié les statuts du SANEPAR pour donner le contrôle de la société d'eau d'état au consortium mené par Vivendi.(76). L'accord d'actionnaires a aussi inclus une clause d'arbitrage internationale, telle que n'importe quels litiges seraient adressées à la Chambre de Commerce International à Paris.(77) Par ces nouveaux statuts Domino Holding a efficacement pris le contrôle de SANEPAR.

En décembre 2001, sous le contrôle de Vivendi (Domino Holding) SANEPAR a été accusé d'avoir des tarifs inappropriés. SENAPAR avait utilisé 'des statistiques inflationnistes incorrectes entre 1994 et 2001 pour justifier ses tarifs accrus. La société a évalué l'inflation dans cette période à 219 % par opposition au taux d'inflation officiel de 138 %. Les tarifs avaient augmenté au cours de cette période de 144 %. En même temps, les augmentations à la des salaires des ouvriers étaient moins élevés que le taux d'inflation réel. SANEPAR fit des profits record (de 1999 à 2000, ils ont augmenté de 130 %) financés par les consommateurs et les employés (78) En 2001, Nombre de Municipalités of gagnèrent des procès contre SANEPAR afin de réduire “ les tarifs abusifs” et obtenir un contrôle des pratiques comptables douteuses.(79) En 2003, malgré ces procès beaucoup de consommateurs au Parana ne pouvaient pas toujours se permettre de payer l'eau au prix facturé par SANEPAR et utilisaient l'eau non traitée gratuite - de l'eau souvent contaminée.(80)

Malheureusement, les gens qui peuvent se permettre de payer l'eau aux tarifs de SANEPAR boivent aussi l'eau contaminée. SANEPAR a comparu devant le tribunal pour avoir fourni de l'eau contaminée dans un certain nombre de villes en Parana. Ils sont aussi menacés de procès et d'amendes pour
: - avoir rejeté les eaux usées lors des crues,
- et pour avoir exploité illégalement l'eau souterraine
- et avoir pratiqué des irrégularités financières.(81)

- En février 2003, le gouverneur de Parana déclara que l'accord des actionnaires donnant le contrôle à « Domino Holding » était nul. Son décret rend le contrôle de SANEPAR au public. « Domino Holding » répondit par un procès. Le pouvoir judiciaire de l’'État de Parana confirma l'annulation de l'accord et « Domino Holding » fit appel aux cours fédérales.(82) En août 2004, la justice fédérale reconsidéra l'accord des actionnaires, rendant le contrôle de SANEPAR à la « Domino Holding ».(83)Mais beaucoup de villes ne voulaient plus travailler avec SANEPAR (les municipalités ont un droit de cession des concessions avec SANEPAR) le gouvernement d'état les y encourageant. Le 15 septembre 2004, face à l'annulation d'un tel nombre de concessions, la justice d'état rendit le contrôle de SANEPAR au gouvernement d'état, annulant définitivement l'accord des actionnaires. Selon la Justice, la décision a été prise en considération "des dégâts sociaux évidents qui seront causés si la situation actuelle perdure. ».”(84)

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Un nouveau rapport spécial de 'PUBLIC CITIZEN' sur VEOLIA
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VEOLIA
EN AFRIQUE



Trois grands contrats de Véolia en Afrique- au Gabon, au Tchad et au Niger - ont tous échoué, laissant le groupe affaibli sur le continent africain. Sans subventions publiques complémentaires Veolia s’est montré incapable de rivaliser techniquement et au lieu de cela, s'est concentré sur la réduction des dettes. Cependant, au Ghana la société Véolia est toujours considéré, par le gouvernement comme un concurrent sérieux pour un futur marché public de l’eau. En attendant, les Ghanéens cherchent à s'opposer à cette privatisation de leur eau.


• Au Kenya

En décembre 1999, la "joint-venture" de Vivendi avec les Systèmes d'information Tandiran d'Israël "Sereuca Space" a obtenu le contrat de gestion pour l'alimentation en eau de Nairobi.(85) Le contrat de 5 millions US$ a rapidement tourné aigre pour les résidants de Nairobi. Le contrat de gestion évaluait l'augmentation des tarifs de l'eau à 40 % pour s'élever à 25 millions US $ en plus sur dix ans. L'Investissement dans l'équipement serait remboursé par le département Eau après le contrat de 10 ans sans dépréciation.(86) De plus, les utilisateurs devaient financer le coût des mises à niveau de l'infrastructure sans un "dollar" d'investissement de la part de Vivendi.

En attendant Vivendi espérait un taux de bénéfice de 15 % sur le contrat. Le maire de l'époque et député Aketch s'est opposé à la réduction drastique du personnel qui licencierait 3 500 ouvriers pour engager dans le même temps 45 nouveaux experts et quatre expatriés en augmentant le budget du personnel annuel de 2.2 millions de $ dans un pays où le revenu par habitant moyen en 1999 était 1 022.US$.(87)

Des conseillers municipaux, par la suite, ont appelé à une abrogation du contrat. Bien que Vivendi ait consenti à contribuer à hauteur de 150 millions US$, le contrat a été complètement modifié en juillet 2001 après que la "Banque Mondiale" a constaté qu'il n'y avait eu aucun processus d'appel d'offres.(88) En mai 2004 Vivendi vendit 60 % de sa partis de la société de téléphone portable kenyane "Kencell" pour 230 million US $, reportant à plus tard le contrôle du marché de la téléphonie portable de l'Afrique.(89) Les parts ont été achetées pour 55 millions $ US, pendant cette crise de l'eau.
Maintenant l'Eau du Kenya est, de nouveau, une affaire intéressante pour des spéculations. Le 17 juin 2004, la Banque mondiale a accordé un prêt de 17 millions $ US pour les investissements à allouer à la gestion de l'eau.
Le prêt a suivi plusieurs études financées par le "service des aides et des conseils à l'infrastructure Publique/Privée de la Banque mondiale" (PPIAF), connu pour ses actions de consensus pro-privatisation "et dont les responsables kenyans furent les cibles.(90)

• Tchad

• En 2000 Vivendi a été "négocié" un contrat, pour le fonctionnement et la gestion de la société Tchadienne d'Electricité et de l'Eau (STEE), pour une durée de 30 ans sans appel d'offre préalable.(91)) Cette société (STEE) est responsable de la gestion de l'eau et de la fourniture de l'électricité dans le pays. Le processus de privatisation a permis de recevoir des prêts internationaux par :
- (1) l'Agence Française de Développement avec 4,5 millions US$ et
- (2) la Banque Mondiale avec 8, 8 millions US$.(92)
• Vivendi consentit à geler les prix de l'électricité, mais s'est rapidement plaint que l'infrastructure soit insuffisante et a donc demandé davantage d'aides financières au gouvernement de la part de la raffinerie de pétrole "Farcha".
• En 2002, les institutions internationales ont gelé leur participation dans la privatisation en raison du manque d'appel d'offre ouvert et transparent.(93)

• En août 2004, Vivendi (maintenant Veolia) a abandonné le contrat.
• La Banque mondiale essaye d'attirer de nouvelles sociétés pour un appel d'offre avec l'argent du programme "l'Électricité Critique" et le prêt de 2002 de "Réhabilitation du Service des eaux" de 39 millions US$. La France a aussi renouvelé son engagement au projet et a fourni 4 millions pour la privatisation du secteur d'énergie.(94)

• Niger
La privatisation de l'eau au Niger est la condition des prêts accordés par la Banque mondiale qui n'en finit jamais avec la spirale de dettes poussant les citoyens du Niger dans les bras des sociétés multinationales. Comme ailleurs en Afrique, la privatisation d'eau a été poursuivie par un certain nombre de conditions souples et draconiennes instaurées par la Banque Mondiale, utilisant leurs "Stratégies de Réduction de Pauvreté" prétendues pour justifier les réformes du secteur de l'eau. Le Niger est unique dans la région avec ses ressources considérables d'eau.(95)

• En 1987, l'approvisionnement publique a été réorganisé dans une structure corporative rebaptisée "Société Nationale des Eaux" (SNE). La Banque mondiale a continué à critiquer le fonctionnement de SNE et les tarifs dégressifs pour les consommateurs sans ressource ou à revenus faibles.
• En 1998, la Banque a fourni 18, 6 million de US$ pour la privatisation et la restructuration du secteur d'eau.
• En 2001, 48 millions US$ ont été fournis en complément mais Vivendi n'a pas pu fournir de documentation comptable pour la destination de ces fonds.(96)

• Selon le PSIRU, les fonds seront examinés par un fonds d'investissements sous le contrôle de Vivendi(97)
Cependant, cet argent a été utilisé pour faciliter le contrat(98) de gestion de dix ans de Vivendi par l'intermédiaire d'une société de consultants française, "Mazars et Guerard", qui, à son tour, a reçu un contrat de 5 ans pour les nouvelles opérations de Vivendi au Niger.(99) L'offre de Vivendi a proposé moins de mises à niveau de l'infrastructure que celle de la concurrence "Suez", mais Vivendi a proposé une offre de restriction et a gagné le contrat en raison de sa projection à long terme des tarifs d'eau(100) et Vivendi s'attend à ce que le contrat produise 150 millions de dollars.((101). Conformément au contrat la "SNE" a été dissous et remplacé part la "Société de Patrimoine des Eaux du Niger" (SPEN) une nouvelle société où Vivendi tient 51 % des parts ; 34 % de parts sont tenus par des actionnaires locaux, 10 % par des ouvriers et 5 % par le gouvernement.(102)

La Gambie

En Gambie, en 1993, Vivendi devient détenteur du contrat de gestion de l'eau et de l'électricité par le biais d'une filiale de la Générale des Eaux. De puis le début, les capacités techniques de Vivendi étaient faibles et le gouvernement était insatisfait de son fonctionnement. Pendant le coup militaire en 1994 Vivendi a commencé à débrancher des utilisateurs pour le non-paiement de l'eau.(103) le contrat a été cassé par le gouvernement en 1995 pour motifs de sa mauvaise exécution et de ses maigres performances ainsi que l'impossibilité de Vivendi de produire les rapports comptables et financiers.(104) A la suite du contrôle du "Département Public d'eau" le nombre de ménages recevant l'eau grâce à des canalisations a augmenté.(105)

Burkina Faso

En janvier 2001, Burkina Faso a privatisé son organisme florissant de production et de gestion de l'eau en choisissant Vivendi, soutenu par des prêts de la Banque Mondiale. Suez, une autre société française d'Eau, tient, elle, un contrat de construction dans le pays financé par l'Agence de Développement française.(106) Avant la privatisation, l'organisme de gestion de l'eau avait prévu un programme de restructuration sur 8 ans incluant l'expansion du réseau hydrographique aux ménages à faible revenus, atteignant ainsi 86 % des résidants.(107)
En août 2001, des milliers d'ouvriers Burkinabé ont mené une grève contre les projets de privatisation massifs exigés comme conditions de prêt de la Banque mondiale. La grève n'est intervenue qu'après le vote d'approbation de la privatisation par le Parlement.(108)

• Les Comores

Selon « Indian Ocean Newsletter », les autorités des Comores ont cassé le contrat d'électricité de Vivendi en 2001 après avoir rencontré un certain nombre de problèmes. La filiale de Vivendi, « la Comorienne de l'Eau et de l'Electricité (CEE) », était incapable d’absorber sa dette, de gérer les fraudes et des pannes du service. Après que la CEE a refusé de régler ses dépenses de carburant, le gouvernement a nommé un comité pour gérer la production d’électricité.(109)

• Le Maroc

Vivendi profitait souvent des alliances avec des gouvernements fortement autoritaires. Pendant que le pays luttait pour réforme de la politique, Vivendi, en février 2001, a reçu deux concessions pour l'eau, l'assainissement et la production d'électricité à Tanger et à Tetouan pour un montant de 350 millions US$.(110)

• LA Guinée

En 1989, Vivendi est entré par un contrat de bail dans une association avec un autre groupe français multinational, "Saur", afin de diriger l'organisme de gestion d'eau en Guinée. Initialement le prix du mètre cube était 0.12 US $ mais il a alors augmenté à 0.83 US$ avant 1997 - un prix plus élevé que dans beaucoup de nations industrielles. D'abord les augmentations des prix ont été modérées grâce à des prêts de la Banque mondiale, mais progressivement ces subventions ont été éliminées. En conséquence 58 % des factures d'eau étaient impayées en 1996.(111) Le bail de 10 ans de Vivendi atteignit son terme en 1999 après que le gouvernement a signé une extension d'un an. Une tentative de négocier un nouveau contrat de 15 ans a échoué au regret de la Banque mondiale.(112) La Banque mondiale s'était attendue à ce que le contrat de la Guinée devienne une démonstration du "succès" de la privatisation qui pourrait être reproduite dans d'autres pays.(113) Au lieu de cela le gouvernement de Guinée a décidé de renationaliser son secteur Eau.(114)

• L'Afrique du Sud

Après la perte d'un certain nombre de contrats au profit de Suez sur le marché de l'Afrique du Sud, Yves Picaud, le directeur général pour la division Eau de Vivendi dans le pays, a dénoncé la politique du gouvernement qui organisait une mise à disposition pour les plus pauvres d'un accès gratuit à l'eau. Selon M. Picaud " l'accès libre à l'eau donne l'impression que l'eau est gratuite, que le service est gratuit et que l'on peut utiliser de l'eau autant que l'on veut.”(115)
Néanmoins, dans l'intérêt général à Durban, où le groupe est impliqué dans une association avec le Service eThekwini Water, Vivendi a payé et construit une usine de traitement des eaux usées. (116) En fait, la politique d'accès libre à l'eau en Afrique du Sud, mise en place originellement par "d'eThekwini Water", est devenue problématique, (non pas pour les raisons avancées par Picaud mais du fait qu'il s’avère insuffisant de seulement garantir son approvisionnement adéquat à ceux qui sont dans le plus grand dénuement ). En 2003, l'organisme "e Thekwini Water" a débranché 4 000 à 5 000 utilisateurs sans ressource chaque semaine ;(117) un succès difficilement reproductible. Vivendi a cherché à tirer profit de son point d‘appui à Durban, mais des contrats complémentaires sont maintenant peu probables alors que le gouvernement enquête sur les mauvais rapports d’activité du gestionnaire de l’eau à Durban.

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VEOLIA EN ASIE
ET AU PACIFIQUE



> En Asie, le PDG de Veolia Henri Proglio espère doubler les profits tous les deux ans et principalement grâce à la demande chinoise.(118) En 2002, les opérations de Vivendi en Asie ont simplement contribué à 2 % des bénéfices, mais les analystes voient le grand potentiel que l'Asie représente pour l'expansion de l’entreprise.

• La Chine

Selon des analystes, la Chine détient un grand potentiel pour les rêves expansionnistes des sociétés, les « Majors » de l’eau. Avec un gouvernement Chinois autocratique qui contrôle la société civile, les grandes sociétés comme Veolia ont rencontré peu de résistance à leurs projets. Veolia a remporté un certain nombre de contrats dans ce vaste pays comme :
• le contrat des eaux usées à Beijing, de 19,3 millions d'US $,
• le contrat d'alimentation en eau à Changle (dans la Province de Fuijan)
• et il a acquis des actifs d'eau valant 54.4 US$ million dans Huhhot (la province de la Mongolie Intérieure).(119) Une nouvelle loi en 2002 a proscrit des bénéfices fixés à l’avance, mais Veolia compte toujours sur un taux de 15 % de bénéfice.(120) Quand la nouvelle loi est entrée en vigueur, la filiale de Veolia, Berlinwasser, a annulé son contrat de bénéfice fixé par contrat à Xian.(121) ) Tandis que les grandes sociétés d'eau ont gagné un certain nombre de contrats ils voient augmenter la compétition avec des acteurs asiatiques. Bien que le gouvernement chinois ait permis la libéralisation du marché, pas toutes les autorités régionales et locales n’accueillent des sociétés étrangères à bras ouverts. De grands investissements sont nécessaires dans ce pays, mais comme ailleurs, Veolia apporte peu d'investissement réel et attend l’aide de l'état, des banques de développement et des consommateurs.

A Chengdu, les relations avec Veolia ont tourné aigre. La ville qui a un excédent d'eau, fut forcée de l'acheter plus chère à "Veolia/Marubeni," par le biais du contrat, "take or pay" qui a donc empêché la ville de faire des économies.(122)
La Banque européenne d'investissements a fourni 26.5 millions US$ pour ce projet et la Banque de Développement asiatique a fourni 48 millions US$.(123)

• Asie- Corée du Sud :


En Corée du Sud, Veolia a acquis un certain nombre de contrats industriels sous le nom de "Veolia Water Korea" :
• Il a fourni le traitement d'eau pour le Produit pétrochimique Hyundai au Sud de la Province de Chungchong depuis 1998(124)
• détient un contrat sur 20 ans pour le traitement des eaux usées à Incheon
• détient un contrat de 25 ans avec l'état de Chilgok pour le traitement des eaux usées. Les contrats valent plus de 20 millions de € annuellement.(125)

Veolia a rencontré une résistance féroce à l'usine de traitement "Chilsu water treatment" à Masan. "Veolia Water Korea" fut l'associé de "Korea Water Resources Company" (KOWACO) pour obtenir le contrat. "KOWACO" est lié à un certain nombre de projets environnementaux vraiment destructifs dans le pays. Quand les ouvriers ont appris ce partenariat secret, ils l'ont fait savoir à tous les habitants. Le conseil municipal a alors accusé les employés qui avaient été en pourparlers avec Veolia et qui avaient préféré garder le silence.(126)

• Les Philippines

• Dans le centre des Philippines, en 1999, Vivendi et un associé local ont négocié une proposition sans appel d'offres afin de gérer la distribution d'eau dans la Ville de "Cebu". Mais juste après, une opposition sérieuse des employés du secteur Eau s'est organisée pour dénoncer son irrégularité et a provoqué le départ de Vivendi.(127)

• Dans la Ville de Roxas, le contrat d'eau de Vivendi "Capiz" d'une durée de 25 ans a été mis en sommeil pendant le contrôle de l'attribution des prêts par le "Conseil de Développement Régional".
Les contrats d'eau de 1987 de Veolia avec l'état de Selangor, par sa filiale CGE, furent résiliés par le détenteur de la concession malais en 2003

• La Malaisie

Les contrats d'eau de 1987 de Veolia avec l'état de Selangor, par sa filiale CGE, furent résiliés par le détenteur de la concession malais en 2003.(128) En 1998, Vivendi a acheté 26 % du Service Publics "Intan", qui détient une concession d'eau à Perak.(129) Le gouvernement malais a attribué des marchés publics de l'eau à des sociétés privées avec des prêts garantis et des subventions-une politique qui rend le pays attirant aux groupes privés. (130) De plus, le gouvernement a annoncé qu'ils ne passeraient plus automatiquement en revue les tarifs d'eau, mais que des augmentations de l'eau au grand public pourraient être basées sur les performances des sociétés.(131)

• Australie

La filiale de Vivendi (47,5%) en Australie et en Nouvelle-Zélande, "United Water", est une "joint-venture" avec le groupe "Thames Water" (47.5 %) et des Ingénieurs de "Kinhill" (5 %). "United Water" détient 1,5 milliard d'US $ de contrat de gestion des eaux usées à Adelaïde(Australie). En un an "United Water" a rendu le système d'égouts d'Adelaïde si peu performant qu'il est devenu extrêmement malodorant, il est d'ailleurs réputé maintenant pour cela, surnommé le "grand pong" avec des odeurs et des émanations si forte qu'elles ont affecté la santé des résidants. L'enquête qui a suivi a conclu que la puanteur est survenue par manque de contrôle adéquat et à cause de pannes qui permettent aux égouts de déborder sans traitement vers les lagunes. Vivendi essayait de réduire les coûts de fonctionnement. L'état a, par la suite, dû financé à hauteur de 72 millions de $ australiens(US$43.8 million) la réhabilitation.(132) United Water" a gagné les contrats en secret alors que l'appel d'offre était clos, apparemment la baisse de son prix à la dernière minute pour battre un concurrent "North West Water".(133) Tandis que l'inflation est restée à 11 % "United Water" a réussi à augmenter des tarifs d'eau de 59 % en sept ans. En attendant la société s'est délestée de presque 1000 emplois. (134)

• Nouvelle Zealand

En 1997, "United Water" appartenant à Vivendi (47.5 %), à Thames Water (47.5 %) et à des Ingénieurs de Kinhill (5 %) a gagné un "contrat de concession" de 30 ans (avec une extension facultative de 20 ans) pour fournir l'eau et l'assainissement" à Papakura, pour 40 000 utilisateurs(135) Alors qu'une requête de diminution de 27 % des tarifs d'eau était déposée pour étude au conseil municipal, celui-ci profitait des congés de Noël de 1996 pour soumettre, dans les délais légaux, une proposition de "contrat sous franchise".((136) Malgré la forte opposition publique, le conseil municipal est passé outre en avril 1997. (Un sondage montrait que presque 97 % des résidants étaient opposés à cette franchise). Ce contrat a eu pour effet d'augmenter les tarifs d'eau à un niveau non accessibles à tous. Les clients incapables de payer se font donc couper l'eau, mais par défit, ils se reconnectent illégalement..(137) Le conseil municipal de Papakura a externalisé ces services d'alimentation en eau vers des centres de production après la fièvre de privatisation du gouvernement dans les années 1990. (les conseils qui ont suivi ont du reprendre quelques services dans le Public, constatant que les améliorations prévues ne s'étaient pas produites).
Les conseils municipaux de Papakura ont donc fait face au mécontentement. En novembre 2004, le maire nouvellement élu a condamné les pratiques financières qu’utilisées les équipes précédentes qui permettaient de diminuer artificiellement les tarifs d’eau.
(A Papakura, deux entreprises gèrent l’alimentation en eau et l’assainissement : « Watercare » contrôlé par l'état fournit de l'eau potable en gros et traite les déchets des stations d’assainissement. l’opérateur privé «United Water» distribue et facture aux particuliers). De 1998 à 2004, les tarifs de Watercare ont augmenté de 21 %, tandis que celles de «United Water» ont augmenté de 144 % !(138)
Passant de l'insulte à l’injure, le maire actuel de Papakura (frère du ministre national de la Police) et son directeur de cabinet, qui ont ensemble œuvré pour la privatisation des services d'eau de Papakura, sont maintenant tous deux employés par « la très publique Watercare ».
Malgré l'opposition publique, des tentatives de privatisation à la sauvette sont toujours possibles. Le conseil municipal a été élu en 1998 mais Papakura a dû faire face aux épreuves du désordre. La facture moyenne de l’eau a augmenté de 11.3 % pour la seule année 1999.(139) les audits faits en 1998 et 2004 ont, tous les deux, critiqué le manque de performance généré par le conseil municipal.(140)

En 2001, «United Water» et le conseil municipal ont gagné le spécial "Oeuf Sur la tête" le prix attribué par «Roger Award» pour la plus mauvaise société transnationale. Cette «récompense » a été décernée après que «United Water» a interféré auprès du conseil municipal de Papakura pour qu’il révoque une subvention de 500 NZ$ normalement destinée à un groupe de pression opposant au «contrat de franchise»(141)
En 2001, un témoignage à la Cour Suprême a révélé qu'une offre à la franchise d'eau de Papakura, d’un montant supérieur de presque 1 million NZ$ que United Water, avait été ignorée par l'ancien maire.(142)

Des groupes de pression des marchés de l’eau ont fait face à une opposition sérieuse de ceux qui sont au pouvoir et certains de ses membres ont été arrêtés plusieurs fois. Pourtant ils continuent leur travail de l’ombre afin d’augmenter leurs profits. (143)

• Taiwan

Selon le dernier rapport de PSIRU Veolia a essayé de persuader the Taiwanese d'accorder une offre non compétitive à une usine de traitement de l'eau. La tentative a échoué. (144)

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VEOLIA EN
EUROPE DE L'EST



Dans l'ère de la « post-Guerre froide », l'Europe de l'Est est vue comme un nouvel Eldorado lucratif pour les «majors multinationales» pour l'exploitation des ressources naturelles et de tous les secteurs tertiaires, comme l'eau. Veolia a sauté sur ce train en marche, obtenant des contrats en République tchèque, en Hongrie et en Roumanie.

Prague, République Tchèque

Prague, République Tchèque : En janvier 2001, Vivendi, dans le cadre du consortium avec Anglian water (AWK), s’est vu confier une concession de 13 ans pour exploiter et gérer l'eau, le système des égouts et les services d'assainissement à Prague. Vivendi a aussi acheté 66 % de la société de gestion d'eau de la ville, PVK, payant 174 millions £ (en 2005 327.5 millions US$). Vivendi a été amèrement critiqué par ses concurrents (Suez and International Water/United Utilities) pour son achat à Prague, l’accusant d’avoir surévaluer l'offre, (apparemment deux fois plus cher que le prix proposé par les autres sociétés.)(145) Vivendi aurait prétendument surévalué le coût des investissements exigés pour, soit disant, observer la législation d'U.E. en cas de reconstruction de l'usine de traitement de l'eau. Alors, l'année suivante quand une inondation catastrophique a obligé le conseil municipal à trouver des financements pour la réhabilitation des systèmes d'eau et d'assainissement, le tout pour 400 millions d'US$ ; Vivendi a profité de la situation critique de la ville pour lui offrir de racheter les 34% restant de PVK, se transformant de ce fait, en propriétaire à 100% des systèmes d'eau et d’assainissement de Prague.(146)
Vivendi a aussi expliqué le prix élevé de son offre justifié par l'importance stratégique de la concession de Prague.

Vivendi, (puis Véolia), rivalise pour la domination du marché dans cette très libérale République tchèque et, selon une étude par la Commission européenne en 2003 :
• 40 % du marché d'eau tchèque est maintenant desservi par Véolia,
• 13 % par l'Eau Anglian,
• 1 % par Gelsenwasser,
• le reste par des sociétés municipales.(147)
• Le syndicat tchèque, CMKOS, déclare, qu'en 2002, 69.7 % des résidants ont été fournis en eau potable par Vivendi, Ondeo et Anglian Water,
• ce qui représente une totalité de 74,9 % de l'eau potable vendue,
• ce qui utilise 80.7 % de la production totale.(148)
Des services de l'eau en République tchèque sont très rapidement passés d'un système d'Etat à un système dominé par les grandes multinationales européennes - avec comme tête de pont Véolia qui a des contrats à Pizen, dans le nord de la Bohême, à Usti nad Labem, à Olomouc parmi tant d'autres.

L'inquiétude persiste à cause du prix élevé de cet achat à Prague qui pourrait devenir, au motif de récupérer ces fonds, une bonne raison pour augmenter le prix de l'eau. PVK / Véolia, fournit aussi de l'eau à d'autres municipalités périphériques de Prague. D'ailleurs il a déjà été demandé à l'une d'entre elles, Vak Beroun, de payer 20 % plus cher. En mai 2002, comme cela a été refusé par certains, des clients eurent l'eau couper en réponse à leur refus.(149)

• Jusqu'en 1990 le prix de l'eau en République tchèque étaient uniforme à travers tout le pays, mais du fait de la libéralisation et du processus de privatisation, l'administration a été décentralisée vers les municipalités, sous la surveillance du Ministère de l'Agriculture et de l'Environnement.
• Entre 1990 et 2001, période primaire de libéralisation et de privatisation, les tarifs d'eau et d'assainissement "grand public" sont montés de 0.9 KCS à une moyenne de 37.69 KCS par mètre cube. Les prix varient considérablement à travers le pays. Pour certains ménages, il y a eu une augmentation des prix de 190 % et pour d'autres de 626 %. Ces augmentations sont bien plus élevées que le taux d'inflation des années 1990.(150)

La privatisation de l'eau en République tchèque a eu un impact sérieux sur les syndicats. Au moment de la libéralisation et du processus de privatisation dans le secteur d'eau, tous les accords de convention collective du travail ont été annulés par les organisations patronales. Il y eut aussi une grande saignée dans les emplois de ce secteur passant de 25 519 en 1991 à 15 420 en 2002.(151)
Même s'il est clair que la transformation du secteur de l'eau a été profonde, on ne connait pas encore son impact réel sur les facteurs sociaux, politiques, économiques ou encore sur la santé publique et ses conséquences sur l'environnement...

Szeged, Hongrie

Szeged, en Hongrie : En 1999, le conseil municipal de Szeged a essayé de résilier la concession de cinq ans qu'il avait avec Vivendi pour reprendre la maitrise de la société d'eau de la ville. Cela aurait été une première en Europe de l'Est qu'un service privé retourne au public. La discussion a démarré quand la ville a décidé d'augmenter de 20 % la capacité du système d'égouts, ce qui impliquait un investissement de fonds significatif pour les travaux. La concession d'origine avec Vivendi a créé une société de travaux séparée (70 % appartenant à Générale des Eaux, c'est-à-dire Vivendi ; 30 % appartenant à la Ville de Szeged) avec droits exclusif des contrats de travaux. La société d'eau payait à la société de travaux des honoraires annuels fixes, décrits comme "très élevés" pour effectuer seulement le travail de maintenance. Cet arrangement assurait qu'une part substantielle des profits faits par la société d'eau soit reversée à la société de travaux et exportés en fin de compte à Vivendi.(152)
Le conseil municipal s'est plaint qu'il avait perdu 3.2 millions de US$ pendant les 5 ans que ce contrat avait duré.(153) "La sous-traitance Interne" est une pratique commune aux multinationales d'eau qui peuvent ainsi absorber encore plus de profits.(154) Pour empêcher de nouvelles augmentations des coûts de fonctionnement et des dépenses de gestion, la ville créa sa propre société de travaux avec des financements privés et mit fin à la concession, comme à la sous-traitance exclusive avec Vivendi.

Mais le groupe réclama l'arbitrage international, une autre pratique commune aux multinationales d'eau. Le contrat original incluait une clause qui dirigeait tous les litiges à la Chambre de Commerce Internationale en Suisse. En 2001, le conseil municipal a interrompu sa tentative d’annulation du contrat et a négocié avec Vivendi.

La société de service de l'eau est devenue une société d'actionnaires gérée et possédée à 49 % par Vivendi, et à 51 % par la ville, et des membres du conseil municipal de Szeged composent aussi la majorité du conseil d'administration et du conseil de surveillance.(155) Cependant, Vivendi choisit toujours le directeur général et garantit un bénéfice d'exploitation que le conseil municipal ainsi que les contribuables doivent couvrir peu importe le montant des pertes.(156)

Tandis que Vivendi faisait face aux défis en fournissant de l'eau potable aux citoyens hongrois, ceux-ci ont été très rapides à s'en priver eux-mêmes.
En août 2004, l'Usine d'Incinérateur "Dorog", gérée par "Onyx", le service de gestion des déchets de Vivendi, a contaminé la Rivière Le Danube avec plus de 100 mètres cubes d'huile passée et de produits divers dangereux. Les 50 000 résidants d'Esztergom ont été en aval interdits de boire l'eau de la ville pendant plus d'une semaine.(157)

• Vivendi en Roumanie

Dans moins d’un mois, une concession d'eau de 25 ans va être attribuée à Bucarest ; en avril 2001, le maire de Bucarest a accusé «Apa Nova» de Vivendi de contrevenir à ses obligations envers les employés. Les syndicats protestaient contre les plans de restructuration importante qui entailleraient le nombre d’emplois passant à 3000 sur les 4900 emplois d’origine.(158)

Les accusations contre Vivendi ont continué. En février 2003, les experts devaient résoudre un litige entre "Apa Nova" et la ville de Bucarest quand une équipe d'inspection du bureau du Premier ministre roumain a trouvé des irrégularités dans le transfert d'actifs d' "Apa Nova". Quelques actifs transférés n'étaient pas dans la liste approuvée par le conseil municipal et n'avaient rien à voir avec les services d'eau ou d'assainissement.(159)

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Un nouveau rapport spécial de 'PUBLIC CITIZEN' sur VEOLIA
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VEOLIA EN
EUROPE DE L'OUEST



“Au cours de la décennie passée, les deux géants français d'eau ont pris des largesses, avec leurs clients "Eau" français, qu’ils ont redistribuées dans le monde entier avec une «générosité» particulière pour les citoyens de Buenos Aires et de Beverly Hills. Le retour sur le marché européen ne semble pas avoir rapporté plus que des points chez Air France. Non, ils ne retournent pas, avec beaucoup de détermination, en France pour reconsidérer le marché domestique. "Dailleurs qu'est-ce qu'un investisseur en ferait ?"(160))

Véolia cherche plutôt à revenir à ses racines en Europe pour redynamiser sa rentabilité qui a fortement diminué pendant ces dernières années. Il a ainsi gagné un certain nombre de contrats dans le traitement industriel des eaux en 2004.(161)

Par le Forum Européen des Services, des négociations de haut niveau avec l'U.E, Véolia, et Suez, poussent pour une redéfinition des «services de gestion de l’eau» visant la libéralisation des services offerts directement aux clients industriels, contrats moins controversés. Mais le marché européen de l’eau est sous la domination de «groupes de marché de l’eau» qui bénéficient d’exemptions fiscales et établissent des tarifs de l'eau accessibles à tous. En outre, le Parlement européen a voté en avril pour une exclusion "des services d'eau" du marché interne.(162)- Un contraste avec la stratégie agressive qui veut inclure les services d'eau aux négociations de l’OMC avec l'accord du GATS. Et alors que Véolia cherche à revenir sur le vieux continent, la France, s'inquiète fortement de son comportement anti-compétitif et des condamnations de corruption accumulées lors de la décennie passée. Les français n'oublieront pas comment Vivendi et Suez ont réussi à abuser de leur domination sur le marché français de l’eau

• L'Italie

Tandis que Véolia cherche à retourner au cœur des affaires sur le continent européen, une opération en Sicile n’a pas pu se réaliser faute pour Véolia de n'avoir pu lever suffisamment de fonds pour répondre à l’appel d’offre.(163) La perspective d’une condamnation dans le cas d'Alain Maetz n'a pas non plus aidé les ambitions de Vivendi sur la péninsule italienne (voir la section précédente sur la corruption), même si la société a été, précédemment dans la région Latina en 2001, bénéficiaire d’un contrat de 30 ans pour l'eau et l’assainissement.(164) Les problèmes de cash-flow de Vivendi l’ont, en partie, forcé à vendre «Telepiù», la plate-forme de Télévision payante italienne, en 2003. L'acquisition a été faite par Rupert Murdoch, le nabab de médias conservateur, cimentant ainsi davantage sa position sur le marché de la télévision italienne).(165)

• L'Allemagne

En Allemagne, Véolia avait 24.95 % de participation dans Berlinwasser depuis 1999, tout comme la multinationale allemande RWE.
Berlinwasser, le fournisseur de services d'eau de Berlin, a du faire face à de vives protestations du grand public, ces dernières années pour ne pas fournir les contrats de ses engagements financiers. En 2004, Berlinwasser a encore augmenté ses tarifs de 15 %.(166) Le Parti Vert a critiqué ces consortiums en affirmant que 15 % des profits sont garantis, reçus indépendamment des taux de réussites.(167)En 2004, Véolia d'ailleurs n’a pas été retenu pour son offre à la "Gelsenwasser" qui appartient à la ville de Dortmund et de Bochum. ces deux villes n’ont même considéré l'offre de Véolia préférant resterdans le cadre d’une gestion publique.(168)

• Le Royaume Uni

Le retour à une régulation plus contraignante des marchés de l’eau au Royaume-Uni ne justifie pas plus longtemps les immobilisations de capitaux de cette industrie dans le pays.(169) "Les marchés américains et français en bénéficient, mais pas ceux du ROYAUME-UNI ni des marchés émergeants - à moins que les entreprises d'eau puissent trouver des capitaux moins voraces en frais de fonctionnement pour ces marchés.”(170) Tout a commencé dans la précipitation, quand le Premier ministre, Mme Thatcher, annonça la déréglementation des services d'eau au ROYAUME-UNI. Les règles de ce pays limitent la propriété étrangère, mais avec l'acquisition en 2002 de Southern Water, Vivendi détient 10 % du marché de l’eau du ROYAUME-UNI.(171)
Scottish Power a été forcé de vendre Southern Water après que des investissements ont capoté sur le marché américain dérégulé de l'énergie. Cependant, la possibilité de vendre à Vivendi, par First Aqua, a été bloquée par la commission de la concurrence du ROYAUME-UNI en 2001. Pour obtenir l'approbation de cette acquisition, « Southern Water Investments Ltd »fut créée et devint propriétaire de « Southern Water » par la vente des parts de « First Acqua », ainsi Vivendi (maintenant Veolia Environnement) put acheter par ce biais 19.9 % de Southern Water Investments Ltd.(172)
Le contrôleur des services britanniques a finalement approuvé l’acquisition, malgré le risque d‘un monopole rendu possible par l’investissement de Véolia dans d'autres sociétés d'eau du Royaume-Uni.

Depuis cette acquisition, le marché de l’eau au ROYAUME-UNI semble moins attirant aux grandes sociétés d'eau et des rumeurs circulent sur leur "désinvestissement" éminent de capitaux, particulièrement après l'annonce de la décision des régulateurs de limiter les hausses des tarifs de l'eau.

• L'Espagne

En 2004, Veolia a passé beaucoup de temps à négocier la vente de sa participation de 25.7 % dans FCC, la deuxième plus grande société d'eau en Espagne et aussi le deuxième plus grand groupe de construction. L'investissement FCC a été initialement fait en 1998 pour augmenter l'engagement de Vivendi sur le marché espagnol.(173) En mai dernier, Véolia a rejeté l'offre faite par la fille du fondateur, Esther Klopowicz et "a laissé comprendre que les changements de la loi espagnole pourraient infirmer le pacte entre le groupe français et « Koplowitz » ce que, si cela s’avérait juste, changerait l'équilibre des forces dans la bataille pour le contrôle de FCC.”(174) En août 2004, Esther Klopowicz a alors conclu la vente.

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CONCLUSION
CONCLUSION



Malgré les antécédents mondiaux de corruption de Véolia, de promesses non tenues, la dégradation environnementale, les prix exponentiels, l’opacité, les erreurs de conduites et les secrets, la plus grande société d'eau du monde continue à trouver l'appui substantiel des puissants dans les cercles financiers et politiques. Dans certains cas, elle a recueilli ce soutien comme depuis toujours- en subornant des fonctionnaires...

Mais le soutien à Véolia et en général, à toute l'industrie privée de l’eau, se sert aussi de l'idéologie, à la mode actuellement, qui dénonce tout gouvernement comme un incompétent, inefficace, même périmé, gonflé par des bureaucrates inoccupés, tandis que les forces du marché privé et "la société de "propriété" sont célébrées comme la panacée de l'humanité.

Alors que les sociétés comme Véolia profitent de la vague, très tendance, de la libéralisation des marchés de l’eau comme si c'était le seul mode opératoire efficient, les services liés à l'eau ne peuvent pas être soumis à un système marchand, ce que les «défenseurs de la privatisation» refusent d’admettre. Les services d'eau sont un monopole nécessaire. En fait, une fois que Véolia a signé son contrat à "long terme", (dont on dit qu'il dure si longtemps qu’il survit à ces négociateurs), les communautés insatisfaites n'ont tout simplement plus l'option de se décider un beau matin de lui touver un concurrent. La promesse de la supériorité du secteur privé dans le secteur de l’eau n'est qu'une mystification.

Les risques, malheureusement, ne sont pas absents. Tandis que les réseaux hydrographiques étaient gérés lors d’une gestion publique pour livrer de l'eau potable, sûre et accessible à tous et pour tous, les systèmes privés ne sont là que pour générer autant d'argent que possible et de la part de tous les acteurs du secteur. Tandis que la demande en eau est à la hausse, la ressource utilisable diminue, à cause d’une agriculture gourmande en eau, de la croissance démographique, de la pollution industrielle casse-cou, du développement et à cause de nombreuses menaces écologiques...

Plus d'un milliard de personnes n’ont pas accès à l'eau potable et 2.5 milliards n’ont pas de systèmes d'assainissement.



Veolia n'est pas la solution. Mais comme cette multinationale l’a démontré maintes et maintes fois, dans chaque coin du globe, Véolia fait partie du problème

Véolia n’est pas la solution , Veolia est une contre-solution.

Véolia n’est pas seulement un Problème, Véolia Multiplie les Problèmes .


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REFERENCES
REFERENCES



retour texte 1 “ : The French fix” July 4, 2002 The Economist Global Agenda
http://www.economist.com/agenda/PrinterFriendly.cfm?Story_ID=1215889

2 : Hoover’s Online Business Information Authority, covered by David Hamerly, Hoover’s Inc, 2004.

3 U.S. Securities Exchange Commission, Commission Settles Civil Fraud Action Against Vivendi Universal…Press release, December 23, 2003.
http://www.sec.gov/news/press/2003-184.htm

4 Hoover’s Online Business Information Authority, covered by David Hamerly, Hoover’s Inc, 2004.

retour texte5 Lenglet, Roger and Touly, Jean-Luc (2003) L’eau de Vivendi: Les Vérités Inavouables, Paris : Alias, Patrick Lefrancois, p. 18-20.

6 Ibid. p. 19.

retour texte7 Ketupa.net media profile, Vivendi and Vivendi Universal, www.ketupa.net/vivendi.htm

retour texte 8 Polaris Institute, Vivendi Corporate Profile, updated July 2003, p. 1. htpp://www.polarisinstitute.org/polaris_project/water_lords/corp_profiles/corp_profile_vivendi.html

9 Andy Seidel, USFilter, addressing Charles Schwab Capital Markets Global Water Conference, Washington, D.C., April 15, 2003.

retour texte 10 “Vivendi is selling more of water unit,” Bloomberg News, Dec. 10, 2004.

retour texte 11 http://www.veoliaenvironnement.com/en/group/locations/

12 Veolia Environnement 2003 Historical Figures.

13 David Hall, The water multinationals 2002-financial and other problems, University of Greenwich, Public Services International Research Unit, April 29, 2002, p. 5.

retour texte 14 La Tribune July 18, 2002 Vivendi et Suez accuses de fausser le jeu de la concurrence cited in

retour texte 15 David Hall, The water multinationals 2002-financial and other problems, University of Greenwich, Public Services International Research Unit, April 29, 2002, p. 6.

retour texte 16 See chart in David Hall The water multinationals 2002-financial and other problems, p. 7.

retour texte 17 “April 1999 Decision”
http://www.canterbury.cyberplace.org.nz/community/CAFCA/cafca99/Apr99.html

18 “Vivendi’s Empire-building,“ Corporate Watch, May 16, 2003
http://www.corporatewatch.org.uk/news/vivendi.htm

19 David Hall The Public Sector Water Undertaking – a necessary option PSIRU February 2001 http://www.psiru.org/reports/2001-02-WPub-Uganda.doc

20 April 1999 Decisions
http://www.canterbury.cyberplace.org.nz/community/CAFCA/cafca99/Apr99.html

21 “Vivendi’s Empire-building,“ Corporate Watch, May 16, 2003
http://www.corporatewatch.org.uk/news/vivendi.htm

22 David Hall, Privatization, Multinationals and Corruption, University of Greenwich, PSIRU, January 1999.

23 “Vivendi’s Empire-building,“ Corporate Watch, May 16, 2003
http://www.corporatewatch.org.uk/news/vivendi.htm

retour texte 24 “Stump Guilty of Orleans Water Bribes,” Public Works Financing, June 2002.

25 “Water company ordered to pay $3 million fine for bribing New Orleans Water Authority member,” Department of Justice press release, December 14, 2001.

26 “Vivendi’s Empire-building,“ Corporate Watch, May 16, 2003
http://www.corporatewatch.org.uk/news/vivendi.htm

27 PSIRU Database, News ID 496, “Vivendi water bribery plans investigated in Milan,” 2000.

retour texte 28 “Vivendi’s Empire-building,“ Corporate Watch, May 16, 2003
http://www.corporatewatch.org.uk/news/vivendi.htm

retour texte29 “Bridgeport mayor convicted in racketeering investigation,” U.S. Attorney’s Office, District of Connecticut, press release, March 19, 2003.

retour texte 30 Australian Business Intelligence, April 26, 1999 and Busineess Recorder, May 17, 1999. Reported in David Hall The water multinationals 2002-financial and other problems, p.12.

31 See European Services Forum website :http://www.esf.be

retour texte 32 Bertram Zagema, GATS and Democracy, Friends of the Earth, Netherlands, view at: http://www.gatswatch.org/GATSandDemocracy/water.html

retour texte 33 “Corporate Accountability & the Johannesburg Earth Summit - Vivendi” Friends of the Earth http://www.foe.org/WSSD/vivendi.html#environmental

34 “Fire temporarily closes sewage plant,” The Times-Picayune, New Orleans, July 27, 2001

35 “Sewage backs up into plant after fire; Untreated waste diverted to river,” The Times Picayune, New Orleans, July 28, 2001

retour texte 36 “Sewer plant blamed for Arabi odors: broken incinerators to be repaired soon,” The Times-Picayune, New Orleans, May 30, 2001.

37 Global Water Intelligence, October 2003, p. 14

retour texte 38 “Veolia to sell portions of USFilter, focus on long-term operating contracts,” company press release, Sept. 24, 2003.

39 Public Works Financing’s 8th Annual Water Outsourcing Report, March 2004, p. 10

retour texte 40 “Public vs. Private: Comparing the Costs,” Association of Metropolitan Water Agencies/Association of Metropolitan Sewerage Agencies, 2003.

41 Numerous conversations with employees and staff of New Orleans Sewerage and Water Board, 2002-2004.

42 Report on Operations for 2001, Sewerage and Water Board of New Orleans, Black and Veatch Corp., July 16, 2002, page 63.

retour texte 43 Louisiana Enrolled Act No. 768, 2003 regular session.

44 “Company bails out of N.O. sewer bid; Few left to compete for water contract,” New Orleans Times-Picayune, June 27, 2003.

45 Memo from Andy Seidel to USFilter executives, June 27, 2003.

retour texte 46 “Contract ops sector collapses,” Global Water Intelligence, January 2004.

47 “Utility critics say buyout drains talent,” Indianapolis Business Journal, May 3, 2004.

48 Lawsuits, motions and some of the other legal documents associated with the Indianapolis dispute are linked at : www.watercompanysuit.com ; “Judge considers city water control,” Indianapolis Star, August 2, 2004.

49 “More troubled water: Problems plague Indy’s water company,” Nuvo, April 7, 2004.

retour texte 50 “Selectmen pull plug on sewer operator,” The (Abington, MA) Mariner, Feb. 20, 2004.

51 “2003 Annual Report,” Office of the Inspector General, Commonwealth of Massachusetts, June 2004, p. 28.
www.mass.gov/ig/publ/annrpt03.pdf

52 “Court date set for USFilter dispute,” The (Brazoria County, Texas) Facts, April 11, 2004,
http://www.waterindustry.org/New%20Projects/usfilter-33.htm

retour texte 53 “Initial vote slated in Lee on privatizing water system,” Berkshire Eagle, July 7, 2004.

54 “Lynn sewer stink could get worse with rising temperatures,” Lynn Daily Item, June 29, 2004.

retour texte 55 “Lee protestors decry privatization,” Berkshire Eagle, Sept. 2, 2004.

56 Draft service agreement between Town of Lee and Veolia, August 2004.

57 “Lee says no to Veolia,” Berkshire Eagle, Sept. 24, 2004.

retour texte 58 Testimony of David G. Wallace, Mayor of Sugar Land, Texas, on behalf of the U.S. Conference of Mayors’ Urban Water Council before the House Subcommittee on Water Resources and the Environment, April 28, 2004.

59 The other full members are American Water, Inc., OMI, Inc., and United Water.
http://www.usmayors.org/uscm/urbanwater/membership.asp

retour texte 60 Letter from John Shepherd, president, Nassau County Municipal Employers SCEA Local #882 to Elaine Nolan, Hempstead, N.Y., 2-2-04; Public Citizen staff addressed public forum in the Village of Hempstead and met with public officials, community leaders and system employees, March, 1-2, 2004; telephone conversation with Village of Hempstead Trustee Jody Edmondson, 9-14-04.

61 Piaget, Jenny. Limits in Water Concession Contracts : The case of Aguas del Aconquija, Universite de Lausanne, France, April 2003, pp.31-32.

retour texte 62 Ibid, pp. 37-38.

63 CETI, Analisis de la situacion actual, Direccion Provincial de Obras Sanitarias (DIPOS), Provincia de Tucuman, Version Final, Octubre, 1993 cited in Piaget, Jenny. Limits in Water Concession Contracts: The case of Aguas del Aconquija, Universite de Lausanne, France, April 2003, p32.

64 Piaget, Jenny. Limits in Water Concession Contracts: The case of Aguas del Aconquija, Universite de Lausanne, France, April 2003, pp. 42-43

retour texte 65 Giarracca, Norma. The Social Protest for Water in Tucuman, in Defend the Global Commons, Vol. 1, No. 1, February 2002, pp. 9-10.

66 Negociaran hoy con Aguas del Aconquija in La Nacion, January 2, 1997.

67 Piaget, Jenny. Limits in Water Concession Contracts : The case of Aguas del Aconquija, Universite de Lausanne, France, April 2003, p.44

retour texte 68 Investment Law and Policy Weekly News Bulletin, Vivendi Will Resubmit Argentine Water Claim Following Recent ICSID Decision, August 1, 2003.

69 Amenaza un multimillionario juicio, El Siglo, November 1, 2004, Tucuman, Argentina.

70 Blue Gold : The Fight to Stop the Corporate Theft of the World’s Water, Tony Clarke and Maude Barlow, 2002, Chapter 5. see
www.polarisinstitute.org/pubs/pubs_blue_gold_ch5.html

71 Interpress News Service, August 16, 1999 and September 16, 1999 cited in “Private water inefficiencies” PSI Briefing - World Water Forum The Hague 17-22 March 2000 www.psiru.org/reports/2000-03-W-Hman.doc pp. 2-3.

retour texte 72 David Hall, Water in Public Hands, Public Services International Research Unit, July 2001, p.10;

73 “Water company near collapse”, Carmelo Ruiz-Marrero, 26 May 2001. Rios Vivos
www.greenleft.org.au/back/2001/462/462p21b.htm

74 Ibid.

75 SANEPAR
www.sanepar.com.br

retour texte 76 Governo do Paraná sem medo de Defender o Interesse Público
http://www.pr.gov.br/dossies/sanepar.html

77 Ibid. The shareholders agreement was deemed illegal because it was signed only by the State Treasury Secretary, where as the state constitution states that only the governor can sign such agreements. It also goes against the original state law which mandated that the state retain control of the company.

78 Ibid

79 “Companhia de Saneamento do Paraná usa índice errado em reajustes” December 5, 2001

80 For specific cases and details see Lobina and Hall, “Water privatization in Latin America, 2002,” PSIRU report, July 2002, p 16-17

retour texte81 Lobina and Hall, “Problems with private water concessions: a review of experience,” June 2003, p 30.

82 For details on these cases see Lobina and Hall, “Water privatization in Latin America, 2002,” PSIRU report, July 2002, p 16-17.

83 “Governo obtém liminar contra Consórcio Dominó“ September 15, 2004
www.tudoparana.globo.com/busca/?select=%2F&termo=Sanepar

retour texte 84 “Justiça concede miminar e devolve controle de Sanepar ao governo” Diário da Manhá
www.diariodamanha.com.br/edicoesanteriores/ 040915/politica6.htm

retour texte85 Ibid.

86 “Vivendi Waves Goodbye” August 25, 2004, Africa Energy Intelligence
www.africaintelligence.com

87“Water privatisation in SSA: Progress, problems and policy implications” Kate Bayliss, PSIRU
www.servicesforall.org , p6.

88 “French Water Deal to Cost Kenyans $25m” The East African, Monday, August 7, 2000
www.nationaudio.com/News/EastAfrican

89 “Water privatisation in SSA : Progress, problems and policy implications” Kate Bayliss, PSIRU
www.servicesforall.org/html/WaterPolicy/Bayliss-SSA%20Water.doc , p6.

retour texte 90 “Vivendi disposes of Kencell stake” NEWS Monday 24th May to Friday 28th May 2004 www.advancedtelevision.com

91 “Building Consensus for Increased Private Sector Participation in Kenya’s Infrastructure”, Public-Private Infrastructure Advisory Facility,
www.bln0018.worldbank.org/ppiaf/activity.nsf/files/kenyaconference.pdf/$FILE/kenyaconference.pdf

92 “African Economic Outlook: Chad” OECD/AfDB 2002
www.oecd.org/dataoecd/44/16/1824103.pdf, p91.

93 “2003 International Major Projects Survey” Public Works Financing October 2003, Volume 177, p47

retour texte 94 “African Economic Outlook: Chad” OECD/AfDB 2002
www.oecd.org/dataoecd/44/16/1824103.pdf , p91.

95 “Vivendi Waves Goodbye” August 25, 2004, Africa Energy Intelligence
www.africaintelligence.com.

96 “Aman Iman” Stina Hansson, Stockholm University 2002,
www.attac.se/files/stinaniger.pdf , p30.

97 “Water Sector Project” World Bank page for information
www.web.worldbank.org/

98 ”Water privatization in Africa” David Hall, Kate Bayliss, and Emmanuel Lobina, 2002.

99 “2003 International Major Projects Survey” Public Works Financing October 2003, Volume 177, p128.

100 “Aman Iman” Stina Hansson, Stockholm University 2002,
www.attac.se/files/stinaniger.pdf , p33.

retour texte 101 WATER MANAGEMENT IN NIAMEY, NIGER”
www.strategis.ic.gc.ca/epic/internet/inimr-ri.nsf/en/gr-90833e.html

102 “Aman Iman” Stina Hansson, Stockholm University 2002,
www.attac.se/files/stinaniger.pdf p35.

103 “WATER MANAGEMENT IN NIAMEY, NIGER”
www.strategis.ic.gc.ca/epic/internet/inimr-ri.nsf/en/gr-90833e.html

104 “Water privatisation in SSA: Progress, problems and policy implications,” Kate Bayliss, PSIRU
, p6.

105 “Aman Iman” Stina Hansson, Stockholm University 2002,
www.attac.se/files/stinaniger.pdf p34.

106 “Water privatization backgrounder 2”, Development and Peace,
www.devp.org/testA/current/fall04/fiche02_e.pdf

107 “ Water privatisation in Africa,” David Hall, Kate Bayliss, and Emanuele Lobina, Public Services International Research Unit June 2002
, www.psiru.org/reports/2002-06-W-Africa.doc p7,8.

retour texte 108 “Water privatisation in SSA: Progress, problems and policy implications,” Kate Bayliss, PSIRU
www.servicesforall.org/html/WaterPolicy/Bayliss-SSA%20Water.doc , p8.

109 “Burkina Faso: Hundreds March Against Privatization,” UN Integrated Regional Information Network August 17th, 2001
www.corpwatch.org/article.php?id=34

110 “Vivendi Conned by Ruthless System,” The Indian Ocean Newsletter December 15, 2001

111 “Vivendi Universal” Polaris Institute, October 2002,
www.polarisinstitute.org/corp_profiles/public_service_gats/corp_profile_ps_vivendi.html

retour texte 112“Lessons from the Guinea Water Lease” Public Policy for the Private Sector, Note no 78, April 1999,
www.rru.worldbank.org/Documents/PublicPolicyJournal/078cowen.pdf.

113 “Water privatisation in SSA: Progress, problems and policy implications,” Kate Bayliss, PSIRU
www.servicesforall.org/html/WaterPolicy/Bayliss-SSA%20Water.doc , p6,7.

114 “Lessons from the Guinea Water Lease” Public Policy for the Private Sector, Note no 78, April 1999,
http://www.rru.worldbank.org/Documents/PublicPolicyJournal/078cowen.pdf.

115 “Water privatisation in SSA: Progress, problems and policy implications,” Kate Bayliss, PSIRU
www.servicesforall.org/html/WaterPolicy/Bayliss-SSA%20Water.doc , p7.

116 “Metered to Death: How a Water Experiment Caused Riots and a Cholera Epidemic,” The Water Barons, Jacques Pauw, The Center for Public Integrity,
www.icij.org/water/report.aspx?sID=ch&rID=49&aID=49
A. McDonald and Greg Ruiters, Earthscan 2005.

retour texte 117 “‘Free Water’ as Commodity: The Paradoxes of Durban’s Water Service Transformations” Alex Loftus, chapter 10 p194 in The Age of Commodity Water Privatization in Southern Africa Edited by David A. McDonald and Greg Ruiters, Earthscan 2005.

118 “Vivendi’s Empire-building,“ Corporate Watch, May 16, 2003
www.corporatewatch.org.uk/news/vivendi.htm

retour texte 119 Global Water Intelligence, June 2004, p7.

120 Global Water Intelligence, August 2004, p38.

121 Xian, China, Berlinwasser, www.berlinwasser.net/ENG/161.php

122 Global Water Intelligence, June 2004, p5.

123 Notes on Global Corporate Dominance in the Fresh Water Sector, Jubilee South,
www.jubileesouth.org/news/EpZZZZVEEEdDlvekyi.shtml

124 Korean Workers Prevent Water Privatization by Vivendi December 12 2003, http://www.jubileesouth.org/news/EpZZZZukuuOAdDoZFX.shtml

retour texte 125 Notes on Global Corporate Dominance in the Fresh Water Sector, Jubilee South,
http://www.jubileesouth.org/news/EpZZZZVEEEdDlvekyi.shtml

126 Korean Workers Prevent Water Privatization by Vivendi December 12 2003,
http://jubileesouth.org/news/EpZZZZukuuOAdDoZFX.shtml

127 “Water privatisation and restructuring in Asia-Pacific” David Hall, Violeta Corral, Emanuele Lobina, and Robin de la Motte, PSIRU 04 February 200504 February 200514 January 2005. http://www.psiru.org/reports/2004-12-W-Asia.doc , p8.

128 Notes on Global Corporate Dominance in the Fresh Water Sector, Jubilee South
http://www.jubileesouth.org/news/EpZZZZVEEEdDlvekyi.shtml

129 “Water privatisation and restructuring in Asia-Pacific” David Hall, Violeta Corral, Emanuele Lobina, and Robin de la Motte, PSIRU 04 February 200504 February 200514 January 2005
http://www.psiru.org/reports/2004-12-W-Asia.doc, p9.

130 Notes on Global Corporate Dominance in the Fresh Water Sector, Jubilee South,
www.jubileesouth.org/news/EpZZZZVEEEdDlvekyi.shtml

retour texte 131 “Malaysian Govt To Give Syabas MYR2.9 Bln In Loans, Grants” Dow Jones December 15, 2004,
http://sg.biz.yahoo.com/041215/15/3p9wn.html

132 “Malaysia Min: No More Automatic Water Tariff Review” Dow Jones December 7, 2004,
http://sg.biz.yahoo.com/041207/15/3p2wv.html

133“The Big Pong Down Under” The Water Barons The Center for Public Integrity.
http://www.icij.org/water/report.aspx?aid=59&sid=100

134 Ibid.

135“ Water privatisation and restructuring in Asia-Pacific” David Hall, Violeta Corral, Emanuele Lobina, and Robin de la Motte, PSIRU 04 February 200504 February 200514 January 2005,
http://www.psiru.org/reports/2004-12-W-Asia.doc , p7.

retour texte 136 “2003 International Major Projects Survey” Public Works Financing October 2003, Volume 177, p127.

137 “How did United Water get into Papakura?”
http://www.papakurawaterpressuregroup.pl.net/history/history.htm

138 A practical exercise demonstrated at the World Water Forum in Kyoto, March 2003.

139 “Papakura, New Zealand – Water Charge Increases from 1998 to 2004. Publicly owned Watercare compared with privately owned United Water,” Peter Mathyssen

retour texte 140 April 1999 Decisions
http://canterbury.cyberplace.org.nz/community/CAFCA/cafca99/Apr99.html

141 “How did United Water get into Papakura?”
http://www.papakurawaterpressuregroup.pl.net/history/history.htm"

142 “Roger Award 2001 Statement"
http://www.arena.org.nz/roger04.htm

143 “How did United Water get into Papakura?”
www.papakurawaterpressuregroup.pl.net/history/history.htm

retour texte144“Action Update From Papakura Water Pressure Group” August 8, 2001, Press Release: The Water Pressure Group

www.scoop.co.nz/mason/stories/PO0108/S00035.htm

retour texte 145 “Water privatisation and restructuring in Asia-Pacific” David Hall, Violeta Corral, Emanuele Lobina, and Robin de la Motte, PSIRU 04 February 200504 February 200514 January 2005

www.psiru.org/reports/2004-12-W-Asia.doc, p9.

146 Emanuele Lobina, “Water privatization and restructuring in Central and Eastern Europe,” University of Greenwich, PSIRU, 2001, p. 5.

147 Hall, Lobina and de la Motte. Water privatization in Central and Eastern Europe and NIS countries,” University of Greenwich, PSIRU, March 2003, p. 7.

148 Naumann, Matthias, “Current Status of Water Sector Restructuring in the Czech Republic,” European Commission research project, September 2003, p. 3i.

retour texte 149 Ibid.

150 Hall, Lobina and de la Motte. Water privatization in Central and Eastern Europe and NIS countries,” University of Greenwich, PSIRU, Mach 2003, p. 7; Czech News Agency (CTK), “Water utilities to hike prices/halt supplies to beat rivals, “ May 7, 2002

retour texte 151 Naumann, Matthias, “Current Status of Water Sector Restructuring in the Czech Republic,” European Commission researchproject, September 2003, p. 13-14. 152 Ibid., p. 15.

153 Emanuele Lobina, “Water privatization and restructuring in Central and Eastern Europe,” University of Greenwich, PSIRU, 2001, p. 9.

retour texte 154 Népszabadság, 1999. February 15.- Tanács István, as reported by Attila Szuhi Hungarian activist in Esztergom.

155 Lobina and Hall, “Problems with private water concessions: a review of experience,” June 2003, p 23.

156 Hall, Lobina and de la Motte. Water privatization in Central and Eastern Europe and NIS countries,” University of Greenwich, PSIRU, March 2003, p. 12.

157 Népszabadság, 1999. February 15.- Tanács István, as reported by Attila Szuhi Hungarian activist in Esztergom.

retour texte 158 Global News Wire - Europe Intelligence Wire, Copyright 2004 Hungarian News Agency Corporation, Hungarian News Agency (MTI), August 9, 2004. The Dorog Incinerator’s connection to Onyx was reported by Attila Szuhi

159 Emanuele Lobina, “Water privatization and restructuring in Central and Eastern Europe,” University of Greenwich, PSIRU, 2001, p. 10.

retour texte 160 Hall, Lobina and de la Motte. Water privatization in Central and Eastern Europe and NIS countries,” University of Greenwich, PSIRU, March 2003, p. 13; Serban Georgescu, 27 February 2003, “Bucharest loses 50% of its drinking water”
www.nineoclocl.ro

161 Global Water Intelligence November 2003, p5.

162 Global Water Intelligence March 2004, p7.

retour texte 163 Global Water Intelligence April 2004, p7.

164 Global Water Intelligence August 2004, p34.

165 “Vivendi Universal” Polaris Institute, October 2002,

www.polarisinstitute.org/corp

166 “Murdoch eyes Vivendi’s Italy unit,” CNN.com Europe
www.archives.cnn.com/2002/BUSINESS/05/31/newscorp.vivendi

167 Global Water Intelligence July 2004, p20.

168 Vivendi, anatomie de la pieuvre, Jean Phillipe Joseph in “Vivendi Universal” Polaris Institute, October 2002,
www.polarisinstitute.org

169 Global Water Intelligence April 2004, p7.

170 Global Water Intelligence August 2003 p5.

retour texte 171 Global Water Intelligence June 2003 p5.

172 Vivendi Environnement to buy Southern Water”
http://www.CNN.com Europe May 7, 2002,
www.archives.cnn.com/2002/BUSINESS/05/07/vivendi.water

173 “Southern Water”
www.thewaterplace.co.uk/southern.htm

retour texte 174 Global Water Intelligence April 2004, p6.

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Dimanche 22 Mai 2005
Lundi 1 Octobre 2007
Public Citizen
Lu 27951 fois


1.Posté par demat le 03/06/2005 08:42
Pour info : Veolia / Chine : www.vivendienvironnement.com, en Chine a un contrat de gestion de l'eau de la ville de Shenzen au travers Shenzen Water Group, division (2400 employés) qu'elle gère et dans laquelle elle a pris une participation de 45% partagée avec la firme étatique d'investissement Beijing Capital Group www.capitalgroup.com.cn.
La ville de Shenzen conserve 55% du capital. –

D'une durée de cinq ans, ce contrat est valorisé à 8,5 milliards d'euros, en terme de CA cumulé.



2.Posté par demat le 03/06/2005 09:05
Extrait d'une question orale déposée par Marc Andro au conseil municipale de la mairie de QUIMPER 07/11/2003 qui vien illustrer les pratiques relatées dans le rapport à savoir : un comportement anti -compétitif qui ne respecte pas les règles et provoque une situation de monopole préjudiciable aux intérêts de la population :

...La question de fond posée par la délibération du 03/10 :

- Comment l’entreprise Grandjouan peut-elle justifier une hausse de + 31,4 % à service identique ?
- Comment se fait-il que les concurrents potentiels (SITA du groupe Suez par exemple) s’abstiennent de soumissionner ?

Force est de constater que le groupe Granjouan Onyx abuse de sa position dominante sur ce marché qui s’avère soustrait aux règles normales de concurrence.

Comptez-vous, Monsieur le Président, au nom de Quimper Communauté engager auprès des instances communautaires une action contre le groupe Onyx Véolia pour abus de position dominante ?

La reconnaissance de cet abus de position dominante devrait nous permettre d’obtenir, pour le moins, la réduction de la durée du contrat liant Quimper Communauté à Onyx Grandjouan.

Ceci devrait permettre à Quimper Communauté de sortir au plus vite de sa position « d’otage » du groupe Véolia, pour reprendre votre expression.

Une fois libéré de ce contrat, prenez-vous l’engagement de construire un projet de reprise de ce service en régie municipale, concurrent des offres « racket » de Véolia ?

3.Posté par COMITE de DEFENSE des USAGERS du SMITOM Nord 77 le 03/06/2005 09:46
77860 St GERMAIN sur MORIN
Illustration des pratiques relatées dans le rapport de Public Citizen à savoir : un comportement anti -compétitif qui ne respecte pas les règles et provoque une situation de monopole préjudiciable aux intérêts de la population :
Extrait d'une assemblée générale de cette association relatant l'activité juridique qu'elle est obligée de mener afin de faire respecter le code des marchés publics ...

"Plainte contre X Le 15 juin 2004 le Comité de Défense des Usagers du SMITOM N 77 porte plainte contre X pour « favoritisme et prise illégale d’intérêts ».

• L’analyse des différents audits ( Mazars, MEEF, Comptable de la ville de Meaux, Aoustin etc…) que nous avons obtenus au fil de l’eau au premier trimestre 2004 nous ont convaincus qu’il y avait suffisamment d’éléments pour constituer une plainte et que seule une plainte en pénal pouvait déboucher sur des enquêtes.

• Cette plainte fut déposée à la brigade financière de Versailles pour des raisons de délocalisation bien compréhensibles.
• Le début d’enquête montra rapidement que nos doutes étaient fondés. Après la déclaration au parquet, l’information est rapidement arrivée aux oreilles du procureur de Meaux qui ayant pris connaissance de la plainte demande le rapatriement du dossier.

Le dossier est donc désormais sur (ou sous ) le bureau du procureur et depuis nous n’avons plus de nouvelles. Il va falloir nous porter partie civile si nous voulons voir le dossier avancer.
Seconde requête au Tribunal Administratif

Le 20 Septembre 2004 le Comité de Défense des Usagers vient de déposer une nouvelle requête concernant le maintien du contrat avec SOMOVAL jusqu’au 31 décembre 2004 contre le jugement de la Cour Administrative d’ Appel qui donnait jusqu'au 6 juillet 2004
pour rompre ce contrat. Le Comité de Défense des Usagers estime que depuis le jugement du tribunal Administratif de Versailles en 2000, ce sont 80 millions de francs de surfacturation qui ontété payés et que tout prolongement d'une année équivaut à 20 millions supplémentaires perdus. Le montant des indemnités de rupture se trouve dès lors largement payé....

Sur le nouveau contrat :

Comme supposé lors de la présélection des candidats 3 sociétés sont restées en lice, dont la SOMOVAL (Véolia-Onyx), ainsi qu’une société Suisse fabricant de four et une autre société peu connue, mais aucun major pour apporter une vraie concurrence.

Comble de l’ironie lors du dépouillement des réponses la SOMOVAL se retrouve seule en lice les deux autres s’étant retirées (privatisation =Concurrence ???).
Bien sûr, le SMITOM envisage de consulter la CCSPL3 pour se donner bonne conscience et va nous affirmer que cette fois ci il sera vigilant sur les engagements de l’exploitant et rigoureux sur les objectifs qu’il va lui fixer. C’est encore une bataille qui se profile en perspective quant au suivi de la mise en œuvre
du contrôle de l’exploitant. Pour mener à bien ces objectifs je propose d’ouvrir deux commissions :

• l’une concernant le suivi juridique des différentes plaintes et particulièrement celle contre X.
• l’autre concernant le suivi du nouveau contrat et sa mise en œuvre

Nous sommes ouvert à toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient donner un peu de leur temps ou nous faire bénéficier de leurs compétences."

info trouvée sur internet

4.Posté par SCFP le 06/06/2005 13:58
Les partenariats public-privé (PPP) : un désastre international
[le 7 avril 2005 01:04 ]
OTTAWA – Un nouveau rapport dévoile 100 exemples de projets d’infrastructure boiteux, ratés ou abandonnés qui ont eu recours au modèle de privatisation des « partenariats public-privé » (PPP) au Canada, en Australie et au Royaume-Uni, déboulonnant ainsi les prétentions exagérées des partisans des PPP.

Le rapport est publié dans un contexte où tous les paliers de gouvernements s’entêtent à vouloir privatiser les hôpitaux, les routes et les écoles par des PPP, qui sont des ententes à long terme conclues avec des entreprises privées de financement et de services.

« Tous les gouvernements sont moralement et fiscalement responsables de cesser d’encourager ce modèle de financement plein de lacunes, affirme le président national du SCFP, Paul Moist. Le gouvernement fédéral doit faire preuve de leadership et veiller à ce que le ‘nouveau pacte’ pour les villes favorise l’investissement public et non la privatisation par les PPP. »

« Flawed, Failed, Abandoned: 100 P3s, Canadian & International Evidence »Boiteux, ratés, abandonnés : 100 PPP, les faits au Canada et ailleurs dans le monde), présente des projets de PPP douteux dans les secteurs de la santé, des municipalités et de l’éducation et fournit des exemples provenant des provinces canadiennes de même que de l’Australie, de l’Angleterre, de l’Écosse et du pays de Galles. Il fait état d’une litanie de dépassements de coûts, de litiges, de faillites, de désastres écologiques et de constructions de piètre qualité. Beaucoup de PPP ont été carrément abandonnées lorsque les conditions inacceptables exigées par les entreprises à but lucratif sont devenues évidentes.

Paul Moist souligne que les PPP ne servent qu’à s’approprier des ressources qui seraient autrement consacrées aux services publics.

« En poursuivant la privatisation par les PPP dans les secteurs de la santé et des municipalités, entre autres, nous ne faisons qu’affaiblir les services publics et détourner les rares ressources vers les coffres de multinationales qui veulent mettre la main sur des profits garantis par les contribuables », poursuit M. Moist.

Le rapport a été rédigé par Natalie Mehra, de la Coalition ontarienne de la santé, avec la collaboration de la Coalition de la santé de la C.-B., de la Coalition canadienne de la santé, du Conseil des Canadiens, du Syndicat canadien de la fonction publique, des Amis de l’assurance-maladie-Alberta et du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public.



-30-

Contacts : Paul Moist, président national, cell. (613) 558-2873; Claude Généreux, secrétaire-trésorier national (porte-parole francophone), cell. (613) 794-8395; David Robbins, communications du SCFP, cell. (613) 878-1431



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