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MEXICO 2006
Union contre la libéralisation des services d'Eau et d'assainissement en Amérique LatineL'Argentine, la Bolivie, le Brésil, l'Uruguay et le Venezuela s'unissent contre la privatisation de l'eau, en annonçant lors du Forum Mondial de l'Eau qui s'est tenu à Mexico du 16 au 22 mars qu'ils demanderont à leurs négociateurs à l'O.M.C. d'arrêter de négocier la privatisation de l'eau potable.
Cinq pays d'Amérique latine ont annoncé au Forum Mondial de l'Eau qui s'est tenu du 16 au 22 mars dernier à Mexico, qu'ils formaient "un front commun" contre l'inclusion d'engagements concernant l'eau dans les accords de l'OMC. Les représentants de l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, l'Uruguay et le Vénézuela ont déclaré qu'ils inviteraient leurs négociateurs à interrompre toutes négociations sur l'eau potable et l'assainissement à l'OMC et pour tous les autres accords de commerce de libre-échange. Au même moment, les activistes réunis aux faubourgs de la ville ont accueilli cette déclaration comme "une victoire" contre la privatisation des services de gestion de l'eau potable.
Le Forum Mondial de l'eau est une initiative du Conseil Mondial de l'Eau, un plateau international d'actionnaires de multinationales qui veut sensibiliser, partout dans le monde, l'attention à la question de l'eau. Sur fonds de développement durable, cet événement international majeur sur l'eau, cherche par la participation de tous les actionnaires, à faciliter les échanges et à influencer la politique de l'eau au niveau mondial. Le quatrième Forum a été organisé autour du thème "des actions locales pour un défi mondial" et a attiré plus de 11 000 participants parmi les gouvernements, des agences de l'ONU, des organisations intergouvernementales et non gouvernementales, le monde universitaire, l'industrie, des groupes indigènes, des jeunes et les médias. Alors que les U.S.A ont accepté de libéraliser, à l'OMC, les services des eaux usées et d'assainissement aux fournisseurs étrangers, la Commission Européene a retiré les précédentes demandes de libéralisation des services de l'eau pour une utilisation humaine '. Une récente demande collective des services environnementaux d'Australie, du Canada, de la Communauté Européenne, du Japon, de la Corée, de la Norvège, de Singapour, de la Suisse, de Taipei et des U.S.A pour l'ouverture des secteurs tertiaires environnementaux n'a pas inclus l'eau à utilisation humaine, bien qu'ils aient inclus une demande de libéralisation des services d'assainissement de la part de l'Argentine, du Brésil, du Chili, de la Chine, de la Colombie, du Costa Rica, de l'Egypte, de l'Inde, d'Indonésie, d'Israël, de la Malaisie, du Mexique, de la Namibie, de la Nouvelle-Zélande, du Nicaragua, du Nigeria,du Pakistan, du Pérou, des Philippines, de Singapour, d'Afrique du Sud, de Thaïlande et de Turquie. Omar Fernandez, le chef de l'Environnement de la Bolivie et du Comité du Développement Durable, a mené la charge contre ce commerce, disant que "l'eau ne devrait pas être une marchandise de libre-échange parce que l'on ne peut pas la comparer à un autre produit". Cette philosophie s'est retrouvée dans le discours d'Abel Mamani, un activiste populaire d'El Alto, en Bolivie, qui soutient que l'eau est un droit humain fondamental, qu'elle ne peut pas être privatisée et devrait être retirée de tout commerce et de transactions d'investissement. Mamani s'est mobilisé durant sept ans contre les augmentations du prix de l'eau résultant de la privatisation des services d'eau de la société Aguas d'Illimani, dont la direction était tenue par la société française Suez. En janvier 2005, après des protestations publiques, le contrat entre la société et le gouvernement d' El Alto a été rendu forclos. Certaines "sources commerciales" ont rappelé que les accords commerciaux multilatéraux, régionaux et bilatéraux n'exigent pas que les pays libéralisent leur eau quand elle est à destination humaine et qu'aucun pays n'a demandé ou proposé de le faire. En revanche, elles ont suggéré que les règles, concernant les investissements étrangers, puissent être plus influentes dans la détermination des choix des gouvernements à privatiser ou non leurs services de distribution d'eau et en cas de privatisation, qu'elle puisse être limitée aux sociétés intérieures. Cependant, les demandes, même celle qui est collective, s'accordent pour permettre l'ouverture des services d'assainissement à la privatisation. Une offre ciblée pourrait être faite aux pays en voie de développement pour ouvrir ce secteur aux fournisseurs étrangers de services, avec ou sans conditions pour fixer un tarif maximal ainsi que d'autres conditions d'investissement. Traduction bénévole : SDT Five Latin American countries announced at the World Water Forum, held from 16-22 March in Mexico City, that they were forming a
Representatives from Argentina, Bolivia, Brazil, Uruguay and Venezuela said that they would call on their trade negotiators to halt all negotiations on drinking water and basic sanitation at the WTO and in other free trade agreements. At the same time, activists mobilising on the outskirts of the meeting welcomed this declaration as a "victory" against the privatisation of water provision.
The World Water Forum is an initiative of the World Water Council, an international multi-stakeholder platform, which aims to raise awareness on water issues all over the world. As the main international event on water, it seeks to enable multi-stakeholder participation and dialogue to influence water policy making at aglobal level, in pursuit of sustainable development. The fourth Forum was organised around the theme "local actions for a global challenge" and attracted more than 11,000 participants from governments, UN agencies, intergovernmental and non-governmental organisations (NGOs), academia, industry, indigenous groups, youth and the media. While the US has offered to open up its wastewater and water cleanup/remediation sectors to foreign service providers at the WTO, the EC has withdrawn earlier requests for the liberalisation of 'water for human use' services. A recent collective environmental services request from Australia, Canada, the EC, Japan, Korea, Norway, Singapore, Switzerland, Chinese Taipei, and the US for the opening up of selected environmental service sectors did not include water for human use, though it did include a request for the liberalisation of sewage services in the targeted countries, namely Argentina, Brazil, Chile, China, Colombia, Costa Rica, Egypt, India, Indonesia, Israel, Malaysia, Mexico, Namibia, New Zealand, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, Peru, Philippines, Singapore, South Africa, Thailand and Turkey (see Bridges Trade BioRes, 3 March 2006). Omar Fernandez, the head of Bolivia's Environment and Sustainable Development Committee, led the charge against trade, saying that "water should not be a part of free trade deals because it should not be considered just another commodity". These sentiments were reflected in a speech made by Abel Mamani, a grassroots activist in El Alto, Bolivia, who argued that water was a fundamental human right, should not be privatised and should be withdrawn from all free trade and investment agreements. Mamani had been involved with the seven-year mobilisation against increases in the cost of water resulting from the privatisation of water use services to water company Aguas de Illimani, whose controlling shareholder was French company Suez. In January 2005, following public protests, the contract between the company and the El Alto government was terminated. Trade sources pointed out that multilateral, regional and bilateral trade agreements do not require countries to liberalise their water for human use sectors, and that no countries have requested or offered to do so. Instead, they suggested that the rules on foreign investment set out in investment deals might be more influential in determining governments' ability to choose whether to privatise their water provision sectors, and if so, whether privatisation can be limited to domestic companies. However, the request for the opening of the sanitation services sector, including through the collective request above, could be met with an offer from the targeted developing countries to open up this sector to foreign services providers, with or without conditions relating to the maximum price to be charged and other conditions of investment. http://www.ictsd.org/biores/06-04-03/story3.htm Lundi 1 Mai 2006
Vendredi 5 Mai 2006
JEAN-LUC TOULY
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