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Responsable du Projet
Jacques Beauzamy
Jacques Beauzamy
Jacques Beauzamy, responsable technique de l’ACME est ingénieur normalien, physicien et inventeur individuel

L’ACME a été sollicitée par des associations de ressortissants de villages pour mettre sur pied des projets permettant l’accès à l’eau potable.
Nous allons essayer d’apporter notre contribution à cette tâche.
Souvent, on pose le problème en termes financiers. ACME va essayer de montrer qu’il existe une autre approche. Rejoignant en cela les travaux menés, entre autres, par Pierre Rabhi et par les militants de l’agriculture biologique, nous sommes convaincus que l’approche financière des problèmes de l’eau est catastrophique, et que seule une approche basée sur la reconstruction de la biodiversité permettra de résoudre les problèmes.



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Jeudi 21 Juin 2007
Question

Un nouvelle approche de transfert de technologie : Présentation de projets en pleine conception dans le domaine de l'approvisionnement en l'eau

  • 1- Dans la Sanaga Maritime, nous sommes les partenaires de PROVILLAGE, un projet d'approvisionnement en eau potable des populations rurales. Le projet construit les puits cuvelés à colonne de captage autonome et capte des sources. Ces ouvrages étant à caractère communautaire, nous mettons en place et formons des comités de gestion des points d'eau. Actuellement, le financement du service allemand de développement (DED) arrive à son terme et les communautés rurales ne peuvent faire face aux coûts de réalisation des ouvrages (elles contribuent à hauteur de 10%). Nous cherchons des partenaires pouvant nous permettre de continuer notre oeuvre.

    --->Pouvez-vous nous faire parvenir un répertoire de bailleurs qui peuvent être intéressés par ce projet. En outre, nous aimerions améliorer l'offre des services en faisant également des forages.
    --->Pouvez-vous nous donner des adresses de vendeurs de batterie de forage. Nos recherches sur le net jusqu'à présent ne nous ont pas donné satisfaction.

  • 2- Notre second projet vient en accompagnement du premier. En effet, PROVILLAGE n'a pas mis d'accent sur la maintenance des points d'eau. nous avons donc mis sur pied notre projet qui consiste à permettre aux populations de s'approprier la maintenance des points d'eau avec un accent particulier sur la prévention des pollutions, notamment par la mise sur pied et le respect des ceintures de sécurité autour des points d'eau et une gestion intégrée des ressources en eau. Vos expériences et votre documentation seront pour nous des aides précieuses.

  • 3- Nos deux derniers projets portent sur :
    -la valorisation des eaux de pluies en milieu rural
    -la formation des populations rurales qui n'ont pas accès à l'eau potable à la fabrication des filtres biologiques à partir des matériaux disponible localement.

signé aef_1@yahoo.fr



Réponse
Nous serons très heureux de collaborer avec vous pour le développement de vos projets.

  • 1 et 2- En ce qui concerne les financements, nous avons en France un certain nombre de contacts. Ces institutions demandent des projets écrits (parfois rédigés selon un cadre défini). Nous pourrons rédiger avec vous ce type de document, et le présenter. Il faudra pour cela nous faire parvenir des documents détaillés (avec photos), décrivant les réalisations effectuées avec les besoins en entretien associés, et les nouveaux projets.
    Pour les équipements de forage, je n'ai pas de solution à vous proposer actuellement, mais je vais chercher.

Merci de m'indiquer à quelle profondeur sont prévus vos nouveaux forages. Je ne suis pas partisan des forages à grande profondeur, car il vont extraire l'eau de nappes non renouvelables, assécher les nappes moins profondes, et à moyen terme cela risque d'aggraver la pénurie d'eau.

Il vaut mieux agir sur le rechargement des nappes peu profondes grâce au reboisement et au compostage, qui permet aussi de traiter les eaux usées de façon biologique.


  • 3- Eaux de pluie
    Vous avez parfaitement raison de vous intéresser à la collecte des eaux de pluie, qui est un excellent moyen de récupérer de l'eau. Cette eau est généralement potable, sauf si la collecte et le stockage la mettent en contact avec des toxiques, ou si les bactéries peuvent se développer dans le récipient.
    La captation la plus simple est d'équiper les toitures des maisons (ou cases) avec un système de gouttières et de réservoirs
    .
Il existe un moyen complémentaire, qui est la captation de la rosée. Voir le site d'opur

Dans certains cas, on peut installer des micro-barrages (retenues collinaires).
Voir le site d'Hydraulique Sans Frontières

  • En ce qui concerne les filtres biologiques, la remise sur pied d'un écosystème riche de vie et de diversité résout les problèmes de traitement de l'eau, sans qu'il soit nécessaire d'envisager cette question de façon séparée. L'implantation de cet écosystème nécessite de prendre en compte les caractéristiques de chaque localité : climat, population, activité de cette population, environnement minéral, végétal et animal.
    Ceci équivaut à pratiquer l'agriculture biologique. La population a tout à y gagner, et rien à y perdre.
Voir le site nature et progres

Je vous propose de réfléchir ensemble à cette approche globale : eau, assainissement, environnement, agriculture, élevage, ...en faisant participer les populations.
Les besoins en financement des projets basés sur l'écologie sont généralement plus faibles que ceux d'une approche industrielle et commerciale.

Jacques Beauzamy
Jacques Beauzamy
Rédigé par Jacques Beauzamy le Jeudi 21 Juin 2007 à 19:44

Question : Inocuité chimique du système.

foire aux questions : le condenseur d'eau

Mercredi 20 Juin 2007
Question
Les sels sont-ils en contact direct avec la vapeur d'eau qui se condense et conséquemment n'y-a-t-il pas un risque de contamination de l'eau par ces sels ( inocuité chimique ou pas ?).

Réponse :

Le sel hygroscopique imprégnant le tissu est en contact avec la vapeur d'eau, ce qui permet de la capter. Ce sel est du chlorure de calcium, comparable au sel de cuisine (chlorure de sodium). Le sel hydraté subit une déshydratation par chauffage, et reste sur le tissu. Il n'y a en principe pas de sel dans l'eau produite.

Le chlorure de calcium, produit classé irritant, n'est dangereux que sec, à cause de son pouvoir dessicant. Il est utilisé comme additif dans les conserves. Il y en a aussi dans le sel de cuisine.
Jacques Beauzamy
Rédigé par Jacques Beauzamy le Mercredi 20 Juin 2007 à 16:30

La technique de production d’eau potable sur laquelle travaille depuis plusieurs années Jacques BEAUZAMY, physicien et inventeur individuel, consiste à imprégner une longue bande de tissu d'un sel hygroscopique. Ce tissu fixe la vapeur d’eau, dans la partie inférieure de l’appareil, à l’ombre. La partie supérieure est un four solaire dans lequel passe le tissu et s’opère la réaction inverse, la libération de l’eau sous forme de vapeur. Cette vapeur se condense sur la face intérieure de la vitre et est récupérée par une gouttière.


Le Condenseur d’eau atmosphérique
Le Condenseur d’eau atmosphérique

Le fonctionnement de l’appareil est possible dans les régions chaudes et sèches, pourvu qu’il y ait un peu de vent et que le ciel soit dégagé. Même dans des zones chaudes arides, le taux d'humidité relatif est presque toujours supérieur à 20%, et permettrait le fonctionnement de l'appareil.

Un premier prototype de l'appareil a été testé dans le Sud de la France, pendant une période sèche. Depuis cet essai, différentes améliorations ont été apportées. L'optimisation devrait permettre de produire entre 10 et 15 litres d'eau par jour sans augmenter les dimensions actuelles.

L'appareil est entièrement mécanique et manuel et de taille modeste (1,5 m2 au sol pour 2 mètres de haut). Il ne nécessite pas de présence permanente, mais simplement des interventions régulières pour faire avancer le tissu dans le four solaire. Ce procédé pourrait contribuer à répondre aux besoins en eau potable de populations rurales. La technique choisie permettra assez facilement de fabriquer l’appareil en série dans les régions utilisatrices.

Le prototype actuel qui intègre différentes améliorations, est en attente d’être testé. HSF cherche à mettre sur pied une équipe (incluant l’inventeur) et à réunir le financement pour réaliser une campagne d’essais.
Jacques Beauzamy
Rédigé par Jacques Beauzamy le Mardi 19 Juin 2007 à 14:26
Mardi 19 Juin 2007

L’ACME a été sollicitée par des associations de ressortissants de villages pour mettre sur pied des projets permettant l’accès à l’eau potable.
Nous allons essayer d’apporter notre contribution à cette tâche.
Souvent, on pose le problème en termes financiers. ACME va essayer de montrer qu’il existe une autre approche. Rejoignant en cela les travaux menés, entre autres, par Pierre Rabhi et par les militants de l’agriculture biologique, nous sommes convaincus que l’approche financière des problèmes de l’eau est catastrophique, et que seule une approche basée sur la reconstruction de la biodiversité permettra de résoudre les problèmes.



Ce qu’il ne faut pas faire

Prenons un exemple : un village africain dans une zone aride, en voie de désertification. La population vit (ou survit) de l’élevage, principalement des vaches et des chèvres. De nombreux fils du village ont été contraints d’émigrer en France, où, parfois sans papiers, ils travaillent dur pour un salaire misérable, mais arrivent à réunir une somme d’argent significative et décident de l’utiliser pour régler la pénurie d’eau du village.
Un projet est monté avec des organisations humanitaires. Ce projet comporte des forages à grande profondeur, la construction d’un château d’eau, l’installation de pompes électriques alimentées par un groupe électrogène fonctionnant au gasoil, et un réseau de distribution d’eau. L’eau sera payante. La surproduction d’eau par rapport aux besoins du village permettra de vendre l’eau et créera un commerce lucratif. Les bénévoles auront financé une opération commerciale. Les villageois les plus pauvres qui avaient l’eau gratuite dans des puits traditionnels (hélas souvent asséchés) devront peut-être payer. A terme, la nappe profonde, non approvisionnée par la pluie, va s’assécher, et la situation sera encore plus catastrophique. Ce n’est pas du développement durable.

Ce que nous proposons

  • Redonner de la vie à la terre.
D’abord, partout où il reste encore des arbres, il faut les protéger. Il faut éviter de les abattre pour utiliser le bois pour la cuisine. Il y a d’autres solutions possibles.
Ensuite, récupérer les excréments des humains et si possible des animaux d’élevage, les réunir dans une fosse rendue étanche, les mélanger avec des déchets végétaux (paille), y ajouter de l’eau sale, laisser fermenter pour produire du compost. Une technique plus évoluée, en vase clos permet de produire du biogaz, utilisable pour la cuisine.
Replanter des arbres adaptés au climat, de préférence les variétés qui existaient dans le passé (interroger les anciens), même si ces arbres ne produisent rien d’utile en apparence pour l’homme, il contribuent à ramener la vie dans la région, à augmenter la capacité du sol à absorber la pluie, et à faire pleuvoir.

  • Collecter tous les polluants d’origine industrielle

Piles, sacs plastiques, objets abandonnés, certains de ces objets vont entraîner une pollution catastrophique de l’eau des puits. Insister auprès des autorités pour qu’un ramassage avec traitement soit organisé.

  • Remplacer progressivement l’élevage

Peu rentable et très destructeur de l’environnement, l’élevage peut être remplacé par le maraîchage, sans irrigation mais avec une économie d’eau grâce au paillage des cultures.
Grâce à la replantation d’arbres, et au paillage des cultures, les nappes souterraines à faible profondeur vont se recharger progressivement.
Il n’y a pratiquement pas besoin d’argent pour ce projet. Les fonds disponibles pourront être utilisés à acheter des outils de jardinage, des pompes à main, des ustensiles de cuisine, des livres pour les enfants, …


  • Collecter les informations

Nous proposons que notre site internet soit un point de centralisation d’informations utiles. Nous ne sommes pas opposés au progrès technique, par exemple, l’électrification des villages doit être envisagée. Nous voulons que le progrès technique soit au service de la vie sur Terre et non à celui de la cupidité d’une minorité.
Nous allons essayer de répondre aux questions des internautes, mais nous ne croyons pas que de interventions d’experts soient la solution des problèmes. Cette solution passe par une prise en compte détaillée de chaque situation locale, ce qui ne pourra être fait que par les villageois eux-mêmes.
En résumé, nous proposons de remplacer les « experts » financés par les banquiers (qui se font ensuite rembourser au centuple) par la mobilisation des populations et de leurs amis. Nous ne serons que des catalyseurs, agissant par la diffusion sur notre site des méthodes et des techniques utiles, ainsi que des réflexions de chacun.
Nous proposerons des matériels qui nous paraissent utiles (pompes, éoliennes, …), mais nous n’avons aucun lien financier avec le monde industriel et commercial.

Quelques liens utiles
http://www.natureetprogres.org/
http://www.terre-humanisme.org/
http://www.fao.org/
http://www.confederationpaysanne.fr/
http://vergnet.comfi.org/content/blogcategory/35/49/lang,fr/

par Jacques Beauzamy, responsable technique de l’ACME
Jacques Beauzamy
Rédigé par Jacques Beauzamy le Mardi 19 Juin 2007 à 13:20